Pays de vieux, pays foutu ?

Au Japon, la vente des couches pour séniors est plus élevée que celles pour bébés et l’économie stagne depuis des années.

En France, nous n’en sommes pas encore là car le renouvellement des générations est presque assuré avec un taux de la natalité de 2 enfants par femme mais le pays vieillit néanmoins rapidement car la mortalité diminue grâce aux progrès de la science et à une politique de santé publique jusqu’alors préservée. En Languedoc-Roussillon, selon l’INSEE, en 2030, il y aura 89.300 personnes âgées ayant besoin d'aide pour accomplir les actes essentiels de la vie courante.

Ce vieillissement a des conséquences considérables.

Il est d’abord perçu comme un déclin face à la montée des pays jeunes. L’Europe vieillissante est globalement  immensément riche mais,  dans la plupart des pays européens,  les inégalités se creusent  et  les populations ont le sentiment que la chute est là.  Chacun craint de voir sombrer son pays, sa culture et lui avec.
L’autre, l’immigré ou le réfugié est alors perçu comme une menace d’autant plus forte que souffle un vent moyenâgeux de guerre de religions et de racisme.

C’est bien connu, plus on prend de l’âge et plus on craint le changement. La classe politique conservatrice au pouvoir est l’émanation de cette population majoritairement âgée qui a connu les 30 glorieuses, le plein emploi et la montée régulière du pouvoir d’achat. Cette population  a pour référence le passé. Chaque réforme lui faisant perdre chaque fois  un peu plus  de ses acquis, elle n’aspire à rien d’autre qu’au statut quo.

Les jeunes générations aspirent davantage au changement car ils réalisent que leurs aînés leur laissent en héritage une dette astronomique, une économie exsangue, des centrales nucléaires à problèmes et aucun projet d’avenir. Ils peuvent être  tentés par les extrêmes de droite ou de gauche. Mais ce que leur vendent les gourous populistes entrés en politique depuis des décennies n’a d’anti-système que le nom. Ce n’est pas un repli sur soi et un conservatisme encore plus accentué qui fera bouger la société. L’illusion aura tôt fait de se dissiper. Voter ne veut pas dire qu’il faut croire au miracle.

Alors que faire ? Que peut faire en particulier une jeunesse devenue minoritaire dans un pays où les grands-parents votent en plus grand nombre que les jeunes? 

La seule issue de la jeunesse est de reprendre confiance en l’avenir, d’entreprendre et de refaire des enfants pour redonner de la vitalité au pays et lui donner un nouvel élan.

Encore faut-il créer les conditions favorables pour créer ce dynamisme et consacrer de vrais moyens à la jeunesse et à leurs parents. Hélas, nos dirigeants préfèrent la guerre à l’amour. Ils dépensent des milliards d’euros en « opérations extérieures » : Lybie, Mali, Irak… Pour quels résultats ?

Quel leader politique obligera les élites vieillissantes à abandonner leur égoïsme et à penser au long terme pour les générations futures? Qui aura le courage  de mettre l’essentiel, la démographie, la famille et la jeunesse,  au cœur du débat électoral ?

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

» associations