Les pêcheurs sétois en visite en Italie.

Les pêcheurs « Petits métiers » de la Pointe-Courte et du Barrou de Sète (Denis Talano, Kevin Henri et Robert Rumeau) fort de leur tentative, réussie, de sauvegarder vivantes des daurades sauvages, ont entrepris un voyage, de trois jours, en Italie (en Toscane) à la rencontre de leurs homologues italiens. Ils ont tout d’abord été reçus à la FAO par Valério Crespi coordinateur de la sous-division de l’aquaculture et du développement des pêches. Puis ils se sont rendus sur la lagune d’Orbetello en Toscane, une lagune d’une surface d’environ un tiers de l’étang de Thau.




Ils y ont été accueillis par la coopérative locale des pêcheurs. L’étang a cette particularité d’avoir deux entrées permettant comme dans l’étang de Thau la migration des poissons. Ces deux entrées sont équipées toutes les deux d’un barrage laissant passer l’eau mais pas tous les poissons dont certains sont ainsi « récoltés » en fonction de leur taille.  Les pêcheurs exploitent plusieurs sortes de poissons, deux sortes de muges (l’un pour les filets et l’autre pour la fameuse poutargue* bien connue dans les pays du pourtour méditerranéen), le loup, la daurade, l’anguille, le maigre, et l’ombrine.

La coopérative des pêcheurs d’Orbetello, née en 1946 grâce à l’union de 13 membres associés, en compte aujourd’hui 58 (dont l'âge moyen est de quarante ans) ainsi que 50 salariés.

Particularité de cette lagune, le pré-grossissement des alevins de daurades dans une ferme aquacole. Les jeunes poissons sont ensuite réintroduits dans la lagune. Pour les daurades, leurs homologues italiens se servent de l’étang comme d’une ferme aquacole. Tout ce qui est introduit est enregistré, compté, pesé. L’étang étant très peu profond avec peu de courant (1 mètre d’eau en moyenne), les pêcheurs sont équipés d’un système de pompes.

Cet étang, appartenant à la commune, n’est utilisé que par les pêcheurs qui le gèrent. Les fermes aquacoles sont situées près des berges et là sont conservés les poissons prêts à la vente dans un endroit proche de leur lieu de vente aux particuliers. En plus de ces ventes, la coopérative gère un restaurant qui fait 45.000 couverts par an.  Le poisson, outre cette vente, est transformé, cuisiné et vendu en bocaux ou en conserves. Des expéditions sur la région de Naples sont aussi régulièrement organisées pour la commercialisation du poisson fraîchement pêché.

Leurs techniques de pêche et leurs filets ne sont pas identiques à ceux utilisés sur l’étang de Thau et les pratiques sétoises ont fortement intéressé les pêcheurs locaux.
Les coopérateurs, tous pêcheurs, participent (en contrepartie d’un salaire) à toutes les activités du site et toutes les tâches sont partagées.

De cette rencontre nos trois pêcheurs sétois rapportent quelques éléments de réflexion mais aussi et surtout des sources d’inspiration, comme la possibilité de se monter en groupement avant de pouvoir associer d’autres pêcheurs volontaires. Une réflexion qui a été demandé au juriste du Comité National des Pêches. Nos trois compères reviennent enthousiasmés de ce voyage et un projet de jumelage est envisagé entre la Toscane et la nouvelle région Occitanie.

*La poutargue, ou boutargue en provençal, est une poche d’œufs de muge (ou mulet), salée et séchée qui à l’instar du caviar est devenue un mets recherché et cher.

Actualités récentes sur le « projet Valdora » des trois pêcheurs sétois « petits métiers » , Denis Talano, Kevin Henri et Robert Rumeau :
Le projet désormais dénommé « Projet Valdora », leur projet dans l’étang de Thau, est suivi avec intérêt par tous les pêcheurs du Golfe du Lion.

Les plans des cages sont désormais entre les mains d’un technicien qui travaille aussi pour la société Balarucoise  « Les Poissons du Soleil ». Le projet va nécessiter la fabrication de six cages de capture différentes dans leur forme (rondes et carrées). La densité de poissons reste une priorité, pour toute labellisation future, soit 15 kg maximum de poissons par m3 d’eau. Chaque cage pourra ainsi accueillir entre 300 à 450 kg de poissons tout en restant dans les normes.

Chaque pêcheur concerné par le projet aura ainsi deux cages sous sa responsabilité qu’il devra poser lors de la migration des daurades.
Un partenariat est désormais enclenché avec l’IFREMER pour équiper 3 cages de caméras Go Pro et ceci afin d’observer le comportement des poissons mais aussi pouvoir gérer la densité du poisson capturé. 

Pour la saison prochaine le site principal se trouvera à l’entrée de la Pointe-Courte dans les bassins de l’entreprise aquacole Vital de Sète avec qui un partenariat est là aussi enclenché. Deux grands bassins seront ainsi réservés pour les captures à concurrence d’une tonne et demie de poissons.  Ces deux bassins seront de tailles différentes et pourront pour l’un recevoir des poissons de 300 à 500 grammes (le poisson « portion ») et l’autre des tailles supérieures. Les manipulations se feront toutes au salabre sur des tables de tri mises en eau afin d’éviter de blesser le poisson.

Question alimentation des daurades, le principe est conservé d’en nourrir une partie avec des moules et des crabes et de laisser jeuner l’autre partie et ceci afin de voir le comportement face à ce jeune. Tout le processus se met en place et il ne reste qu’à attendre la prochaine migration des daurades pour encore affiner la faisabilité de ce projet innovent.

Avec l'APAVH, la douce Molly est à l'adoption

CHIENimage5C’est une drôle d’histoire que celle de Molly… Sa maîtresse est décédée il y a quelques semaines et elle n’avait rien prévu pour ses animaux : 4 chiens et 2 chats. Sa voisine, qui a adopté un chien à l’association, nous a contactés pour la prise en charge de tous ces poilus ! Elle ne voulait pas que les 2 Yorks, l’autre femelle Labrador de couleur sable et Molly, partent en fourrière. A la veile de l’été, 4 chiens d’un coup c’était beaucoup, sans compter que nous étions déjà engagés pour d’autres chiens en détresse. Nous avons fait appel à Catherine du refuge des 4 pattes qui a accepté de prendre les York mais aussi à Valérie de JSMC qui a choisi la labrador sable. Restait Molly. Ces 4 chiens ont toujours vécu en compagnie de leur maîtresse, dans une maison avec un jardin dont ils ne sont jamais sortis, ne côtoyant que  très peu de monde… Si tous les 4 sont un peu craintifs, Molly est de loin la plus mal à l’aise avec les personnes qu’elle ne connaît pas. Nous avons eu du mal à la faire monter dans la voiture, puis à l’en faire descendre une fois arrivés!...

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