Environnement

Pollution plastique : Grandes quantités de métaux lourds dans l’océan

Le Saviez Vous : Les microplastiques affectent aussi la reproduction des huîtres.

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Une huître filtre entre 5 et 20 litres d’eau par heure, si l’eau qu’elle filtre est polluée… nous aussi nous sommes touchés !
Le changement commence chez vous !

 

De Grandes Quantités De Métaux Lourds Dans L’Océan Atlantique Nord

La présence de fortes concentrations de métaux lourds sur différents échantillons de débris de plastique prélevés lors de l’expédition 7E CONTINENT dans le gyre de l’Atlantique Nord en 2015 a été mise en évidence par une équipe de chercheurs pilotée par Alexandra ter Halle, responsable du volet scientifique de 7E CONTINENT et chercheuse au CNRS au laboratoire Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier).

Les concentrations en métaux lourds dans ces débris s’avèrent plus importantes par rapport à celles dans des emballages en plastique neufs. Publiés dans la revue Environmental Pollution, ces résultats impliquent des scientifiques CNRS, IRD et de l’Université de Rennes 1 [1].

Cet article [2] scientifique se concentre sur l’analyse, par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif, de macrodéchets (> 5 mm) récupérés dans le gyresubtropical de l’Atlantique Nord lors de l’expédition 7e Continent en 2015.

De précédentes études [3] ont déjà mis en lumière le fait que de nombreux polluants organiques ou inorganiques peuvent s’associer aux débris de plastique dans les océans.

Toutefois, de nombreux travaux sont encore nécessaires pour comprendre ces mécanismes d’absorption et de libération, tout particulièrement dans le cas des métaux lourds contenus dans ces déchets de plastique.

Des concentrations en métaux plus fortes dans les débris issus du gyre océanique que dans les emballages neufs  

cpmetauxv11.003Si des concentrations significatives de certains métaux nécessaires à la production de plastique ont été relevées dans des emballages neufs, il est plus surprenant de voir que les échantillons prélevés dans l’Atlantique Nord, correspondant à la même sorte d’emballage mais dégradés dans le temps, ont globalement montré des concentrations amplement supérieures.

On notera que les plus fortes concentrations concernent des métaux lourds tels que le titane, le vanadium, le zinc, l’arsenic, le strontium, le molybdène ou encore le cadmium. Par exemple, certains plastiques collectés peuvent contenir jusqu’à 4284 µg/g de cadmium alors que les emballages neufs en contiennent moins de 0,01 µg/g (22 emballages analysés).

Pour certains métaux comme l’arsenic, le titane, le nickel et le cadmium, il a été démontré que ces concentrations plus fortes sont liées à la dégradation des débris. Par ailleurs, par microscopie électronique à transmission, les chercheurs ont mis en évidence la présence de nanoparticules minérales à la surface du plastique.

Ces travaux montrent la complexité des mécanismes de fixation et libération des métaux lourds sur les débris de plastiques.

C’est pourquoi le taux de métaux lourds dans des emballages neufs et dans des débris collectés a été comparé par des scientifiques principalement du CNRS, de l’IRD et de l’Université de Rennes 1.

 

Graphique issu de l’étude illustrant les différentes concentrations en nickel (Ni), titane (Ti) et zinc (Zi). La plus forte concentration dans les débris issus du gyre océanique (en rouge) que dans les nouveaux emballages (en bleu) est flagrante.

>> Lien vers l’étude complète <<

1] Les laboratoires impliqués sont : laboratoire « Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique » (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), laboratoire « Écologie des forêts de Guyane » (CNRS/CIRAD/Inra/AgroParisTech/Universités des Antilles et de Guyane), Géosciences Rennes (CNRS/Université Rennes 1) et Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Toulouse III – Paul Sabatier/Cnes).
[2] Publié en ligne le 13 novembre (parution papier en février 2019)
[3] Rochman et al. Nature 2013 

Hippocampes, une famille d'excentriques

SORTIE EN AVANT-PREMIÈRE

 

Le CPIE Bassin de Thau est fier de vous annoncer la sortie, en exclusivité au Salon de la plongée, du livre Hippocampes, une famille d'excentriques, de Patrick Louisy (Peau-Bleue).

Cet ouvrage co-édité par Biotope éditions & CPIE Bassin de Thau, lève le voile sur ces animaux aussi emblématiques que méconnus. 

Le livre sera en vente au Salon, du 11 au 14 janvier 2019, et à partir du 15 janvier auprès du CPIE Bassin de Thau, de Biotope éditions, et des points de vente partenaires.

Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien du Salon International de la Plongée Sous-Marine, la fondation Octopus et le Seaquarium.

Consultez le communiqué

Le réseau CPIE Bassin de Thau et les Sentinelles de la mer Occitanie, à Paris

Après deux années de travail, le partenariat entre le Salon international de la plongée sous-marine, le CPIE Bassin de Thau et l'association Peau-Bleue se concrétise lors de la prochaine édition de l'événement et vous offre un panel d’activités, avec comme fil rouge : la science participative.

 

Du 11 au 14 janvier 2019 

 

 

Exposition Hippocampe

100m² pour plonger chez l'hippocampe et tout connaître de ce mystérieux animal !

Des visites guidées auront lieu toutes les heures avec l'équipe du CPIE Bassin de Thau et la LPO Hérault.  

Ne manquez pas les interventions de Patrick Louisy, commissaire scientifique de l'exposition, sur des temps forts spécial expo !

L'exposition se situera près de l'espace scénique.

Consultez le communiqué de presse officiel

Village Sentinelles de la mer Occitanie

39m² pour découvrir les sciences participatives à travers des rencontres, des animations, des quiz avec le réseau des Sentinelles de la mer Occitanie. 

Le village accueillera : Apecs, AILERONS, Cybelle Planète, Société Herpétologique de France, la FFESSM Pyrénées Méditerranée et FFESSM CD 13, LPO Hérault, Planète Mer et Peau-Bleue.

Le village sera situé en face de l'exposition Hippocampe ! 

En savoir plus sur les Sentinelles et ses partenaires

La journée mondiale du climat, c'est aussi au zoo du Lunaret

Créée à l’initiative de plusieurs ONG, la Journée mondiale du climat est célébrée le 8 décembre 2018, l’occasion de sensibiliser l’opinion sur l’urgence d’agir dès à présent pour lutter contre les effets du changement climatique. Au Zoo de Montpellier, des activités pour toute la famille sont prévues samedi après-midi.



Une inauguration est d’abord prévue à 14h à proximité de l’île aux singes hurleurs de la serre amazonienne en présence de Stéphanie Jannin, Vice-Présidente de la Métropole déléguée au Développement durable, à l’environnement, à la biodiversité, à la culture scientifique et technique et au Plan climat air énergie territorial.

Au programme du reste de la journée, des visites guidées sur différents thèmes sont prévus entre 14h et 16h30, une démonstration de défense de la forêt par les pompiers forestiers, un stand de bouturage ou encore une exposition photo.

 

Tout le programme : 

  • Une présentation commentée d'une maquette interactive sur l'histoire de la « Forêt méditerranéenne face aux changements climatiques de l'Histoire. »
  • 14h45 : Une visite guidée, « La gestion forestière durable dans un contexte de réchauffement global », promenade dans les parcelles forestières du parc
  • 14h45 : Une visite guidée, « L'impact de la dégradation des habitats sur la biodiversité », présentation d'espèces menacées par la dégradation de leurs habitats, par le réchauffement climatique mais également l'activité humaine
  • 14h à 16h30 : Stand bouturage, « Végétaliser pour lutter contre le réchauffement climatique en ville »
  • Une démonstration de défense de la forêt contre les incendies par les pompiers forestiers (présentation du matériel DFCI ainsi que des gestes d'intervention)
  • Un stand animé par le photographe Philippe Martin de présentation de son exposition photo intitulé « D'ici et d'ailleurs »
  • Un stand de l'ALEC pour la sensibilisation du public aux économies d'eau, avec remise d'un kit pédagogique
  • Un stand CEFE, une exposition de 10 panneaux sur le thème de « l'impact du changement climatique sur les rythmes saisonniers et les conséquences que cela entraîne à différents niveaux ». Cette exposition sera commentée sous la forme de deux petites visites par Isabelle Chuine, directrice de recherche au CNRS en écologie fonctionnelle et évolutive et responsable scientifique de l'Observatoire des Saisons.
  • Un stand Écolothèque : « Les petites bêtes » qui sont souvent mal aimées car leur rôle stratégique dans le maintien de la biodiversité est méconnu.

Journée Mondiale du Climat


Aux côtés de l' Agence Locale de l'Énergie et du Climat Montpellier Métropole, du CEFE CNRS (Observatoire des Saisons), de l'Écolothèque de Montpellier Méditerranée Métropole,... les bénévoles du Groupe Local LPO Grand Montpellier proposeront un stand d'informations sur l'impact des changements climatiques sur la faune (https://www.lpo.fr/images/dev-durable/expo_climat.pdf) et l'oiseau comme indicateur de ces changements par le biais des sciences participatives (https://www.eurobirdportal.org).
http://goo.gl/NzQ5ia

10 gestes Eco citoyens

Aujourd'hui il devient essentiel de modifier son comportement au quotidien, les solutions existent et elles sont très simples à mettre en pratique.

Que ce soit lorsque l'on fait ses courses, à la maison, au bureau, dans le jardin… toutes les occasions sont bonnes pour adopter ces gestes simples et efficaces.  

Ils vous permettront de réduire significativement vos déchets et donc d'améliorer notre cadre de vie, mais  ils permettront également de réaliser de vraies économies, et de rentrer dans une dynamique qui est bénéfique pour tout le monde.

 Alors n'hésitez plus et adoptez ces gestes simples ! 

 

Découvrir les gestes sur : http://trionsnosdechets-mpm.fr/les-10-gestes-eco-citoyensecoecoCapture

 

Des travaux d’automne au potager pédagogique

C’est au début du mois de novembre que le potager pédagogique de la LPO Hérault a fait peau neuve grâce à Françoise, bénévole LPO et Justine, Volontaire en Service Civique.

La première étape fut d’enlever le liseron très envahissant. Tous les bacs ont été dégagés du mieux possible, tout ce qui n’a pas été utile a été placé au compost. La deuxième étape a permis de décompacter les bac tour à tour. Nous avons ajouté du compost et du terreau pour chaque bac. Le décompactage servant à aérer le sol et donc apporter de l’oxygène et le compost et le terreau a donné des nutriments à la terre.

Afin d’obtenir une bonne terre pour la pousse des plantes. [ ] La troisième étape fut de planter des boutures de mâche, des épinards, des blettes, de la roquette et finalement des semis de fèves (une quinzaine par bac). Ensuite nous avons arrangé le bac surélevé. Celui-ci s’étant affaissé à cause du poids de la terre et des fortes pluies. La terre a été vidé et mise de côté, ainsi que le géotextile (tissus permettant le drainage de l’eau).

Le fond a été enlevé en attente d’un nouveau, plus solide, afin de pouvoir se servir du bac à nouveau. Ce bac surélevé était destiné aux Personnes à Mobilité Réduite pour qu’elles aussi puissent jardiner, lors de visites. Un mois après, les semis de fèves ont bien poussé, les mâches, blettes et épinards ont bien pris également. Nous expérimenterons dans ce cadre l'humus de buis du Larzac produit par l'entreprise Buxor (en commande : ici) Le prochain chantier est programmé pour le samedi 12/01, n'hésitez pas à nous rejoindre ! Justine Lorain, VSC LPO Hérault

 Pour les rejoindre !
Justine Lorain, VSC LPO Hérault 

Les émissions de CO2 "dérapent"

Loin des objectifs climat

 AFP
 
Industrie, Sunrise, Brouillard

Le "pic" tant espéré attendra. Les émissions de CO2 des énergies fossiles, première cause du réchauffement mondial, ont connu en 2018 une hausse inédite depuis sept ans, comme un rappel à la réalité pour les États réunis à la COP24 en Pologne.

Selon un bilan annuel publié mercredi en marge de la 24e conférence climat de l'ONU, les émissions de CO2 liées à l'industrie et à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz devraient croître de 2,7% par rapport à 2017, après une hausse de 1,6% l'an dernier ayant suivi trois ans quasiment stables.

 

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

PROTEGER LES HERBIERS DE POSIDONIES

 C'EST PARTICIPER A LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE !

CAP D'AGDE / COP 24 : PROTEGER LES HERBIERS DE POSIDONIES C'EST PARTICIPER A LA LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE !
En préservant et en gérant durablement les herbiers de posidonies du Cap d'Agde, notamment avec ses zones de mouillages écologiques et sa station d'épuration "Posidonia" performante, la ville d'Agde et de son Aire marine protégée participent à leur niveau à limiter les effets du changement climatique, objet de la COP 24 qui se tient actuellement en Pologne.


Comme partout en Méditerranée, ces plantes à fleurs sous-marines (si si !) sont un rempart naturel contre l'érosion marine en jouant un rôle d'amortisseur de la houle et sont aussi capables de stocker plusieurs centaines de kg de CO² par m², principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique !

Renaud Dupuy delagrandrive