Environnement

L'Observatoire du SMBT vigilant avec le risque de malaïgue

L’observatoire du Syndicat mixte du bassin de Thau est un outil de gestion et d’information du territoire. Il met à disposition une sélection d’indicateurs cartographiés, de données, d’analyses et de ressources.

Progressivement, l’observatoire s’oriente vers le suivi des politiques publiques conduites par le syndicat mixte, et leur évaluation.

 

Un outil d’information

L’observatoire est un outil au service de l’ensemble des missions du SMBT. Il facilite l’accès aux données du territoire par une présentation synthétique et accessible.

Il accompagne la conduite des projets. Il facilite l’animation des groupes de travail et la concertation par l’apport de données, de statistiques, d’analyses, d’indicateurs et de suivis cartographiques.

Mis en place pour le suivi du dernier Contrat Qualité pour la lagune de Thau, il a contribué aux diagnostics des projets du SMBT (SCOT, SAGE, Natura 2000).

Pour répondre à ses objectifs, l’observatoire a développé un Système d’Information Géographique (SIG). Cette application informatique permet de géo référencer les bases de données, organisées en couches superposables.

Sa vocation est de favoriser la gestion et la perception du territoire grâce à la spatialisation de l’information par cartographie. Des fonds de référence sont utilisés : photos aériennes, fonds topographiques, fonds cadastraux, occupation du sol, Plans Locaux d’Urbanisme, zones de protection naturelles, zones inondables…Ces fonds couplés avec d'autres données thématiques, permettent d'alimenter le suivi du milieu et la participation aux diagnostics du territoire.

…et de suivi

Avec la mise en œuvre du SCOT et du Contrat de Gestion Intégrée, l’observatoire développe maintenant des missions de suivi.

A terme, il suivra un ensemble d’indicateurs :

  • des indicateurs pour évaluer l’impact et la performance des actions du Contrat de Gestion Intégrée
  • des indicateurs d’évaluation environnementale des politiques publiques (SAGE, SCOT, Natura 2000) pour mesurer l’état des milieux et des ressources et les impacts des actions entreprises
  • des indicateurs généraux d’observation territoriale (démographie, logement, transport…) pour suivre les chiffres clés du territoire

Ces suivis participent à l’élaboration de bilans. Ils permettront d’évaluer l’efficacité des actions menées et de les réorienter si nécessaire.

Un tableau de bord d’indicateurs sera régulièrement diffusé sur ce site.

http://www.smbt.fr/

Depuis 2007, le Syndicat mixte du bassin de Thau a mis en place un suivi régulier de la lagune de Thau pour détecter un éventuel départ de malaïgue. Ce dispositif est destiné aux conchyliculteurs. 
 
Le combat contre les "mauvaises eaux"

La malaïgue signifie « mauvaises eaux ».

Elle se manifeste par la chute de la teneur en oxygène de l’eau, favorisée par les fortes chaleurs et l’absence de vent. Lorsqu’elle apparait, le milieu aquatique devient hostile à toute forme de vie et rend les coquillages impropres à la consommation.

Un scénario catastrophe pour les conchyliculteurs.

Pour l’anticiper, tous les étés, les eaux de la lagune de Thau sont placées sous surveillance.

 Pour limiter les effets de la malaïgue

Régulièrement, des points de mesure dans la lagune font l’objet de prélèvements. Les mesures concernent le niveau d’oxygène, la température et la salinité.

Ce suivi est un travail partenarial.

Il associe :

  • La Communauté d'Agglomération du Bassin de Thau qui assure les mesures de bord (secteur nord) et au large de Sète et Marseillan (bouées sirène),
  • L’IFREMER, qui assure les mesures au large,
  • Le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée, qui assure les mesures au niveau des tables et qui, en cas de résultats critiques, relaie l'information auprès des conchyliculteurs,
  • Le SMBT qui coordonne le suivi, collecte, met en forme et met en ligne les données sur le site internet du SMBT.
  • En cas de problème :

    VigiThau est un outil de management environnemental ; une aide à la gestion et au suivi du milieu lagunaire.

    Elaboré par le Syndicat mixte du bassin de Thau, ce programme a pour objectif de prévenir les pollutions sur la lagune de Thau et de mettre en place un système d’avertissement à destination des professionnels et des communes.

     http://www.smbt.fr/content/vigithau

    Un réseau de capteurs installé sur la lagune est relié à une plateforme centrale. Un suivi en temps réel est réalisé.

 

smbt : La Plaisance sur le territoire de Thau.

La Plaisance constitue une source d’attractivité du territoire de Thau.

Les activités nautiques prennent des formes multiples, sur la lagune, dans les canaux et en Mer.

Ces activités peuvent avoir des impacts sur la qualité des masses d’eau. Réglementer ces pratiques, sensibiliser, sont essentiels pour préserver la qualité de l’eau de la lagune et donc l’activité économique.

Les politiques publiques menées sur le territoire vont dans ce sens : organiser et mettre en place un cadre réglementaire pour ces activités.

 

La plaisance

La lagune de Thau a cette particularité d’être un point de transit entre deux voies fluviales importantes : le canal du Midi et le canal du Rhône à Sète. Elle est le siège d’un trafic important de pénichettes estimé à environ 8 000 passages/an.

La plaisance est donc une activité largement représentée sur le territoire de Thau, qui compte au total plus de 5100 emplacements répartis dans de nombreux types de structures.

On distingue :

  • Les ports de plaisance « classiques » affectés à la plaisance et disposant d’un bon niveau de service (Frontignan, Port Saint-Clair, Marseillan-plage).
  • Les 6 ports mixtes de l’étang de Thau dont 4 départementaux (Bouzigues, Mèze, Mèze les Nacelles et Marseillan Tabarka), un communal (Marseillan-ville), un sans statut (Pointe courte à Sète) où se côtoient activités professionnelles et activités de plaisance.

D’autres activités de loisirs sont également présentes sur la lagune : kite-surf, wind-surf, plongée…

 

Limiter les impacts sur les milieux aquatiques

Les activités nautiques ont des impacts directs sur leur environnement : la circulation des bateaux sur la lagune entraîne des perturbations dans le fonctionnement du milieu naturel.

Selon les saisons, les espèces ont des niveaux de sensibilité différents ; la période estivale étant la plus critique.

Les activités de plaisance peuvent être à l’origine de plusieurs types de pollution des milieux aquatiques :

  • les sources de pollutions liées aux embarcations : fonctionnement des moteurs, pompes à cales, peintures anti-salissures, lavages et entretien des embarcations et des moteurs, opérations de remplissage des carburants, rejet des eaux usées.
  • les sources de pollutions liées aux activités techniques portuaires, fortement liées à la conception des ports et de leurs installations : gestion des déchets, conception des aires techniques, des stations d’avitaillement, des quais de stationnement….
  • les sources de pollutions liées à l’entretien des infrastructures portuaires : lavages, nettoyage, opérations de dragage des accès aux ports….

L’ensemble des ports de plaisance « classiques » et mixtes disposent d’un bon niveau d’équipement et de services (capitainerie, accueil, sanitaires, etc.).

 

Des efforts en matière d’équipements

Différentes actions de management environnemental menées par le Département de l'Hérault et les communes concernées ont permis de réaliser des travaux importants sur la majorité des ports. Ils sont pour la plupart pourvus d’aires de carénage équipées pour le traitement des eaux, de déchetteries et de pompes à eaux grises et noires.

 

Port Sud de France réalise actuellement des investissements  importants sur le port de plaisance de Sète de mise aux normes environnementales : aire de carénage, déchetterie et récupération des eaux grises et noires. Ces investissements s’intègrent dans un processus d’amélioration des pratiques environnementales dans les ports de plaisance. Port-Sud de France a décidé d’investir 300 M€ sur dix ans pour rendre le port de Sète-Frontignan plus attractif, plus fiable, plus compétitif.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du « Plan de référence » du site des Onglous, la commune de Marseillan prévoit d’équiper le site d’une « halte pénichettes » dotée d’une station de pompage des eaux noires et des eaux grises.

A l’autre porte d’entrée de la lagune, la Ville de Frontignan aménage une halte fluviale dotée de tous les équipements nécessaires à l’accueil des escales fluviales de courte durée.

Enfin, le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau en cours d’élaboration, envisage la possibilité de créer des normes spécifiques pour l’équipement des navires fréquentant la lagune en matière de stockage et de traitement des eaux usées.

 

Une réglementation adaptée à la lagune

Sur la lagune, le mouillage est réglementé par arrêté préfectoral. Des zones de stationnement sont définies et les pratiques encadrées. Le mouillage est notamment interdit sur environ 50% des berges de Thau (façade sud, anse du Barrou, Crique de l’Angle).

Les conditions de circulation et de stationnement sur la lagune sont définies par arrêté préfectoral :

  • Vitesse limitée
  • Matérialisation d’un chenal de navigation intérieur
  • Encadrement des activités de loisir nautique

Les règles relatives à la qualité du milieu :

  • Interdiction de déverser des eaux noires ou grises
  • Obligation d’utiliser les capacités de récupération des eaux noires ou grises mises à disposition dans les ports ou obligation de conserver ces eaux usées à bord pendant toute la traversée.

En matière de sensibilisation, le Syndicat mixte du bassin de Thau a édité un guide des bonnes pratiques à l’usage des plaisanciers de la lagune.

 Consulter le Guide des bonnes pratiques.pdf (536 Ko)

Visite du jardin pédagogique de la LPO Hérault

VILLEVEYRAC

 Le 8 août 2018 de 17:00 à 19:00

Tous les mercredis de l’été nous vous proposons de découvrir les aménagements mis en place en faveur de la faune au sein du jardin pédagogique attenant au Centre Réginal de Sauvegarde de la Faune Sauvage.
Vitrine du programme Refuge LPO, cet espace vous permettra de trouver de bonnes idées pour accueillir la petite faune chez vous !


http://herault.lpo.fr/parc-pedagogique

 

Gratuit

Public concerné : Tout public

Accessible aux personnes handicapées : PMR

Renseignements :

LPO – Hérault
Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage
15, Rue des Cigales, Route de Loupian
34560 VILLEVEYRAC
04.67.78.76.24

Réservation :

Par téléphone : 06 73 77 45 84

Le Cernier et la Méduse sur les côtes agathoises

RENCONTRE INSOLITE AU LARGE DU CAP D'AGDE 
Il aura suffit d'un petit bout de charbon (?) de quelques cm flottant au large pour que l'équipe de l'Aire Marine Protégé observe un jeune cernier (Polyprion americanus). Les adultes vivent très profond, jusqu'à 200 m, mais les jeunes adorent les objets flottants en pleine mer !

L’ÎLE DE BRESCOU ET LA MÉDUSE 
Elles sont fréquentes dans l'aire marine protégée en ce moment, les méduses chou-fleur (Rhizostoma pulmo) ! Elles n'ont pas vraiment de tentacules mais 8 trompes d'aspiration de plancton sous l'ombrelle. Elles sont inoffensives mais comme toutes les méduses il vaut mieux éviter de les toucher !

source : Renaud Dupuy de la Granrive
http://méditerranées-lelivre.com
www.facebook.com/pages/M%C3%A9diterran%C3%A9es-le-Livre/586331974759877

Prévention des feux de forêt

 

90 % des départs de feux de forêt ont pour origine les activités humaines et la moitié d’entre eux sont dus à des imprudences. Pour rappeler les bons gestes face au risque incendie de forêt, le Gouvernement lance cet été 2018 une campagne nationale de prévention.

La France est le quatrième pays européen le plus boisé avec 16,9 millions d’hectares de forêt sur son territoire métropolitain. L’importance de ses surfaces boisées la rend vulnérable au risque incendie de forêt, notamment en période estivale. Les régions du Sud-Ouest avec le massif aquitain (Nouvelle-Aquitaine) et du Sud-Est avec ses forêts méditerranéennes (Auvergne-Rhône-Alpes, Corse, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur) sont les régions les plus exposées à ce risque.

Chaque année, c’est en moyenne 500 000 hectares de forêt qui sont détruits par les feux de forêt dans les régions européennes méditerranéennes. 90 % des départs de feux ont pour origine les activités humaines. La moitié d’entre eux sont dus à des imprudences et pourraient être évités en appliquant les bons gestes au quotidien. C'est la raison pour laquelle le Ministère de la Transition écologique et solidaire, le Ministère de l'Intérieur et le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation entreprennent conjointement une campagne nationale de prévention pendant l'été 2018.

 

Infographie - Feux de forêt, les prévenir et s'en protéger
 

Une campagne nationale de prévention : connaître les bons comportements

La prévention du risque incendie de forêt passe avant tout par des comportements responsables. Des acteurs locaux très impliqués mènent des actions de prévention récurrentes, mais certains comportements méritent encore d’être diffusés.

C’est pourquoi, le Ministère de la Transition écologique et solidaire, en lien avec le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Agriculture, lance en juillet 2018 une campagne nationale de sensibilisation et de prévention du risque incendie. Le but de cette campagne est de diffuser les conseils à suivre face au risque incendie de forêt, tant pour veiller à ne pas être la cause d’un départ de feu que pour s’en protéger.

Elle vise ainsi 3 grands objectifs :

  • Réduire les départs de feux accidentels,
  • Agir pour limiter la propagation des feux,
  • Adopter les bons réflexes de sauvegarde.

Il s’agit d’une campagne nationale, ciblée sur les territoires les plus exposés dans le Sud de la France. Elle touchera ainsi 32 départements et 5 régions (Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine, Occitanie et Corse). La campagne sera déployée dans la presse quotidienne régionale au mois de juillet 2018 ainsi que sur les réseaux sociaux jusqu’au mois d'août 2018.

Une vigilance tout au long de l’année

Si ces gestes de prévention concernent l’été, qui représente une période à fort risque, la prévention des incendies doit se faire tout au long de l’année, avec notamment :

  • le débroussaillage de son habitation : un terrain débroussaillé permet au feu de passer sans provoquer de grands dommages et facilite le travail des sapeurs- pompiers ;
  • la préparation de sa maison : la conception d’un bâtiment, de par ses aménagements et son entretien, permet de le rendre moins vulnérable à l’incendie (avec des matériaux durables et étanches, le nettoyage des toitures et gouttières, l’éloignement - au moins 10 mètres - des matériaux dangereux et inflammables).
 
Un risque majoritairement d’origine humaine

L’incendie de forêt est « une combustion qui se développe sans contrôle, dans le temps et dans l’espace ». En plus des forêts au sens strict, les incendies concernent des formations subforestières de petite taille : le maquis, la garrigue, les landes, etc…

L’activité humaine est la principale cause de déclenchement d’incendies – 90% des départs de feu - que ce soit du fait d’une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles...) ou bien d’une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps). La moitié de ces feux d’origine anthropique sont dus à des imprudences et à des comportements dangereux, aussi bien de touristes que de riverains. Plus de la moitié des départs de feux pourrait être évitée en appliquant les bons gestes au quotidien.

En 2017, 123 000 ha ont brûlé en Espagne, 442 000 ha au Portugal et 133 personnes ont péri dans la péninsule ibérique. Le système français de prévention et de lutte contre les incendies a montré son efficacité puisque la France a subi quant à elle 24 000 ha de pertes sans victime en 2017.

Le changement climatique, un facteur aggravant du risque incendie ?

Selon l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), dès 2040 les dérèglements climatiques perturberaient les conditions météorologiques puisqu’une sécheresse extrême conjuguée à une canicule intense pourraient avoir lieu durablement et régulièrement durant les étés dans les territoires méditerranéens. Et dès 2060, les conditions climatiques deviendraient défavorables à certaines espèces de ces régions.

Ainsi, les effets du changement climatique peuvent aggraver le risque incendie de forêt : les zones exposées à ce risque devraient s’étendre en France métropolitaine vers le Nord-Ouest (Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire et Bretagne). Dans les zones déjà touchées, les risques d'incendies pourraient s’étendre à la moyenne montagne.
Il est également probable que la saison des incendies de forêt s’allonge dans l’année, passant ainsi de 3 mois actuellement à 6 mois dans un avenir proche. Les incendies devraient être plus intenses et plus rapides compte tenu des sécheresses accrues, et l’augmentation de grands feux pourraient entraîner de fortes régressions des peuplements forestiers dans les régions les plus exposées.

Des impacts majeurs sur l’environnement

Outre les impacts sur les personnes et les biens, les incendies de forêt causent des dommages à la faune et à la flore des zones touchées. Chaque incendie de forêt détruit tout ou partie des animaux et végétaux sur son passage ; seuls les grands mammifères et certains oiseaux arrivent à s’enfuir à l’approche du front de feu. Ainsi, tout incendie a un impact immédiat sur les principales fonctions de la forêt :

  • économique : perte de valeur et de production de bois, impact sur les activités économiques et touristiques
  • environnementale : atteinte à la biodiversité et aux paysages
  • sociale : accueil du public, chasse
  • prévention d’autres risques : chute de pierres, glissements de terrain, érosion, crues torrentielles, avalanches en montagne
  • protection générale : régulation du régime hydrique, qualité de l’eau, épuration de l’air, stockage du carbone

Les impacts à moyen et long terme dépendent du régime des feux auquel le territoire sinistré est confronté, un régime de feux fréquents et sévères pouvant s’accompagner localement d’une régression biologique.

Les incendies de forêt ont également des impacts sur la qualité de l’air. Les émanations de fumée de bois peuvent altérer les mécanismes des défenses immunitaires pulmonaires, et entraîner une altération de la fonction pulmonaire des personnes exposées.

Prévention du risque incendie de forêt : l'action des pouvoirs publics

La connaissance des phénomènes

  • La base de données sur les incendies de forêt (BDIFF, accessible à l’aide d’un identifiant) : hébergée par l'Institut national de l’information géographique et forestière (IGN). Elle collecte depuis 1992, au niveau national, toutes les informations sur les feux de forêt et, en particulier, les causes de ces derniers. Ces données, mises à disposition du public, sont des données à caractère déclaratif renseignées par un réseau de contributeurs sous le pilotage national des ministères en charge de la forêt et de l'Intérieur.
  • La base de données Prométhée, spécifique aux incendies de forêts dans la zone méditerranéenne française : dans chaque département, elle est alimentée par les services qui concourent à la prévention et la lutte (SDIS, DDT(M), ONF, gendarmerie, police). L’objectif est de disposer d’un outil statistique fiable permettant des comparaisons spatiales, temporelles et une meilleure connaissance des causes. La préfecture de la zone Sud – DPFM en assure la maîtrise d’ouvrage en liaison étroite avec le ministère l’Intérieur et le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, la maîtrise d’œuvre a été confiée l’IGN.

L'information du citoyen

La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L 125.2 du Code de l’environnement. Elle s’applique à la prévention du risque incendie de forêt.

Établi sous l’autorité du préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune (DCS, dossiers communaux synthétiques) et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’État mises en place. Le maire élabore un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) qui présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affichage. Ces documents sont disponibles en mairie. 

La prévention dans les territoires

La prévention du risque incendie de forêt distingue classiquement les actions complémentaires suivantes :

  • La défense de la forêt contre l’incendie (DFCI, pilotée par le ministère en charge de l’agriculture) qui repose sur une politique globale d’aménagement et d’entretien de l’espace rural et forestier. Elle met en œuvre les outils de programmation, d’aménagement et d’entretien des massifs, issus du code forestier notamment les plans de protection de la forêt contre l’incendie (PPFCI) souvent établis à l’échelle du département et les plans de massifs qui sont la déclinaison par massif du PPFCI ;
  • La prévention notamment à travers la maîtrise de l’urbanisation.

La maîtrise de l’occupation des sols est une composante majeure des politiques de préventions des risques incendie de forêt. Les documents d’urbanisme tels que les schémas de cohérence territoriale (SCoT), les plans locaux d’urbanisme (PLU) et les cartes communales ont vocation à participer à la mise en œuvre des politiques de prévention des risques. Ils permettent la réduction de l’exposition des personnes et des biens.

Le porter-à-connaissance (PAC), au sens de l’article L121-2 du code l’urbanisme, est une obligation située en amont de la démarche de planification. Par son biais, les services de l’État rappellent les dispositions législatives, réglementaires et les servitudes en vigueur. Ils communiquent les documents techniques ou études participant à la connaissance des phénomènes.

Le recours aux plans de prévention des risques Incendie de forêt (PPRIF), institué par loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l'environnement et codifié dans les articles L.562-1 à L.562-9 et R.562-1 à R562-12 du code de l’environnement, est ciblé prioritairement sur les territoires exposés à des niveaux de risque importants et à une pression foncière forte. Nous comptons à ce jour près de 200 PPRIF. Ils répondent aux objectifs de non aggravation de l’exposition et de réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens en :

  • délimitant des zones d'exposition aux risques à l'intérieur desquelles des constructions ou des aménagements sont interdits, tout en permettant sur d’autres zones un développement raisonné et sécurisé, là où l'intensité de l'aléa le permet,
  • définissant des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde ainsi que des mesures relatives à l'aménagement, à l'utilisation ou à l'exploitation de constructions, d'ouvrages ou d'espaces cultivés ou plantés existant à la date d’approbation du plan.

Ces plans, établis à l’échelle communale ou intercommunale, sont opposables aux autorisations d’urbanisme.

Le guide méthodologique « Plans de prévention des risques – Risques d’incendies de forêt » de 2002 et la note technique du Ministère de la Transition écologique et solidaire du 29 juillet 2015 relative à la prise en compte du risque incendie de forêt dans les documents de prévention et d’aménagement du territoire encadrent la politique de prévention du risque par la maîtrise de l’urbanisation et accompagnent notamment la réalisation des PPRIF.

Recrudescence de raies sur les côtes des Pyrénées Orientales

Les raies sont aplaties dorso-ventralement et possèdent souvent un aiguillon sur la queue qui peut être dangereux et venimeux comme c’est le cas pour la raie pastenague. Leur peau est recouverte de petite écailles qui permet un flux d’eau laminaire sur leur corps dans le sens de la nage.

Dans les Pyrénées-Orientales des raie "pastenague" ont été repérées alors soyez vigilant :

La raie pastenague ou pastenague commune est une raie de la famille des Dasyatidae. Son corps aplati, en forme de losange, est aussi large que long. La longueur totale de cette raie est généralement supérieure à 1 m, pour un poids variant entre 15 et 20 kg. La longueur maximale connue est de 2,50 m. La couleur de sa peau varie selon les individus: du gris-bleu voire roussâtre pour la face dorsale et une face ventrale claire.La queue en forme de fouet, représentant 60% de la longueur totale. Elle possède un dangereux aiguillon venimeux. Sa queue agit comme un simple gouvernail et ne sert pas au déplacement.

Le venin a des propriétés hémolytiques, neurotoxiques et des impacts cardio-vasculaires. Il est thermolabile. La douleur provoquée par la piqûre est immédiate et croît rapidement, avec irradiation et formation d’un œdème. La cicatrisation est très lente, parfois avec surinfection.

Ce n’est pas un animal agressif, sauf s’il se sent attaqué. (source : http://aquasportdiving.com/fr/blog/2017/02/la-raie-pastenague/)

En cas de piqûre : selon wikipédia

Traitement

 L'application d'eau chaude peut aider à soulager la douleur. La température optimale est de 45 °C, en prenant soin de ne pas provoquer de brûlures. De multiples théories sur le mécanisme de soulagement de la douleur par l'eau chaude ont été proposées. Une théorie populaire que l'eau chaude neutraliserait le venin a été remise en question, car les flux d'eau chaude devraient pénétrer profondément dans la plaie et seraient susceptible de causer des dommages thermiques aux tissus environnants. Une autre possibilité serait une action sur les récepteurs de la douleur dans le système nerveux.

Des antibiotiques peuvent être administrés pour prévenir l'infection s'il y a un retard dans le traitement, si la blessure est profonde, ou s'il y a une grande quantité de matériel étranger dans la plaie.

L'injection immédiate d'un anesthésique local dans et autour de la plaie (bloc nerveux), peut être utile, tout comme l'administration par voie parentérale d'antalgique opiacé telle que l'injection intramusculaire de la péthidine.

Un anesthésique local peut apporter un soulagement presque immédiat pendant plusieurs heures. Le vinaigre et la papaïne sont inefficaces. La douleur dure normalement jusqu'à 48 heures, et est plus forte durant les premières 30 à 60 minutes, pouvant être accompagnée de nausées, fatigue, crampes, maux de tête, fièvre et frissons. Toute piqûre devrait susciter une évaluation médicale. La plaie doit être soigneusement nettoyée, et l'exploration chirurgicale est souvent nécessaire pour éliminer tout fragment restant dans la plaie. Après le nettoyage, une échographie est utile pour confirmer la suppression de tous les fragments.

Tous les restes ne sont pas radio-opaques mais l'imagerie x-ray radiographie peut être utile lorsque l'échographie n'est pas disponible.

Un record de 67 départements sous la canicule

Journée noire sur les routes, un record de 67 départements sous la canicule

Signe vierge + trous de balles

 

La journée de samedi s'annonce très difficile sur les routes de France, classée noire, et plombée par une canicule qui étouffe les deux tiers des départements placés en vigilance orange, un record.

Bison Futé prévoit des conditions de circulation "extrêmement difficiles", dans le sens des départs, dues au "chassé-croisé" des vacanciers. Il a été recommandé de quitter l'Île-de-France avant 05H00 pour éviter les bouchons, notamment dans la vallée du Rhône, ainsi qu'entre Poitiers et Bordeaux, ou autour de la Méditerranée, de Narbonne à Marseille.

Dès vendredi, sur l'A9, près de Perpignan, la circulation a été très perturbée par un accident de poids lourds. L'autoroute a été coupée dans les deux sens, avec des milliers de véhicules bloqués. Quelques personnes ont eu des malaises sans gravité, selon les pompiers.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a appelé à être particulièrement vigilants pendant ce chassé-croisé, de protéger les enfants et de prendre de l'eau.

La suite sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/journee-noire-sur-les-routes-un-record-de-67-departements-sous-la-canicule-doc-1838kf9

Notre planète va bientôt manquer de sable

50 Milliards de tonnes de sable sont extraits par an mondialement, notre utilisation du sable est irresponsable. Nous en consommons beaucoup plus que la terre ne peut en produire, les réserves s’amenuisent et les conséquences de notre surconsommation se font de plus en plus voir sur l’environnement. L’infographie de Trade Machines revient sur la problématique du sable.

Le secteur de la construction est le premier consommateur de sable, le sable utilisé afin de créer du béton, est un sable marin ou des affluents. Les caractéristiques de ce sable font qu’il s’agglomère mieux au ciment, le béton est constitué au ⅔ de sable. On parle donc de quantité énorme de sable, pour vous donner une échelle, 1 KM d’autoroute nécessite 30 000 tonnes de sable. L’urbanisation croissante et l’explosion de la population mondiale tirent la demande vers le haut. Ironie du sort, le sable du désert, disponible à perte de vue ne peut être utilisé dans le BTP, moins de 5% du sable présent sur terre peut servir dans la construction. Avec une urbanisation démesurée et des infrastructures rutilantes, la Chine est naturellement le pays qui consomme le plus de sable. .

Devant un marché aussi juteux que celui du sable, il ne fallait pas attendre longtemps pour qu’une multitude d’acteurs s’intéresse à la ressource. L’extraction de sable marin est chose facile pour les pécheurs qui ont délaissés leurs filets par manque de prises, il constitue une bonne source de revenu et surtout il est gratuit et abondant. Tout ce qu’il vous faut c’est une pelle et une charrette. Par manque de sensibilisation, ils ne s’imaginent même pas que cette extraction illégale détruit l’habitat sous marin. La mafia du sable sévit partout dans le monde et n’hésite pas à éliminer quiconque ose gêner. .

Au Maroc, les plages sont défigurées, la mer avance et avale par la même occasion les habitations au bord de la mer. Les bateaux dragueurs sont ceux qui causent le plus de dommages, ils aspirent le sable au fond de la mer sans laisser de chances aux micro organismes dont se nourrissent les animaux marins. La chaîne alimentaire est perturbée et à plus long terme, c’est notre survie qui est en jeu. .

En Indonésie, 24 îles ont déjà disparues englouties par la mer et si nous ne faisons rien d’ici 2100 les Maldives n’existeront plus. Malgré les mesures prises par les gouvernements dont le Cambodge, le Sénégal ou encore la Malaisie, l’extraction de sable continue de manière illégale afin d'approvisionner les chantiers du monde. En France, l’activité d’extraction de granulats marin est beaucoup plus contrôlé, mais l’impact sur l’environnement n’est jamais totalement prédictible. C’est cet argument qui a permis à l’association Le Peuple des Dunes de Trégor de mettre fin au projet d’exploitation d’un gisement de sable dans la baie de Lannion en Juin 2018 au terme d’une longue mobilisation. .

Ibrahim Habi
trademachines.fr

L'actualité de la LPO34

N'oubliez pas la prospection "orthoptères" du samedi 11/08 dans le cadre de l'Atlas de la Biodiversité Communale de Cazouls d'Hérault : http://herault.lpo.fr/agenda

Aucun texte alternatif disponible.

Une pensée toute particulière pour Patrick Peralta, bénévole LPO qui nous a quitté récemment.
Nous continuerons de rendre hommage à son travail de photographe passioné en partageant ses magnifiques photographies sur nos publications avec l'accord de sa famille afin qu'il puisse continuer à nous émerveiller par ces instants de nature tous plus beaux les uns que les autres.

Chantier innovant : le végétal remplace les produits pétroliers

Chantier innovant : le végétal remplace les produits pétroliers sur la RD26

Comment apporter une nouvelle jeunesse à la route entre St Mathieu de Tréviers et Guzargues, tout en respectant l‘environnement ? Le Département réalise actuellement des travaux innovants de retraitement en place des anciennes chaussées de la RD26 en utilisant un liant végétal à la place de produits pétroliers.
 
En cohérence avec sa démarche « route durable », le Département de l’Hérault se positionne comme un acteur historique de l’innovation, en incitant la profession routière à développer des techniques nouvelles au bénéfice de l’environnement et du cadre de vie. 
Le Département a confié à l’entreprise Eiffage le retraitement à froid de la chaussée avec un produit de la sylviculture et de l’industrie papetière. Ce procédé à base d’huiles végétales issues des pins constitue un substitut potentiel aux produits pétroliers pour les routes du futur. 
Dans une logique d’économie de ressources naturelles et de valorisation des matériaux, l‘ancienne route est rabotée sur 6 cm, recyclée sur places, puis mélangée avec le liant végétal. Cette technique est appliquée à froid, limitant ainsi l’émission de gaz à effet de serres et de substances polluant l’air ambiant.
Ce chantier innovant est réalisé sur la RD 26 entre St Mathieu de Tréviers et Guzargues sur une longueur d’environ 2,5 kilomètres, avec deux parties distinctes :
- une partie retraitée à froid à l’émulsion classique de bitume, en cours de réalisation,
- une partie retraitée à froid au liant végétal, programmée les lundi 30 et mardi 31 juillet.
Les services routiers du Département et les experts des laboratoires pourront ainsi suivre l’évolution des deux techniques pendant trois ans, et comparer leurs performances. Si ce chantier expérimental s’avère concluant, la technique pourrait se généraliser à terme sur l’ensemble des routes françaises.
Ce chantier innovant, d’un montant de 251 000 €, est intégralement financé par le Département.
 
Les chiffres clés du chantier :
7 000 m² de retraitement de chassée à froid à l’émulsion de bitume
7 000 m² de retraitement de chaussée au liant biosourcé Recytal
6 cm d’épaisseur de rabotage et retraitement
3 % de dosage de liant innovant Recytal
4 000 m² d’enduit de scellement gravillonné provisoire sur les zones retraitées
900 tonnes de bétons bitumineux minces (qui seront réalisés ultérieurement en septembre)

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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