Education

Des activités à faire en famille

Initiative du ministère de l' Éducation nationale pour proposer des programmes de qualité en lien avec les programmes scolaires durant la période de confinement pour les élèves du premier et du second degré. Découvrez ou redécouvrez des activités à faire en famille : cuisine, musique, sport, lecture, mathématiques etc

#1 Le renforcement musculaire

#2 : le conte

#3 : la musique

#4 : le 1/4h lecture

#5 : les végétaux et les animaux

#6 : l'écriture créative

#7 : créer un opéra participatif

#8 : l'autoportrait

#9 : l'éducation aux médias

Objectif Gard

La maquette confinée d'Hugo (9 ans ½) et Emma (7 ans ½)

Initiation à l'aéronautique

La gestion du stress

Films et séries

Mathématiques et développement durable

Arts plastiques : réaliser un photo-montage

La géométrie

Réouverture des écoles et des établissements scolaires : conditions de poursuite des apprentissages


Communiqué du Ministère de l'Education Nationale

L'École de la République est le bien commun de la Nation et de tous ses enfants. Le confinement imposé par les circonstances sanitaires révèle plus que jamais l'importance du lien concret entre l'élève et le professeur. Grâce à l'engagement des professeurs et de tous les personnels, l'éducation nationale a montré sa capacité d'adaptation et sa détermination à assurer la continuité du service public. L'enseignement à distance a ainsi pu être assuré pour la très grande majorité de nos élèves et les dispositifs comme Ma classe à la maison ou Nation apprenante ont été très suivis. Cette réussite n'est pas sans faille. De manière plus générale, le risque d'aggravation des inégalités sociales est considérable dès lors que chaque enfant est renvoyé à son seul contexte familial.

C'est pourquoi le président de la République a décidé d'engager un processus progressif de déconfinement scolaire tenant compte des impératifs sanitaires mais aussi sociaux dans ce moment grave de l'histoire de notre pays. Le 28 avril 2020, le Premier ministre a précisé devant la représentation nationale le cadre de cette progressivité.

1. Le cadre sanitaire

L'objectif est d'abord de garantir des conditions de santé et de sécurité grâce à un protocole sanitaire strict, qui conditionne l'ouverture de chaque école et de chaque établissement. C'est dans ce cadre que se définit l'accueil progressif des élèves selon des principes nationaux mais avec une grande souplesse dans la mise en œuvre. Cela détermine une situation pédagogique inédite que la présente circulaire a vocation à préciser et qui est prolongée par des documents dédiés à la reprise pédagogique.

2. Le cadre d'accueil

La lutte contre les inégalités, au cœur des missions de l'École, commande de poursuivre et de renforcer la continuité pédagogique pour tous les élèves. Dans tous les cas de figure, après le 11 mai, les élèves sont dans quatre situations possibles, éventuellement cumulatives :

  •  en classe ;
  • en étude si les locaux et les moyens de surveillance le permettent ;
  • à la maison avec la poursuite de l'enseignement à distance ;
  • en activité grâce à un accueil organisé en lien ou par les communes dans le cadre du dispositif Sport - Santé - Culture - Civisme (2S2C).

L'obligation d'instruction s'impose à tous en classe ou à la maison. La réouverture des écoles et des établissements constitue, dès lors, l'une des modalités de cette continuité, en fonction des contraintes sanitaires, la priorité étant de protéger la santé des élèves comme des personnels.

2.1. Les principes

Cette obligation d'instruction obéit aux principes suivants :

  • la réouverture des classes est progressive, à compter du 11 mai pour les écoles de tous les départements classés « verts » ou « rouges » et du 18 mai pour les collèges des départements classés « verts », en commençant par les classes de 6e et de 5e. Un examen de la situation sanitaire, fin mai, permettra de déterminer la possibilité d'étendre la réouverture progressive des collèges et d'ouvrir les lycées ; 
  • elle est subordonnée, d'une part, aux règles de confinement fixées par les autorités de l'État à l'échelle de chaque territoire, et, d'autre part, à la capacité effective des collectivités locales et des équipes éducatives d'assurer le strict respect des règles sanitaires définies par le ministère des Solidarité et de la Santé ;
  • il est souhaitable, dans la mesure du possible, de procéder à une réouverture par niveau d'enseignement, en privilégiant, dans un premier temps, les classes charnières (grande section de maternelle, CP, CM2) ;
  • la scolarisation des élèves en présentiel repose sur le libre choix des familles, l'instruction restant obligatoire. Ceci implique que l'élève qui n'est pas en présentiel reste en lien avec son école et suit un enseignement à distance ;
  • les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. Ils préviennent l'inspecteur de l'éducation nationale (IEN) ou le chef d'établissement dans les conditions prévues pour l'ensemble des fonctionnaires de l'État. Leur autorité hiérarchique leur indique alors s'ils continuent de s'occuper de leur classe à distance ou s'ils prennent en charge un groupe d'élèves qui ne peut pas se rendre à l'école pour des raisons de santé ;
  • les cours se déroulent en groupe comprenant au maximum 15 élèves dans le respect des règles de distanciation, de manière alternative et selon des modalités (un jour sur deux, deux jours consécutifs sur quatre ou une semaine sur deux) déterminées par les IEN et les chefs d'établissement en concertation avec les équipes pédagogiques. Ce plafond est de 10 élèves maximum pour les classes de l'école maternelle ;
  • les élèves dont les classes sont structurellement inférieures à 15 élèves, notamment les classes en milieu rural et les CP et les CE1 dédoublés des réseaux d'éducation prioritaire, sont scolarisés sur l'ensemble du temps scolaire de leur école dès lors que la configuration des locaux le permet ;
  • les groupes multi-niveaux peuvent être constitués pour scolariser des élèves prioritaires dont les cours n'ont pas repris et correspondant aux catégories suivantes 
    • les élèves en situation de handicap ;
    • les élèves décrocheurs ou en risque de décrochage ;
    • les enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire et à la continuité de la vie de la Nation. Dans la mesure du possible, il est également tenu compte des élèves relevant d'une même fratrie ;
  • une attention particulière est portée au retour progressif à l'école des élèves en situation de handicap afin d'informer les familles des modalités d'accueil définies pour respecter la doctrine sanitaire. Les méthodes pédagogiques sont adaptées au contexte particulier du déconfinement pour l'enseignement présentiel comme à distance ;
  • les professeurs qui assurent un service complet en présentiel dans l'école ou l'établissement ne sont pas astreints à l'enseignement à distance. L'enseignement à distance pour les élèves restés chez eux est assuré par les professeurs qui sont aussi à domicile. Le lien à distance entre élèves et professeurs est défini à l'échelle de l'école ou de l'établissement, avec l'aide, le cas échéant, des autorités académiques.

2.2. Préparation de la réouverture

La reprise des enseignements en présentiel implique une préparation à la fois administrative et pédagogique.

Dès la semaine du 4 mai, les directeurs d'école et chefs d'établissement concernés préparent la réouverture à distance avec les équipes éducatives. Cette phase permettra notamment de former les personnels :

  •  aux règles et consignes sanitaires, avec l'aide des personnels de santé ;
  • aux aspects psychologiques de l'accueil des personnels et des élèves, avec notamment l'aide des personnels sociaux et des psychologues de l'éducation nationale.

Un plan de reprise départemental, fixant les modalités de la réouverture des écoles, est arrêté par le directeur académique des services de l'éducation nationale. Le directeur d'école informe le conseil d'école des modalités d'organisation retenues.

Il s'agit aussi de contacter les familles pour leur demander si elles souhaitent scolariser leur enfant. Une information individuelle sur les conditions de la réouverture est délivrée à chaque famille, afin qu'elle puisse être pleinement rassurée et exprimer son choix en connaissance de cause. La décision des familles est valable jusqu'au 1er juin. Une action particulière est menée pour s'assurer que les élèves qui n'ont pas ou très peu répondu dans le cadre de la continuité pédagogique soient sensibilisés à l'importance du suivi effectif des cours en présentiel.

La pré-reprise des professeurs des écoles a lieu le 11 mai. Elle peut être étendue au 12 mai en raison des circonstances locales à la demande des équipes pédagogiques. La prérentrée des professeurs des collèges a lieu au cours de la semaine du 11 au 15 mai afin d'accueillir les élèves le 18 mai. Cette pré-reprise permet de continuer à se former aux règles sanitaires, d'échanger sur le travail des élèves durant la période de confinement et de préparer le retour des élèves en classe en prenant en compte toutes les dimensions psychologiques de ce que chacun aura vécu pendant la période de confinement. Les professeurs souffrant d'une vulnérabilité ne sont pas convoqués dans les établissements pour ces prérentrées.

Lorsque le dispositif Sport - Santé - Culture - Civisme est mis en place avec les communes, les familles en sont également informées.

3. Les conditions de reprise pédagogique

La période de reprise est essentielle pour renforcer la relation avec les élèves comme avec leur famille, notamment pour ceux qui se sont éloignés de l'École pendant la période de confinement.

Elle repose sur l'action conjointe des membres des équipes éducatives : professeurs, directeurs d'école et chefs d'établissement, inspecteurs, conseillers principaux d'éducation, personnels sociaux et de santé, psychologues de l'éducation nationale, personnels administratifs et techniques, accompagnants des enfants en situation de handicap et assistants d'éducation. Les directeurs d'école sont prioritairement mobilisés sur la mise en place des modalités concrètes de la réouverture et la relation aux familles, et peuvent, à ce titre, ne prendre en charge leurs enseignements qu'au cours de la deuxième ou troisième semaine après la reprise.

Le retour des élèves en classe est un moment privilégié pour les écouter et faire un bilan de la situation de chaque élève pour mieux définir le parcours de chacun. Par la suite, l'enjeu n'est pas de finir les programmes mais de s'assurer que les élèves maîtrisent les connaissances nécessaires pour poursuivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Il s'agit d'éviter que les difficultés non surmontées au cours de cette année si particulière ne s'ancrent durablement. 

Pour accompagner les professeurs dans cette démarche, le ministère met à leur disposition un ensemble de fiches « objectifs pédagogiques prioritaires » et des exercices de bilan pour chaque niveau de la maternelle à la classe de 3e.

Enfin, une attention prioritaire doit être portée à l'orientation pour les élèves de 3e, 2de et 1re et leurs familles. Les chefs d'établissement veilleront à ce que chaque élève soit informé des ressources à sa disposition (échanges avec les professeurs principaux, les psychologues de l'éducation nationale, Onisep, etc.) et puisse bénéficier, s'il le souhaite, d'un accompagnement adéquat dans ses choix d'orientation ou d'enseignements de spécialité, notamment grâce à des contacts, par téléphone ou en ligne, avec les professeurs principaux et les personnels d'orientation.

3.1. Un temps d'échange

Outre les dimensions sanitaires, le retour à l'école des élèves implique de prendre en compte les dimensions sociales, psycho-affectives et familiales liées à la période de confinement. En effet, l'épidémie du Covid-19 et la période de confinement ont un impact majeur sur la société française. Elles peuvent avoir touché directement les élèves, avec la maladie ou la perte d'un proche, mais aussi l'isolement ou encore des tensions avec l'entourage voire, dans certains cas, des violences intrafamiliales. Certains enfants vivront peut-être le retour à l'école comme une séparation douloureuse avec leur famille. Les psychologues de l'éducation nationale et les personnels de santé sont donc mobilisés, dans la mesure du possible, pour accompagner les élèves à chaque étape de réouverture.

Aussi, il est souhaitable d'ouvrir la reprise de la scolarité par des temps d'échange qui permettront :

  • de sécuriser les élèves en expliquant la situation, notamment pour les plus jeunes ;
  •  d'écouter ce qu'ils ont vécu ;
  •  d'identifier d'éventuelles situations traumatisantes de confinement et de les signaler au personnel compétent ;
  • de leur expliquer les nouvelles règles de la vie commune dans l'école et l'établissement, en particulier les mesures barrière, les principes de distanciation sociale et les objectifs d'apprentissage jusqu'à la fin de l'année.

Les élèves qui n'ont pas participé avec assiduité à l'enseignement à distance font l'objet d'une attention toute particulière afin de les mettre dans des conditions d'apprentissage favorables et prévenir ainsi un éventuel risque de décrochage scolaire.

3.2. Un temps de bilan

Si grande qu'ait été la qualité de l'enseignement à distance assuré par les professeurs durant la période de confinement, rien ne remplace un enseignement en classe, particulièrement pour les élèves fragiles et ceux qui ne bénéficient pas d'aide ou de soutien à la maison. À la reprise, les connaissances et les compétences des élèves seront donc très hétérogènes.  

Aussi, la fin de la première semaine peut être utilement consacrée à un point de situation pour identifier où en est chaque élève dans ses apprentissages et préciser ses besoins.  Il est mis à la disposition des professeurs des éléments de positionnement - simples et ergonomiques -, qui permettent d'identifier très rapidement les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir.

3.3 Des apprentissages à poursuivre jusqu'à l'été

En cette fin d'année scolaire, l'enjeu est de s'assurer que les élèves maîtrisent les connaissances nécessaires à la poursuite d'études dans la classe supérieure et ainsi lutter efficacement contre le risque de décrochage. Cela implique d'accroître le temps d'enseignement consacré à la transmission de ces savoirs.

Pour répondre à l'hétérogénéité des apprentissages des élèves, les professeurs des réseaux d'aide sont mobilisés et les professeurs remplaçants du premier et du second degré sont affectés dans les écoles et les établissements. Des groupes de compétences peuvent être mis en place, afin de mieux répondre à la diversité des besoins des élèves.

Ces objectifs pédagogiques s'appliquent, selon des modalités laissées à l'appréciation des professeurs, que les élèves aient pu reprendre en tout ou partie la classe dans leur école ou leur établissement, ou qu'ils bénéficient de la continuité pédagogique à distance. Les documents vers lesquels cette circulaire renvoie présentent ces objectifs par niveaux.

3.3.a. Des priorités par niveau 

Primaire

En grande section de maternelle, un travail approfondi sur le vocabulaire, la conscience phonologique et la compréhension orale est mené pour que les élèves abordent l'apprentissage de la lecture en CP dans les meilleures conditions.

En école élémentaire, il est recommandé, pour une journée type de 6h, de consacrer :  

  •  en CP, CE1 et CE2, 2h30 aux enseignements de français et 1h30 pour les mathématiques ;
  • en CM1 et CM2, ces volumes recommandés sont respectivement d'au moins 2h et 1h30.

Au CP, la poursuite de l'apprentissage de la lecture et du calcul est privilégiée. Du cours élémentaire au cours moyen, la résolution des problèmes et la compréhension des textes longs (narratifs et documentaires) sont au cœur des enseignements. Les travaux donnés à la maison répondent aux mêmes priorités. En outre, si les conditions sanitaires sont réunies, une heure par jour est consacrée à l'activité physique, temps des récréations compris, afin de favoriser l'équilibre des élèves.

Pour combattre la difficulté scolaire, les élèves les plus fragiles bénéficieront de séances de soutien, dispensées en fonction de l'organisation retenue et sous réserve des contraintes sanitaires. 

Collège 

Au collège, l'objectif visé est de maintenir le poids respectif de chaque enseignement, dans le cadre de l'organisation retenue par chaque établissement, liée aux contraintes sanitaires et aux professeurs présents. Si des aménagements sont néanmoins nécessaires, les enseignements de français et de mathématiques doivent être priorisés. Au-delà de leurs objectifs propres, toutes les disciplines contribuent également aux compétences en français et en mathématiques. Des fiches d'attendus par année et par discipline précisent une progression possible.

Le dispositif Devoirs faits, organisé dans le respect des mesures sanitaires, sera rétabli et destiné en priorité aux élèves qui n'ont pas participé avec assiduité à l'enseignement à distance. 

Lycée général, technologique et professionnel

Fin mai, un examen de la situation sanitaire permettra de déterminer la possibilité d'étendre la réouverture progressive, le cas échéant, aux lycées.

Au lycée général et technologique, comme au collège, le temps consacré aux différents enseignements est inchangé sous réserve des aménagements liés aux contraintes sanitaires et de l'organisation retenue par chaque établissement et des professeurs présents.

Une attention particulière est portée :

  • en 1re, à l'enseignement de français et aux enseignements de spécialités ;
  • en terminale, aux enseignements essentiels dans la perspective de la poursuite d'études dans l'enseignement supérieur.   

Au lycée professionnel, compte tenu de la suspension des périodes de formation en entreprise, il convient de s'assurer que la formation professionnelle est suffisante en privilégiant les enseignements professionnels. À compter de leur éventuelle réouverture, les cours en atelier devront être privilégiés, notamment en terminale. 

3.3.b. Modalités d'évaluation au troisième trimestre

Les professeurs continuent à évaluer leurs élèves selon les modalités qu'ils fixent. Ces évaluations ne comptent pas pour la détermination des notes attribuées aux examens nationaux. Elles peuvent faire l'objet d'une appréciation portée par les professeurs sur le livret scolaire afin d'éclairer les travaux du jury sur la motivation et l'assiduité des élèves.

 

Dans la crise sanitaire que nous traversons, deux principes guident l'action de l'éducation nationale : assurer la sécurité des personnels et des élèves et assurer à nos élèves le meilleur avenir, en leur apportant l'aide, le soutien, mais aussi le temps dont ils ont besoin pour consolider leurs apprentissages et progresser. C'est pourquoi chaque période vécue par l'élève dans ces circonstances exceptionnelles doit être conçue en cohérence avec les autres périodes : la période du confinement (16 mars-11 mai), la période du déconfinement (11 mai-4 juillet), les vacances d'été à partir du 4 juillet et la rentrée à partir du 1er septembre.

Si l'année scolaire se terminera bien le 4 juillet, les Écoles ouvertes seront particulièrement actives cette année durant les vacances. Le ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse mènera une action particulière pour l'été 2020 au cours des vacances d'été. Les colonies de vacances sont promues auprès de chaque élève et de chaque famille. Des modalités originales et un soutien financier sont prévus pour tenir compte des circonstances sanitaires.

De plus, la rentrée 2020 devra prendre en compte les circonstances exceptionnelles de l'année scolaire 2019-2020 et ménager, jusqu'aux vacances de la Toussaint 2020, des temps pour consolider les apprentissages. Cette dimension sera au cœur de la circulaire de rentrée.

Le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse,
Jean-Michel Blanquer

Communiqué de la FSU 34 : l’impréparation inquiétante du rectorat de Montpellier

Communiqué de la FSU 34 : "l’impréparation inquiétante du rectorat de Montpellier "

 

"Mercredi 29 avril au soir, Mme la Rectrice de l’académie de Montpellier repoussait pour la troisième fois la tenue du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Académique (CHSCTA) dont l’ordre du jour était la préparation du dé-confinement dans les écoles, les collèges et les lycées de l’académie Montpellier. L’annonce de ce report est d’autant plus incompréhensible que dans les autres académies de France des CHSCT se sont tenus afin de préparer le plus tôt et le plus sérieusement possible la mise en place de la réouverture des écoles.

 

L’entrave, par Mme la Rectrice, du bon fonctionnement des instances académiques de dialogue social a pour conséquence d’empêcher la tenue des instances départementales, indispensables pour fixer les conditions sanitaires, organisationnelles et pédagogiques à la reprise de la classe en présentiel dans l’enseignement primaire.À l’heure actuelle, un CHSCT Académique doit se tenir mardi 5 mai et des CHSCT départementaux doivent avoir mercredi 6 et jeudi 7 mai. Le calendrier fixé ne permettra pas, en l’état actuel,la prise en compte localement des préconisations actées par les instances.

Aune semaine de la réouverture programmée des écoles, il est encore impossible de savoir comment les professeurs des écoles récupéreront leurs équipements sanitaires le matin du 11 mai.Les mairies ne connaissent pas les modalités d’organisation des écoles(horaires, surveillances, repas, nombre d’enfants attendus...), ce qui rend impossible toute projection fiable sur l’organisation de l’accueil périscolaire ou de la demi-pension.Les personnels de l’éducation nationale n’ont reçu aucune information de la part du rectorat ou des DSDEN permettant le repérage de ceux d’entre eux qui, en raison d’une pathologie à risque, ne pourraient assumer leur service en présentiel.

Ce climat est anxiogène pour l’ensemble de la communauté scolaire et compromet l’accueil des élèves dans la semaine du 11 mai.Déjà, localement, des initiatives ont été prises par les mairies ou les circonscriptions pour pallier les défaillances des services de l’éducation nationale et créer les conditions matérielles d’une réouverture dans les délais du service public d’éducation nationale.C’est pourquoi la FSU demande que le rectorat arrête que deux journées de pré-rentrée aient lieu les 11 et 12 mai dans les écoles, comme l’ont fait d’autres académies, afin de permettre aux conseils d’école de se réunir en présentiel avant toute reprise et de repousser la date d’accueil prévue des élèves partout où les conditions sanitaires le nécessiteraient

.La FSU dénonce fermement cette redéfinition du dialogue social ainsi que le refus manifeste, de la part du rectorat, de se donner les moyens de préparer au mieux le dé-confinement. La crise sanitaire exceptionnelle que nous connaissons suppose selon nous une application du Protocole national de sécurité sanitaire stricte et non négociable localement. Le calendrier précipité, le manque d’écoute des personnels du terrain et la réunion tardive des instances consultatives de l’Education Nationale par la Rectrice de l’Académie de Montpellier risquent de compromettre les conditions de réussite du dé-confinement dans notre Région.

Ce sont les personnels des écoles, des collèges et des lycées mais aussi les enfants qui y sont scolarisés et leurs familles qui seront les premiers exposés à ces risques. La santé de tous n’est pas négociable.Les personnels ne pourrontêtre rendus responsables des manquements constatés au protocole sanitaire exigé du fait du flou entretenu par le Rectorat et les DSDEN dans cette période cruciale."

Rhône : 45 écoles refusent de rouvrir le 11 mai

Ce mercredi matin, 45 directeurs d'école du Rhône syndiqués au Snudi-FO ont décidé de refuser d'ouvrir leurs écoles lundi 11 mai, premier jour du déconfinement.

Owl, Bird, Book, Wise, Nature, Character

C'est une véritable fronde. 45 directeurs d'école ont signé un texte ce mercredi matin pour s'opposer à la réouverture des écoles lundi prochain.

Dans le communiqué relayé par Lyon Mag et Lyon Capitale, ils stipulent que "les conditions de la réouverture des écoles sont irréalistes, inapplicables et parfois dangereuses. Ce n'est pas d'un sursis dont nous avons besoin mais de réelles garanties sanitaires". "Ce qui devrait se mettre en place ne serait pas l'école, ce serait de la garderie", soulignent les directeurs du syndicat Snudi-FO, qui lancent par la même occasion un appel à leurs autres collègues à faire comme eux et à refuser la reprise le 11 mai.ls estiment également qu'il est impossible de faire respecter aux enfants les gestes pour se protéger du coronavirus et la distanciation sociale. Ils refusent "d'appliquer un protocole inapplicable, le tout sans aucun contrôle d'un organisme de sécurité indépendant". Pour que les cours reprennent, ils réclament des masques FFP2 pour le personnel et des dépistages systématiques pour les élèves et les professeurs.

Opposition de maires également : https://actu.orange.fr/france/

Déconfinement Académie de Montpellier

L'ouverture progressive des écoles, collèges et lycées se fera dans le respect strict des prescriptions des autorités sanitaires

Consultez le guide relatif à la réouverture et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires

Consultez le guide relatif à la réouverture et au fonctionnement des collèges et lycées

Circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages

Principes généraux

Dans le cadre de la stratégie de déconfinement, il a été décidé d’ouvrir les écoles et établissements scolaires, progressivement, à partir du 11 mai 2020 pour les écoles maternelles et élémentaires et du 18 mai 2020 pour les établissements du secondaire, dans le strict respect des prescriptions émises par les autorités sanitaires.

Des guides précisent les modalités pratiques de réouverture et de fonctionnement des écoles et des établissements scolaires après la période de confinement dans le respect desprescriptions émises par les autorités sanitaires. Ils sont destinés aux collectivités territoriales, aux services déconcentrés de l’Etat, aux directeurs d'école et aux personnels de direction ainsi qu’à l’ensemble des membres de la communauté éducative.

Ces guides reposent sur les prescriptions émises par le ministère des solidarités et de la santé à la date du 30 avril 2020.
La mise en oeuvre des prescriptions nécessite une collaboration très étroite entre les services de l’éducation nationale et les collectivités territoriales.

Le protocole sanitaire est composé d'un guide relatif aux collèges et aux lycées, d’un guide relatif aux écoles primaires (maternelles et élémentaires) ainsi que de dispositifs d’affichage et de communication qui sont mis à la disposition de l’ensemble des parties prenantes. Chaque guide est constitué d’une présentation des principes généraux du protocole et de fiches exposant les mesures et les modalités de contrôle pour chacune des thématiques suivantes :

  • Nettoyage/désinfection des locaux
  • Sanitaires
  • Accueil des élèves
  • Salles de classe
  • Gestion de la circulation des élèves et des adultes
  • Gestion de la demi-pension
  • Récréation
  • Activités sportives et culturelles
  • Enseignements spécifiques : éducation musicale, arts plastiques
  • Internat
  • Personnels
  • Cas suspect ou avéré

Il repose sur cinq fondamentaux :

  1. Le maintien de la distanciation physique
  2. L’application des gestes barrière
  3. La limitation du brassage des élèves
  4. Le nettoyage et la désinfection des locaux et matériels
  5. La formation, l’information et la communication

Les parents d’élèves jouent un rôle essentiel dans le retour de leurs enfants dans les établissements scolaires. Ils s’engagent, notamment, à ne pas mettre leurs enfants au collège ou au lycée en cas d’apparition de symptômes évoquant un Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille. Les parents sont invités à prendre la température de leur enfant avant le départ pour l’établissement. En cas de symptôme ou de fièvre (37,8°C ou plus), l’enfant ne doit pas se rendre à l’établissement.

Les personnels procèdent de la même manière.
Les personnels présentant des facteurs de risque connus ne travaillent pas en présentiel. La liste de ces facteurs de risque est fixée par les autorités sanitaires.
Les médecins et les infirmiers de l’éducation nationale apportent expertise et conseils aux équipes concernant l’hygiène, les gestes recommandés et la survenue éventuelle de cas de Covid-19.

Protocole relatif à la réouverture et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires

Le présent guide précise les modalités pratiques de réouverture et de fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires après la période de confinement dans le respect des prescriptions émises par les autorités sanitaires. Il est destiné aux collectivités territoriales, aux services déconcentrés de l’Etat, aux directeurs d’école ainsi qu’à l’ensemble des membres de la communauté éducative.

Télécharger le guide relatif à la réouverture et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires.

Protocole relatif à la réouverture et au fonctionnement des collèges et des lycées

Le présent guide précise les modalités pratiques de réouverture et de fonctionnement des établissements scolaires après la période de confinement dans le respect des prescriptions émises par les autorités sanitaires. Il est destiné aux collectivités territoriales, aux services déconcentrés de l’Etat, aux personnels de direction ainsi qu’à l’ensemble des membres de la communauté éducative.

Télécharger le guide relatif à la réouverture et au fonctionnement des collèges et des lycées.

Maintien de la distanciation physique

La règle de distanciation physique, dont le principe est le respect d’une distance minimale d’un mètre entre chaque personne, permet d’éviter les contacts directs, une contamination respiratoire et/ou par gouttelettes.
L’organisation mise en place dans les écoles et établissements doit permettre de décliner ce principe dans tous les contextes et tous les espaces (arrivée et abords de l'école ou de l’établissement, récréation, couloirs, préau, restauration scolaire, sanitaires, etc.).
Les prescriptions sanitaires insistent sur la nécessité de faire respecter cette distance minimale tout en tenant compte de la difficulté que cela peut représenter.

Application des gestes barrière

Les gestes barrière, doivent être appliqués en permanence, partout et par tout le monde. Ce sont les mesures de prévention individuelles les plus efficaces, à l’heure actuelle, contre la propagation du virus.

La Maire de Pignan refuse la réouverture des écoles

Après Saint-Brès la semaine dernière, Pignan exclut l'accès aux écoles le 11 mai par arrêté du 4 mai 2020.


la maire Michelle Cassar lors de la rentrée scolaire des 833 enfants le 2 septembre 2019

A la suite d'un conseil d'école extraordinaire réunissant les trois établissements de la commune, Michelle Cassar a suivi les votes des représentants des parents et du personnel municipal. Résultat sans appel : 63 contre la réouverture et 2 pour.

La décision a été transmise au préfet de l'Hérault.

« Nous venons de tenir un conseil d’écoles extraordinaire regroupant nos 3 écoles afin de nous prononcer sur une ouverture ou non de nos établissements . Étaient présents à ce conseil le directeur et les directrices, les représentants des parents d’élèves des 3 écoles ainsi que les élus.

Après avoir écouté et répondu aux différentes questions il a été procédé au vote. En voici le résultat : 63 contre la réouverture et 2 pour, explique l'élue.

J’ai donc décidé de prendre un arrêté pour informer les autorités de notre décision. Toutefois, le dispositif mis en place pour les enfants des personnels soignants et de sécurité est maintenu. C’est une décision qui a été difficile à prendre mais nous n’acceptons pas d’ouvrir les écoles tant que la sécurité sanitaire ne sera pas entièrement assurée pour le personnel municipal mais aussi pour nos enfants, nos petits-enfants ou le personnel enseignant voire toutes les familles Pignanaises ou non. » Michelle Cassar, Maire de Pignan.

Orientation. Votre enfant est en 3ème ?

Toutes les informations sur le suivi de son projet d’orientation, l'accompagnement mis en place, les ressources en ligne et le calendrier sont à votre disposition

Le professeur principal, votre interlocuteur privilégié

Le professeur principal continue à assurer le suivi du projet d’orientation de votre enfant. N’hésitez pas à lui demander :

  • des informations sur le calendrier ;
  • les possibilités qui s’offrent à votre enfant après la 3e ;
  • un conseil sur la formation qu’il juge la plus adaptée au profil de votre enfant.

Le professeur principal échange avec l’ensemble de l’équipe éducative lors des conseils de classe qui sont maintenus et organisés à distance :

  • le conseil de classe du 2e trimestre donne son avis sur les voeux provisoires d’orientation que vous avez formulés ;
  • le conseil de classe du 3e trimestre émet un avis sur les voeux d’orientation.

Le projet d'orientation, un dialogue régulier jusqu'à la fin de l'année

Le calendrier habituel est maintenu :

  • Mars : avis des conseils de classe sur les voeux provisoires d’orientation ;
  • Avril : ouverture de la plateforme Orientation et affectation qui vous permet de prendre connaissance de l’ensemble des formations proposées dans votre académie et près de chez vous ;
  • Mai - Juin : formulation de voeux définitifs d’orientation ;
  • Juin : décision d’orientation prononcée par le chef d’établissement ;
  • Fin juin : résultats d’affectation puis inscription dans l’établissement.

La fiche de dialogue et la fiche des voeux d’affectation vous ont été remises par l’établissement.

Continuité d'accompagnement

En cas de difficulté sur la formulation des demandes d’orientation ou les voeux d’affectation, contactez sans tarder l’établissement de votre enfant.

Des ressources en ligne à votre disposition

Flyer - Quel accompagnement pour le projet d’orientation après la 3e pendant la fermeture du collège ?
 

Capes, agrégation, concours de professeurs des écoles : les concours de l'enseignement 2020 maintenus

Dans la perspective de la sortie progressive du confinement à partir du 11 mai 2020, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation, a annoncé le 15 avril 2020 que les concours de recrutement des professeurs sont maintenus. Afin de préserver la santé des étudiants et des examinateurs et de garantir l'égalité de traitement de l'ensemble des 256 377 candidats, le calendrier et les modalités d'organisation sont toutefois modifiés et adaptés à la situation sanitaire actuelle d'épidémie du Coronavirus.

Le calendrier et les aménagements prévus dans l'organisation des épreuves diffèrent selon le concours de recrutement et les disciplines choisies. Chaque candidat reçoit ces jours-ci un courrier l'informant personnellement des nouvelles modalités du concours auquel il est inscrit. Un calendrier précis de passation des épreuves sera publié très prochainement sur le site du ministère de l'Éducation nationale.

Concours avec uniquement des épreuves écrites d'admission

Ce sont les concours externes et les 3e concours pour lesquels les épreuves écrites n'ont pas encore eu lieu. Les deux épreuves écrites seront maintenues et deviendront des épreuves d'admission suite à la suppression des oraux. Les épreuves écrites d'admission se dérouleront durant les mois de juin et juillet 2020. Elles ouvrent donc au statut de fonctionnaire-stagiaire.

Les concours concernés sont :

  • CRPE externe et 3e concours ;
  • CAPES externe et 3e concours ;
  • CAPLP externe et 3e concours ;
  • Agrégation externe (Arts option arts plastiques ; Arts options arts appliqués ; Éducation physique et sportive ; Géographie ; Histoire ; Mathématiques ; Musique ; Philosophie) ;
  • CAPET externe (Arts appliqués option design ; Arts appliqués option métiers d'art).

Pour ces nouveaux professeurs-stagiaires recrutés, la procédure de titularisation au printemps 2021 sera renforcée, notamment grâce à un oral dont les modalités seront précisées ultérieurement.

Concours avec des épreuves écrites d'admissibilité et des épreuves orales d'admission

Il s'agit des concours externes et 3e concours pour lesquels les écrits ont déjà eu lieu. Les épreuves orales d'admission sont maintenues. L'usage de la visioconférence sera privilégié.

Les concours concernés sont :

  • CAPET externe et 3e concours ;
  • CAPEPS externe ;
  • Agrégation externe (Lettres classiques ; Grammaire ; Allemand ; Anglais ; Arabe ; Chinois ; Espagnol ; Hébreu ; Italien ; Langue et culture japonaises ; Russe ; Langues de France option corse ; Langues de France option créole ; Sciences économiques et sociales ; Sciences industrielles de l'ingénieur et ses différentes options ; Physique-chimie et ses différentes options ; Sciences de la vie, sciences de la Terre et de l'univers ; Biochimie - Génie biologique ; Sciences médico-sociales ; Éco et gestion et des différentes options) ;
  • Agrégation externe spéciale (Lettres modernes ; Anglais ; Physique-chimie et ses différentes options ; Sciences de la vie, sciences de la Terre et de l'univers) ;
  • Concours de recrutement dans les corps d'inspection (IEN, IA-IPR) ;
  • Concours de recrutement des personnels de direction (PERDIR).

Concours dont les épreuves d'admission sont reportées à la rentrée 2020

Ce sont les concours internes pour lesquels les épreuves d'admissibilité ont eu lieu. Les épreuves d'admission se dérouleront à la rentrée prochaine, en septembre et en octobre 2020.

Les concours concernés sont :

• Agrégation interne ;

• CAPES interne ;

• CAPLP interne ;

• CAPET interne ;

• CAPEPS interne ;

• PsyEN et CPE internes ;

• CRPE interne : les 2 écrits prévus seront des épreuves d'admission.