Le réseau des Sentinelles Bleues® de la FFESSM

Le réseau des Sentinelles Bleues® de la FFESSM :

n° 1 en France, agréée par l'Etat et délégataire de Ministère des Sports pour les activités subaquatiques. Fondée en 1948, la FFESSM a un caractère multidisciplinaire et offre un cadre de pratique idéal pour la plongée bouteille, la plongée libre et les sports subaquatiques, avec des diplômes et brevets reconnus dans le monde entier à travers les cursus conformes à la Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques (CMAS).

L’approche environnementale existe depuis la création de la FFESSM (1955) et est au cœur de ses activités :

  • Par conviction et par devoir d’exemplarité, pour encourager une pratique de plongée responsable, respectueuse du milieu, de la faune et de la flore.
  • Par passion, pour la connaissance des fonds sous-marins et les richesses patrimoniales qu’ils recèlent.
  • Par nécessité sociale, pour promouvoir, accompagner et répondre aux aspirations des nouveaux pratiquants.

La FFESSM a toujours encouragé la production de données sur le milieu subaquatique par les plongeurs en scaphandre ou en apnée, dans le cadre de dispositifs participatifs, afin de sensibiliser à la richesse, à la fragilité et à l’évolution des écosystèmes sous-marins.

Sous le nom de « Sentinelles bleues ® », qu’elle a créé en 2009, elle souhaite rassembler les initiatives des licenciés et les clubs qui s’impliquent dans l’observation, la veille, l’alerte sur le milieu sous-marin. Les Sentinelles bleues® sont des plongeurs, des pêcheurs, des photographes, des biologistes, des apnéïstes de tout niveau, qui souhaitent partager leurs observations, alerter sur des évolutions et des dégradations, ou encore participer à des repérages ou des suivis.

Les plongeurs amateurs en scaphandre ou en apnée sont en effet les témoins privilégiés de l’état et de l’évolution du milieu sous-marin. Ils sont nombreux, au cours de leurs plongées, à constater des évènements inattendus: la présence d’espèces exotiques, de pollutions, ou encore l’évolution de la faune ou de la flore habituelle des sites...

 

Qui peut y participer ? Faut-il avoir un niveau minimum de plongée ?

De l'amateur au plongeur expérimenté, chaque plongeur, pêcheur ou randonneur subaquatique, peut, en fonction de ses capacités et connaissances, s'inscrire et participer aux différentes enquêtes participatives et opérations de recensement ayant lieu sur chaque façade maritime. Il n’est pas indispensable d’avoir un niveau ou des qualifications spécifiques, autre que celles nécessaires pour pratiquer l’activité.

 

Pourquoi s’impliquer dans l’observation du milieu naturel ?

  • C’est une motivation supplémentaire de plonger, une manière d’enrichir ses explorations, et de développer un nouvel intérêt pour certains sites ;
  • C’est  une manière concrète de développer ses connaissances sur le milieu et de les partager avec sa palanquée, son club… mais aussi la communauté scientifique ;
  • C’est un acte utile aux scientifiques et aux gestionnaires des sites qui peuvent ainsi orienter leurs recherches ou affiner leurs analyses ;
  • C’est une manière d’agir pour l’environnement, d’être considéré comme un acteur utile à sa connaissance et non comme un simple consommateur. 

Quoi observer ?

  • La présence ou l’absence d’un groupe d’espèces ou d’espèces cibles : leur répartition, leur habitat, leur comportement…
  • Les habitats (herbiers, éboulis tombants, fonds sableux, etc.) et les espèces qui les fréquentes.
  • La qualité du milieu et ses atteintes (pollutions, dégradation…)
  • L’évolution d’un site naturel ou artificiel (récif ou épave par exemple)

 

Comment connaître les opérations sur ses zones de plongée ? Comment partager ses observations ?

Plusieurs protocoles ont été réalisés permettant de remonter les observations, certains sont simples d’accès, d’autres sont plus longs à prendre en main.

Pour les connaître, deux solutions :

  • se connecter au site : http://www.observateurs-plongee.fr/ où l’Agence des aires marines protégée recense toutes les opérations en cours. Se rapprocher ensuite des opérateurs de chaque opération pour connaître les protocoles, les modes d’exploitation des données, etc.
  • se rapprocher de la commission « environnement et biologie subaquatique » de son club, de son département ou de sa région, pour connaître les initiatives qu’elle anime dans ce domaine : http://biologie.ffessm.fr/