ANCIENS EDITOS

Un déjeuner des voisins au foyer Paul-Valéry

 

Le 19 mai, pour fêter les voisins en amont de la traditionnelle soirée, le foyer Paul-Valéry a offert à ses séniors un grand déjeuner convivial.   François Commeinhes, Sénateur-Maire de Sète, et Jocelyne Gizardin, adjointe élue à l'action sociale, sont allés saluer les 70 convives. Au menu : apéritif, hors d'oeuvres variés en tous genres et grillades au feu de bois, avant bien sûr les douceurs du dessert.  De quoi satisfaire gourmands et gourmets !

Le député idéal

Dans la vie ordinaire, le vrai patron est celui qui paye. C’est celui qui décide d’augmenter votre salaire ou de vous licencier. Dans la vie politique, c’est un peu la même chose. Le vrai patron, celui qui recrute les députés en CDD de 5 ans et qui les paye, avec ses impôts et ses taxes, c’est le peuple, c’est-à-dire vous et moi.

La représentation parlementaire est indispensable à la démocratie. Un bon député est donc utile mais ceci dit il coûte très cher. On estime qu’il revient à plusieurs centaines de milliers d’euros par an en prenant en compte son salaire, ses frais de fonctionnement, ses avantages annexes et le personnel qui l’assiste. C’est une dépense très importante et donc mieux vaut ne pas se tromper et rechercher le meilleur rapport qualité/prix possible au moment du vote.

Les députés représentent le peuple et contrôlent l’action du gouvernement. Ils font surtout des lois. C’est leur rôle principal. Ils en votent d’ailleurs beaucoup mais, selon les législatures, entre une loi sur trois et une loi sur deux n’est jamais mise en œuvre, faute de décret d'application. C’est beaucoup de temps perdu pour rien si ce n’est pour tirer parti des effets d’annonce.

Tous les députés ne se valent pas. Certains sont souvent absents de l’Assemblée, d’autres ne produisent aucune proposition de loi, aucun rapport et ne lisent même pas les dossiers qu’on leur prépare : ils se contentent de voter selon les consignes du groupe dont ils dépendent.

A l’évidence de grosses économies sont donc possibles. Réduire le nombre des députés apparaît alors comme une mesure de saine gestion.

Mais au-delà du nombre souhaitable de nos représentants, quel est le profil idéal du bon député ?

La politique ne doit pas être une opportunité de carrière mais un engagement au service de la nation. Un bon député ne devrait donc pas être un politicien de profession et sa mission devrait être limitée dans le temps à une ou deux mandatures.
Un député, en place pendant des décennies, perd toute authenticité. Il finit par savoir ce qu’il faut dire pour être réélu sans avoir besoin de donner du sens à ce qu’il dit. Son objectif premier devient de préserver son emploi et son train de vie.

Par ailleurs la politique doit rester une activité noble, essentielle à la préparation de l’avenir. Les exemples récents que nous avons connus montrent que les élus corrompus n’ont plus leurs places dans le jeu démocratique.

Si l’intégrité est une qualité incontournable pour un député, il doit également être compétent Un bon député doit avoir une expérience réussie de la vie réelle. Il doit avoir exercé un métier en dehors du militantisme et avoir connu les conditions de vie et les expériences ordinaires d’un citoyen adulte. Une fois sa mission terminée pour le bien commun, il devrait pouvoir retrouver son activité professionnelle d’origine ou toute autre activité de son choix en dehors du champ politique.
Le devoir d’un député, élu d’un territoire, est aussi de se faire l’écho des préoccupations de sa circonscription. S’il doit toujours donner du sens à son action et garder un cap, il ne peut le faire indépendamment de l’avis des citoyens et des citoyennes. Il doit donc dialoguer avec eux et savoir faire entendre leurs voix non par démagogie mais pour que l’action politique profite réellement au bien commun.
Enfin, le bon député reste concentré sur sa mission et garde ses convictions, ce qui demande souvent du courage. Il attache davantage de prix aux résultats de son travail pour ses concitoyens qu’aux retombées médiatiques de sa communication. Bref il agit, il refuse le facile et ne brasse pas du vent.

Jacques Carles

Visiteurs

 A l’Est de l’Occitanie, notre région, de Montpellier à Beziers, ne cesse de voir le nombre de visiteurs augmenter. Alors que la Cote d’Azur constate une baisse de fréquentation…

Les études des Offices de tourisme font ressortir que la motivation de base repose avant tout sur l’authenticité. Rentrent aussi en compte la compétitivité des tarifs,  la qualité de la gastronomie et, plus étonnant, la gentillesse de l’accueil…Certains avancent aussi la beauté des paysages et l’abondance des manifestations culturelles.

On ne peut que se réjouir de constater la bonne santé du tourisme chez nous. Et bravo à tous ceux à qui on doit ces bons résultats : commerçants, hôteliers, restaurateurs, et animateurs. Une mention aux responsables d’établissements de plage qui améliorent leurs installations d’année en année. Même si la législation abusive les contraint à tout démonter en fin d’été alors  que même en hiver il ya de belles journées sur les plages. Et leurs concessions ne sont pas automatiquement renouvelables, ce qui rend leurs investissements très risqués…

Bernard Barraillé

Dirigisme

Il y a d’abord l’Europe qui met son nez partout, fixant par exemple la largeur des nouvelles routes, rétrécies pour soi-disant faire baisser la vitesse des autos. Résultat : énormes bouchons au moindre pépin.

Mais l’Europe a bon dos, les technocrates bruxellois ont aussi des émules en France qui trompent l’ennui en légiférant grâce à la passivité des élus. Leur dernière foucade est d’astreindre les pêcheurs en mer au contrôle d’alcoolémie, comme les automobilistes. Comme si les pêcheurs qui partent en mer en pleine nuit pour revenir dans l’après-midi abusaient du pastis ou du pinard pendant leur rude journée. Les Affaires maritimes vont donc perdre leur temps à faire souffler dans l’alcootest les travailleurs de la mer.

Un autre technocrate, plus récemment, a fait adopter le port du casque pour les enfants en vélo. Comme si les parents étaient idiots et incapables de décider eux-mêmes de protéger leur progéniture. Bientôt peut-être obligera-t-on les piétons à porter eux aussi un casque car s’ils trébuchent et tombent, ils peuvent se blesser à la tête…

Nul n’étant censé ignorer la loi, n’oublions pas non plus qu’en France il est interdit de s'embrasser sur les rails et qu’aucun cochon ne doit se faire appeler Napoléon par son propriétaire…

A un niveau plus modeste, dans certains conseils municipaux, on travaille même du chapeau. Depuis 1954, la ville de Chateauneuf-du-Pape a pris un arrêté municipal interdisant « le survol, l'atterrissage et le décollage d'aéronefs dits soucoupes volantes ou cigares volants, de quelque nationalité que ce soit, sur le territoire de la commune sous peine de mise en fourrière immédiate ». L'arrêté est toujours en vigueur. Apparemment il a prouvé son efficacité…

Et l’on repense à la fameuse apostrophe en Conseil des ministres du président Pompidou irrité par un projet liberticide et s’adressant à Jacques Chirac et ses amis : "Mais bon sang, foutez la paix aux français !"

Bernard Barraillé

A quoi sert un président de la République ?

Les français n’aiment plus l’actuel président de la République. Ils n’aimaient guère davantage son prédécesseur. Il y a gros à parier que le suivant ou la suivante deviendra, lui ou elle aussi, vite impopulaire. Dans ces conditions, avant de savoir pour qui voter,  ne serait-il pas utile de se poser une question préalable : à quoi sert le Président ?

Fait sur mesure pour le général de Gaulle, le costume de Président de la 5ème République apparaît, un demi siècle plus tard, bien grand pour ses successeurs et surtout bien mal adapté au contexte du 21ème siècle. Le destin du pays n’est plus entre ses seules mains. Il est certes élu par la nation toute entière mais quelle souveraineté incarne-t-il quand son pouvoir se trouve désormais partagé avec vingt-sept autres pays d’Europe. Quelles sont ses marges de manœuvre  quand des acteurs  aux poids considérables, institutionnels ou privés, assument une gouvernance de fait au niveau planétaire.

L’élection au suffrage universel directe d’un monarque absolu, franco-français, est-elle donc encore pertinente ?

En Europe, la France fait figure d'exception. Son président n’est soumis à aucun contrôle et n’est responsable que devant lui-même. En Grande Bretagne, en Espagne, en Suède et dans tous les royaumes, le roi ou la reine n'ont qu'une fonction symbolique de représentation. En Allemagne, en Italie et dans tous les autres pays républicains du continent, le président n'a qu’une autorité morale. Partout, le vrai pouvoir est exercé par le premier ministre ou son équivalent, le Chancelier en Allemagne ou le Président du Conseil en Italie. Dans toutes les démocraties d’Europe, le pouvoir est exercé par la représentation parlementaire qui désigne le premier ministre. Seule, la France accepte que son assemblée nationale ne soit qu’une chambre d’enregistrement des volontés du chef de l’état.

En Amérique, les Etats Unis, république fédérale à l’échelle d’un continent, le président élu au suffrage indirect par les grands électeurs de chaque état, cumule le rôle de chef d’état et de premier ministre.

La théâtralisation de l'élection présidentielle française ne doit pas faire illusion. Dépassée, elle n’est démocratique qu’en apparence. La fonction présidentielle n’est plus que le poste couronnant la carrière d’un politicien professionnel.

Le débat d’idées est totalement vidé de sens au profit de l'apparence. Promesses inconsidérées, voire dangereuses et discours réducteurs font croire le temps d’une campagne électorale que des solutions simplistes suffisent à régler des problèmes complexes. La forme prime le fond. L’affect l’emporte sur le raisonnement. Le « look » des candidats ou leurs vies privées a valeur d’arguments. Slogans et incantations ont valeur de programmes. Les batailles d’ego  occultent les vrais enjeux.

Les français le supportent de moins en moins. Dans le contexte actuel de méfiance envers la politique, le risque est grand de voir un jour le système accoucher d’un despote, éclairé ou borné, à l’opposé de l’idéal démocratique de notre république.

Un escalier se balayant par le haut, il est alors grand temps d’attaquer le mille-feuille par le bon côté. Avant de supprimer des fonctionnaires par démagogie pour dégrader un peu plus nos hôpitaux, notre police et nos services publics en général, posons nous la question de savoir  s’il ne faut pas supprimer la fonction présidentielle sous sa forme monarchique actuelle.

Ne faudrait-il pas aussi se demander comment retrouver au sommet de l’état  des représentants qui redeviennent représentatifs de la volonté populaire?

Face aux problèmes posés à notre démocratie par la globalisation et par l’existence de l’Union européenne, la solution du repli est une vue de l’esprit. A l’heure où le seul cadre national est inopérant, ce n’est pas d’un monarque, fut-il républicain, dont nous avons besoin mais d’un premier ministre et d’un gouvernement ouverts sur le monde, capables de porter à Bruxelles les choix politiques des français pour reconstruire l’Europe.

Jacques Carles

Pays de vieux, pays foutu ?

Au Japon, la vente des couches pour séniors est plus élevée que celles pour bébés et l’économie stagne depuis des années.

En France, nous n’en sommes pas encore là car le renouvellement des générations est presque assuré avec un taux de la natalité de 2 enfants par femme mais le pays vieillit néanmoins rapidement car la mortalité diminue grâce aux progrès de la science et à une politique de santé publique jusqu’alors préservée. En Languedoc-Roussillon, selon l’INSEE, en 2030, il y aura 89.300 personnes âgées ayant besoin d'aide pour accomplir les actes essentiels de la vie courante.

Ce vieillissement a des conséquences considérables.

Il est d’abord perçu comme un déclin face à la montée des pays jeunes. L’Europe vieillissante est globalement  immensément riche mais,  dans la plupart des pays européens,  les inégalités se creusent  et  les populations ont le sentiment que la chute est là.  Chacun craint de voir sombrer son pays, sa culture et lui avec.
L’autre, l’immigré ou le réfugié est alors perçu comme une menace d’autant plus forte que souffle un vent moyenâgeux de guerre de religions et de racisme.

C’est bien connu, plus on prend de l’âge et plus on craint le changement. La classe politique conservatrice au pouvoir est l’émanation de cette population majoritairement âgée qui a connu les 30 glorieuses, le plein emploi et la montée régulière du pouvoir d’achat. Cette population  a pour référence le passé. Chaque réforme lui faisant perdre chaque fois  un peu plus  de ses acquis, elle n’aspire à rien d’autre qu’au statut quo.

Les jeunes générations aspirent davantage au changement car ils réalisent que leurs aînés leur laissent en héritage une dette astronomique, une économie exsangue, des centrales nucléaires à problèmes et aucun projet d’avenir. Ils peuvent être  tentés par les extrêmes de droite ou de gauche. Mais ce que leur vendent les gourous populistes entrés en politique depuis des décennies n’a d’anti-système que le nom. Ce n’est pas un repli sur soi et un conservatisme encore plus accentué qui fera bouger la société. L’illusion aura tôt fait de se dissiper. Voter ne veut pas dire qu’il faut croire au miracle.

Alors que faire ? Que peut faire en particulier une jeunesse devenue minoritaire dans un pays où les grands-parents votent en plus grand nombre que les jeunes? 

La seule issue de la jeunesse est de reprendre confiance en l’avenir, d’entreprendre et de refaire des enfants pour redonner de la vitalité au pays et lui donner un nouvel élan.

Encore faut-il créer les conditions favorables pour créer ce dynamisme et consacrer de vrais moyens à la jeunesse et à leurs parents. Hélas, nos dirigeants préfèrent la guerre à l’amour. Ils dépensent des milliards d’euros en « opérations extérieures » : Lybie, Mali, Irak… Pour quels résultats ?

Quel leader politique obligera les élites vieillissantes à abandonner leur égoïsme et à penser au long terme pour les générations futures? Qui aura le courage  de mettre l’essentiel, la démographie, la famille et la jeunesse,  au cœur du débat électoral ?

Jacques Carles

Du « low cost » au local

1,2 milliard de touristes ont voyagé dans le monde l’an dernier. Le tourisme est un des secteurs économiques à la croissance la plus rapide de la planète. En France, première destination touristique mondiale, le secteur représente 8 % de l’emploi et 7 % du PIB national.

Grâce aux compagnies aériennes à bas coût de nombreux français ont la possibilité de connaître d’autres horizons et d’autres cultures. Il faut s’en réjouir. Mais derrière les cartes postales le tourisme de masse planétaire a aussi ses effets pervers : dégâts pour l’environnement, pillage des ressources naturelles au détriment des population, etc.

Pour quelques heures de plongée aux Maldives ce sont deux tonnes de CO2 que chaque touriste rejette dans l’atmosphère avec le kérosène consommé par son avion pour son aller-retour entre Paris et Malé. Pour un hôtel de luxe au Maroc avec sa piscine et sa pelouse verdoyante ce sont des millions de litres d’eau qui sont gaspillés aux portes du désert.

En contrepartie les retombées économiques sont faibles pour les pays fragiles : l’essentiel de l’argent du tourisme est capté par les intermédiaires et les chaînes internationales d’hôtellerie et de loisirs. Dans la plupart des pays du sud on estime que les trois quarts des développements touristiques sont entre des mains étrangères.

Plus pervers encore, dans ces pays, le tourisme fait reculer les terres agricoles, les paysans ne nourrissent plus leurs concitoyens et préfèrent vendre des souvenirs aux touristes. Des déséquilibres de toutes sortes s’accentuent entre les poches touristiques et les campagnes. Les hôtels bien climatisés de Dakar se multiplient comme des petits pains alors que l’intérieur du pays doit bien souvent se contenter de s’éclairer à la bougie.

Le tourisme est aussi une source importante d’emplois mais dans les pays pauvres cet impact positif doit lui aussi être fortement nuancé : l’exploitation de personnels peu qualifiés y est la règle sans parler du travail des enfants ou des dérives du tourisme sexuel. Le magazine Alternatives économiques rapporte qu’à Cuba les jineteras (prostituées) sont mineures et un seul client représente l’équivalent de trois mois de salaire d’un enseignant.

Alors certes il faut voir du pays mais commençons par le nôtre.

Le Conseil Régional lance actuellement une nouvelle campagne pour promouvoir les richesses touristiques de notre région. Classée première en France en terme de fréquentation, l’Occitanie Pyrénées Méditerranée accueille chaque année plus de 30 millions de touristes. Cette activité génère 13 Mds € de consommation touristique, 1,42 Mds € d'investissements annuels et 108 000 emplois touristiques.
Plus proche de nous encore la nouvelle agglo unifiée du Bassin de Thau participe en ce moment au Salon des « Sports de Nature » au parc des expositions à Montpellier. Elle montre ainsi qu’avec 35 km de façade maritime, près de 10 000 ha de lagunes et plus de 6400 ha de massifs escarpés de garrigue, le pays de Thau est un espace unique, sur le littoral régional, en termes de diversité pour la pratique des sports nature.

Ces initiatives au bénéfice d’un tourisme de proximité doivent être saluées. Redécouvrir notre région, son patrimoine architectural, ses paysages et sa nature, sa gastronomie et sa culture est une aventure que nous pouvons renouveler sans cesse.
Il n’est pas nécessaire de courir à l’autre bout du monde pour trouver la beauté et le bonheur. Il y a mieux à faire : privilégier la richesse accessible et saine de notre terroir. Aux bas coûts illusoires des « tour operators », préférons le local  au low cost.

Jacques Carles

Les platanes

Voilà des arbres qui font la Une de l’actualité à Sète avec l’abattage de 73 platanes atteints du chancre coloré.  Paul Valery qui, enfant, jouait à leur ombre sur l’Esplanade,  leur a rendu un bel hommage car il ne prévoyait pas leur disparition…

 Bernard Barraillé

Tu penches, grand Platane, et te proposes nu,
Blanc comme un jeune Scythe,
Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu
Par la force du site.
Ombre retentissante en qui le même azur
Qui t’emporte, s’apaise,
La noire mère astreint ce pied natal et pur
À qui la fange pèse.
De ton front voyageur les vents ne veulent pas;
La terre tendre et sombre,
Ô Platane, jamais ne laissera d’un pas
S’émerveiller ton ombre!
Ce front n’aura d´accès qu´aux degrés lumineux
Où la sève l’exalte;
Tu peux grandir, candeur, mais non rompre les noeuds
De l’éternelle halte!
Pressens autour de toi d´autres vivants liés
Par l’hydre vénérable;
Tes pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,
De l’yeuse à l’érable,
Qui, par les morts saisis, les pieds échévelés
Dans la confuse cendre,
Sentent les fuir les fleurs, et leurs spermes ailés,
Le cours léger descendre.
Le tremble pur, le charme, et ce hêtre formé,
De quatre jeunes femmes,
Ne cessent point de battre un ciel toujours fermé,
Vêtus en vain de rames.

Paul Valery

Les eaux de Thau

La fréquence des interdictions de la récolte des coquillages dans l’étang de Thau a mis en évidence le rôle des arrivées d’eau . Les pluies lessivent les terresqui entourent l’étang et y entrainent , immanquablement, la moindre pollution générée pas l’activité humaine. Les rejets des stations d’épuration sont également en cause.
Et puis, il y a les cours d’eau qui se jettent dans l’étang ; le Pallas à Mèze et, le plus important, la Vène qui sort de terre en résurgence entre Montbazin et Cournonsec. Ses eaux proviennent du Causse d’Aumelas, zone très peu peuplée et donc non génératrice de pollution. A Issanka, la Vène reçoit les eaux de source, du moins celles qui restent après la ponction de la ville de Sète.
Venant elle aussi du Causse d’Aumelas ; la Vise, une importante source qui jaillit dans l’étang, à 35 mètres de profondeur, près de Balaruc les Bains, à l’entrée de la crique de l’Angle.
Ce sont toutes ces arrivées qui donnent aux eaux de Thau une teneur peu salée dont raffolent les coquillages et font la richesse du Bassin. Mais l’équilibre sanitaire est fragile et il faudra des travaux importants pour éviter dorénavant toute pollution. La nouvelle agglo s’est saisie du problème. Il ne sera pas simple à résoudre...et il y a fort à parier que nos impôts locaux augmenteront pour financer les aménagements qui seront nécessaires.

Bernard Barraillé

Grande agglo

On ne peut que se réjouir de la naissance, le 1 janvier, de la grande agglo qui réunit tout le pays de Thau. Une cohérence territoriale qui s’imposait. La CABT, communauté d’agglomération du Bassin de Thau, devient, après Montpellier, la plus importante du département avec 125.000 habitants. Enfin se trouvent réunies toutes les cités, 14, qui composent le territoire de Thau entre étang, vignes et garrigues.

Net vainqueur du scrutin avec 56% des suffrages (28 voix contre 21 à Pierre Bouldoire), François Commeinhes s’est réjoui des moyens accrus dont dispose la nouvelle agglo. Première tâche : mieux protéger l’étang de Thau contre les pollutions d’origine pluviale et en finir avec les interdictions qui frappent trop souvent les coquillages. Beau perdant, Pierre Bouldoire, élu vice-président, a annoncé qu’il soutiendrait l’action de la nouvelle équipe. Tout semble donc bien parti pour cette agglo élargie et renforcée !

Bernard Barraillé