Du « low cost » au local

1,2 milliard de touristes ont voyagé dans le monde l’an dernier. Le tourisme est un des secteurs économiques à la croissance la plus rapide de la planète. En France, première destination touristique mondiale, le secteur représente 8 % de l’emploi et 7 % du PIB national.

Grâce aux compagnies aériennes à bas coût de nombreux français ont la possibilité de connaître d’autres horizons et d’autres cultures. Il faut s’en réjouir. Mais derrière les cartes postales le tourisme de masse planétaire a aussi ses effets pervers : dégâts pour l’environnement, pillage des ressources naturelles au détriment des population, etc.

Pour quelques heures de plongée aux Maldives ce sont deux tonnes de CO2 que chaque touriste rejette dans l’atmosphère avec le kérosène consommé par son avion pour son aller-retour entre Paris et Malé. Pour un hôtel de luxe au Maroc avec sa piscine et sa pelouse verdoyante ce sont des millions de litres d’eau qui sont gaspillés aux portes du désert.

En contrepartie les retombées économiques sont faibles pour les pays fragiles : l’essentiel de l’argent du tourisme est capté par les intermédiaires et les chaînes internationales d’hôtellerie et de loisirs. Dans la plupart des pays du sud on estime que les trois quarts des développements touristiques sont entre des mains étrangères.

Plus pervers encore, dans ces pays, le tourisme fait reculer les terres agricoles, les paysans ne nourrissent plus leurs concitoyens et préfèrent vendre des souvenirs aux touristes. Des déséquilibres de toutes sortes s’accentuent entre les poches touristiques et les campagnes. Les hôtels bien climatisés de Dakar se multiplient comme des petits pains alors que l’intérieur du pays doit bien souvent se contenter de s’éclairer à la bougie.

Le tourisme est aussi une source importante d’emplois mais dans les pays pauvres cet impact positif doit lui aussi être fortement nuancé : l’exploitation de personnels peu qualifiés y est la règle sans parler du travail des enfants ou des dérives du tourisme sexuel. Le magazine Alternatives économiques rapporte qu’à Cuba les jineteras (prostituées) sont mineures et un seul client représente l’équivalent de trois mois de salaire d’un enseignant.

Alors certes il faut voir du pays mais commençons par le nôtre.

Le Conseil Régional lance actuellement une nouvelle campagne pour promouvoir les richesses touristiques de notre région. Classée première en France en terme de fréquentation, l’Occitanie Pyrénées Méditerranée accueille chaque année plus de 30 millions de touristes. Cette activité génère 13 Mds € de consommation touristique, 1,42 Mds € d'investissements annuels et 108 000 emplois touristiques.
Plus proche de nous encore la nouvelle agglo unifiée du Bassin de Thau participe en ce moment au Salon des « Sports de Nature » au parc des expositions à Montpellier. Elle montre ainsi qu’avec 35 km de façade maritime, près de 10 000 ha de lagunes et plus de 6400 ha de massifs escarpés de garrigue, le pays de Thau est un espace unique, sur le littoral régional, en termes de diversité pour la pratique des sports nature.

Ces initiatives au bénéfice d’un tourisme de proximité doivent être saluées. Redécouvrir notre région, son patrimoine architectural, ses paysages et sa nature, sa gastronomie et sa culture est une aventure que nous pouvons renouveler sans cesse.
Il n’est pas nécessaire de courir à l’autre bout du monde pour trouver la beauté et le bonheur. Il y a mieux à faire : privilégier la richesse accessible et saine de notre terroir. Aux bas coûts illusoires des « tour operators », préférons le local  au low cost.

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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