Environnement

Les algues comestibles

Les algues peuvent être des sources nutritionnelles intéressantes. Certaines sont des concentrés de protéine comme la spiruline qui contient près de 70% de son poids sec en protéines contre 30% pour la viande et 20% pour le poisson. Cinq grammes de cette algue en contiennent autant qu’un steak ou que deux œufs.
Avec plus de 27 millions de tonnes produites annuellement dans le monde, la consommation d’algues a été multipliée par 5 dans les 15 dernières années. Cette production correspond à une valeur marchande d’environ 6 milliards d’euros. L’essentiel (96% ) de ce tonnage provient de la culture d’algues dans les pays d’Asie (Chine, Indonésie, Philippines, Corée, Japon, etc.). La production européenne est marginale et la quasi-totalité de son tonnage provient de la collecte d’algues sauvages, essentiellement en Norvège, en Irlance et en France. Ailleurs dans le monde seul le Chili en Amérique du Sud et Zanzibar en Afrique ont une production quelque peu significative.

On distingue les algues marines ou macroalgues des microalgues que l’on peut trouver à l’état naturel dans les cours d’eau ou les étangs. Il existe trois grandes variétés d’algues marines : les brunes (phéophycées), les rouges (rhodophycées) et les vertes (chlorophycées). Les algues brunes ont des longueurs variables, de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres comme le varech géant qui peut dépasser les 20 m de long. Les algues rouges et les algues vertes sont généralement plus petites, de quelques centimètres à environ un mètre. Les microalgues (cyanophycées), sont de taille microscopique, souvent monocellulaires et de couleur généralement vert-bleu.

La majorité (75%) des algues produites dans le monde est utilisée pour l’alimentation. En France c’est une situation inverse : la part des algues consommées directement progresse mais elle reste marginale. L’essentiel est utilisé dans le secteur industriel (cosmétique, pharmacie, agro-alimentaire) et pour une moindre part dans l’agriculture. L’addition d’algues à la terre agricole augmente la rétention d’eau et apporte des éléments minéraux utiles pour l’enrichissement des sols. Le marché des phytostimulants à base d’algues qui favorisent la nutrition, la croissance et le développement des plantes cultivées progresse aussi en lien avec le développement de l’agriculture biologique.

La Chine, la Corée et le Japon utilisent les algues dans leur alimentation depuis des siècles. Un japonais consomme de l’ordre de 7 à 9 kilogrammes d’algues par an soit à peu près la consommation annuelle de salade d’un français.

Avec la mondialisation de l’économie et les brassages culturels, cet usage connaît depuis quelques années une popularité croissante. Le kombu japonais par exemple, mélange d’algues comestibles du genre laminaria, est à présent cultivé en Bretagne et consommé en France. Le wakame ou fougère des mers, algue populaire en cuisine coréenne, a été introduite dans différentes régions, notamment en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et en Europe. C'est une algue brune de la famille des Alariaceae en forme de lobes, qui intervient surtout dans la confection de salades et de soupes (par exemple la soupe miso). Elle est notamment prisée dans les régimes contre l’obésité. 
Le nori, qui désigne différentes algues rouges comestibles, utilisées dans la cuisine japonaise notamment dans l'élaboration des makis et des temakis. Sous sa forme grillée – yakinori –, elle est utilisée en petites feuilles dans les nouilles de blé à la chinoise ou elle accompagne de très nombreux plats sous forme de très fines lamelles, comme sur les nouilles de sarrazin à la coréenne (soba). En Corée, des feuilles de yakinori sont aussi vendues salées, dans des barquettes contenant quelques feuilles.

Les algues sont aussi utilisées pour la fabrication de texturants (alginate, carraghénanes, agar) pour servir d’épaississants, de gélifiants, de stabilisants, etc.) et pour quelques usages non alimentaires (cosmétiques, engrais, additifs dans les matériaux, etc.).


Dans l’industrie agroalimentaire, les algues présentent de nombreux atouts organoleptiques. Elles peuvent apporter des notes aromatiques « fraiches », « marines », « vertes », « crustacés », « iodé » en fonction des algues utilisées. A ce titre elles se retrouvent dans le beurre, la bière, le thé, le chocolat, le tartare, etc. La saveur « umami » liée à une teneur en acide glutamique libre importante dans certaines algues est par ailleurs mise à profit dans les bouillons asiatiques (dashi, miso) ou encore pour relever la cuisine nordique. Riches en potassium et en sodium, les algues ou leurs extraits peuvent aussi être intéressantes comme substitut de sel pour des plats préparés à teneur réduite en sel.
Les algues sont par ailleurs recherchées pour leur Intérêt nutritionnel en tant que pourvoyeur de fibres alimentaires, de vitamines (pro-A, K1, B9, C), de minéraux (iode, magnésium, calcium, manganèse, fer) et de composés antioxydants (polyphénols; caroténoïdes). Les pigments de certaines microalgues comme la phycocyanine bleue extraite de la spiruline sont utilisés pour colorer des bonbons, des pilules, des glaces, etc.
Avec l'engouement pour les produits « bio » et végétariens, les algues « légume de la mer » sont perçues comme des produits sains. Elles se retrouvent dans les restaurants à mode, les soupes, les salades et toute sorte d’innovations culinaires comme l’onigri japonais qui envahit les fastfoods américains.

Outre leurs qualités nutritionnelles, les algues ont également d’autres avantages importants. Elles ne nécessitent pas d’engrais, pas de pesticides et ne consomment pas d’eau d’arrosage. Elles ont une productivité naturelle élevée : 250 tonnes/hectare contre 120 pour les tomates, 40 pour les carottes et moins de 10 pour les haricots verts.

Tout laisse donc à penser que d’ici à 2050 la consommation des algues, en particulier les algues cultivées, va poursuivre son essor. La FAO donne le ton en recommandant de développer à grande échelle la production de la spiruline pour lutter contre la faim et la malnutrition. La Chine, de son coté, en a fait un aliment d’intérêt national. En Europe, France, premier pays producteur d’Europe, environ 150 fermes agricoles cultivent cette algue microscopique.

La spiruline est une très vieille structure vivante apparue sur terre il y a 3,5 milliards d’année. On lui doit la couche atmosphérique, l’oxygène (O2) mais aussi la couche d’ozone (O3) et par mutations successives tout le règne du vivant, végétal et animal.
Dans son milieu naturel, la spiruline se développe comme tout autre organisme unicellulaire : le filament microscopique, lorsque les conditions sont idéales, grandit jusqu’à se scinder en deux, pour former ainsi deux spires qui vont grandir à leur tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que des milliards et des milliards de spires flottent à la surface. Pour accomplir sa photosynthèse, la spiruline a besoin de chaleur, de lumière, d’une eau saumâtre et alcaline et comme la plupart des végétaux, de carbone, d’azote, de phosphore, de fer, de magnésium, de potassium, de calcium, de minéraux et d’oligo-éléments. 
Pour cultiver la spiruline, les spiruliniers reproduisent artificiellement son milieu de vie dans des bassins placés sous serre. Le rendement à l’hectare de cette culture est très élevé et requiert moins d’eau que n’importe quelle autre culture : vingt fois moins d’eau que pour la culture céréalière et 100 fois moins que l’élevage pour un rendement protéique cent fois supérieure. Son séchage est effectué à moins de 60°C, en séchoir solaire et son conditionnement est fait sans conservateur, ni colorants. La spiruline est de plus cultivée sans aucun fongicide, herbicide, pesticide et ne provoque aucune nuisance sur l’environnement. Grande productrice d’oxygène la culture n’émet pas de gaz à effet de serre (GES), au contraire elle fixe par sa croissance environ 40 tonnes de CO2 par hectare et par an.

Une entreprise française, Algama, entend «  sortir la microalgue de son statut de simple complément alimentaire pour l'amener vers la consommation au quotidien ». Fondée en 2013, cette start-up a des ambitions mondiales. Pour soutenir son développement, elle vient de réussir plusieurs levées de fond spectaculaires dont une de 3,5 millions d'euros avec Horizons Venture, le fonds d’investissement du milliardaire hong-kongais Li Ka-Shing, connu pour ses prises de participation dans Facebook, Spotify ou encore Skype.

En Bretagne, l’Agence régionale de développement et d'innovation a lancé un grand projet baptisé Idéalg avec un ensemble de partenaires privés[1] dont le but est de développer la filière d’avenir que représentent les algues.

Plusieurs groupes agro-alimentaires français s’intéressent aux algues à l’instar de la société Hénaff, spécialiste des pâtés et des rillettes, qui conditionne les petits plats que les astronautes comme Thomas Pesquet, emportent avec eux sur la station spatiale internationale (ISS). La société charcutière vient ainsi de racheter Globe Export, une PME qui transforme déjà 400 tonnes d'algues fraîches par an en produits culinaires haut de gamme comme la laitue de mer sauvage ou les spaghettis aux algues que l’on retrouve dans les magasins spécialisés, les épiceries fines et les restaurants gastronomiques.

En Oregon sur la côte ouest des Etats-Unis le Hatfield Marine Science Center travaille sur une algue rouge, la palmaria mollis, riche en protéine et en minéraux, qui a le goût du bacon à s’y méprendre quand elle est frite, de quoi révolutionner le breakfast des anglo-saxons…

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Source (Partenaire de Thau-Infos.fr) : https://futuroscopie.org/index.php/ressources-naturelles/se-nourrir/121-les-algues-comestibles

[1] Partenaires privés : C-WEED, Bezhin Rosko, Aleor, France Haliotis, DuPont. Partenaires publics : CNRS, IFREMER, UEB, UBO, UBS, ENSCR, Université de Nantes, INRA, AgroCampus, CEVA.

Russie : les incendies se poursuivent en Sibérie, des températures record enregistrées

La Sibérie connaît depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits, ce qui, combiné à un faible taux d'humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux.

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Situation d'urgence en Sibérie. Les incendies continuent de faire rage dans la province russe, même s'ils ont diminué par rapport aux jours précédents. Le Service aérien de protection des forêts a indiqué samedi 11 juillet qu'il luttait contre 136 incendies sur 43 000 hectares, en utilisant des explosifs pour contenir les flammes et en faisant appel à la technique d'ensemencement des nuages (la modification de la composition d'un nuage afin d'accroître les possibilités de déclencher la pluie, explique Lumni).

La Sibérie connaît également depuis janvier des températures anormalement élevées par endroits ce qui, combiné à un faible taux d'humidité du sol, a contribué à de nouveaux feux après ceux qui avaient dévasté la région l'été dernier, selon le service européen Copernicus sur l'urgence climatique. Depuis mi-juin, le nombre comme l'intensité des incendies ont augmenté dans l'extrême nord-est de la Sibérie et dans une moindre mesure en Alaska, provoquant l'émission de 59 mégatonnes de CO2 dans l'atmosphère, un record pour ce mois depuis le début des mesures en 2003...

En savoir plus sur : https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/russie-les-incendies-se-poursuivent-en-siberie-des-temperatures-record-

La course aux terres arables

 

 terre arable

Sur les 13 milliards d’hectares de terres émergées de la planète, seuls 1,6 milliard d’hectares sont des terres arables, le reste est occupé par la forêt (4,0 milliards d’hectares), les prairies ou les pâturages (3,3 milliards d’hectare) et les terres inutilisables (l’antarctique, les déserts, les iles rocheuses, le zones urbaines, etc.). Les terres arables sont donc limitées.

Dans le futur, selon la FAO, les terres encore disponibles mais de bonne qualité se feront rares, surtout si on veut protéger les grandes forêts tropicales pour préserver l’équilibre climatique et la biodiversité.
Le réchauffement climatique devraient bien rendre exploitables de nouvelles terres au nord mais d’autres seront atteintes par le processus de désertification (notamment dans les régions du Sahel, en Australie, en Espagne, etc.). Il faudra aussi compenser les terres devenues stériles par l’érosion, la salinisation ou la surexploitation et celles perdues par l’industrialisation ou l’urbanisation, en particulier en Asie. Au global, moins de 200 millions d’hectares pourraient être encore ajoutés aux 1600 millions d’hectares déjà exploités actuellement mais guère davantage.

Les terres arables seront-elles alors suffisantes pour nourrir la population humaine qui va connaître son apogée au cours de ce siècle et dont les attentes seront plus fortes avec l’élévation de leur niveau de vie ? La pression démographique, dans un contexte de changement climatique, ne va-elle pas engendrer une compétition de plus en plus âpre pour la terre ? L’insécurité alimentaire va-t-elle s’aggraver en particulier pour les populations vulnérables d’Afrique et d’Asie ?

Pour répondre à ces questions, il faut d’abord prendre la mesure de la grande hétérogénéité des situations rencontrées dans les différentes parties du monde. Les différences viennent de la surface de terre arable disponible pour une population donnée. Entre le Canada, qui dispose de 1,34 hectare par habitant, et la Chine, qui ne dispose que d’un dixième d’hectare, l’écart est considérable. Les différences viennent aussi des niveaux technologiques et des disponibilités en capitaux pour tirer parti de la ressource. Par exemple, l’Egypte et Israël disposent tous les deux du même très faible niveau de dotation en terre arable par habitant : environ 0,05 hectare. L’Egypte qui fut longtemps considéré comme le grenier à blé de la Méditerranée est aujourd’hui loin de l’autosuffisance alimentaire. La malnutrition est le lot de 30% des enfants égyptiens, soit l'un des taux les plus élevés au monde. A l’inverse, Israël est auto-suffisant à 95 % pour ses propres besoins alimentaires et le pays est devenu un important exportateur de produits frais. En dépit d’un climat peu propice à l'agriculture et d’un territoire à moitié désertique, Israël est un leader des technologies agricoles.

Le tableau ci-dessous illustre la situation actuelle et celle prévue à plus long terme des surfaces de terres arables par habitant pour quelques pays significatifs de cette diversité.

Terres arables
(
hectare/habitant) [1]

 

2015
(référence)
 2050
(prévision)
2100
(prévision)
 Canada 1,34 1,17 1,04
 Russie 0,87 0,94 1,01
 USA 048 0,40 0,35
 France 0,30 0,28 0,26
 Nigéria 0,22 0,10 0,05
 Algérie 0,21 0,15 0,14
 Inde 0,13 0,10 0,11
 Chine 0,10 0,10 0,13
 Israël 0,05 0,05 0,05
 Egypte 0,04 0,03 0,03
 Qatar 0,01 < 0,01 < 0,01
 Singapour < 0,01 < 0,01 < 0,01
 Monde 0,22 0,16 0,14

[1] Tableau établi à partir des moyennes des données et des projections disponibles des bases documentaires des Nations-Unis et plus particulièrement celles de la FAO (FAOSTAT), du modèle GAEZ (Global Agro-Ecological Zones) développé par l’IIASA (International Institute for Applied Systems Analysis), des études de l’IFPRI (International Food Policy Research Institute) et du SAGE (Center for Sustainability and the Global Environment) de l’Université du Wisconsin-Madison.

Au cours des 50 dernières années, l’irrigation et les progrès techniques ont permis de doubler voire de tripler la production agricole des terres arables. Cette productivité accrue a cependant, dans bien des cas, été accompagnée d’une dégradation de l’environnement.

L’agriculture utilise 70% de toute l’eau tirée des aquifères, des cours d’eau et des lacs. Elle profite surtout aux agriculteurs dotés de terres productives et jouissant d’un accès à l’eau. Les petits producteurs ne bénéficiant pas des mêmes avantages sont condamnés à exploiter des terres pauvres et à la merci des aléas climatiques.

 

Aujourd’hui, près d’un milliard de personnes souffre encore de malnutrition, en particulier en Afrique subsaharienne et en Asie. Selon la FAO, dans les pays en développement, même si la production agricole double de nouveau d’ici à 2050, une personne sur vingt (environ 370 millions) risque encore d’être touchées par la faim, dont la plupart, toujours en Afrique et en Asie, faute de terres ou de moyens financiers et technologiques pour améliorer les rendements.

La technologie a aussi ses limites et, sur certains sols, même de gros moyens mis en œuvre ne parviennent plus à générer des gains de productivité significatifs. La Chine, dont les ressources en terres arables sont déjà exploitées à leur quasi maximum a commencé à faire face au problème en achetant ou en louant à long terme des terres dans d’autres pays. Plus de 20 millions d’hectares ont ainsi été acquis à l’étranger par des entreprises chinoises, nationales ou privées. Ces acquisitions concernent des pays en développement dans une situation financière si précaire que la vente de terres arables leur permet de boucler leur budget bien souvent au détriment de la population (Nigéria, Mozambique, Zimbabwe, etc.) ou des pays émergents qui y voient une façon d’accélérer la mise en valeur de leur terres (Brésil, Chili, Cambodge, Laos, etc.)

 

Les chinois s’intéressent également et de plus en plus à des terres et des terroirs de pays développés. En France, la société Vignobles K du milliardaire chinois Peter Kwok vient de racheter le Château Bellefont-Belcier, grand cru classé de Saint-Emilion. Les Chinois ont ainsi déjà acheté plus d’une centaine de châteaux dans le vignoble bordelais et ils ne s’intéressent pas qu’au vignoble : l’homme d’affaire, Hu Keqin, via son groupe Reward, a déjà fait l’acquisition quelque 3.000 hectares de terres dans l’Indre et dans l’Allier pour y cultiver du blé bio…et faire apprécier la baguette de pain française en Chine.

Aux Etats-Unis, après avoir acheté Smithfield, le plus important producteur de porc américain, le chinois WH (ex Shuanghui), a racheté 400 fermes porcines et 50.000 hectares. Un porc américain sur quatre est sous contrôle chinois !

Certains pays ont mis en place des législations pour sécuriser leurs terres nationales mais les Chinois finissent souvent par imposer des partenariats, au besoin en se contentant d’une simple minorité de blocage. Ainsi, en 2016, Scott Morrison, alors le ministre australien du budget, a fini par donner son feu vert pour le rachat du groupe Kidman, le plus grand propriétaire terrien d’Australie, par un consortium associant la richissime australienne Gina Rinehart et le groupe chinois Shanghai CRED. Le nouveau groupe exploite en Australie, 101.000 km2 de pâturages et de terres agricoles, une surface plus grande que celle d’un pays comme la Hongrie.

Les Chinois ne sont pas les seuls à faire leurs emplettes. A Madagascar, c’est le conglomérat coréen Daewoo qui a conclu avec l’état un bail emphytéotique pour exploiter durant les 99 prochaines années 1,3 millions d’hectares de surface agricole, soit la moitié des terres arables de l’île. En Ethiopie, le groupe indien, Karuturi Global, a obtenu une concession de 250 000 hectares pour la riziculture dans la région de Gambela. Depuis l’an 2000, l’Afrique a ainsi cédé pour plus de 100 milliards d’euros de terres.

Ces grandes manœuvres pour contrôler les terres arables peuvent déboucher sur des tensions, des émeutes et des conflits si une régulation planétaire équitable ne s’impose pas. Une telle régulation devra prendre en, compte les intérêts des populations locales et préserver les terres cultivées contre les agressions dont elles font l’objet : l’exploitation intensive qui les épuise, l’urbanisation anarchique, la pression foncière à l’origine de nombreuses dérives. Des investissements colossaux seront aussi nécessaires pour améliorer les pratiques agricoles au niveau mondial et permettre à ces terres de nourrir une population de plus de 10 milliards d’habitants. Un tel challenge imposera aussi sans doute des remises en cause du mode de vie et des habitudes de consommation du monde développé.

Transition énergétique : l'UE prévoit un développement à grande échelle de l'hydrogène entre 2030 et 2050

L'hydrogène représente aujourd'hui une part infime de la consommation d'énergie européenne. La Commission voit monter cette part jusqu'à 14% en 2050, sous sa forme "propre".

Hydrogen Trainset, Fuel Cell

Une solution pour la transition énergétique européenne ? Bruxelles a dévoilé un plan de développement de l'hydrogène "propre" dans l'Union européenne mercredi 8 juillet, avec pour objectif de décarboner les secteurs les plus polluants comme la sidérurgie et les transports, dans la course vers la neutralité climatique en 2050.

>> Transition énergétique : le futur va-t-il carburer à l'hydrogène ?

"C'est la clé d'une économie européenne forte, compétitive et sans carbone", a assuré le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, lors d'une conférence de presse. Pour la Commission, l'hydrogène "propre" doit permettre d'aider des secteurs qui peinent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il s'agit de remplacer les énergies fossiles dans l'industrie, notamment pour la production d'acier, de l'utiliser comme carburant pour le transport aérien et maritime, les poids lourds, mais aussi pour les batteries.

Elle en a fait un investissement prioritaire pour la transition et la relance de son économie après la crise liée à la pandémie de Covid-19. Actuellement, le secteur de l'énergie est responsable de 75% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE.

Jusqu'à 14% d'hydrogène "propre" en 2050 : https://www.francetvinfo.fr/economie/energie/transition-energetique-l-ue-prevoit-

Projet « Cours OASIS » : transformer des cours d’école en îlots de fraîcheur et espaces urbains de proximité

 

LogosLe projet FEDER UIA Cours OASIS (Ouverture, Adaptation, Sensibilisation, Innovation et lien Social) vise à transformer les cours de 10 établissements scolaires pilotes en îlots de fraîcheur et à les rendre accessibles aux riverains en dehors du cadre scolaire et périscolaire, lors des épisodes de fortes chaleurs. Les objectifs d'OASIS sont triples : répondre au défi climatique, apporter une réponse au risque sanitaire majeur pour les personnes vulnérables et créer des espaces de convivialité nécessaires à la cohésion sociale.

Rafraîchir les cours d'écoles

Piloté par la Ville de Paris, OASIS constitue une des actions phare de la stratégie de résilience de la ville. Elle vise, à moyen-long terme, à mettre en œuvre un programme de rafraîchissement de l'ensemble des cours des 656 écoles et 115 collèges de la capitale après avoir défini puis expérimenté les procédés retenus et s'inscrit dans un programme plus vaste de la Ville de Paris. Cette expérimentation est l'objet du projet Cours OASIS, financé par le fonds européen FEDER UIA (Urban Innovative Action).

Cinq partenaires, dont Météo-France, sont associés à la Ville de Paris dans ce projet innovant dont les maîtres mots sont l'adaptation au changement climatique et l'amélioration du lien social. On retrouve aussi Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement 75 (CAUE), Laboratoire Interdisciplinaire d'Évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences-Po, Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain (LIED) de l'Université Paris-Diderot - ESIEE, Ligue de l'Enseignement 75.

Aller plus loin : http://www.meteofrance.fr/actualites/83487673-projet-cours-oasis-transformer-des-cours-d-ecole-en-ilots-de-fraicheur-et-espaces-

Les oiseaux ont aussi besoin de boire, en été comme en hiver !

Servez-leur de l'eau toujours pure, sans aucun additif (sel, huile ou antigel).

En été, les points d'eau sont parfois rares dans les zones urbaines ou de culture intensive. Quand les canicules surviennent, les oiseaux doivent parcourir de plus grandes distances pour se désaltérer ou faire leur toilette. Une bonne raison de leur prévoir un petit récipient d'eau, surtout durant la période d'élevage des jeunes. Fournissez-leur de l’eau dans un abreuvoir pas trop profond pour éviter les noyades. L’idéal étant une soucoupe peu profonde et assez large en terre cuite (cela préserve la fraicheur). Choisissez un endroit ombragé et surtout dégagé pour éviter les prédateur (chat…).

Par temps froid, veillez à recouvrir l'abreuvoir d'un grillage (à mailles moyennes) pour éviter qu'ils ne se baignent et gèlent par la suite. Disposez des petites soucoupes ou des récipients peu profonds (3 à 4 cm) dont vous changerez régulièrement l'eau à heures régulières pour que les oiseaux prennent l'habitude de venir boire avant que l'eau ne gèle.

Pensez à changer l’eau tous les jours pour éviter tout risque de contamination.

Tout lire sur : https://www.natagora.be/faqs/comment-donner-boire-aux-oiseaux

Chaffinch, Finch, Bird, Nature

Naissances d’hippocampes dans le port de Mèze !

!Naissances d’hippocampes dans le port de Mèze !

Chaque année, les hippocampes mouchetés de la lagune de Thau se reproduisent entre mai et septembre.

Après 3 à 4 semaines de gestation, le mâle expulse de 100 à plus de 500 bébés par portés

Il semblerait que certains mâles trouvent, au sein des ports, un espace abrité des vents et des courants pour mettre bas.

Retrouvez le témoignage du CPIE Bassin de Thau sur le 12/13 et 19/20 de FR3 Occitanie de 09:16 à 11:14.

 

 

Retrouvez le témoignage
du CPIE Bassin de Thau
de 09:16 à 11:14
 

 

Un dimanche au bord de l'eau

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Le CPIE BT et la LPO Hérault ont participé à l'émission de radio Un dimanche au bord de l'eau sur France Bleu Hérault.

Retrouvez le replay de l’émission « Un dimanche au bord de l’eau » passé en direct le dimanche 14 juin sur France Bleu Hérault.

Le CPIE a participé à la conception de cette première émission avec Bénédicte Bourdial, journaliste de France Bleu Hérault.

Valérian Tabard (LPO 34), Gaelle Jullian et Florian Martel (CPIE BT) interviennent dans l’émission.

Y sont valorisés les projets suivants :

- Le réseau CPIE et surtout ses membres ;

- Les Sentinelles de la mer Occitanie ;

- La campagne Ecogestes méditerranée Occitanie ;

- Le programme des balades de l’été : « Un été nature » que vous animez pour certains sur le territoire de Thau ;

- Panier de Thau.

Très bonne écoute à tous ! 

A la découverte des herbiers de Thau

Cet été , retrouvez les stands de la campagne "A la découverte du monde des herbiers de Thau" sur les plages, et les nouveaux rendez-vous du mardi sur les réseaux sociaux !

Nous vous proposons tout au long de l'été des ateliers, jeux, quizz, expériences et vidéos pour mieux comprendre l'importance des herbiers de zostère pour la biodiversité et la qualité de l'eau de la lagune de Thau.

Une campagne de sensibilisation initiée par le Syndicat Mixte du bassin de Thau (SMBT) dans le cadre de l'animation du site Natura 2000 "herbiers de l'étang de Thau".

Infos : stands itinérants, sans inscription, tous les mercredis du 8 juillet au 19 août sur les plages de Balaruc-les-bains (15h30 à 18h30) et de Bouzigues (10h à 13h).

Agenda des animations sur https://www.smbt.fr/herbiers

Vers une alimentation locale et de qualité pour tous.

En 2019, le CPIE BT a accompagné le Secours Populaire de Frontignan dans la réflexion pour la mise en place d’une offre de produits alimentaires locaux, de qualité et accessibles. Ce projet a été mené avec les bénévoles et les bénéficiaires. Un partenariat étroit a été mis en place avec le LERIS, qui porte un projet régional autour de la question des tiers lieux alimentaires de solidarité.

Pendant la période de confinement, le Secours Catholique a débloqué un budget pour permettre à une dizaine de familles accueillies de bénéficier de paniers de produits frais locaux. 

Ainsi, ces nouveaux partenaires participent désormais à la dynamique, et sont présents à la livraison de Fronticourt un mercredi sur deux.

La rencontre de deux mondes : le secteur social et de l’environnement

Le projet a permis de mêler des acteurs qui se connaissaient pas, ou peu et de créer des synergies entre les acteurs. En mêlant les connaissances du réseau CPIE BT (et ses membres), et le comité du Secours Populaire et sa force de mobilisation de bénévoles, nous avons pu avancer sur des questions de fond et réaliser des actions ayant du sens pour l’ensemble des parties prenantes.

Le CPIE recherche activement des partenaires financiers pour poursuivre cet axe de travail.