Environnement

Sécheresse : situation très préoccupante sur le bassin

 
 

Le déficit de précipitations constaté depuis 6 mois impacte tout l'Hérault et en particulier le Bassin de Thau. Les pluies d'avril n'ont fait qu'atténuer la baisse de niveau des eaux souterraines, sans parvenir à les recharger. Qualifiée de «très préoccupante», la situation du Pli Ouest est proche de la décennale sèche (paramètres que l'on ne retrouve que tous les dix ans). Un contexte tendu qui implique des mesures d'économie.

 
 
 

Une nouvelle année de suivis bénévoles des Pies-grièches méridionales et à tête rousse

Alors que la Pie-grièche à poitrine rose tend à disparaître, l'Hérault constitue encore un bastion pour les Pies-grièches méridionale et à tête rousse  espèces en forte régression au niveau national. Dans le cadre du Plan National d'Actions sur les Pies-grièches, la LPO Hérault recherche ainsi des bénévoles souhaitant s'investir dans la prospection et le suivi de ces oiseaux.

 
 
Pour ces Pies-grièches méridionale et à tête rousse, le suivi proposé consiste à une prospection de un ou plusieurs carrés de 2 km de coté deux fois par an au printemps avec 8 points d'observations écoutes de 15 min chacun, ensuite, vous il vous faut transmettre au coordinateur vos fiches de terrains et rentrer vos observations sur le site d'inventaire participatif : http:/:faune-lr.org
Suite à votre inscription auprès du coordinateur, le protocole (à consulter) vous sera expliqué.
Les prospections pour la Pie-Grièche méridionale débutent à partir de la mi-mars. Ces suivis pourront être pérennisés sur plusieurs années.
 

Pour être bénévole sur ce suivi, il vous suffit de contacter Denis Rey; responsable de l'application du PNA PGs dans le département de l'Hérault par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone si vous souhaitez des renseignements : 06.47.10.53.54), Il se chargera alors de vous transmettre une carte du ou des carrés correspondant à un secteur proche de chez vous et les fichiers de prise de note associés.

Les chauves-souris, des alliés avérés pour les viticulteurs

Les chauves-souris sont de redoutables prédateurs de papillons ravageurs de la vigne. Et la Nouvelle-Aquitaine l'a prouvé.

Bats, Flying, Fly, Wings, Webbed, Wing

 

La LPO Aquitaine coordonne depuis l’année dernière une étude sur le comportement des chauves-souris dans les vignes de France. L’objectif ? Savoir si elles mangent des ravageurs de la vigne et en quel nombre. La première phase vient de se terminer et les résultats sont éloquents !

Les chauves-souris sont-elles une alternative aux pesticides ?

Une présence élevée d’effectifs

Fruit de la collaboration entre le CIVB et la LPO Aquitaine, cette étude a été menée sur 23 parcelles en Gironde, au cœur de la vigne bordelaise et avec l’appui de l’INRA et du bureau d’études Elyomis. Elle révèle une présence importante des chauves-souris sur ce territoire : sur les 22 espèces observées dans la région, 5 ont été identifiées sur toutes les parcelles et 19 ont été dénombrées sur une parcelle !

Chaque espèce  de chiroptère à sa propre empreinte sonore

Grâce aux ultra-sons qu’elles utilisent pour se repérer et chasser, il est possible de les distinguer les unes des autres la nuit et estimer le nombre de proies capturées.

La prédation dépend du nombre de ravageurs

Nous avons ainsi pu découvrir que certaines espèces chassent davantage quand les ravageurs sont plus nombreux. Pour être cependant sûr que les chauves-souris mangent bien des ravageurs et non d’autres insectes, il a fallu examiner leurs déjections. L’INRA a donc analysé du guano de chauves-souris nichant à proximité des vignes, comparé à celui d’individus accueillis à notre Centre de Sauvegarde d’Audenge. Il s’est avéré que leur nourriture était constituée de chrysalides de ravageurs.

Dans les deux cas, les chauves-souris se sont bien nourries d’Eudémis et de Cochylis, qui peuvent localement faire de gros dégâts sur les vignes. À chaque prolifération, les viticulteurs doivent alors pulvériser des insecticides sur la parcelle concernée. Les chauves-souris pourraient être une alternative bien plus écologique et moins coûteuse, à condition qu’elle soit viable. Les viticulteurs pourront alors être incités en toute connaissance de cause à les aider et les protéger, diminuant d’autant leur usage de substances nocives.

Comment et pourquoi les faire venir chez soi

Vous aussi pouvez leur venir en aide ! Si vous disposez de combles ou d’un grenier, vous pouvez faire aménager une chiroptière. Cette petite ouverture protégée dans le toit permettra aux chauves-souris de venir s’installer sous votre toiture pour leur permettre d’aller et venir comme elles veulent. Si vous stockez des meubles ou des cartons, une simple bâche les protégera des souillures des chauves-souris. Mais ne les jetez pas ! Ce guano est un excellent engrais, sa puissance est telle qu’il doit être dilué pour être utilisé.

Vous pouvez aussi fixer solidement des nichoirs à votre maison, elles pourront y dormir à l’abri en journée. Même l’arrière d’un volet leur convient !

Les travaux sont possibles avec les chauves-souris, mais il vaut mieux éviter de les faire en été (naissance et élevage des petits de mai à août) et de jour (elles se reposent). Si vous avez des travaux de ravalement de façades à faire, souvenez-vous que le simple espace entre deux pierres peut servir de gite à une pipistrelle.

Il faudra parfois vous armer de patience, les chauves-souris sont prudentes et peuvent prendre du temps à venir s’installer. Mais ce seront alors des hôtes discrets et fidèles au gîte, en plus de vous rendre un précieux service écosystémique. Une pipistrelle peut par exemple manger 600 moustiques par nuit !

Un seul individu est capable de manger en une nuit entre 1000 et 2000 insectes nocturnes (dont les vilains moustiques qui gâchent vos soirées estivales) et papillons, dont certains sont nuisibles aux cultures.

Laisser les chauves-souris là où elles se trouvent . Les chauves-souris ( et leurs habitats ) sont toutes protégées par la loi. Un abri ne remplace pas un habitat naturel. En cas de problèmes de cohabitation prendre contact avec une association locale de protection des chauves-souris. Pour l’Hérault : Groupe Chiroptères Languedoc Roussillon : 06 52 28 82 48

Plus d’informations

Source : https://www.lpo.fr/actualites/l

Cohabiter avec la chauve-souris, c’est possible ?

Un été éco-citoyen !

 

... Des activités vous attendent à retrouver sur la programmation en ligne !

 

 
Téléchargez la programmation

Privilégiez les déplacements en transports encommun, vélo ou covoiturage

Voici quelques liens utiles pour vos déplacements :

www.herault-transport.fr/lignes-regulieres

www.mobilite.agglopole.fr/Pratique/Lignes-et-horaires

www.rezopouce.fr

Profitez de vos sorties pour devenir Sentinelles de la mer

Le réseau Sentinelles de la mer Occitanie (initié et coordonné par le CPIE Bassin de Thau) réunit différents programmes de sciences participatives portant sur le littoral, les milieux lagunaires et marins de la région Occitanie. Dès cet été nous vous invitons à participer aux sorties organisées pour partager vos observations.

Consommez local avec les Paniers de Thau !

Commandez vos produits locaux en ligne sur www.paniersdethau.fr et venez les récupérer près de chez vous (sur inscription, gratuit), directement auprès des producteurs Paniers de Thau

- Mardi à 18h45 à Poussan

- Mercredi à 18h30 à Frontignan

- Jeudi à 18h45 à Marseillan et Montbazin.

Restrictions d'eau : quels sont les départements concernés ?

 

Pour faire face à une insuffisance des ressources en eau, certains départements sont amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l'eau. Au 25 juillet 2019, 77 départements sont en situation de restriction.

Le site internet Propluvia proposé par le ministère de la Transition écologique et solidaire recense sur une carte tous les arrêtés de restriction d'eau département par département.

Il existe 4 niveaux en matière de sécheresse :

  • niveau de vigilance : information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l'eau ;
  • niveau d'alerte : réduction de moins de la moitié des prélèvements à des fins agricoles ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine, interdiction d'activité nautique, interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, de laver sa voiture... ;
  • niveau d'alerte renforcée : réduction d'au moins la moitié des prélèvements à des fins agricoles, limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, le lavage de voitures, pouvant aller jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements ;
  • niveau de crise : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles, seuls ceux en relation avec la santé, la sécurité civile, l'eau potable ou encore la salubrité étant autorisés.

Au 25 juillet 2019, 77 départements font l'objet d'une restriction (au-delà du niveau de vigilance).

Selon les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) relevées début juillet 2019, les niveaux de nappes phréatiques se situent globalement autour ou en-dessous des niveaux moyens des mois de juin, à l'exception de la Corse. Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante du fait de précipitations faibles et parfois tardives durant l'automne et l'hiver. Alors que le mois de juin 2018 était caractérisé par une situation générale satisfaisante, les niveaux de juin 2019 sont globalement très inférieurs.

  À savoir :

Les seuils entraînant des mesures de restriction sont définis au niveau local par les préfets afin de faciliter la réaction en situation de crise et la concertation entre les différents usagers d'un même bassin.

Les arrêtés sécheresse ne peuvent être prescrits que pour une durée limitée pour un périmètre déterminé. Ils doivent assurer l'exercice des usages prioritaires, plus particulièrement la santé, la sécurité civile, l'approvisionnement en eau potable et la préservation des écosystèmes aquatiques, tout en respectant l'égalité entre usagers des différents départements et la nécessaire solidarité.

Pour en savoir plus

Réchauffement: quand la montagne tombe

Glaciers, Crevasse, Mountains, Snow, Ice

 AFP/

Les glaciers fondent. La montagne s'effondre. Dans le massif du Mont Blanc, de plus en plus d'ascensions mythiques deviennent périlleuses voire impossibles, victimes du réchauffement. Un crève-cœur pour les alpinistes et les amoureux des sommets.

"Ca va très vite. Jamais, il y a dix ans, je n'aurais imaginé une telle accélération", note le géomorphologue Ludovic Ravanel, qui scrute chaque mouvement d'altitude dans le berceau historique de l'alpinisme. "Si l'on tient compte des annonces de mes collègues climatologues pour dans dix ou vingt ans, ça va être pire."

En 2005, dans la foulée de la canicule de l'été 2003, l'emblématique pilier Bonatti, redoutable paroi surplombant Chamonix de sa verticalité insolente, s'était effondré dans un fracas terrible: 292.000 m3 de rocher et un pan d'histoire au tapis. Rêve d'ascension perdu pour les jeunes guides et perte irréparable bien au-delà de la vallée.

Ces écroulements se poursuivent et se multiplient. Ravanel, un patronyme bien connu à Chamonix, leur a consacré sa thèse et les recense inlassablement.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/rechauffement-quand-la-montagne-tombe-doc-1ix7qy2

partagez vos observations pour mieux identifier les végétaux qui souffrent de la canicule

La canicule de juin a créé de nombreux dégâts sur les végétaux. Vous avez certainement vu près de chez vous une plante qui a "brûlée" ou s'est desséchée soudainement (au niveau des feuilles, des fruits ou des fleurs).
Tela Botanica vous invite à partager vos observations pour mieux identifier les végétaux qui souffrent de ces conditions extrêmes.

Le GIEC rappelle que si les tendances sur les émissions des gaz à effet de serre ne changent pas, ces fortes chaleurs pourraient devenir de plus en plus fréquentes.

Nous devons donc aider les chercheurs à anticiper sur les conséquences du changement climatique.

Cette année, des canicules à répétition s’abattent sur la France depuis le début de l’été. Suite à la canicule du mois de juin dernier, beaucoup d’entre vous ont certainement observé des dégâts sur les feuilles, les fleurs ou les fruits de différentes espèces des plantes.

Avec votre aide, des chercheurs* souhaitent identifier les espèces qui ont souffert de ces conditions exceptionnelles et le type de dégât qui a été observé (brûlures, dessèchement soudain – à ne pas confondre avec les effets de la sécheresse).

Quelques exemples de dégâts observés sur le site expérimental de Puechabon.

Les experts du GIEC nous indiquent dans leur dernier rapport que dans le cadre du changement climatique en cours, si les tendances sur les émissions des gaz à effet de serre ne changent pas, ces fortes chaleurs pourraient devenir de plus en plus fréquentes.

Les informations récoltées vont être donc très importantes pour comprendre le niveau de sensibilité des différentes espèces à ces évènements extrêmes.

Merci d’avance de votre aide !

Exemples de dégâts
Exemples de dégâts
Dégâts sur la vigne
Dégâts sur la vigne

Partagez vos observations

Vous pouvez partager vos observations grâce à ce outil de saisie. Pensez à bien expliquer les dégâts observés en commentaires et surtout à joindre des photos.

Des solutions pour que l'air de Sète soit moins pollué par les navires ?

Le collectif citoyen "Une marina : pour qui, pour quoi?" participe actuellement à un protocole de mesure de la qualité de l'air à Sète avec l'association France Nature Environnement. L'objectif est de mesurer les pollutions dues à l'activité de transport maritime qui ne cesse de croître dans le port de Sète.

Depuis le début de son action, le collectif s'est saisi de la question environnementale et notamment de la pollution de l'air générée par les ferries de la lignes régulière Sète-Tanger, qui est aggravée par l'afflux croissants de paquebots, et qui le sera encore plus demain par les méga-yachts du projet de marina.natureCapture

"L'AIR DE SÈTE EST-IL POLLUÉ PAR LES NAVIRES ?"

Depuis 2015, France Nature Environnement agit pour la réduction de la pollution atmosphérique du transport maritime et sensibiliser les citoyens sur les impacts sanitaires et les solutions possibles. Après plusieurs campagnes réalisées à Marseille, FNE se rend pour la première fois dans le port de Sète. Cette campagne de mesures a été réalisée en partenariat avec le collectif sétois « Une marina pour qui ? Pourquoi ? ».

Le Collectif vous invitait à une conférence le vendredi 19 Juillet à la Brasserie Le Flore 21 rue du général de Gaulle à Sète.

Car les émissions de polluants par les navires constituent un vrai danger pour la santé humaine, l'environnement ,et le climat du fait de l'utilisation d'un carburant peu raffiné, lourd et très soufré. Les zones à fort trafic maritime telles que la Méditerranée, sont particulièrement exposées à de très forts taux de particules fines, suie de carbone, oxydes d'azote et de soufre ce qui aggrave les problèmes de pollution de l'air dans les villes portuaires.

Mais que respirent les citoyens sétois ?

France Nature Environnement mène cette campagne de mesure des particules fines à Sète pour montrer la nécessité de mettre en place rapidement les aménagements portuaires indispensables (comme l'électrification des quais) et une législation plus protectrice par l'instauration d'une Zone de Contrôle des Émissions en Méditerranée."

France Nature Environnement et FNE Languedoc-Roussillon ont présenté les résultats de ces mesures

Premières mesures de l'impact du transport maritime sur
la qualité de l'air à Sète : Les Sources de pollution : les ferries de la ligne régulière Sète -Tanger

Conclusion des analyses statistiques des concentrations en PM10 et PM3nature444

● Les ANOVA montrent une différence nettement significative entre les mesures faites « sans bateau » et les mesures où il y a « au moins 1 bateau »

● Les ANOVA ne montrent pas de différences nettement significatives selon la source de pollution.

● Premières mesures dont l’objectif est d’alerter les sétois et les décideurs (Région, DDTM…) sur cette pollution diffuse et non « spectaculaire»

● Nécessité de compléter ces premières mesures par d’autres en période estivale et par des mesures plus fines.

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Pour l'association, selon les mesures, l'air est jusqu’à 100 fois plus pollué près des navires.

CES POLLUANTS AURAIENT DES  EFFETS DEVASTATEURS POUR L’ENVIRONNEMENT, LA SANTÉ ET LE CLIMAT

 L’oxyde d’azote (NOx)
 L’oxyde de soufre (SOx)
Les particules fines

Cela représenterait
 60 000 décès
Un coût: 58 milliards d’euros

Et au niveau santé :

Dégradation de la respiration
Une hyper-réactivité des bronches (asthmatiques)
Augmentation de la sensibilité des bronches aux infections microbiennes
Maladies respiratoires et cardiovasculaires

Les solutions envisageables :

Changement de carburant : arrêtons d'user de fuel lourd, carburant extrêmement polluant
Une zone de contrôle des émissions en Méditerranée
Installation d’épurateurs pour réduire les pollutions
Augmentation et transparence sur les contrôles des émissions des navires, un outil indispensable
Une fiscalité incitative !
 Des bornes électriques à quai pour couper les moteurs

Nouvelle programmation pour le CPIE Bassin de Thau


Ça y est, c’est l’été !

Et avec lui la toute nouvelle programmation de nos fameuses animations de l’été ! Faites-vous plaisir en vous concoctant un planning à base de découverte et de sensation sur Thau et les Palavasiens.

Les animateurs du réseau CPIE Bassin de Thau et les acteurs du territoire vous attendent nombreux sur les activités nature, à vivre tous les jours de l’été !L’image contient peut-être : texte

Programmation sur :
www.cpiebassindethau.fr/un-ete-nature-sur-thau

 Nombre de place limité, pensez à réserver vos places dès maintenant !