Ce n'est pas le patron qui donne du travail, c’est le client

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le nombre des demandeurs d’emploi de la seule catégorie A en Languedoc-Roussilon est en hausse de 6,2 % sur un an.

L'entreprise n'est ni de gauche ni de droite.  Le premier ministre a raison de rappeler cette évidence mais pour combattre le fléau du chômage, le monde politique doit encore réaliser que ce n'est pas le patron qui donne du travail, c’est le  client. Sans client, pas d’emplois.

En dehors de l’économie sociale et solidaire, le chef d'entreprise, même sil ne recherche pas systématiquement le profit maximum, a souvent bien d'autres motivations que  l’emploi. Une fois obtenu la rentabilité minimale pour faire vivre son entreprise, le dirigeant peut rechercher le développement de sa société mais aussi la richesse personnelle ou le prestige, le pouvoir, l’indépendance ou tout simplement donner un sens à sa vie ! Il existe autant de motivations que d’entrepreneurs. Dans les grands groupes, le dirigeant dépend en outre des actionnaires, souvent beaucoup plus intéressés par des profits spéculatifs à court terme que par l’entreprise dont ils sont temporairement propriétaires.

Compter sur les patrons pour créer des emplois est donc illusoire. Les entrepreneurs sont indispensables et méritent considération mais l'emploi ne viendra pas d’eux, il viendra des clients. 

Les clients doivent être nombreux.  Un pays de vieux est un pays fichu à moyen terme. Une politique de la famille favorable au dynamisme démographique est donc essentielle pour le développement économique.  Les trente glorieuses ont suivi le baby-boom, l'effondrement de la natalité du Japon a brisé son essor, l'Allemagne elle-même est fragilisée dès que l'immigration d’Europe de l’est et de Turquie ne comble plus le vide de ses naissances.

L.es clients doivent aussi avoir les moyens d'acheter. La réussite historique du capitalisme c’est d’avoir permis les gains de productivité qui réduit le coût des produits et les rend accessibles au plus grand nombre. Aujourd’hui, le capitalisme libéral suit une autre logique : abaisser les coûts en produisant ailleurs. Il est devenu plus avantageux de faire fabriquer nos produits en Chine ou au Bangladesh. Nous croyons nous débarrasser des pollutions et du travail pénible des usines sans nous rendre compte qu’à vouloir profiter de la pauvreté des autres, nous ôtons le pain de la bouche de nos enfants.

Dans un contexte de mondialisation, réduire les salaires n’est guère plus efficace pour résoudre un problème de compétitivité car l’appauvrissement des consommateurs peut se traduire in fine par une déflation destructrice du tissu social et des entreprises elles-mêmes.

Reste la baisse des charges pour réduire le coût du travail et redonner un peu d’oxygène à nos entreprises, mais là encore, les effets pervers sont inévitables : baisser les charges c’est moins de sécurité sociale et moins de services publics. Doit-on rappeler que la Grèce en faillite, incapable de contrôler la fraude fiscale et incapable de réaliser les infrastructures nécessaires au développement, avait déjà un taux de fonctionnaires quatre fois moindre que l’Allemagne avant la saignée imposée par la troïka.
Cela ne veut pas dire que des économies ne doivent pas être faites au niveau de l’état. A l’évidence, il y en a beaucoup à faire, mais elles seront insuffisantes pour faire face aux vrais enjeux.

Alors quelle solution ?

Revenir à la finalité de l’entreprise qui n'est pas de créer des emplois mais d'offrir des biens et des services. La solution c’est de créer, d’innover, de fournir des biens et des services nouveaux que les acheteurs voudront acquérir.
Créativité rime avec originalité, imagination, inspiration, ingéniosité et inventivité.
L’innovation et la créativité peuvent venir de toute part et pas forcement des hautes technologies. En Languedoc, nous connaissons bien l’impact des artistes sur l’économie. A Rodez, depuis l’ouverture du musée Soulages, les hôtels sont bondés et les restaurants sont pris d’assaut. A Sète, le génie de Brassens, qui n’avait rien à voir avec l’entreprise génère encore aujourd’hui plus d’emplois qu’il n’en pouvait imaginer de son vivant.

La créativité n’est pas réservée aux artistes. Chacun peut démontrer sa capacité à entreprendre en jouant de sa propre créativité, quelle que soit sa profession.

Encore faut-il créer les conditions pour que cette créativité s’exprime : supprimer pour de vrai les freins administratifs, s’ouvrir au monde, investir massivement sur l’éducation, maintenir  des politiques d’aménagement du territoire  qui mettent en relation les personnes et les idées.
Beaucoup de nos élus de terrain l’ont compris. Puissent-ils porter le message plus haut.

Jacques Carles

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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