Décideurs pagailleurs

C’est la règle : dès qu’un politique est nommé ministre à l’Enseignement, il tient absolument à installer une réforme qui porte son Nom. Tous, qu’ils soient de gauche ou de droite, de Devaquet à Peillon. Résultat : à chaque fois, une belle pagaille, des manifestations, des ajustements pénibles pour les enseignants, les élèves et les parents.

La réforme des rythmes scolaires ne fait pas exception. Même si nous sommes le seul pays au monde à concentrer les heures de classe sur 4 jours et si tous les experts sont d’accord pour estimer que cette réforme est nécessaire pour le bien des enfants, il n’en reste pas moins qu’elle bouscule les habitudes. Outre la difficulté de mettre en place les activités périscolaires , elle crée un casse-tête budgétaire pour les petites communes et un problème d’organisation pour les parents.

Pour les paillotes de bord de mer, même pagaille. En Hérault, le remontage est autorisé en Avril. Dans les Pyrénées-Orientales, ils ont du attendre Mai. Sur la Côte d’Azur et en Corse, l’autorisation est permanente pour la plupart. Belle pagaille administrative bien inutile car dans le Midi, ces restaurants de bord de plage pourraient rester ouverts toute l’année car, contrairement à Paris où vivent ces fabricants de règlements, il y a dans le Sud de belles journées, même en hiver.

Tout comme les automobilistes, les pêcheurs ont aussi désormais leur permis à points. L’objectif est de promouvoir une gestion durable de la ressource halieutique. Le hic c’est que cette nouvelle réglementation est tellement complexe et contraignante que les marins, capitaines de navire et armateurs sont vent debout contre ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux droits fondamentaux des pêcheurs. Avis de tempête en vue, là aussi…

Syrianos