La Presse souffre

 

 Edito
La Presse souffre

Il y a trois ans, lorsque Jacques Carles et moi avons décidé de transformer le magazine mensuel « La Lettre de Sète » en quotidien numérique diffusé sur l’internet et rayonnant sur le Pays de Thau, nous n’avons fait que suivre la prodigieuse expansion de l’informatique dans notre lectorat. Très vite, le site du journal actualisé en continu, 7 jours/7 et 24h/24, a connu un succès d’audience avec chaque mois plus de 60.000 visites. Par ailleurs déjà plus de 12.000 personnes se sont abonnées à notre infolettre gratuite alors que le journal imprimé n’était tiré qu’à 3 000 exemplaires !

Cette transformation n’était qu’un épisode de l’inexorable dégradation de l’information imprimée au bénéfice des nouveaux media internet. L’arrivée des liseuses digitales, des tablettes et autres smartphones risque d’accélérer le mouvement un peu comme en photographie où le numérique a supplanté l’argentique.

A Sète, après la guerre, la Presse était représentée par Midi Libre, l’Eclaireur méridional, la Marseillaise, la Dépêche et l’Information sportive, rédigée et imprimée par M. Sottano. Aujourd’hui seuls subsistent Midi Libre et l’Hérault du jour. La baisse de leurs ventes et de leurs ressources publicitaires ne cesse d’amoindrir leurs capacités. Et voilà que Midi Libre semble se replier sur ces places fortes, Hérault et Gard, en supprimant ses agences audoises de Narbonne et Carcassonne.

Les analystes pensent qu’il demeurera un socle solide de lecteurs attachés au papier. Mais cela à la condition que l’État continue à faire bénéficier la presse écrite des aides substantielles qu’il lui accorde (alors que la presse internet ne bénéficie d’aucune aide spécifique). Or, déjà, le gouvernement vient de supprimer l’aide au transport des journaux par la Poste, économisant ainsi 48 millions d’euros. Et voilà que la Cour des Comptes vient d’estimer que les aides à la Presse (684 millions en 2013) sont inutiles et inefficaces.

L’avenir paraît sombre pour les journaux imprimés…

Bernard Barraillé

   

Les réactions à l'édito 

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L’internet ne tuera pas la presse papier
Les cd n’ont pas tué les concerts.
Le dvd n’a pas tué le cinéma.
L’imprimante n’a pas tué les magasins de développement photo
L’internet ne tuera pas la presse papier.
C’est juste une évolution des habitudes de consommation.
La difficulté est de trouver sa place dans le nouveau paysage.
C’est possible 
Gilles LUCATO

Juste
Analyse très juste de la situation .
Y et G Calvet  

Vieillissement
Le vieillissement du lectorat des journaux imprimés n’offre guère d’espoir de redressement pour la presse papier.
Jean Ardouin

Esprit critique

Midi Libre et  presque tous les journaux locaux ont maintenant une édition numérique mais hélas ce prolongement numérique est pensé comme un simple complément du journal.  Bravo à Thau-info d'innover en matière d'information de proximité, bravo surtout de garder un esprit critique. Pour de la presse régionale, le suivisme des notables locaux tient lieu trop souvent de ligne éditoriale.
Albert Gagnardi

684 millions / 4,3 milliards

Les aides de l'état sont bien de 684 millions d'euros pour la presse imprimée mais si on prend tous les medias (journaux imprimés, radios, télés, etc.) la facture des subventions et aides diverses est de 4,3 milliards ! 
Agnès Levasseur

La presse est payante. 
C’est le prix de sa liberté. Ce système de subvention n’existe d’ailleurs que chez nous. Je ne crois pas qu’au nom de la liberté, on puisse faire appel à l’Etat, ou alors, ce serait vraiment très paradoxal. Mais on n’est pas, en France, à un paradoxe près ! La presse-papier ne peut pas compter sur des aides publiques pour faire fonctionner une entreprise privée. Dès lors qu’elle demande des aides, la presse n’a plus la même liberté. Lorsqu’elle devient trop chère pour les budgets moyens, les consommateurs de presse se tournent vers la presse gratuite. Vous avez fait vous-même le grand saut et vous avez bien fait. Ces deux formes de presse cohabitent aujourd’hui. Pour combien de temps ? Je ne sais pas. Mais la presse papier recule inexorablement et rien ne permet de penser que les subventions la sauveront. Je pense que la Cour des Comptes a raison.
Yves Marchand

Bravo
Bravo Thau-info ! C'est gratuit et indépendant ! Continuez. Je fait suivre votre adresse de site à mes amis pour qu'il vous suivent et s'abonnent à votre newsletter.
Frédérique Martin

Jeunesse d'esprit
Bernard,votre jeunesse d’esprit fait vraiment plaisir. Votre curiosité est intacte, bravo!
H. Dumas

Lire sur du vrai papier
L'avenir parait 'sombre' , écrivez-vous en ce qui concerne la Presse écrite. Le qualificatif me semble on ne peut plus faible ! Hélas....
M
ais vous, Monsieur Barrallié, que faites-vous ? Si ce n'est, utiliser les mêmes voies de communication et d'information !
A mon sens, dans votre rédaction 'électronique', plutôt que de vous contenter de relater la chute avec pour corollaire, le danger de quasi disparition de la Presse écrite, DEFENDEZ-LA cette Presse écrite, en incitant les Personnes à LIRE sur du vrai PAPIER ! Par votre faconde, MOTIVEZ les Personnes à feuilleter de vrais LIVRES, à choisir de BEAUX LIVRES, à les acheter puis à les offrir, à leurs enfants notamment, mais en tous cas à les LIRE ! Plutôt que d'enfoncer des portes déjà maintes fois ouvertes sur ce sujet.
Oh, bien sûr; vous ne pourrez pas renverser complètement la tendance. Mais comme répondit au Tatou, le Colibri de Monsieur Pierre Rabhi, vous aurez fait votre part !
Respectueusement à vous, et je ne suis ni imprimeur, ni écrivain, ni salarié de Presse !
G. Puginier

Les mêmes questions
A chaque révolution technologique ressurgissent les mêmes questions : avant Internet, l'invention de l'écriture avait, déjà, soulevé les craintes des penseurs. Ainsi, dans le Phèdre de Platon, le personnage de Socrate se livre à une attaque en règle de l'écriture. Il reconnaît bien sûr que celle-ci présente l'avantage de faciliter la remémoration. Mais il craint que l'on se repose de plus en plus sur les mots écrits, sur la masse de ces informations « stockées » sur le papier comme substitut à la connaissance réelle. C'est ce que Platon appelle unpharmakon : c'est-à-dire à à la fois le poison et le remède, le problème et la solution.
Extrait de Télérama cité par Jacques Carles

Combat d'arrière-garde
On peut comprendre l'attachement au papier mais, hélas peut-être, c'est le sens de l'histoire. Que le support soit la pierre gravée, la tablette d'argile, le papyrus, un parchemin, le parchemin, le papier ou la tablette numérique, ce qui importe au premier chef c'est le contenu. On peut aimé les beaux livres sur papier, mais s'opposer au sens de l'histoire est un combat d'arrière-garde. Voyons le positif, comme à chaque transition, le nouveau support permet d'intégrer plus d'information. De même qu'un livre est plus riche de contenu qu'un parchemin ou qu'une pierre gravée, le numérique offre plus de richesse de contenu que le papier avec ses possibilités multimedia et sa capacité quasi illimitée d'accueil de l'information. Enfin contrairement aux idées reçues, l'internet et le livre numérique sont en train de redonner goût à la lecture à la nouvelle génération. La vérité c'est que les nouvelles technologies incitent à la lecture, mais la façon de lire est différente.
Jérôme Legrand

Liberté
Merci beaucoup, sans presse écrite, pas de liberté de presse !!!
G. Terrades

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

voyouIMG_9578

"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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