Eloge du département

Communes, communautés de communes, agglomérations, cantons, départements, régions… Notre millefeuille administratif gagnerait sans aucun doute à être simplifié et rationalisé.

Mais faut-il pour autant supprimer les départements issus de la révolution française et modifier en même temps la carte des régions pour revenir aux provinces de l’ancien régime?

La réforme administrative, présentée par le gouvernement comme une évolution souhaitable et bénéfique, est en fait un retour en arrière de plus de deux siècles.
Qui tire les ficelles ? Quels sont les vrais enjeux ? Les économies annoncées sont-elles réelles ? Quels sont les risques?
Le trio "Agglomération – Région – Europe" qu’on nous vante, est-il bien le tiercé gagnant pour tout le monde ?
Depuis plus de 10 ans, par petites touches, les technocrates parisiens et bruxellois poussent les gouvernements français successifs, de gauche comme de droite, vers ce nouveau schéma administratif. L’évolution des plaques minéralogiques des véhicules qui déjà passait à la trappe les départements est un exemple de ces décisions technocratiques présentées comme des actes de bonne gestion.

Les Français sont inconsciemment attachés aux départements, symboles du modèle républicain national. Pour nombre d’entre eux, les départements sont en effet liés à une certaine conception de l’état et aux valeurs léguées par la révolution : la démocratie, l’égalité des citoyens, la liberté, la solidarité, la laïcité, etc.

Supprimer les départements et recréer les provinces d’antan, c’est aussi prendre le risque de réveiller les particularismes identitaires et de voir apparaître de nouvelles féodalités avec de petits marquis ou de grands ducs en opposition à l’état républicain.
Le renforcement parallèle du pouvoir supranational de l’union européenne fera alors courir un risque mortel à la France en tant qu‘état nation. Les tendances séparatistes que l’on observe ailleurs, en Espagne, en Italie, en Belgique et dans bien d’autres pays vont d’ailleurs déjà dans le même sens.

Ce qui est annoncée comme une réforme administrative est en réalité un choix entre l’Europe des patries chère à de Gaulle et une Europe des régions où l’état nation est devenu l’obstacle majeur à la mondialisation libérale.

Dès sa création, le département avait pour but de rapprocher les citoyens de la république et de leur donner un accès de proximité aux services publics. Cet objectif est toujours d’actualité. Si l’Hérault disparaît et si la région Languedoc –Roussillon fusionne avec la région Midi-Pyrénée, le citoyen de Mireval devra-t-il aller à Toulouse pour trouver les services de l’état dont il a besoin ? Comme pour les commerces ou les écoles ce n’est pas l’euro-région qui est à l ‘échelle de la vie quotidienne.

Une bonne réforme doit simplifier et non compliquer la vie des citoyens. Pensée en termes de territoires et de pouvoirs, une telle réforme risque fort de ne générer aucune économie et d’avoir plus d’effets pervers que d’effets positifs.

Un mode d’administration moderne ne sera efficace que s’il est raisonné par projet comme le montre, par exemple au niveau local de notre agglomération, le bien fondé du schéma de cohérence territoriale (SCoT) ou du plan local d’urbanisme (PLU) .

Alors, avant de prendre des décisions lourdes d’enjeux, il faut peut-être repenser la réforme administrative en termes de missions à accomplir et d’objectifs à atteindre. Une telle approche en phase avec les évolutions de la société moderne sera plus à même de détecter les doubles emplois et de rationaliser le système actuel où les collectivités territoriales sont à la fois rivales et condamnées à œuvrer ensemble.

Le département n’est peut-être pas la structure archaïque qu’on nous décrit et dont il faut se débarrasser au plus vite pour faire des économies. Cette idée révolutionnaire a su s’adapter et traverser tous les régimes depuis 1790. Ce n’est pas un hasard. Elle peut sans doute servir encore pour réussir cette transition vers une société moderne.

Jacques Carles

 

ANCIENS EDITOS

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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