Education

SCOLARISATION DES ENFANTS EN SITUATION DE HANDICAP

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées renforce les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés. Elle affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté. Les parents sont de plus étroitement associés à la décision d'orientation de leur enfant et à la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.).

Les conditions de la scolarisation individuelle d'un élève handicapé dans une école élémentaire ou dans un établissement scolaire du second degré varient selon la nature et la gravité du handicap.
Selon les situations, la scolarisation peut se dérouler soit :
• sans aucune aide particulière,
• faire l'objet d'aménagements lorsque les besoins de l'élève l'exigent.
Le recours à l'accompagnement par un auxiliaire de vie scolaire et à des matériels pédagogiques adaptés concourent à rendre possible l'accomplissement de la scolarité.

Scolarisation collective


Dans les écoles élémentaires, les classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) accueillent des enfants présentant un trouble mental, auditif, visuel ou moteur et pouvant tirer profit d'une intégration en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent certaines activités avec les autres écoliers.


Dans le secondaire, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS). Encadrés par un enseignant spécialisé, ils reçoivent un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation. Il inclut autant qu'il est possible des plages de scolarisation dans la classe de référence de l'établissement.


Scolarisation en établissement médico-social


Dans tous les cas où la situation de l'enfant ou de l'adolescent l'exige, c'est l'orientation vers un établissement médico-social qui constitue la solution permettant de lui offrir une prise en charge scolaire, éducative et thérapeutique adaptée.
Le parcours de formation d'un jeune handicapé au sein de ces établissements peut :
• se dérouler à temps plein ou à temps partiel,
• comporter diverses modalités de scolarisation possibles.
Les établissements médico-sociaux dépendent directement du ministère des Solidarités et de la cohésion sociale. Le ministère de l'éducation nationale garantit la continuité pédagogique en mettant des enseignants à leur disposition.

L'école inclusive

 

Comment scolariser des élèves en situation de handicap

Première étape : constitution du dossier

Pour favoriser la scolarisation et répondre aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap, tout est mis en œuvre pour construire un projet personnalisé de scolarisation (PPS) aussi opérationnel que possible dès lors que la famille a saisi la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), lieu unique destiné à faciliter les démarches des personnes en situation de handicap.

Les maisons départementales des personnes en situation de handicap

La liste des Maisons départementales des personnes en situation de handicap

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) facilite les démarches des personnes en situation de handicap : elle offre un accès unifié aux droits et prestations prévus pour les personnes en situation de handicap. La Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) en propose une liste.

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 L'analyse des besoins et l’évaluation des compétences de l'élève en situation de handicap sont déterminantes pour amorcer dans les meilleures conditions une scolarité. L'école, la famille et l'enseignant référent doivent agir en partenariat.

Ainsi, doivent être assurés :

  • l'inscription et l'accueil dans l'école de référence ou dans celle vers laquelle l'élève a été orienté 
  • une première évaluation de l'élève en situation scolaire par l'équipe éducative, qui permettra de renseigner le GEVA-Sco première demande
  • la mobilisation et la mise en place des adaptations pédagogiques nécessaires pendant toute la période d'instruction du dossier
  • l'appui et le relais de l'enseignant référent
  • l'analyse des besoins et l'élaboration du projet personnalisé de scolarisation par l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH

Deuxième étape : élaboration du projet personnalisé de scolarisation

C'est à partir des besoins identifiés que l'équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées élabore le projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l'élève en situation de handicap, en tenant compte des souhaits de l'enfant ou de l'adolescent et de ses parents. C'est sur la base de ce projet que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) prend alors les décisions utiles. L’article D 351-7 du code de l’éducation précise les différentes décisions qui sont du ressort de la CDAPH.

Le PPS est l'outil de pilotage du parcours de scolarisation, il assure la cohérence d'ensemble du parcours scolaire de l'élève en situation de handicap.

Il organise et définit les modalités de déroulement de la scolarité coordonnées avec les mesures permettant l’accompagnement de celle-ci ainsi que les actions pédagogiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins de l'élève décidées par la (CDAPH). La scolarisation peut être individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médico-social.

Le PPS définit les modalités de déroulement de la scolarité en précisant, si nécessaire :

  • la qualité et la nature des accompagnements, notamment thérapeutiques ou rééducatifs
  • le recours à une aide humaine individuelle ou mutualisée 
  • le recours à un matériel pédagogique adapté 
  • les aménagements pédagogiques

Troisième étape : le suivi et l’accompagnement

Une équipe de suivi de la scolarisation (ESS) facilite la mise en œuvre du PPS et assure, pour chaque élève en situation de handicap, un accompagnement attentif et régulier.

C'est l'enseignant référent de chaque élève qui réunit l’équipe de suivi et veille à la continuité et à la cohérence de la mise en œuvre du PPS, puisqu'il est l'interlocuteur privilégié des acteurs du projet. Présent à toutes les étapes du parcours scolaire, il est compétent pour assurer le suivi du projet des élèves scolarisés dans les établissements du premier et du second degrés ainsi que dans les établissements médico-sociaux. Il réunit les équipes de suivi de la scolarisation (ESS) pour chacun des élèves dont il est le référent et assure un lien permanent avec l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH.

Les différents parcours de scolarisation

Scolarisation en milieu ordinaire

Scolarisation individuelle

Les conditions de la scolarisation individuelle d'un élève en situation de handicap dans une école primaire ou dans un établissement scolaire du second degré varient selon la nature et la gravité de son handicap.

Selon les situations, la scolarisation peut se dérouler soit :

  • sans aucune aide particulière (humaine ou matérielle)
  • avec des aménagements lorsque les besoins de l'élève l'exigent

Le recours à l'accompagnement humain pour une aide individuelle ou une aide mutualisée et à des matériels pédagogiques adaptés concourt à rendre possible l'accomplissement de la scolarité.

[Vidéo] Scolarisation individuelle en classe ordinaire : reportage au collège Pellerin à Beauvais (60)

Texte de référence
Parcours de formation des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires
Circulaire n°2016-117 du 8 août 2016

Scolarisation collective

Les unités localisées pour l’inclusion scolaire concernent le premier comme le second degrés : ULIS-école, ULIS-collège, ULIS-lycée, ULIS-lycée professionnel. L’inclusion des élèves en situation de handicap, en fonction de leurs besoins, au sein des classes ordinaires y est renforcée, le dispositif venant en appui à cette scolarisation.

Texte de référence
Unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degré
Circulaire n° 2015-129 du 21 août 2015

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire à l'école

Dans les écoles élémentaires, les ULIS accueillent des élèves présentant un handicap et pouvant tirer profit d'une scolarisation en milieu scolaire ordinaire.  Les objectifs d'apprentissage envisagés pour les élèves bénéficiant de l'ULIS requièrent des modalités adaptées nécessitant des temps de regroupement dans une salle de classe réservée à cet usage.

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) au collège et au lycée

Dans le secondaire, lorsque les exigences d'une scolarisation individuelle ne sont pas compatibles avec leurs troubles, les élèves en situation de handicap peuvent être scolarisés avec l’appui d’unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS). Encadrés par un enseignant spécialisé, ils reçoivent un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation. Les élèves sont inscrits dans leur classe de référence.

À la rentrée 2018, l’éducation nationale facilite la scolarisation des élèves en situation de handicap dans les lycées d’enseignement général, technologique et professionnel avec 38 unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) nouvellement créées après les 40 unités déjà créées en 2017-2018.

L’objectif est d'ouvrir 250 Ulis supplémentaires au lycée d'ici 2022. 

Les ULIS permettent la scolarisation dans le premier et le second degrés d'un petit groupe d'élèves présentant des troubles compatibles. Ces créations accompagneront et prolongeront les progrès de la scolarisation des jeunes en école ordinaire.

L'implantation de ces unités localisées pour l'inclusion scolaire est organisée de façon à ne laisser aucun territoire hors d'accès des élèves, en tenant compte des contraintes raisonnables de transport. Ce mouvement se poursuit particulièrement dans les lycées professionnels. Les ULIS-lycée professionnel sont incitées à fonctionner en réseau, notamment pour répondre aux besoins de formation professionnelle des élèves handicapés.

Les élèves bénéficiant de l’ULIS sont des élèves à part entière de l'établissement scolaire, leur classe de référence est la classe ou la division correspondant approximativement à leur classe d’âge, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin.

Les modalités de fonctionnement des ULIS dans les lycées professionnels sont précisées dans une circulaire sur la formation et l'insertion professionnelle des élèves en situation de handicap. Cette dernière définit les caractéristiques de la formation professionnelle et les dispositifs susceptibles d’être mis en œuvre, notamment ceux en lien avec les établissements du secteur médico-social. Un modèle d’attestation de compétences est mis à disposition de toutes les académies.

En savoir plus :

Gouvernement : en route vers le baccalauréat 2021

Le Gouvernement avec "baccalauréat 2021"  veut redonner au baccalauréat son sens et son utilité avec un examen remusclé et un lycée plus simple, plus à l'écoute des aspirations des lycéens, pour leur donner les moyens de se projeter vers la réussite dans l'enseignement supérieur.

Retrouvez toute l'information sur ce qu'il faut savoir pour aborder le baccalauréat général et technologique 2021 en toute confiance.

 

Le baccalauréat 2021 redonne au baccalauréat son sens et son utilité avec un examen remusclé et un lycée plus simple, plus à l'écoute des aspirations des lycéens, pour leur donner les moyens de se projeter vers la réussite dans l'enseignement supérieur. Retrouvez toute l'information sur ce qu'il faut savoir pour aborder le baccalauréat général et technologique 2021 en toute confiance.

En route vers le baccalauréat 2021
 
Tout ce qu'il faut savoir pour aborder le baccalauréat général et technologique en toute confiance
  • Calendrier de la seconde 2018-2019
  • Calendrier de la première 2019-2020
  • Calendrier de la terminale 2020-2021
  • Les parcours de lycéens
  • Les enseignements communs, les spécialités et les séries en première et terminale
  • Les épreuves du nouveau baccalauréat 
 

Télécharger l'intégralité du document d'information sur le baccalauréat 2021

 

L'ESSENTIEL

Le baccalauréat 2021 reposera pour une part sur un contrôle continu et pour une autre part sur des épreuves terminales.

L'épreuve anticipée écrite et orale de français se déroulera comme aujourd'hui en fin de première.

En terminale, deux épreuves écrites portant sur les enseignements de spécialité auront lieu au printemps et deux épreuves se dérouleront en juin : l'écrit de philosophie et l'oral préparé au long des années de première et terminale (cycle terminal).

Le contrôle continu sera composé d'épreuves communes organisées pendant le cycle terminal.

Les épreuves finales : 60% de la note finale

Comme aujourd'hui, chaque lycéen présentera une épreuve anticipée écrite et orale de français en fin de première. En classe de terminale, il présentera quatre épreuves finales :

  • Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat.
  • Une épreuve écrite de philosophie : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l'esprit critique dans la formation des jeunes générations.
  • Un oral d'une durée de 20 minutes préparé tout au long du cycle terminal : savoir s'exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l'aisance à l'oral constitue un marqueur social, il convient justement d'offrir à tous les élèves l'acquisition de cette compétence. L'épreuve orale repose sur la présentation d'un projet préparé dès la classe de première par l'élève.

Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par l'élève et un échange à partir de ce projet permettant d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment scientifiques et historiques.

Le jury sera composé de deux professeurs.

Le calendrier des épreuves finales

Les épreuves de spécialités seront passées au retour des vacances de printemps.
Les épreuves de français en première, de philosophie en terminale, et l'oral auront lieu à la fin du mois de juin afin que toute l'année scolaire soit mise à profit.

Le contrôle continu : 40% de la note finale

Le contrôle continu reposera sur des épreuves communes organisées au cours des années de première et de terminale.

À titre indicatif, ces épreuves communes pourront avoir lieu en janvier et avril de l'année de première, puis en décembre de l'année de terminale. L'organisation relèvera des établissements.

Pour garantir l'égalité entre les candidats et les établissements scolaires, une "banque nationale numérique de sujets" sera mise en place, les copies anonymes seront corrigées par d'autres professeurs que ceux de l'élève. Une harmonisation sera assurée.

Les bulletins scolaires seront pris en compte pour une part limitée (10%) de la note finale afin de valoriser la régularité du travail de l'élève.

L'évalutation des langues et l'ouverture européenne et internationale

Chaque élève étudiera deux langues vivantes comme aujourd'hui. L'écrit sera évalué selon les standards européens dans le cadre des épreuves communes. L'oral sera apprécié d'après les mêmes standards, à partir de février de l'année de terminale, selon les dispositions actuelles.

Parallèlement, la logique de certification a vocation à se développer, en direction d'abord des élèves qui suivent des cursus à dimension internationale (sections internationales, sections européennes, etc.) ou qui choisissent la spécialité Langues, littératures et cultures étrangères.

Les enseignements en langues étrangères (disciplines non linguistiques) seront développés comme la mobilité des élèves.

4 principes inchangés

  1. Le bac est obtenu à partir d'une moyenne générale de 10/20
  2. Il n'existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
  3. Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
  4. L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance

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Salon européen de l'Éducation la Semaine de l'éducation

La 20e édition du Salon européen de l'Éducation a lieu du 23 au 25 novembre 2018. Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse - en partenariat avec le Cned, Canopé, l’Onisep et le Service civique - propose, cette année, sur son stand, un parcours d’exposition et un plateau radio consacrés à la thématique "L'orientation : les clés de la réussite". L'entrée est libre et gratuite.

Informations pratiques

Paris Expo Porte de Versailles

Pavillon 7 niveau 3

Du vendredi 23 au dimanche 25 novembre 2018 de 9h30 à 18h00

 

Le Salon européen de l'éducation se déroule au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Il accueille chaque année 500 000 visiteurs en moyenne, essentiellement des élèves cherchant des informations sur leur orientation. 

Cette année, le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse et ses partenaires proposent un espace commun d'exposition permettant aux visiteurs de :

  • Se renseigner sur l’actualité des politiques éducatives avec notamment des informations sur le nouveau baccalauréat 2021, la voie professionnelle, Parcoursup, l’accompagnement des élèves dans la construction de leur projet professionnel ;
  • Participer à des animations autour de l’éducation artistique et culturelle ;
  • Construire un projet d’études à distance avec le Cned ;
  • Échanger avec des jeunes du service civique, anciens ou en mission, pour discuter de leur engagement.

Un plateau radio placé au cœur de ce stand permet à chacun d'écouter des experts débattre et discuter de thèmes divers comme Parcoursup, le nouveau baccalauréat, le service civique, la transformation du lycée professionnel, le climat scolaire, les formations à distance, etc. 

Le  ministère  propose  également  un  parcours  de  visite  dédié aux métiers de l’enseignement, qui permet d’échanger avec les représentants des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ÉSPÉ) et des enseignants présents sur le salon de l’orientation.

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère de l’Enseignement supérieur présentent Parcoursup sur un stand dédié dans l’espace "Universités". Des permanents référents sur le sujet y répondent aux questions des visiteurs.

Salon européen de l'Éducation

 

 Retrouvez le programme complet ainsi que toutes les informations pratiques sur le site du Salon européen de l'éducation.

Accéder au site du Salon européen de l'éducation

En savoir plus
Sites à consulter

Onisep
Toute l'information sur les métiers et les formations
www.onisep.fr

Cned
Se former tout au long de la vie
www.cned.fr

Canopé
Le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques
www.reseau-canope.fr

Éduscol
Portail national d'informations et de ressources pour les professionnels
www.eduscol.education.fr

Service Civique
Une mission pour chacun au service de tous
www.service-civique.gouv.fr

Erasmus +
Le programme européen pour l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport
info.erasmusplus.fr

OFQJ
Générateur d'opportunités pour les 18-35 ans dans leur projet de mobilité professionnelle outre-Atlantique
www.ofqj.org

OFAJ
Organisation internationale au service de la coopération franco-allemande
www.ofaj.org

la réforme de l'organisation territoriale des ministères chargés de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur...

Pour les ministères chargés de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, cette réforme vise à améliorer la gouvernance territoriale des politiques publiques pour assurer un meilleur service aux usagers. Elle a pour ambition d’affirmer la capacité d'action des recteurs, de développer une gestion des ressources humaines de proximité et de rendre l'organisation des services déconcentrés cohérente avec la carte régionale.

Le Ministère précise :

Améliorer la gouvernance des politiques éducatives

L’organisation territoriale des services déconcentrés de l'éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a récemment évolué avec la création en 2016 de dix-sept régions académiques, dont neuf ont aujourd’hui un périmètre pluri-académique.

Après plus de deux ans de fonctionnement, il apparaît, au terme d’une phase de concertation menée au printemps et en s’appuyant sur les recommandations du rapport de la mission Weil, Dugrip, Luigi et Perritaz "La réorganisation territoriale des services déconcentrés des ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation", que, si cette évolution a constitué une première étape utile, elle demande désormais à être approfondie pour mieux adapter l’action des deux ministères aux nouveaux périmètres régionaux, tout en améliorant, dans une logique de subsidiarité, le pilotage des politiques éducatives au plus près du terrain. 

L’ampleur des réformes engagées impose que les ministères soient dotés d’une gouvernance plus lisible et plus efficace dans les territoires. 

L’objectif de la réforme qui s’engage est donc d’améliorer la gouvernance des politiques éducatives et de formation, afin d’apporter un meilleur service aux élèves, à leur famille, et aux étudiants, à travers :

  • Une meilleure articulation entre tous les niveaux d’administration territoriale : académique, départemental et infra départemental. La nouvelle organisation reposera en effet sur une responsabilité accrue de l’échelle infra-académique (département, circonscription du premier degré), au plus près des réalités territoriales ; le rôle de pilotage pédagogique des DASEN et des inspecteurs territoriaux sera renforcé. En parallèle, la gestion des ressources humaines de proximité sera développée. 
  • Un renforcement des capacités d’action des recteurs, afin d’éclairer sur les choix à opérer dans le cadre d’un dialogue annuel avec les établissements auxquels ils doivent concourir aux côtés des administrations centrales ; la ministre, Frédérique Vidal, a engagé une expérimentation de ce dialogue de gestion avec quelques établissements. L’articulation avec les services de l’État chargés de la recherche (D2RT) doit être renforcée.
  • Une cohérence renforcée avec la carte des régions administratives, afin d’assurer l’unité de la parole de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation vis-à-vis des partenaires, qu’il s’agisse des autres services de l'État ou des collectivités régionales qui exercent de larges compétences en termes d’enseignement scolaire (construction et entretien des lycées, carte des formations, information sur les métiers, transport scolaire...) et d’enseignement supérieur.
  • Une meilleure prise en compte des spécificités des territoires : par exemple, un vice-chancelier ayant également rang de recteur pourra seconder le recteur, chancelier des universités, dans les futures académies où l’intensité de l’enseignement supérieur et de la recherche le justifie.  

 

Education nationale: grève et manifs contre les suppressions de postes

Technologie Salle De Classe L'Éducation Ap

 AFP : 12 nov 2018

La grève contre les suppressions de postes dans l'Education était suivie lundi par près d'un enseignant sur deux dans le second degré et un sur quatre dans le primaire selon les syndicats, le ministère ne recensant que 10% de grévistes dont certains ont défilé dans plusieurs villes en France.

"25% des enseignants du premier degré sont en grève pour exiger un autre budget et une autre politique éducative", a indiqué à la mi-journée le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire.

Du côté des enseignants du second degré (collège et lycée), "près d'un sur deux est en grève", a recensé le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, jugeant que "c'est un mécontentement profond qui s'exprime".

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Violences scolaires, harcèlement, provocation au suicide : quels recours pour la victime ?

Violences, harcèlement scolaire, provocation au suicide en milieu scolaire... Les fiches pratiques de Service.public.fr vous guident dans vos démarches pour obtenir les conseils utiles, alerter les services compétents et saisir la justice.

Alerter les services de l'Éducation nationale

Si votre enfant est victime de harcèlement scolaire, de violences scolaires, de provocation au suicide , il faut d'abord prévenir la direction de l'établissement, qui pourra prendre des mesures, et saisir la Direction académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) , notamment pour demander un éventuel changement d'établissement.

Obtenir des conseils

La victime peut aussi obtenir conseils et écoute auprès de services dédiés :

  • « Non au harcèlement » au 3020 : ce service accueille les jeunes ou les parents, victimes ou témoins de harcèlement à l'école. Il est ouvert tout au long de l'année du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h, sauf les jours fériés, appel et service gratuits depuis un téléphone fixe ou mobile ;
  • « Net Écoute » au 0800 200 000 : pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcèlement en ligne. Ce service est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h, appel et service gratuits.

Elle peut aussi contacter une association du réseau d'aide aux victimes de violence scolaire France Victimes

Saisir la justice

La victime peut porter plainte auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie.

Pour des faits commis par un mineur, la loi prévoit une peine de prison pouvant aller de 6 mois en cas de harcèlement jusqu'à 3 ans et demi pour un cas de violence scolaire et une amende maximale de 7 500 €.

Jeudi 8 novembre 2018 : journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement

Dans le cadre de la journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement, le ministère s'engage dans une politique volontariste en quatre axes prioritaires pour que l’École demeure un lieu de la confiance, du respect d’autrui et du bien-être. Tous ces éléments constitutifs d’un climat scolaire serein doivent permettre à tous les élèves de s’épanouir dans leurs apprentissages et de développer le meilleur d’eux-mêmes.

 
 

Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse précise : "La lutte contre le harcèlement à l’école est un défi majeur car le harcèlement est la négation même de notre idéal d’école : une école de la confiance où l’on vient avec bonheur, où chacun respecte autrui, où l’on cultive en pratique les valeurs de la République. Tous les enfants doivent se rendre à l’école en confiance, confiance dans leurs camarades et en eux-mêmes. C’est le sens profond de ce que j’appelle  "l’école de la confiance".

Les phénomènes de harcèlement ne sont pas nouveaux, mais ils ont pris une nouvelle ampleur, notamment avec internet. C’est pourquoi, cette année, nous avons particulièrement insisté sur le cyberharcèlement et que, par la mesure d’interdiction du portable au collège, ainsi que par la montée en puissance de l’éducation aux médias, nous envoyons un signal clair pour un usage réfléchi et raisonné des réseaux sociaux.

Éradiquer le harcèlement de nos établissements nécessite une politique volontariste qui réponde à plusieurs enjeux.
C’est d’abord celui de la sensibilisation. C’est pourquoi la journée du 8 novembre est aussi importante car elle permet, grâce à la mobilisation de toutes les institutions d’éducation et des associations, de sensibiliser les élèves, les personnels, et, au-delà, la société entière à la question du harcèlement. Sur cette question la solution dépend en effet de l’unité du monde adulte."

le Plan d'actions pour la protection de l'École

Pour le Ministère de l'Education Nationale :

Dans le contexte de l'émotion suscitée par l'agression du lycée Branly de Créteil et dans la perspective de la rentrée des vacances de la Toussaint, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, a réuni ce mercredi 31 octobre les recteurs d'académie sur le thème de la sécurité à l'école.

Depuis 17 mois, un travail important a été accompli, notamment pour professionnaliser le traitement des incidents. Une cellule ministérielle de veille et d'alerte a été mise en place et permet d'améliorer les signalements des faits. Cela a permis une connaissance plus précise et des interventions ciblées.

Le ministre souhaite maintenant approfondir ce sillon par des mesures complémentaires afin de mener une lutte résolue contre les violences et les incivilités à l'école qui touchent avant tout les plus fragiles.

Plan d'actions pour la protection de l'École - 31 octobre 2018

Un climat scolaire apaisé, indispensable aux apprentissages, passe par l'unité de tous les acteurs, l'exercice serein de l'autorité, l'approfondissement et la systématisation des réponses apportées en cas de manquement aux règles de la vie commune.

Trois cercles sont à distinguer : la classe, l'établissement et l'environnement de l'établissement. Les mesures avancées aujourd'hui relèvent de l'Éducation nationale et concernent les deux premiers cercles.
 

Dans la classe

  • systématiser le signalement de chaque incident et en assurer le suivi. Sur un cahier, le plus souvent numérique, les professeurs inscrivent chaque fait et l'administration la réponse qu'elle y apporte
     
  • le bilan annuel des incidents et des sanctions, ainsi rassemblés sur un seul document, est présenté au conseil d'administration
     
  • les professeurs sont soutenus et doivent être accompagnés dans leurs démarches en cas d'agression
     
  • les formations à l'exercice de l'autorité sont développées et proposées aux professeurs et aux personnels d'encadrement
     
  • une enquête directe auprès des professeurs et des personnels est mise en place à grande échelle pour disposer, dans les prochains mois, d'un état des lieux précis des atteintes aux personnes.

 
Dans l'établissement

  • l'organisation des conseils de discipline est simplifiée pour permettre une réponse plus rapide. Composé actuellement de 14 membres et convoqué au minimum 8 jours avant sa réunion, il est proposé qu'il soit dorénavant composé de 6 membres et que le délai de convocation soit raccourci
     
  • les sanctions sont mieux ajustées en fonction des faits : retenues, exclusion, responsabilisation qui établit un lien entre la nature du fait et la sanction. Les mesures de responsabilisation (remise en état de peinture ou du matériel dégradé, etc) représentent aujourd'hui 1 % des sanctions prononcées, alors même que leur valeur pédagogique est évidente. Des partenariats avec le monde associatif sont des leviers essentiels pour développer ces dispositifs
     
  • une période probatoire est instaurée après une exclusion : durant cette période, chaque jour, l'élève fait le point sur sa journée avec le CPE ou le chef d'établissement
     
  • un personnel de direction "dédié" sur les enjeux de sécurité sera nommé pour les établissements qui le nécessitent
     
  • à la demande du chef d'établissement et de la communauté éducative, un policier ou un gendarme, lorsque le contexte le nécessite, pourra assurer une permanence.

Enfin, s'agissant de l'environnement de l'établissement, qui relève d'autres ministères, des collectivités locales et de l'ensemble de la société, s'ouvre une concertation qui vise à renforcer l'unité des institutions de la République autour de l'école.

  • Elle sera conduite par un recteur, un parlementaire et un maire, appuyés par un membre de l'Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche.
     
  • Elle portera en particulier sur 3 dimensions :
    - la sécurisation des abords des établissements, avec le renforcement des liens avec les forces de sécurité publique et les collectivités territoriales
    - la responsabilisation des familles et le soutien à la parentalité
    - la mise en place de structures conçues pour élèves les plus difficiles, notamment les "polyexclus".
     ,
  • Elle aboutira avant le 15 décembre
     

 

 

Mesures contre la violence à l'école

La présence de policiers dans certains cas

 AFP

Pour lutter contre la violence à l'école, le gouvernement a promis vendredi un arsenal de mesures sécuritaires, n'excluant pas de faire entrer les forces de l'ordre au sein des établissements scolaires lors de "moments de tension".

Les ministres de l'Education, Jean-Michel Blanquer, de l'Intérieur, Christophe Castaner, et de la Justice, Nicole Belloubet, ont réuni vendredi matin un "comité stratégique" afin de mettre en œuvre un plan d'actions, demandé par Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat avait exigé des "mesures" après la publication d'une vidéo, au cours du week-end dernier, d'un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne), un incident qui a suscité l'indignation tout au long de la semaine.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/