Ça grogne…

C’est pas nouveau et on le sait depuis longtemps : par chez nous, on est plutôt » réboussié » et, comme disent les parisiens, râleurs. Mais, en ce moment, la grogne a tendance à se généraliser entre Gardiole et Onglous. Dans les villages actuellement, c’est le prix de l’eau qui fait grincer les dents. Les redevances ont sensiblement augmenté par la faute des dépenses d’assainissement. Tout le monde avait applaudi à la construction des stations d’épuration mais maintenant, il faut en payer le prix (élevé) et financer leur onéreux entretien…

Coté pêche, ça n’arrête pas de grogner : les mareyeurs ont rouspété contre l’augmentation des taxes en Criée et les pêcheurs renaudent contre la limitation par l’Europe des prises de thons rouges qui, selon eux, n’ont jamais été aussi nombreux à batifoler en Méditerranée pour le plus grand bonheur des Africains du Nord.
Du coté des paillotes réinstallées sur notre littoral, de Frontignan-plage au Cap d’Agde, c’est aussi la grimace. L’un d’eux, et non des moindres, Jacky Bonnieu, précurseur de ces commerces estivaux, vient de lancer un cri d’alarme sur leur avenir :
« Quand je pense que les responsables de l'Etat croient que l’on se gave, c'est dramatique ! Nous sommes des sous-traitants avec des frais d‘exploitation exorbitants, des contraintes administratives à n’en plus finir, des loyers énormes, des permis de construire démontables, des contrôles de sécurité à n’en plus finir.
Nos soirées sont contrôlées par tous les services : police ,sacem ,préfet ,etc, en sachant que la restauration ne laisse que de très faible marges. Sans locations de matelas, c' est la faillite et, croyez-moi, nous avons de bons plagistes dans la région. » Décidément, ça grogne partout.

Bernard Barraillé