Environnement

Dernière ligne droite pour répondre au Baromètre des villes cyclables

Dernière ligne droite pour répondre au Baromètre des villes cyclables
 
 
Au 31 octobre, Sète avec 152 réponses, Marseillan avec 101 et Frontignan avec 65 figureront dans le classement du baromètre dont les résultats seront connus au premier trimestre 2022.
 
Il reste un mois pour que les autres villes de l'agglomération se qualifient :
Mèze : 13 réponses, Poussan et Balaruc-les-Bains : 4, Vic-la-Gardiole et Gigean : 3, Balaruc-le-Vieux : 2, Mireval et Villeveyrac : 1
Aucune réponse pour Montbazin, Loupian et BouziguesaaaabkkkkCapture
 
 
Répondez et faites répondre autour de vous et donnez votre avis sur les villes que vous pratiquez à vélo même si vous n'y résidez pas.

L’Agglopôle participera à la COP26 sous l’égide la Commission Européenne

 

L’Agglopôle participera à la COP26 sous l’égide la Commission Européenne
qui se tiendra à Glasgow, en Ecosse du 1er au 12 novembre 2021

Ampoule, Nature, Ecologycurrent

 

 

En lien avec l'adoption du Green Deal qui vise la neutralité carbone de l'UE d'ici 2050, la Commission Européenne a lancé le programme citoyen et bénévole « Ambassadeur du Pacte européen pour le Climat » afin de promouvoir les actions en faveur de la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Le rôle des Ambassadeurs est de rencontrer et mettre en avant des acteurs de terrain qui agissent dans cette perspective (particuliers, associations, entreprises, collectivités).

 

Dans ce cadre, Samuel Cohen-Salmon a été désigné « Ambassadeur du Pacte européen pour le Climat » par la Commission Européenne en juin dernier. Dès sa nomination, il s’est rapproché de Sète agglopôle méditerranée avec le projet de participer à la COP26 via un événement satellite organisé sous l’égide de la Commission Européenne et son Bureau Action Climat. Un dossier de candidature a été déposé le 13 juillet dernier, qui a donné lieu le 20 août à une réponse positive. Face à un très grand nombre de candidatures intéressantes, le Bureau Climat a choisi de fusionner les dossiers, en les rassemblant avec la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (représentée par Francesco Catte) et le Centro Euro-Mediterraneo sui Cambiamenti Climatici (représentée par Giulia Galluccio). Une cohérence et une synergie entre les partenaires que nous saluons. Le nouveau dossier de candidature fusionnée a été officiellement déposé ce 15 septembre 2021 et la réponse définitive donnée le 1er octobre. SAM participera à la COP26 !

 

Le but est de mettre en lumière les actions de Sète agglopôle méditerranée et des organismes partenaires en faveur de la protection de l’environnement et de d’adaptation au changement climatique d’un territoire fragile et unique en Méditerranée. La préservation des Lidos de Sète à Marseillan et de Frontignan - chantiers destinés à protéger leur érosion pour ces 40 prochaines années-  sera ainsi à l’honneur.  A travers Sète agglopôle méditerranée, c’est tout le littoral de l’Hérault et de l’Occitanie qui sera représenté à la COP 26.

 

Le dernier rapport du GIEC paru le 9 août confirme que l’espace méditerranéen est un « point chaud » du réchauffement climatique global où les conséquences seront plus marquées qu’ailleurs : augmentation des températures de l’air et des eaux de surface supérieure à +2°C ; baisse des précipitations, augmentation des épisodes de canicule, sécheresse et des feux de forêts ; élévation du niveau de la mer et recul du trait de côte en particulier sur le littoral sableux d’Occitanie.

 

Face à ces perspectives, la COP26 qui se tiendra à Glasgow, en Ecosse du 1er au 12 novembre 2021 revêt un enjeu particulier. Pour limiter les conséquences du changement climatique, le réchauffement de la planète doit être contenu sous 2°C. C'est l'engagement qui a été pris lors de la COP21 à Paris en 2015. Six ans après l’accord de Paris, la COP26 doit être la première étape clef permettant de vérifier sa mise en œuvre, son efficacité, ainsi que de renforcer l’ambition des différents pays.

L’évènement à ne pas rater aura lieu « en ligne » mardi 9 novembre, à 20h, en raison des restrictions sanitaires. Pour y assister, inscrivez-vous sur www.cop26eusideevents.eu

Moustiques : « Zéro éclosion, zéro invasion »

EID_CAMPAGNE_2021_AFFICHE-GENERIQUEUne nouvelle campagne préventive de lutte contre la prolifération du moustique-tigre.

Si le moustique-tigre (Aedes albopictus) relève d’une préoccupation de « santé publique », du fait de sa capacité à transmettre potentiellement des maladies telles que le chikungunya, la dengue ou le Zika – volet pris en charge par les ARS via la mise en œuvre de traitements de lutte antivectorielle (LAV) –, il suscite surtout un sentiment de gêne prégnant dû à son caractère très nuisant et, pour ce motif, une forte demande sociale.

L’EID Méditerranée est directement concernée par ce volet « nuisance », en raison à la fois de ses compétences entomologiques, de son expérience dans la lutte contre les moustiques et du parasitage provoqué par le moustique-tigre de la perception de l’efficacité des traitements qu’elle effectue régulièrement, depuis plus de 60 ans, contre les espèces nuisantes traditionnelles issues des zones humides littorales.EID_55CAMPAGNE_2021_CHECK-LIST

Le moustique-tigre, lui, se développe en milieu urbain, au plus proche des habitants, pondant sur les parois de tous récipients, souvent de petite taille, pouvant recueillir de l’eau. Situations que l’on trouve principalement au sein des domiciles, en extérieur : cours, terrasses, balcons, jardins… Leur multitude et leur caractère aléatoire dans l’espace et dans le temps rendent inopérante une stratégie de lutte antilarvaire comparable à celle appliquée aux espèces nuisantes traditionnelles issues des zones humides, faisant de la mobilisation sociale des mêmes habitants la méthode centrale de lutte contre la prolifération du moustique-tigre.

C’est pourquoi, depuis son installation dans notre région, en 2011, l’EID-Med a développé et mis en œuvre plusieurs campagnes de sensibilisation visant à mobiliser les citoyens autour de cette problématique. Cette année, cette ligne communicationnelle fait peau neuve : nouvelle accroche, nouvelle identité visuelle. Des supports informatifs revisités seront mis à la disposition des populations, via les communes, sur les territoires relevant de la zone d’action de l’EID-Med.

La lutte contre sa nuisance et son risque sanitaire  est un défi collectif  fait de bons réflexes individuels.        

Cliquez sur les images pour les agrandir… Merci…

 

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Attention aux chenilles processionnaires et à leurs nids

La chenille processionnaire du pin est un des plus grands ravageurs forestiers en France mais aussi sur l’ensemble des pays méditerranéens. Elle provoque un ralentissement de la croissance de l’arbre, une vulnérabilité plus forte aux maladies et aux autres ravageurs des forêts.

La processionnaire du pin est un insecte de l’ordre des lépidoptères et ses larves sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne. Elles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres. 

Ne pas toucher sans protection : Il faut noter que les poils sont très présents dans les nids, et ce même après plusieurs années. Manipuler des nids même vides est donc dangereux.

On peut distinguer quatre types de trouble (Werno et al., 2002) :

  1. cutané : (mains, bras, visage, cou) : démangeaisons, voire un œdème qui peut mettre jusqu’à deux semaines à disparaître;
  2. oculaire : si les poils ne sont pas enlevés rapidement, ils peuvent entraîner de graves conséquences : glaucome, cataracte… ;
  3. respiratoire : une petite gêne peut se faire sentir et même dans certains cas une crise d’asthme.
  4. allergique.

Les animaux les plus exposés aux risques liés à la processionnaire du pin sont les chiens et les chevaux. Le symptôme le plus souvent rapporté est la nécrose de la langue, qui peut parfois s’accompagner d’œdèmes des babines et de vomissementsLa Chenille Processionnaire Du Pin

 La chenille processionnaire.Sa face ventrale est jaune. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants et allergisants. Les prédateurs à ce stade sont principalement la mésange et quelques oiseaux insectivores, non sensibles aux poils urticants. Les chenilles marchent en procession de manière curieusement saccadée. Si leurs longs poils (soies) sont inoffensifs, ces chenilles projettent dans l’air de minuscules poils très urticants à partir du 3ème stade larvaire. Leur fort caractère urticant peut provoquer d’importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes (au niveau des mains, du cou, du visage) mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires(asthme).

Les atteintes de l’œil peuvent avoir des conséquences graves si les poils ne sont pas rapidement retirés. Il est dangereux de manipuler un nid même vide.

Bien qu’il existe d’autres moyens, la lutte mécanique est toujours aussi efficace.

Mais pas question de trop s’approcher, un échenilloir (sécateur au bout d’un long manche) doit être utilisé. Si vous devez pratiquer cette opération, n’oubliez pas qu’ensuite vous devez incinérer les nids.

Sans vous alarmer, vous devez rester vigilant si vos pins sont infectés. Le simple contact avec de l’herbe contaminée peut aussi provoquer de graves atteintes sur les humains et les animaux.Processionnaire, Chenilles, Ligne, Pin

Si votre chien/chat/cheval bave anormalement, a la langue ou la face gonflée, se gratte le museau, il a surement été en contact avec des chenilles processionnaires. C’est une urgence gravissime, sans soins votre animal peut aller jusqu’à perdre sa langue!
Rincer lui la bouche à l’eau courante et amener le d’urgence chez le vétérinaire. Surtout ne mettez pas vos doigts dans la bouche de votre animal, les chenilles sont aussi dangereuses pour l’homme.

Comment fonctionne le littoral ?

Le littoral est l’espace à l’interface entre le milieu terrestre et le milieu marin. C’est une zone dite « tampon », complexe et fragile. Elle est importante notamment pour l’écosystème qu’elle constitue, qui abrite une grande diversité de faune et de flore souvent méconnues.
Le littoral est soumis à l’action de phénomènes naturels connus de tous : tempêtes, submersion marine, inondations ou érosion, résultat d’une combinaison d’action : les deux facteurs principaux sont la géologie des lieux (reliefs sous-marins, vallées encaissées…) et du climat (pluies, sécheresses, vents…).
Si ces phénomènes sont considérés comme des catastrophes naturelles, c’est essentiellement parce que leurs conséquences entrent en interaction avec les activités humaines (économiques, santé…).
 
"En Occitanie, c’est la mission Racine débutée en 1963, qui a modifié en profondeur le littoral. La côte naturelle a été progressivement aménagée et artificialisée : stations balnéaires, ports, aménagements de loisirs et routes ont été construits à la fois pour capter les flux de touristes se rendant en Espagne et répondre à la crise viticole.
Ces aménagements ont accentué le phénomène d’érosion et le risque de submersion marine.
Aujourd’hui, les acteurs se mobilisent pour mettre en place une gestion adaptative et durable du littoral afin de concilier activités humaines, risques naturels et impacts sur la biodiversité."
 Au Parc naturel marin, la démarche Ambition Littoral a été lancée en 2018, afin d’accompagner les acteurs du littoral vers un changement d’angle et d’échelle de gestion du littoral.
 
Pour en savoir plus :
- L'observatoire de la côte catalane : http://www.obscat.fr/pr%C3%A9sentation-de-la-c%C3%B4te...
- Le portail de la mer et du littoral : www.geolittoral.developpement-durable.gouv.fr

Qualité de l’air : quelle population exposée aux nouveaux seuils en Occitanie ?

 

Qualité de l’air et révision des valeurs de référence de l’OMS : quelle population exposée aux nouveaux seuils en Occitanie ?

Mercredi 22 septembre dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publiait ses nouvelles lignes directrices en matière de qualité de l'air. Avec des seuils de référence nettement abaissés par rapport à 2005, l’objectif est ambitieux et le signal est fort : l’OMS alerte sur le danger sanitaire de l’exposition à la pollution atmosphérique, même à de faibles concentrations.

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 En Occitanie, quelle est la population exposée à des concentrations dépassant les nouveaux seuils de référence 2021 de l’OMS ?

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le progrès des connaissances et la bancarisation de données factuelles ont permis de dresser un constat sur la pollution atmosphérique : son impact sanitaire est avéré en cas d’exposition à des concentrations bien plus faibles que ce qui était considéré jusqu’à lors.

En Occitanie, en considérant la situation de l’année 2019, comment évolue la part de la population régionale exposée à des concentrations dépassant les seuils de référence OMS ? Concernant l’exposition à la pollution chronique, Atmo Occitanie présente la part de la population exposée aux seuils de référence 2005 et la compare à la part de la population exposée aux seuils de référence 2021 désormais plus contraignants :

Ainsi en Occitanie en 2019 :

 

-Pour le dioxyde d’azote:
Une très grande majorité (80%) de la population est exposée à des concentrations
en dioxyde d’azote dépassant 10 μg/m3, seuil de référence OMS 2021.

Une part inférieure à 1% de la population régionale est exposéeà des concentrations
en dioxyde d’azote dépassant 40 μg/m3, ancien seuil de référence 2005 de l’OMS.


-Pour les particules PM10:

Une part plus élevée (29%) de la population est exposée à des concentrations en
particules PM10dépassant 15 μg/m3, seuil de référence OMS 2021aaaatmoCapture


Une part de 2% de la population régionale est exposée à des concentrations en particules PM10dépassant 20 μg/m3, ancien seuil de référence 2005 de l’OMS.

-Pour les particules PM2.5: La totalité de la population en Occitanie est exposée à des concentrations en particules PM2.5 dépassant 5 μg/m3, seuil de référence OMS 2021. oUne part de 9% de la population régionale est exposée à des concentrations en particules PM2.5dépassant 10 μg/m3, ancien seuil de référence 2005 de l’OMS.

 

-Pour l’ozone: 100 % de la population régionale est exposée à des concentrations dépassant les nouveaux seuils de référence OMS 2021. L’évolution des connaissances sur l’impact sanitaire de basses concentrations de polluants atmosphériques rappelle que l’air, comme l’eau ou l’alimentation, est un élément essentiel à la préservation de la santé humaine.

Les nouvelles recommandations de l’OMS interrogeront probablement dans les mois à venir les réglementations européennes et nationales fixant les seuils d’exposition à ne pas dépasser pour préserver la santé tout en atteignant les objectifs de développement durable.

L’agenda du CPIE Bassin de Thau

Demain, retrouvez-nous avec les Sentinelles de la mer pour discuter de la biodiversité dans les espaces d’accumulation par la mer de débris naturels et de détritus déposés sur la plage, avec BioLit. 
Pour les amoureux des oiseaux, rendez-vous samedi prochain pour une balade jusqu’à Saint-Pargoire destinée à découvrir les oiseaux des garrigues, animée par LPO Occitanie – Hérault. Peut être une image de texte
Apprenez également à reconnaître les plantes méditerranéennes par une approche sensorielle et ludique, avec Corrine FABRE à Balaruc-les-Bains.
Passez les portes de la pinède du bois des Aresquiers pour en découvrir ses secrets pour « Promenons-nous dans les bois », animé par LPO Occitanie – Hérault.
Mercredi prochain, venez vous balader à vélo autour de l’étang de Vic, avec la LPO Occitanie.
Le réseau des Paniers de Thau propose également un chantier participatif pour la création d’une mare.
L’après-midi, Kimiyo vous raconte comment le jus de raisin se transforme en vin.
Jeudi 4 novembre, rendez-vous avec un producteur de safran, Jorge FERNANDES pour comprendre comment l’agriculture peut-elle préserver la biodiversité.
Un programme riche et passionnant !
Infos & réservation aux numéros de téléphones indiqués

Réchauffement climatique : jusqu'où montera le niveau des mers?

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation de Jacques Carles et de futuroscopie.org

Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans. Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique (1) a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie (2). 

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100. 

Plus pessimiste encore, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans sa toute dernière analyse, n’exclue pas une montée du niveau des eaux pouvant atteindre 2,5 mètres en 2100, ce qui n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel à l’échelle des temps géologiques. Ainsi pendant les précédents âges interglaciaires, le niveau des océans a souvent été supérieur au niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Riss-Würm, il y a 125.000 ans, les scientifiques estiment que le niveau des mers s’élevait à environ 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Mindel-Riss, il y a 400.000 ans, le niveau des mers s’est stabilisé à un niveau proche, à quelque 5 mètres au dessus de la valeur actuelle. A noter que pendant cette période les paramètres de l’orbite terrestre par rapport au Soleil étaient proches de la situation actuelle. 

Ces constatations montrent qui si l’activité humaine explique sans doute une part du réchauffement actuel de note planète, d’autres paramètres, liés au système solaire, sont également à l’œuvre. En effet plus de 99% de l’énergie terrestre provient du soleil et toute variation même infime de l’activité solaire a d’énormes répercussions sur le climat. Les fluctuations de l’activité solaire affectent d’ailleurs les autres planètes qui nous entourent. Ainsi les calottes polaires martiennes se réduisent également et les températures moyennes relevées à la surface de Mars montrent qu’elles s'accroissent encore plus rapidement que sur Terre (3). 

Quelles que soient les mesures prises pour tenter de contrôler le réchauffement climatique, qu’il faut prendre car elles ont de toute façon des impacts positif pour l’environnement, il faut s’attendre à une modification importante du tracé des côtes marines dans le monde d’ici 2100 et plus encore dans les siècles à venir.

Avec l’hypothèse d’une montée des eaux limitée à un mètre d’ici 2100, ce sont quand même près d’un demi-milliard de terriens qui seront affectés dans les prochaines décennies. 
En Asie, les pays très peuplés du sud du continent, entre autres, le Bangladesh, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, seront les plus durement touchés. En Chine les zones industrielles de Shanghai ou de Shenzhen devront s’adapter très rapidement ou disparaître. Au Japon, Tokyo et Osaka feront également face aux inondations d’une grande partie de leurs agglomérations.
En Amérique du Nord, si le Canada devrait bénéficier du réchauffement climatique et devenir une puissance arctique majeure, les Etats-Unis par contre en subiront des effets dévastateurs. La façade atlantique dans son ensemble sera d’autant plus remodelée par la montée des eaux que les zones côtières subissent par ailleurs un phénomène de subsidence, c’est-à-dire un affaissement progressif de l'écorce terrestre. New-york, Miami, Cap Canaveral feront partis des zones les plus menacées. A l’ouest, le trait de côte de la Californie, de Los Angeles jusqu’à San Francisco, pourrait reculer que plusieurs dizaines de kilomètres.
L’Amérique du Sud devra également faire face à l’élévation du niveau de la mer mais dans des proportions moindre que pour d’autres régions. Des zones de pêche et de tourisme seront néanmoins touchés telle que Rio de Janeiro où la plage de Copacabana disparaitra.
En Afrique, le delta du Nil sera submergé et provoquera la migration forcée de millions d’habitants., de grandes métropoles comme Lagos au Nigeria, Abidjan en Côte d’Ivoire, Lomé au Togo, Le Cap en Afrique du sud devront également lutter contre les eaux. Des villages côtiers disparaitrons entièrement et avec eux certaines des plaines côtières les plus fertiles d’Afrique.
En Europe, des terres seront englouties le long de l’Atlantique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France où des villes comme Dunkerque, Saint-Malo ou Bordeaux seront touchées. 

A plus long terme, la dernière étude exhaustive, publiée par 59 chercheurs de 17 pays, dans la revue scientifique Nature Géoscience (4) montre que les modèles climatiques actuels pourraient encore sous-estimer les changements climatiques à venir. Selon un communiqué du CEA (5) qui a participé à cette étude, « un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables » . Une prévision qui rejoint les conclusions des paléoclimatologues qui ont pu mettre en relation, sur longues périodes, les cycles glaciaires et le niveau des océans.
En Méditerranée, Montpellier pourrait devenir un bord de mer comme le souhaitait Georges Frêche. Sète deviendra une vraie île et Agde deviendra à son tour une île singulière. Le delta du Rhône et la Camargue seront noyée.

 

Montée du niveau de la mer, de Béziers à la Camargue


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m (consensus des paléoclimatologues pour le niveau d'équilibre à long terme)

 

références :

  1. Comme tout corps physique l’eau se dilate avec la température et plus la température s’élève, plus la dilation s’accentue. Le coefficient de dilation passe ainsi de l’ordre de 0,02% à 10° à 0,2% à 20° et 0,8% à 40°.
  2. Lettre n°5 du Changement Global (octobre 1996) : « Le niveau marin depuis 20 000 ans enregistré par les coraux ». La Lettre du Changement global, issue du Programme Mondial de Recherches sur le Climat, émane du Comité national français du changement global, en relation avec l'Académie des sciences.
  3. Lori K. Fenton, Paul E. Geissler & Robert M. Haberle. Global warming and climate forcing by recent albedo changes on Mars. Nature,Vol 446, 5 April 2007
  4. Fischer, H., Meissner, K.J., Mix, A.C., et al.: Palaeoclimate constraints on the impact of 2°C anthropogenic warming and beyond. Nature Geoscience, 25 June 2018.
  5. CEA, communiqué de presse du 26 juin 2018

Selon la SATHOAN : UNE NOUVELLE ESPECE INVASIVE EN MEDITERRANEE, LE POISSON CRAPAUD

UNE NOUVELLE ESPECE INVASIVE EN MEDITERRANEE – LE POISSON CRAPAUD

 

Poisson crapaud à joues argentées (Lagocephalus sceleratus), ou poisson globe en Méditerranée

 

Selon la SATHOAN Les espèces envahissantes constituent des menaces pour la santé humaine ou infligent des dommages écologiques et/ou économiques. Le poisson crapaud à joues argentées (Lagocephalus sceleratus), est une espèce qui provient de la Mer Rouge et qui s’est introduite en Méditerranée par le Canal de Suez.

Ce poisson est considéré comme l’une des espèces les plus nuisibles de la mer Méditerranée, en raison de sa puissante neurotoxine, de ses impacts sur la biodiversité marine et de l’augmentation des coûts et du travail qu’il inflige aux pêcheurs. La capture et la consommation de ce poisson-globe sont interdites dans presque tous les pays riverains de la Méditerranée. Ce poisson est maintenant étendu à l’ensemble de la Méditerranée et de la mer Noire.

Une étude complète récente couvrant les aspects écologiques, la croissance, la reproduction, le régime alimentaire et le niveau trophique sur la base d’échantillons à permis de mieux connaître cet envahisseur.

Le poisson crapaud (Lagocephalus sceleratus) semble être un géniteur par lots avec des pontes discontinues et des saisons de frai différentes en Méditerranée orientale. La température semble jouer un rôle important sur la période de reproduction (la durée diminue à mesure que l’on se déplace vers le nord depuis le canal de Suez). Malgré tout  il semble posséder un rôle écologique positif, puisqu’il contrôle d’autres espèces envahissantes par leur régime alimentaire, telles que le poisson-lion, le poisson-bouc de la mer Rouge, le poisson lapin et les oursins à longues épines. On observe chez cette espèce un phénomène de cannibalisme, qui semble dépendre de la densité...

(https://sathoan.fr/espece-invasive-le-poisson-crapeau/)Poisson Globe, Fugu, Poisson, Blowfish

- Trophées pour la biodiversité en Occitanie-

 

 Cérémonie de remise des trophées de la biodiversité : la Région récompense 7 projets éco-responsables

 

 

Vendredi 21 octobre, Agnès Langevine, vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique, de la biodiversité, de l'économie circulaire et des déchets, accompagnée a récompensé7 porteurs de projets à l'occasion de la cérémonie de remise de prix des trophées de la biodiversité qui avait lieu à la Cité de l'Economie et des Métiers de demain.Cette nouvelle édition des Trophées de la biodiversité avait recueilli 81 candidatures. https://www.datapressepremium.com/rmdiff/2984/20211022_trophee-biodiversite__63441.jpg

Depuis 2018, la Région Occitanie organise les trophées de la biodiversité. Leur objectif ? Encourager et soutenir les acteurs socio-économiques locaux impliqués dans la préservation et la mise en valeur de la biodiversité dans leurs pratiques professionnelles. A l'occasion de la cérémonie organisée vendredi 22 octobre, 7 lauréats venus de toute l'Occitanie ont été distingués dans autant de catégories, et se sont vu remettre un trophée ainsi qu'un chèque de 3 000 . Ils feront également l'objet d'une valorisation menée par la Région.

« Cette cérémonie est l'occasion de saluer tous ceux, associations, entreprises, acteurs institutionnels, qui ont fait le choix de s'inscrire dans la mutation énergétique et écologique que la Région encourage et accompagne depuis maintenant de nombreuses années.Notre région compte 45 % du territoire reconnu comme Zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF). La préservation de la biodiversité, pour laquelle la Région porte un plan d'action ambitieux pour la reconquête de la biodiversité, est donc plus que jamais essentielle. Le nouveau modèle de société que la Région porte, notamment à travers l'adoption de son Pacte vert, se nourrit des initiatives portées par tous les acteurs du territoire. Ces trophées en sont la parfaite illustration », a notamment déclaré Agnès Langevine à l'occasion de cette cérémonie.

 

Focus sur le palmarès:

Catégorie « biomimétisme » :

Le prix est attribué à l'exploitation Forêt de 2 mains,située à Saint-Perdoux dans le Lot,pour son projet d'exploitation de production de fruits, légumes et plantes médicinales et aromatiques selon la technique de la « forêt jardin », inspirée du fonctionnement des forêts naturelles.

Catégorie « ingénierie écologique »:

Le prix est attribué à la société Eco-Altitude, située à Arrens-Marsous dans les Hautes-Pyrénées, pour ses actions de restauration de milieux (décharges, pistes de ski, friches industrielles, carrières exploitées, etc)par la technique de l'hydro-ensemencement de semences collectées localement, garantissant et préservant la diversité génétique de semences adaptées au territoire.

Catégorie « organisation » :

Le prix est attribué à Promologis, acteur majeur du logement social en Occitanie pour le développement de sa démarche interne impliquant l'ensemble des salariés sur la réalisation d'un inventaire de bonnes pratiques et la définition d'engagements fondamentaux visant à intégrer la biodiversité dans toutes les activités de l'entreprise.

Catégorie « développement de l'emploi » :

Le prix est attribué au groupement Forestier de la Barbazanié situé à Fontrieu dans le Tarn,pour la transformation de ses pratiques sylvicoles conciliant production de bois et protection de l'environnement, à l'aide d'un plan de gestion intégrant de bonnes pratiques écologiques (diagnostic biodiversité notamment).

Catégorie « implantation »

Le prix est attribué à l'entreprise cévenole de génie écologique Helice BTPEI à Pompignan dans le Gard,qui depuis son installation en 2014, n'a eu de cesse de déployer des actions en faveur de la préservation de la biodiversité de la prise en compte de son environnement local dans l'ensemble de ses activités.

 

Catégorie « valorisation de la biodiversité »

Le prix est attribué à la société coopérative agricole Les maitres vignerons,à Cascastel dans l'Aude, pour leurs réalisations diverses dans le domaine du tourisme durable, la sensibilisation à l'environnement, l'agro-écologie, mais également pour leurs actions de préservation et de sensibilisation collective à la biodiversité, notamment par la protection du lézard ocellé "Timon lepidus", présent sur la liste rouge des espèces menacées en France, permettant d'accélérer la modification des pratiques agricoles.

 

Catégorie « solutions en faveur de la biodiversité »

Le prix est attribué à la SCOP Cohab, située à Cazouls-d'Hérault dans l'Hérault, qui œuvre pour favoriser la biodiversité en milieu urbain et permettre la cohabitation Homme faune sauvage. C'est dans cet esprit qu'elle a créé des dispositifs favorisant la biodiversité en milieux urbains, dont la production est locale, issue de filières durables, avec par exemple la réalisation de ponts aériens pour les écureuils roux (écuroducs), ou passages pour les hérissons dans les clôtures, ou encore de nichoirs et gîtes directement encastrés dans le bâti.

 

Énergie : comment va évoluer le système de production électrique en France ?

Selon FranceInfo :

Dans un rapport, RTE, le gestionnaire du Réseau de transport de l'électricité, propose six scénarios pour l'avenir du système électrique.

L'objectif est connu : zéro émission de carbone en 2050. Mais quel chemin emprunter pour y parvenir ? RTE, le gestionnaire du Réseau de transport de l'électricité, propose, dans un rapport, six scénarios pour l'avenir du système électrique. Ils vont d'une option 100% énergies renouvelables à un mix moitié nucléaire, moitié renouvelable. La question centrale est bien là : que faire du parc nucléaire français ? Faut-il remplacer les réacteurs en fin de vie par des nouveaux, ou sortir progressivement de l'atome ?

Des investissements plus ou moins coûteux

Pour RTE, même si le nucléaire garde une place importante, il ne suffira pas. Il est donc urgent d'investir massivement dans les énergies renouvelables, notamment l'éolien..............

Aller plus loin : https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/energie-comment-va-evoluer-le-systeme-de-production-electriqueen-france