La course aux terres arables

terre arable

Sur les 13 milliards d’hectares de terres émergées de la planète, seuls 1,6 milliard d’hectares sont des terres arables, le reste est occupé par la forêt (4,0 milliards d’hectares), les prairies ou les pâturages (3,3 milliards d’hectare) et les terres inutilisables (l’antarctique, les déserts, les iles rocheuses, le zones urbaines, etc.). Les terres arables sont donc limitées.

Dans le futur, selon la FAO, les terres encore disponibles mais de bonne qualité se feront rares, surtout si on veut protéger les grandes forêts tropicales pour préserver l’équilibre climatique et la biodiversité.
Le réchauffement climatique devraient bien rendre exploitables de nouvelles terres au nord mais d’autres seront atteintes par le processus de désertification (notamment dans les régions du Sahel, en Australie, en Espagne, etc.). Il faudra aussi compenser les terres devenues stériles par l’érosion, la salinisation ou la surexploitation et celles perdues par l’industrialisation ou l’urbanisation, en particulier en Asie. Au global, moins de 200 millions d’hectares pourraient être encore ajoutés aux 1600 millions d’hectares déjà exploités actuellement mais guère davantage.

Les terres arables seront-elles alors suffisantes pour nourrir la population humaine qui va connaître son apogée au cours de ce siècle et dont les attentes seront plus fortes avec l’élévation de leur niveau de vie ? La pression démographique, dans un contexte de changement climatique, ne va-elle pas engendrer une compétition de plus en plus âpre pour la terre ? L’insécurité alimentaire va-t-elle s’aggraver en particulier pour les populations vulnérables d’Afrique et d’Asie ?

Pour aller plus loin : http://futuroscopie.org/index.php/ressources-naturelles/71-la-course-aux-terres-arables