Résistance civique

Impolitesse, irrespect de l’autre, dégradation, malveillance, nuisance, petite délinquance en tout genre… bref  ce qu’on appelle aujourd’hui les incivilités  nous pourrissent la vie.

Et le phénomène ne concerne pas que les quartiers « sensibles ». Sont tout autant concernés, la vieille dame qui laisse son chien faire ses besoins n’importe où, le lycéen qui dérange tous les passagers du bus avec son portable, l’automobiliste qui se gare en double file pour aller acheter ses cigarettes,  ce petit vieux qui crache par terre, ce piéton qui ne remercie pas quand une voiture le laisse traverser en dehors des clous, ce voisin qui se gare sur le parking des visiteurs de sa résidence,  cette mère au foyer qui nous fait une queue de poisson pour placer son caddy devant le notre à la caisse du supermarché, etc.  

Les incivilités sont avant tout le signe d’une dégradation du lien social et le fait que de plus en plus de nos concitoyens ne se sentent plus impliqués dans la vie de leur cité. 

On peut le déplorer bien sûr, le dénoncer, faire de la morale . On peut aussi  réclamer plus de moyens, plus de police, plus de lois mais tout ceci sera vain tant que nous n’aurons pas réalisés que c’est d’abord à nous de réagir concrètement et au quotidien. 

Bien sûr, une ville propre et environnement qui respecte les habitants incitera les habitants à se respecter et à respecter leur cadre de vie. 
Bien sûr l’administration doit aussi prendre soin des citoyens, la SNCF faire circuler les trains à l’heure, l’hôpital faire face aux urgences, etc.
Bien sûr il faut lutter contre la paupérisation des quartiers et ne pas laisser l’habitat se dégrader. Vivre du RMI dans un immeuble délabré où les graffitis sont partout incite au vandalisme et à toutes sortes d’incivilités qui mènent à la délinquance. 

Mais au-delà de ce constat de bon sens qui montre l’intérêt de services public s efficaces et le bien fondé de vraies politiques de l’habitat urbain, ce n’est pas de nouvelles caméras de surveillance ou de nouveaux règlements dont nous avons besoin, c’est de la volonté de chacun de faire respecter nos règles de vie en société.

La liberté ce n’est pas  refuser toute règle de conduite pour faire tout ce que l’on veut quand on le veut, sans tenir compte d’autrui. La liberté c’est tout le contraire de l’individualisme. Vivre ensemble impose des repères.

Dans une famille les enfants spontanément testent les limites de ce qu’ils peuvent faire et ce sont les adultes qui les cadrent. Dans la cité c’est aux citoyens eux-mêmes de s’opposer aux agissements de ceux qui nuisent à l’harmonie de la communauté. 

Face aux incivilités, il faut opposer la « résistance civique » sans attendre que « l’autre » s’en charge.  Il faut dire son fait au malotru qui impose son petit fascisme ordinaire,  sans agressivité mais avec fermeté. La pression sociale exercée par les citoyens est plus efficace qu’on ne le croit pour ressouder une communauté qui se fissure. 

Jacques Carles

ANCIENS EDITOS

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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