Protéger la lagune

Hier, jeudi 5 Juillet, au cinéma Le Palace, l’association les gardiens de Thau organisait une conférence concernant la lagune du Bassin de Thau. L’association est issue du collectif « stop à la pollution du port de Sète » initiée en 2011 et œuvre pour le respect de l’environnement;  lequel passe par un grand nombre de changements culturels et comportementaux. Elle s’attelle à sauvegarder des sites, des milieux naturels, des paysages de la flore et de la faune, et à sensibiliser la jeunesse sur ces questions essentielles. Hier, la présidente Catherine Chauzit a participé au débat avec le maire de Villeveyrac, Christophe Morgo,  ainsi que Jean Christophe Cabrol, conchyliculteur   délégué à l’environnement. Séparée de la mer par un cordon littoral, la lagune représente 7500 hectares et 57 KM de berges et abrite un grand nombre d’espèces protégées,  lesquelles sont pour la plupart,  en mauvais état de conservation comme le flamant rose ou l’aigrette.

Le principal problème : la pollution. En effet, on déplore pas moins de 70% de déchets plastiques (polyéthylène, polypropylène, PVC) sur le site et dans ses environs . Et comme l’a exprimé de manière claire Jean Christophe Cabrol qui est également pêcheur et racle ses bateaux au lieu de les peindre : "On manque d’éducation !" , faisant également référence aux trop  nombreux dépôts sauvages. Il y a également le problème des péniches qui naviguent à vannes ouvertes, et qui continueront de le faire tant qu’il n’y aura pas des zones de dépotages tous les 20 Kilomètres.

En conclusion, prendre conscience  de la richesse de la  nature  induit que l'on reste vigilant à son entretient, ce qui hélas , doit,  aujourd'hui, passer par l'application de règles strictes.

La lagune est approvisionnée par une dizaine de cours d'eaux dont la Vène (coté balaruc les Bains) , l'eau de mer (par les canaux) sans oublié la pluie. Environ 400 espèces animales et végétales sont reconnues dont les herbiers de posidonies plus grosse colonie d'Europe que l'on trouve dans la Lagune.

 Catherine CHAUZIT rajoutait : 

"L'Etang de Thau réunit diverses activités comme le thermalisme, la conchyliculture, les pêcheurs qui sont moindre depuis quelques années, la plaisance par la voile et les pénichettes qui traversent l'étang du canal du midi au canal de Rhône. la problématique de source de pollutions viennent particulièrement de cette dernière activité. des stations de dépotages sont prévues un peu partout dans les ports mais hélas pas ou très peu fréquentées par ces navigants du dimanche. Les contrôles d'état peu effectués, des stations mal placées des navigateurs qui ne veulent pas s'embêter et aussi des professionnels de la location pas assez rigoureux tout se mélange n'est pas très bon pour l'eau de l'étang. N'oublions pas les mouillages sauvages qui abiment les herbiers ou par des bateaux non entretenus qui coulent laissant échapper des produits nocifs dans l'eau. Les constructions démesurées et à outrance sur des zones humides supprimées pour accueillir le monde entier dans nos villes et villages !! Jusqu'à quand nous allons continuer cette course effrénée ?"

morgo449

Deux scientifiques intéressés par cette conférence sont venus de Paris et Lyon. Comme quoi nos actions vont loin..! jJe veux rester sur un ton positif et me dire que les autorités prendront le chemin d'actions efficaces afin d'éviter au maximum ces rejets. Tant de choses on été dites hier au soir et de combats qui ont été menés qui seront encore menés pour arriver petit à petit à ce que les mentalités changent. J'essaie de garder cet espoir."