Environnement

Réchauffement climatique : jusqu'où montera le niveau des mers?

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation de Jacques Carles et de futuroscopie.org

Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans. Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique (1) a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie (2). 

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100. 

Plus pessimiste encore, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans sa toute dernière analyse, n’exclue pas une montée du niveau des eaux pouvant atteindre 2,5 mètres en 2100, ce qui n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel à l’échelle des temps géologiques. Ainsi pendant les précédents âges interglaciaires, le niveau des océans a souvent été supérieur au niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Riss-Würm, il y a 125.000 ans, les scientifiques estiment que le niveau des mers s’élevait à environ 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Mindel-Riss, il y a 400.000 ans, le niveau des mers s’est stabilisé à un niveau proche, à quelque 5 mètres au dessus de la valeur actuelle. A noter que pendant cette période les paramètres de l’orbite terrestre par rapport au Soleil étaient proches de la situation actuelle. 

Ces constatations montrent qui si l’activité humaine explique sans doute une part du réchauffement actuel de note planète, d’autres paramètres, liés au système solaire, sont également à l’œuvre. En effet plus de 99% de l’énergie terrestre provient du soleil et toute variation même infime de l’activité solaire a d’énormes répercussions sur le climat. Les fluctuations de l’activité solaire affectent d’ailleurs les autres planètes qui nous entourent. Ainsi les calottes polaires martiennes se réduisent également et les températures moyennes relevées à la surface de Mars montrent qu’elles s'accroissent encore plus rapidement que sur Terre (3). 

Quelles que soient les mesures prises pour tenter de contrôler le réchauffement climatique, qu’il faut prendre car elles ont de toute façon des impacts positif pour l’environnement, il faut s’attendre à une modification importante du tracé des côtes marines dans le monde d’ici 2100 et plus encore dans les siècles à venir.

Avec l’hypothèse d’une montée des eaux limitée à un mètre d’ici 2100, ce sont quand même près d’un demi-milliard de terriens qui seront affectés dans les prochaines décennies. 
En Asie, les pays très peuplés du sud du continent, entre autres, le Bangladesh, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, seront les plus durement touchés. En Chine les zones industrielles de Shanghai ou de Shenzhen devront s’adapter très rapidement ou disparaître. Au Japon, Tokyo et Osaka feront également face aux inondations d’une grande partie de leurs agglomérations.
En Amérique du Nord, si le Canada devrait bénéficier du réchauffement climatique et devenir une puissance arctique majeure, les Etats-Unis par contre en subiront des effets dévastateurs. La façade atlantique dans son ensemble sera d’autant plus remodelée par la montée des eaux que les zones côtières subissent par ailleurs un phénomène de subsidence, c’est-à-dire un affaissement progressif de l'écorce terrestre. New-york, Miami, Cap Canaveral feront partis des zones les plus menacées. A l’ouest, le trait de côte de la Californie, de Los Angeles jusqu’à San Francisco, pourrait reculer que plusieurs dizaines de kilomètres.
L’Amérique du Sud devra également faire face à l’élévation du niveau de la mer mais dans des proportions moindre que pour d’autres régions. Des zones de pêche et de tourisme seront néanmoins touchés telle que Rio de Janeiro où la plage de Copacabana disparaitra.
En Afrique, le delta du Nil sera submergé et provoquera la migration forcée de millions d’habitants., de grandes métropoles comme Lagos au Nigeria, Abidjan en Côte d’Ivoire, Lomé au Togo, Le Cap en Afrique du sud devront également lutter contre les eaux. Des villages côtiers disparaitrons entièrement et avec eux certaines des plaines côtières les plus fertiles d’Afrique.
En Europe, des terres seront englouties le long de l’Atlantique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France où des villes comme Dunkerque, Saint-Malo ou Bordeaux seront touchées. 

A plus long terme, la dernière étude exhaustive, publiée par 59 chercheurs de 17 pays, dans la revue scientifique Nature Géoscience (4) montre que les modèles climatiques actuels pourraient encore sous-estimer les changements climatiques à venir. Selon un communiqué du CEA (5) qui a participé à cette étude, « un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables » . Une prévision qui rejoint les conclusions des paléoclimatologues qui ont pu mettre en relation, sur longues périodes, les cycles glaciaires et le niveau des océans.
En Méditerranée, Montpellier pourrait devenir un bord de mer comme le souhaitait Georges Frêche. Sète deviendra une vraie île et Agde deviendra à son tour une île singulière. Le delta du Rhône et la Camargue seront noyée.

 

Montée du niveau de la mer, de Béziers à la Camargue


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m (consensus des paléoclimatologues pour le niveau d'équilibre à long terme)

 

références :

  1. Comme tout corps physique l’eau se dilate avec la température et plus la température s’élève, plus la dilation s’accentue. Le coefficient de dilation passe ainsi de l’ordre de 0,02% à 10° à 0,2% à 20° et 0,8% à 40°.
  2. Lettre n°5 du Changement Global (octobre 1996) : « Le niveau marin depuis 20 000 ans enregistré par les coraux ». La Lettre du Changement global, issue du Programme Mondial de Recherches sur le Climat, émane du Comité national français du changement global, en relation avec l'Académie des sciences.
  3. Lori K. Fenton, Paul E. Geissler & Robert M. Haberle. Global warming and climate forcing by recent albedo changes on Mars. Nature,Vol 446, 5 April 2007
  4. Fischer, H., Meissner, K.J., Mix, A.C., et al.: Palaeoclimate constraints on the impact of 2°C anthropogenic warming and beyond. Nature Geoscience, 25 June 2018.
  5. CEA, communiqué de presse du 26 juin 2018

Selon la SATHOAN : UNE NOUVELLE ESPECE INVASIVE EN MEDITERRANEE, LE POISSON CRAPAUD

UNE NOUVELLE ESPECE INVASIVE EN MEDITERRANEE – LE POISSON CRAPAUD

 

Poisson crapaud à joues argentées (Lagocephalus sceleratus), ou poisson globe en Méditerranée

 

Selon la SATHOAN Les espèces envahissantes constituent des menaces pour la santé humaine ou infligent des dommages écologiques et/ou économiques. Le poisson crapaud à joues argentées (Lagocephalus sceleratus), est une espèce qui provient de la Mer Rouge et qui s’est introduite en Méditerranée par le Canal de Suez.

Ce poisson est considéré comme l’une des espèces les plus nuisibles de la mer Méditerranée, en raison de sa puissante neurotoxine, de ses impacts sur la biodiversité marine et de l’augmentation des coûts et du travail qu’il inflige aux pêcheurs. La capture et la consommation de ce poisson-globe sont interdites dans presque tous les pays riverains de la Méditerranée. Ce poisson est maintenant étendu à l’ensemble de la Méditerranée et de la mer Noire.

Une étude complète récente couvrant les aspects écologiques, la croissance, la reproduction, le régime alimentaire et le niveau trophique sur la base d’échantillons à permis de mieux connaître cet envahisseur.

Le poisson crapaud (Lagocephalus sceleratus) semble être un géniteur par lots avec des pontes discontinues et des saisons de frai différentes en Méditerranée orientale. La température semble jouer un rôle important sur la période de reproduction (la durée diminue à mesure que l’on se déplace vers le nord depuis le canal de Suez). Malgré tout  il semble posséder un rôle écologique positif, puisqu’il contrôle d’autres espèces envahissantes par leur régime alimentaire, telles que le poisson-lion, le poisson-bouc de la mer Rouge, le poisson lapin et les oursins à longues épines. On observe chez cette espèce un phénomène de cannibalisme, qui semble dépendre de la densité...

(https://sathoan.fr/espece-invasive-le-poisson-crapeau/)Poisson Globe, Fugu, Poisson, Blowfish

- Trophées pour la biodiversité en Occitanie-

 

 Cérémonie de remise des trophées de la biodiversité : la Région récompense 7 projets éco-responsables

 

 

Vendredi 21 octobre, Agnès Langevine, vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l'économie circulaire et des déchets, accompagnée a récompensé7 porteurs de projets à l'occasion de la cérémonie de remise de prix des trophées de la biodiversité qui avait lieu à la Cité de l'Economie et des Métiers de demain.Cette nouvelle édition des Trophées de la biodiversité avait recueilli 81 candidatures. https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2984/20211022_trophee-biodiversite__63441.jpg

Depuis 2018, la Région Occitanie organise les trophées de la biodiversité. Leur objectif ? Encourager et soutenir les acteurs socio-économiques locaux impliqués dans la préservation et la mise en valeur de la biodiversité dans leurs pratiques professionnelles. A l'occasion de la cérémonie organisée vendredi 22 octobre, 7 lauréats venus de toute l'Occitanie ont été distingués dans autant de catégories, et se sont vu remettre un trophée ainsi qu'un chèque de 3 000 . Ils feront également l'objet d'une valorisation menée par la Région.

« Cette cérémonie est l'occasion de saluer tous ceux, associations, entreprises, acteurs institutionnels, qui ont fait le choix de s'inscrire dans la mutation énergétique et écologique que la Région encourage et accompagne depuis maintenant de nombreuses années.Notre région compte 45 % du territoire reconnu comme Zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF). La préservation de la biodiversité, pour laquelle la Région porte un plan d'action ambitieux pour la reconquête de la biodiversité, est donc plus que jamais essentielle. Le nouveau modèle de société que la Région porte, notamment à travers l'adoption de son Pacte vert, se nourrit des initiatives portées par tous les acteurs du territoire. Ces trophées en sont la parfaite illustration », a notamment déclaré Agnès Langevine à l'occasion de cette cérémonie.

 

Focus sur le palmarès:

Catégorie « biomimétisme » :

Le prix est attribué à l'exploitation Forêt de 2 mains,située à Saint-Perdoux dans le Lot,pour son projet d'exploitation de production de fruits, légumes et plantes médicinales et aromatiques selon la technique de la « forêt jardin », inspirée du fonctionnement des forêts naturelles.

Catégorie « ingénierie écologique »:

Le prix est attribué à la société Eco-Altitude, située à Arrens-Marsous dans les Hautes-Pyrénées, pour ses actions de restauration de milieux (décharges, pistes de ski, friches industrielles, carrières exploitées, etc)par la technique de l'hydro-ensemencement de semences collectées localement, garantissant et préservant la diversité génétique de semences adaptées au territoire.

Catégorie « organisation » :

Le prix est attribué à Promologis, acteur majeur du logement social en Occitanie pour le développement de sa démarche interne impliquant l'ensemble des salariés sur la réalisation d'un inventaire de bonnes pratiques et la définition d'engagements fondamentaux visant à intégrer la biodiversité dans toutes les activités de l'entreprise.

Catégorie « développement de l'emploi » :

Le prix est attribué au groupement Forestier de la Barbazanié situé à Fontrieu dans le Tarn,pour la transformation de ses pratiques sylvicoles conciliant production de bois et protection de l'environnement, à l'aide d'un plan de gestion intégrant de bonnes pratiques écologiques (diagnostic biodiversité notamment).

Catégorie « implantation »

Le prix est attribué à l'entreprise cévenole de génie écologique Helice BTPEI à Pompignan dans le Gard,qui depuis son installation en 2014, n'a eu de cesse de déployer des actions en faveur de la préservation de la biodiversité de la prise en compte de son environnement local dans l'ensemble de ses activités.

 

Catégorie « valorisation de la biodiversité »

Le prix est attribué à la société coopérative agricole Les maitres vignerons,à Cascastel dans l'Aude, pour leurs réalisations diverses dans le domaine du tourisme durable, la sensibilisation à l'environnement, l'agro-écologie, mais également pour leurs actions de préservation et de sensibilisation collective à la biodiversité, notamment par la protection du lézard ocellé "Timon lepidus", présent sur la liste rouge des espèces menacées en France, permettant d'accélérer la modification des pratiques agricoles.

 

Catégorie « solutions en faveur de la biodiversité »

Le prix est attribué à la SCOP Cohab, située à Cazouls-d'Hérault dans l'Hérault, qui œuvre pour favoriser la biodiversité en milieu urbain et permettre la cohabitation Homme faune sauvage. C'est dans cet esprit qu'elle a créé des dispositifs favorisant la biodiversité en milieux urbains, dont la production est locale, issue de filières durables, avec par exemple la réalisation de ponts aériens pour les écureuils roux (écuroducs), ou passages pour les hérissons dans les clôtures, ou encore de nichoirs et gîtes directement encastrés dans le bâti.

 

Énergie : comment va évoluer le système de production électrique en France ?

Selon FranceInfo :

Dans un rapport, RTE, le gestionnaire du Réseau de transport de l'électricité, propose six scénarios pour l'avenir du système électrique.

L'objectif est connu : zéro émission de carbone en 2050. Mais quel chemin emprunter pour y parvenir ? RTE, le gestionnaire du Réseau de transport de l'électricité, propose, dans un rapport, six scénarios pour l'avenir du système électrique. Ils vont d'une option 100% énergies renouvelables à un mix moitié nucléaire, moitié renouvelable. La question centrale est bien là : que faire du parc nucléaire français ? Faut-il remplacer les réacteurs en fin de vie par des nouveaux, ou sortir progressivement de l'atome ?

Des investissements plus ou moins coûteux

Pour RTE, même si le nucléaire garde une place importante, il ne suffira pas. Il est donc urgent d'investir massivement dans les énergies renouvelables, notamment l'éolien..............

Aller plus loin : https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/energie-comment-va-evoluer-le-systeme-de-production-electriqueen-france

Une sortie « découverte des chauve-souris » a eu lieu le vendredi 09 octobre à Poussan

Dans le cadre de l’ABC (atlas de la biodiversité communale) des garrigues, une sortie « découverte des chauve-souris » a eu lieu le vendredi 09 octobre de 18h à 20h à la crique de l’Angle. Organisée par la LPO et le CPIE, cette sortie, à laquelle une quinzaine de personnes ont participé, a permis de découvrir le monde fascinant de ces mammifères nocturnes (leur habitat, leur mode de vie, leur déplacement…). Chaque chauve-souris se nourrit d’environ 3000 insectes (dont des moustiques) par nuit; il faut donc en prendre soin et ne pas détruire ses habitats.
Peut être une image de 9 personnes, personnes debout et plein air
 
Durant cette sortie, de nombreuses chauve-souris ont pu être observées ou détectées grâce à la Batbox, appareil permettant de reconnaître l’espèce de chauve-souris grâce à la reconnaissance des ultrasons émis par l’animal pour se guider. 3 espèces ont ainsi été identifiées: la pipistrelle commune, pygmée et de Kuhl.
D’autres sorties ou ateliers auront lieu prochainement dans le cadre de cet ABC.

COMMENT PROTÉGER LES ABEILLES ?

Le saviez-vous ? 80% des fruits et légumes que nous consommons dépendent directement des abeilles et autres pollinisateurs
Pourtant elles disparaissent massivement.. Pour les protéger, découvrez 6 petits gestes du quotidien à mettre en place chez vous : https://bit.ly/3tDKj3k

Expansion de la punaise diabolique en France : le rôle capital des sciences participatives pour le suivi des espèces envahissantes

L'INRAE et le Muséum national d’Histoire naturelle ont créé deux programmes de sciences participatives pour étudier l’expansion géographique d’une espèce envahissante : la punaise diabolique. Cet outil puissant au service de la recherche a permis une vaste collecte de données sur ce ravageur de nombreuses cultures. Les résultats de ces initiatives citoyennes sont parus le 1er juin dans la revue Scientific Report, ouvrant la voie au développement de programmes similaires pour suivre l’expansion d’autres espèces envahissantes.

 

Comme de nombreuses espèces envahissantes, la punaise diabolique Halyomorpha halys est hautement polyphage (s’alimente à partir de diverses sources) et se nourrit au détriment de plus de 120 espèces de plantes hôtes sauvages ou cultivées. Difficile à observer dans les cultures, cet insecte a la particularité d’entrer dans les habitations à l’automne à la recherche d’un abri pour passer l’hiver. Une occasion pour tout citoyen de l’observer et signaler sa présence, en prenant part à un programme de sciences participatives.

 

Lors de la première détection de la punaise diabolique en France, INRAE et le Muséum national d’Histoire naturelle ont initié deux programmes de sciences participatives, Agiir puis INPN-Espèces, lancés respectivement en 2012 et 2016. Leurs vocations : impliquer et sensibiliser les citoyens à l’étude des invasions biologiques. Pour la première fois, une initiative de science citoyenne a permis de suivre en temps réel l’expansion d’une espèce envahissante d’importance agronomique à travers le pays. A travers une application et un site web, plus de 4000 participants ont ainsi signalé la présence de la punaise diabolique entre 2012  et aujourd’hui. Chaque signalement est accompagné de nombreuses observations sous la forme de photographies complétées par des commentaires sur les conditions d’observations. Bilan de cette étude de 8 ans : en 2019, la punaise diabolique a conquis plus de 50% des départements métropolitains.

 

Les citoyens français ont permis aux scientifiques d’accéder à de précieuses données sur l’expansion de cette espèce envahissante ainsi qu’à des informations clés sur son mode de vie. Forts de ces résultats, les chercheurs d’INRAE développent actuellement un nouveau programme de sciences participatives afin de surveiller trois espèces potentiellement envahissantes en France : le hanneton japonais (Popillia japonica), le capricorne à col rouge (Aromia bungii) et le fulgore tacheté (Lycorma delicatula).

Halyomorpha halys : une punaise diaboliquement envahissanteLa punaise diabolique, Halyomorpha halys, est un exemple typique d’espèce envahissante capable de coloniser avec succès de nouveaux territoires. Originaire d’Asie orientale, elle est commune dans les régions tempérées de Chine, du Japon et de la République de Corée. Mais au cours des dernières décennies cette punaise passe les frontières : elle a d’abord colonisé l'Amérique du Nord, où elle a causé d’immenses dégâts sur différentes cultures, des vergers aux vignobles, en passant par les cultures de tomate. Son expansion l’a menée en France, où elle a été détectée pour la première fois en 2012. Depuis, la punaise diabolique colonise plus de la moitié des départements métropolitains, et son expansion se poursuit !

 

 

Les sciences participatives à la rescousse
Les invasions biologiques sont l’une des causes majeures de l’érosion de la biodiversité. Le nombre d’espèces exotiques envahissantes posant des problèmes agronomiques a augmenté de manière très significative à partir des années 2000, causant des pertes économiques considérables dans le monde entier. Être préparé à l’arrivée d’espèces envahissantes et être capable de suivre leur expansion est un enjeu primordial dans les stratégies de biosécurité. Les sciences participatives se sont révélées être une approche efficace pour améliorer la détection précoce et le suivi des invasions biologiques sur de larges zones géographiques. Les données collectées par les citoyens permettent de mieux comprendre la biologie des espèces envahissantes dans les zones récemment colonisées et offrent des possibilités d’anticipation et d’adaptation des stratégies de lutte et d’aménagement des plans de surveillance.

En savoir plus : https://www.inrae.fr/actualites/plateforme-depidemiosurveillance-sante-vegetale-surveiller-evaluer-decider

Références :

Streito, JC., Chartois, M., Pierre, E. et al. Citizen science and niche modeling to track and forecast the expansion of the brown marmorated stinkbug Halyomorpha halys (Stål, 1855). Sci Rep 11, 11421 (2021). https://doi.org/10.1038/s41598-021-90378-1

 

Chartois M, Streito J-C, Pierre E, Armand J-M, Gaudin J, Rossi J-P (2021) A crowdsourcing approach to track the expansion of the brown marmorated stinkbug Halyomorpha halys (Stål, 1855) in France. Biodiversity Data Journal 9: e66335. https://doi.org/10.3897/BDJ.9.e66335

 

Le Risque industriel dans l'Hérault

Illustration Pixabay

Le risque industriel dans l'Hérault résulte de la combinaison de la probabilité de survenue d’un accident industriel sur le territoire du département de l'Hérault et de ses conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement ou les biens, dont le patrimoine culturel et l’activité économique.

Neuf établissements de statut Seveso sont dénombrés dans le département : cinq « Seveso seuil haut » et quatre « Seveso seuil bas ».

Trois plans de prévention des risques technologiques ont été mis en place afin de prévenir les risques aux abords des sites les plus sensibles.

L'information de la population est faite via différents vecteurs. Le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune, dont le risque industriel. Le dossier d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) précise au niveau communal ces risques. Il est complété par.....

Lire un dossier bien complet sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Risque_industriel_dans

SMBT : Biodiv’eau, un dispositif visant à aider les exploitants agricoles

formation-agriculteurs

Lancé en 2012, ce dispositif permet d’enrichir la biodiversité dans les exploitations agricoles. Il a notamment permis à de nombreux vignerons de connaître et de développer la faune et la flore abrités dans leurs parcelles, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de l’eau.

Le SMBT est à l’initiative de la constitution du premier groupe Biodiv’eau sur le territoire, avec pour secteur expérimental le site  Natura 2000 de la Plaine de Villeveyrac-Montagnac.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la biodiversité et la qualité des eaux sur le territoire de Thau dépendent en partie des pratiques agricoles. En effet, outre la réduction, voire l’élimination, des produits phytosanitaires, la gestion et l’entretien de certains éléments paysagers sur les exploitations jouent un rôle essentiel. Haies, fossés, mares temporaires, arbres isolés,  bandes enherbées et murets constituent l’abris de nombreuses espèces d’oiseaux, insectes, reptiles ou amphibiens ; ces derniers étant de véritables alliés des cultures.
Ces infrastructures agro-écologiques (IAE) contribuent à l’épuration de l’eau et donc nécessairement à la qualité des sols.

En proposant une formation, un diagnostic personnalisé, des conseils de gestion et des aides financières pour certains aménagements, le dispositif Biodiv’eau permet aux exploitants de mieux connaître et développer la biodiversité de leurs parcelles tout en contribuant à l’amélioration de la qualité de l’eau. Une première journée de formation a déjà été dispensé à  Saint-Pons de Mauchiens. Six d’entre eux ont été formés à l’utilisation de la grille d’auto-diagnostic écologique de leur exploitation.

Cette initiative orchestrée par le Syndicat mixte du bassin de Thau, animateur du site Natura 2000, en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et le Conservatoire des Espaces Naturels d’Occitanie qui pilotent le dispositif, devrait rapidement porter ses fruits.

A noter que depuis 2012, pas moins de 165 diagnostics ont ainsi été réalisés sur une surface totale de 5200 hectares. La majorité des vignerons inscrits dans ce programme ont déjà constaté une amélioration de la biodiversité sur leurs parcelles. La démarche est à poursuivre !

Télécharger la plaquette pour plus d’informations.

 

Photo SMBT

Ora Maritima - 4e assises de Thau : en route vers le Projet Alimentaire Territorial

Bien vivre et mieux manger tous ensemble ! c'était le thème d'Ora Maritima 2021, les 4e assises de Thau, ces 15 et 16 octobre 2021

Pour leur 4° édition, les assises Ora Maritima organisées par le Syndicat Mixte du Bassin de Thau, mettaient le cap sur la transition alimentaire. Car l'accès pour tous à une alimentation durable, c'est à dire locale, de qualité, qui respecte les Hommes et l'environnement, est un véritable défi.

Le vendredi 15 octobre, A l'abbaye de Valmagne, c'était le départ des assises Ora Maritima avec une 1ère journée qui était dédiée aux professionnels avec une assemblée plénière et en ouverture des discours celui d'Yves Michel, Président du Syndicat mixte du Bassin de Thau.

Après les convivialités, place aux 4 ateliers 
 
  • Favoriser une démarche collective pour une transition alimentaire durable et de territoire
  •  Structurer une chaîne alimentaire territoriale durable
  •  Assurer l’accès de tous à une alimentation de qualité et lutter contre la précarité alimentaire
  •  Soutenir une production agricole locale et durable
 
Tous mettaient le cap vers la Transiton alimentaire avec cette édition 2021 et se mettaient en route vers le Projet Alimentaire Territorial (PAT)….aaaablocIMG_20211016_121009
 
 
Et ce samedi 16, “Entre Terre et Mer” , c'était le Forum des initiatives alimentaires de Thau du bassin de Thau qui se tenait  de 10h à 14h sur la place Aristide Briand à Sète. Une quinzaine de stands présentaient des actions en faveur d’une alimentation bonne pour la santé, les circuits-courts, la solidarité alimentaire, les productions locales et leur valorisation dans les commerces. Vous pouviez découvrir les initiatives lancées localement.
Avec la participation entre-autres de la CCI Hérault, du réseau Bienvenue à la ferme, de Sète agglopôle Méditerranée, de la Palanquée, du Lycée
de la Mer Paul Bousquet, du collectif Zéro Séchet, de Super panier, du CPIE bassin de Thau, de la Coop Singulière…

A 11H,  c'était "PLEINS FEUX SUR LA CUISINE DE PÊCHEURS."aaaasmbtCapture

Photo SMBT

Le SMBT précisait : "Côté mer ou côté étang, la gastronomie du bassin de Thau et notamment celle de la presqu’île de Sète font la part belle aux produits locaux en particulier ceux issus de la mer et des lagunes.De quoi y découvrir un tas de secrets sur la cuisine sétoise traditionnelle et ainsi que de nombreuses initiatives locales afin de « Mieux manger, mieux produire et mieux vivre ». "
Pour évoquer cette cuisine aux accents multiples, étaient présents à une conférence-débat, Jean BRUNELIN, auteur du livre la Cuisine sétoise, Michel BREL, animateur du groupe Facebook Pour l’amour de Sète, Clément CALMETTES, professeur au lycée de la Mer, Pierre D’ACUNTO, pêcheur sétois et président de l’Association Méditerranéenne Organisation Producteurs.

                 Comme pour eux, nous somme nombreux à penser que : « Notre avenir se joue dans nos assiettes ». Tel était le mot d’ordre de l’édition 2021 du Festival…

Vous pouviez ainsi aller à la rencontre de celles et ceux qui agissent en faveur de la transition alimentaire !

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Une vingtaine de structures engagées dans la transition alimentaire ouvrent leurs portes dans tout le territoire de Thau. C'est l'occasion de découvrir de nouvelles initiatives et comprendre comment mieux se nourrir et faire changer les choses avec des visites et des balades...

Et plus tard, comme dessert vous pouviez profiter  de la projection du film "Recettes pour un monde meilleur" suivie d'un débat au Comoedia ou vous rendre  dans différentes communes du Bassin de Thau, où des projections du film "festival alimeterre"

AlimenTERRE étaient proposées. Organisé chaque année du 15 octobre au 30 novembre, cet événement international  propose une sélection de films et débats autour de l’alimentation durable et solidaire dans le monde. Cette année, 9 films (courts, moyens et longs métrages) seront à l’affiche.

 

Ora Maritima 2021, c’est à partir de vendredi !

Aucune description de photo disponible.
Les 4èmes Assises du Bassin de Thau vous donnent rendez-vous  à l’Abbaye de Valmagne vendredi 15 octobre pour parler de votre assiette !
 AVANT PREMIÈRE : le Projet Alimentaire Territorial du bassin de Thau sera présenté à cette occasion lors de la plénière de l’après-midi (à 14h30).
 2 tables rondes donneront la parole à des acteurs locaux et des territoires voisins sur les enjeux de l’alimentation de demain.
- Comment organiser une politique alimentaire de territoire ?
- Les leviers d’une transition alimentaire durable et solidaire
 
Inscription en ligne : www.oramaritima.fr