Le chômage n’est pas le problème, c’est le symptôme !

 

Le chômage n’est pas le problème, c’est le symptôme !

Le chômage touche 5 millions de français en comptant les temps partiels et ceux qui, baissant les bras, n’apparaissent même plus dans les statistiques. Au total près d’un cinquième de la population active est touchée. En pays de Thau la situation est pire encore, avec environ un quart de la population concernée et plus d’un jeune sur trois touché par la précarité.

Avec l’euro, c’est-à-dire le double mark (*) , notre monnaie est surévaluée d’environ 140% par rapport aux monnaies asiatiques. Il est devenu plus avantageux de faire fabriquer nos produits en Chine ou au Bangladesh. Nous croyons nous débarrasser des pollutions et du travail pénible des usines sans nous rendre compte qu’à vouloir profiter de la pauvreté d’ailleurs nous ôtons le pain de la bouche de nos enfants.
En pays de Thau l’emploi industriel a quasi disparu. Plus qu’ailleurs, ce sont les transferts sociaux et le développement de l’emploi public qui occultent l’extrême gravité de la situation.

Par chance, nos villes et nos villages sont globalement bien gérés. Thau agglo est même exemplaire avec un endettement quasi nul et des budgets de fonctionnement maîtrisés depuis des années. Mais combien de temps cela pourra-t-il tenir ? Si l’état lui-même se désengage, comme en Espagne ou en Italie, les conséquences peuvent être dramatiques pour notre bassin d’emploi.

Il est urgent de réaliser que le chômage n’est pas le problème mais le symptôme d’une maladie de longue durée : l'allergie à l'entreprise.

L'entreprise est indispensable pour donner du travail, mais sa finalité n’est cependant pas de créer des emplois. Le but d’une entreprise est d’offrir des produits ou des services appréciés des clients. L’emploi n’est que la conséquence de la réussite d’un entrepreneur. Celui-ci n’embauchera que si son entreprise peut prendre de nouveaux marchés. Tant que l'on aura pas clairement conscience de cette évidence, toute politique de soutien à l'emploi sera inefficace. A coté de la monnaie qui reste un levier essentiel pour la compétitivité, il faut créer les conditions pour permettre l’innovation et l’esprit d’entreprise.

En haut lieu, on s’apprête à alourdir les contraintes qui pèsent sur les auto-entrepreneurs sous prétexte que certains d’entre eux font de la concurrence aux artisans. C’est l’inverse qui serait logique : aligner les charges des artisans et des petites entreprises sur celles des auto-entrepreneurs qui détiennent pour une part les activités de demain. Google ou Apple n’étaient à l’origine guère autre chose que des auto-entreprises.

Sur le terrain, notre CCI, avec d’autres organismes spécialisés, soutient les créateurs concrètement, avec du savoir-faire, de l’expertise et des moyens financiers. Qu’elle prenne l’initiative de défendre la tielle en protégeant son appellation n’est pas non plus anecdotique. C’est le signe que les élites locales ont compris que nos spécificités et nos savoir-faire traditionnels, l’agriculture ou la pêche, pouvaient de nouveau être sources de richesses.
Le choix des élus du pays de Thau d’investir puissamment dans la culture et l ‘éducation va aussi dans le bon sens. Ces domaines sont depuis toujours les ferments de toute renaissance et réussite économique.

Ces politiques ne porteront cependant pleinement leurs fruits que si on reconnaît, dans les faits, le rôle utile des entrepreneurs. L'urgence sera alors de miser massivement sur les créateurs. Que leurs activités soient technologiques, commerciales, artistiques ou encore environnementales, ce sont bien les créateurs qui peuvent tester de nouvelles idées, innover et finalement redonner de l’emploi et du sens à notre société.

 Jacques Carles

(*) 1 euro = 2 marks 

 

 

Anciens éditos

 

 

     

Réactions
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de Jane Mary Revel

Bonjour,
Je viens de lire votre info lettre avec intérêt ,vous n'avez pas mentionné le travail non déclaré (travail au noir) qui sévit dans notre région et qui est la plaie des entreprises qui sont honnêtes . Les citoyens du pays deThau n'en sont pas toujours conscients. Bonne journée.

de S. Pacull

Bravo pour cet article. Cordialement.

de Bernard Bresson

 Merci pour votre infolettre que je reçois réguliérement.
Je réponds à votre lettre de ce jour, car je suis entiérement d'accord avec vous sur votre analyse du chomage.
Il y a dans notre pays une allergie à l'entreprise. Nos dirigeants parle d'emploi alors qu'ils devraient parler de travail.
Il faut insister sur le fait que toute personne peut créer son travail, car tout le monde en principe "sait faire quelque chose".
Il s'agit d'etre sérieux, de bien faire son travail et de travailler à un prix correct.
Ensuite c'est vrai qu'il faut arriver à se vendre, non plus à un employeur, mais à un client !
Mais ceci n'est pas dans l'idée de nos gouvernants actuels, Ils ne devraient pas saborder le statut d'auto-entrepreneur, qui permet à des milliers de personnes de travailler. Nos gouvernants actuels semblent preferer des chomeurs ou du travail au noir.
Personnellement j'étais salarié jusqu'à 43 ans. J'ai été licencié économique et apres 6 mois de chomage et ne trouvant rien dans la région, j'ai travaillé tout seul à travers une SARL que j'ai créée, durant 17 ans jusqu'à la retraite.
Celà n'a pas été évident toutes les années, car il faut en permanence se remettre en question, mais j'ai bien vécu.
Il faut que les enseignants apprennent aux jeunes, l'envie d'entreprendre, de créer quelque chose. Mais ceci représente avant, un trés trés gros travail de formation des enseignants !!!
Quand on a une entreprise, et que l'on embauche un salarié, il faut que ce salarié rapporte à l'entreprise et non qu'il coute ! C'est évident mais grand nombre de personnes n'integrent pas cette évidence. Pour eux le Patron exploite le salarié pour gagner naturellement trés bien sa vie sur le dos de son salarié !!
Il ne peut y avoir d'emploi public (pour lequel il n'y a pas de notion de création et de rentabilité) s'il n'y a pas d'emploi privé !!
Continuez et Salutations

de Lucie

Très vrai !! "Il est urgent de réaliser que le chômage n’est pas le problème mais le symptôme"
Cordialement

d'Annick Pratlong

Merci pour cet édito  plein de vérités. Bien cordialement à vous.      

 

de Jacques Marcenac

Oui Jacques ,tu as raison dans tout ce que tu dis. Mais pour que les entreprises créent de l'emploi en France et en region,il faut les rendre plus competitive pour obtenir plus de marché. Or tu as vu comme moi, que Thau-Agglo a donné à une entreprise espagnole le gros œuvre de la Médiathèque de Frontignan, parce que les ouvriers espagnol coutent moitié prix des ouvriers francais. Mais il me semble que malgré (un appel d'offres européen), Bouldoire aurait pu se débrouiller à réserver ce chantier à une equipe du Bassin de Thau.

Donc ,si on veut diminuer les 5 millions de chomeurs dont tu parles, il faut harmoniser les salaires et charges avec l’Europe, ou bien reduire les charges des entreprise francaises et des salariés avec la TVA sociale comme le préconisait NS. La reduction d'impots pour la competivité de FH,ne sera pas efficace car il faut d'abord que les entreprises gagnent de l'argent pour en bénéficier et sans la competivité avec les entreprises europenne ou mondiale;c'est impossible de faire des bons resultats !
Donc comme nos hommes politiques n'ont pas le courage d’imposer les bonnes solutions qui diminueraient,bien sur, les avantage acquis des périodes glorieuses(comme les 35 heures,la 5ème semaine de congés,la retraite à 60ans que vient d'instaurer FH,le I% au CE ect...) la France ,avec la mondialisation, ne peut pas s'en sortie,petit à petit ns allons vers la faillite.
Cordialement

de Patrick Renard

Je réagis au commentaire de Jacques Marcenac que je trouve bien superficiel et plein d'a priori. Sans partager les idées de Pierre Bouldoire je dois reconnaître que c'est un excellent gestionnaire de Frontignan et de Thau-agglo.  Je pense que c'est tout à son honneur d'avoir suivi les procédures européennes avec honnêteté. De plus dans le milieu du BTP il y a tellement d'ententes et parfois de vrais filous qu'il n'est pas mauvais de sortir du milieu séto-sétois pour les marchés publics. Enfin en visitant plusieurs chantiers d'entreprises sétoises je me suis aperçu que l'on y parlait beaucoup l'arabe, le roumain, le polonais, etc.

 Favorisez un patron français qui exploite les étrangers ne serait finalement pas très moral.

Donc bravo à Pierre Bouldoire pour son courage !

de jean Vincent Molino

bravo cet article est le sentiment que j'ai exprimé ily à déja 10 ans il refléte bien ce qu'il faudrait faire hélas quand on à des idées politiques ont va à l'encontre des idées réalistes et je pressens un soulévement catastrophique d'ici peu qui ne sera  favorable qu'à des personnes qui n'ont rien foutu de leur vies. 

de Reist

Quel plaisir renouvelé de lire vos éditos, et particulièrement ce dernier, d'une évidence et d'une intelligence qui devrait déciller les yeux de ceux qui nous gouvernent. 

de Julie Berce

Et quand à l'aube des festivals.... il est dramatique de s'apercevoir que la direction du festival le plus argenté de la ville de Sete n a aucun scrupule a faire bosser quinze heures par jour une armée de stagiaires gratuites!!!!!!!

de Christian Durand

Quelques éclairs de lucidité : le double mark !, le yuan sous-évalué,  la désindustrialisation...
- dans un nuage d'obscurantisme : l'allergie à l'entreprise... ! Rappel : L'entrepreneur NE DONNE PAS du travail ! ... il ACHETE la Force de travail des travailleurs...
Puis les incantations habituelles... A un titre ou à un autre, la moitié de la population française est précaire : chômeurs, temps partiel subi, un-tiers-mi-temps, travailleurs pauvres, stagiaires, intérim, étudiants, handicapés, retraités... Le Commissaire deloriste au Plan qui a établi le constat en 1995 a été viré le jour même et remplacé par Henri Guaino...
Crise, production, prix, et chômage sont le résultat de la Lutte des Classes dans et autour des entreprises capitalistes. Pour le moment, ce sont les banquiers soutenus par les états et leurs polices qui tiennent le manche... Ca ne durera pas...
Sète, ville multisinistrée, détient le triste record de chômage de France : 21 % !

 

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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