Sète capitale

Autrefois, la critique sacra Barbizon capitale de l’impressionnisme et Pont Aven capitale du fauvisme. Aujourd’hui, les critiques d’art, unanimes, font de Sète la capitale de la figuration libre. Cela après l’exposition à Monaco de Robert Combas et celle à Paris, actuelle, d’Hervé Di Rosa. Unanimité totale des critiques pour saluer Sète comme berceau de ce style de peinture qui , à sa création à Sète, fut la première réaction contre l’art abstrait, alors triomphant.

Comme s’ils s’étaient donnés le mot, tous les critiques citent et glorifient la ville où est né ce retour au figuratif. Deja célèbre avec Paul Valéry et Brassens, l’Ile singulière acquiert un titre de plus !

Mais à l’origine de cette figuration libre, il ne faudrait pas oublier Mme Beaupuy-Manciet, qui dirigea pendant 20 ans l’école des Beaux-Arts dans la Villa Salis. Bien que Prix de Rome  et très attachée à l’enseignement classique, elle laissa et encouragea ses turbulents élèves Di Rosa et Combas à donner libre cours à leurs inventions. Elle perçut très vite le potentiel de ses élèves et les encouragea à s’exprimer librement. A la suite de leurs ainés, vinrent ensuite les Christophe Cosentino, les Biascamano, André Cervera, etc…Un peu de la gloire qui s’attache aujourd’hui à Sète, capitale de la figuration libre, lui revient aussi !

Bernard Barraillé