Environnement

Promenade en Gardiole

Le Massif de la Gardiole s'étend sur 5000 ha. De nombreux sentiers permettent de le découvrir à pied ou en VTT. Avec une vue exceptionnelle sur le littoral, le bassin de Thau et l'arrière-pays, il mérite vraiment un détour et permet de visiter les fameuses ruines de l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau construite au début du XI siècle à Gigean. Pour les amoureux de la nature il permet d'exceptionnelles balades à la découverte des plantes et des fleurs comme nous le propose Michel et Valérie Campion, les animateur du studio MCV. N'oubliez pas de mettre le son pour profiter pleinement cette belle invitation à la promenade.

 

Christophe Morgo, Président de l'EID Méditerranée fait le point sur le problème des Moustiques et des Moustiques Tigres

Pour les moustiques nuisants traditionnels, issus des zones humides littorales et rétro-littorales, deux espèces  font l’objet du contrôle et des traitements antilarvaires de l’EID-Med, à raison de leur double faculté de piquer les humains et de se déplacer sur de vastes espaces (jusqu’à 40 kms maximum à l’intérieur des terres, en fonction de l’orientation et de la puissance des vents).

Il y a une espèce plutôt hivernale (Aedes detritus) et une espèce plutôt estivale (Aedes caspius), qui en fait démarre au cours du printemps. Ce qui explique que les traitements peuvent se faire dès la fin janvier jusqu’à la fin de l’automne

 

Cette année 2019 a démarré doucement, notamment par rapport aux deux années précédentes : Christophe Morgo, Président de l'EID Méditerranée rappelle qu' à l’échelle de la zone d’action de l’EID (de Cerbère à l’étang de Berre), le cumul des traitements depuis le 1er janvier s’élève, à ce jour, à 7 200 hectares, soit presque deux fois moins que l’an dernier à la même période. Et le ressenti de nuisance est de faible à nul dans les zones agglomérées.

Mais attention, la situation du jour n’est pas celle du lendemain : ce n’est pas parce que le début d’année est calme que la suite sera du même tonneau.

 Et il rajoute : "Ce qu’il faut bien faire comprendre, c’est que l’éclosion des espèces de moustiques concernées est tributaire des mises en eau : pluies, entrées marines, irrigations. Et la rapidité du développement larvaire est tributaire des températures : plus il fait chaud, plus ça va vite. Donc, l’aléa météorologique est décisif et nul ne sait, au-delà d’une grosse semaine, s’il y aura d’ici la fin du printemps, durant l’été et durant l’automne à venir beaucoup d’eau ou non : coups de mer, intempéries, sécheresse suscitant des irrigations nombreuses et répétitives ?..."

 Le cumul annuel d’hectares traités est très variable d’une année à l’autre, et, au sein de chaque année, d’un mois à l’autre : cela peut aller de moins de 30 000 hectares les années « basses » (comme en 2017 : 27 000 ha) jusqu’à 40 ou 45 000 hectares les années « hautes ».

 Pour le moustique-tigre (Aedes albopictus),  Christophe Morgo insiste sur le fait qu’il n’a absolument rien à voir avec ses congénères issus des zones humides, sinon qu’il est un moustique…

Le cadre de son existence, ses gîtes de reproduction, ses périodes de piqûres, ses distances de déplacement sont complètement différents.

 "Lui il est exclusivement urbain, ses gîtes sont tout récipient ou tout objet pouvant recueillir de l’eau, souvent de très petite taille, se trouvant à l’air libre. 80 % des situations sont à l’intérieur des domiciles des gens. Ces gîtes de reproduction pullulent en nombre et sont très aléatoires dans l’espace et dans le temps : c’est ce qui explique qu’on ne peut pas leur adresser la stratégie insecticide antilarvaire qu’on utilise contre les moustiques « ruraux » se développant au sein des zones humides littorales. Ainsi, partout dans le monde où le moustique-tigre s’est installé, la meilleure sinon la seule démarche permettant de contenir ses populations est la prévention. D’où la communication volontariste des gestes domestiques à produire au quotidien, chez soi, pour éviter des mises en eau ou pour rendre étanches certains récipients (comme les collecteurs d’eau pluviale) afin d’éviter la ponte des femelles moustiques-tigres sur leur rebord.

 À cette période (fin avril / début mai), le moustique-tigre est encore « endormi » ou au tout début de son réveil : il s’agit d’une « diapause » (hibernation) au niveau de ses œufs. Son réveil se fait au cours du printemps, très progressivement, de sorte que même s’il peut y avoir des larves voire quelques spécimens adultes volants dès le début mai ou à la mi-mai, ce moustique ne commence à être « audible » et nuisant qu’à partir de fin mai / début juin, puis il va crescendo jusqu’à l’amorce de sa nouvelle diapause, elle-même très progressive, à partir de la fin d’été / début d’automne.

 Le Président de l'EID précise : "Il est un vecteur potentiel de virus, tels que la dengue ou le chikungunya, mais ses facultés de transmission sont maîtrisées grâce à un plan de surveillance entomologique et sanitaire efficace, diligenté par le ministère de la Santé et les ARS, et un dispositif de lutte antivectorielle (traitements ponctuels sur des signalements par les ARS de cas importés), en tant que de besoin, pour lequel l’EID Méditerranée est opérateur dans les départements du pourtour méditerranéen, notamment. Mais la population est interpellée par le moustique-tigre d’abord pour son volet nuisant."

 À l’échelle du pays, son extension est progressive : 42 département étaient touchés fin 2017 ; ils étaient 51 à la fin de la saison 2018, dans des proportions différentes selon l’ancienneté de leur colonisation : de presque toutes les communes, dans le sud-est, à quelques-unes seulement vers le norde (ainsi il commence à être présent à Paris, en Ile de France, en Vendée, en Alsace…).

L'Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID Méditerranée ou EID-Med) est un opérateur en zones humides. Cet établissement public chargé de la lutte contre les moustiques nuisibles (ou nuisants) et vecteurs, est mandaté depuis près de soixante ans par les Départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Bouches-du-Rhône. En 2007, la Région Occitanie (ex-Languedoc-Roussillon) puis, en 2012, le Département du Var ont également adhéré à ses statuts.

Outre le contrôle des espèces de moustiques nuisibles issus des zones humides littorales et pouvant atteindre les zones agglomérées à fortes densités de populations, l’EID Méditerranée est un des principaux acteurs de la lutte contre le « moustique tigre », arrivé récemment, aujourd’hui identifié dans tout ou partie d’une trentaine de départements, se développant dans les zones urbaines, principalement au sein des domiciles privés.Clic sur la vidéo

Cycle de vie du moustique

 

Les Refuges LPO de l'Hérault fêtent la nature !

Notre département compte plus de 500 sites Refuges LPO : 
350 jardins, 11 balcons, 137 établissements à but pédagogique, 2 collectivités et 2 entreprises.Dans le cadre de la Fête de la Nature 2019, 14 d'entre eux vous ouvrent leurs portes et vous accueillent afin d'échanger sur la préservation de la biodiversité de proximité.

- À Castelnau-le-Lez : samedi 25/05 après-midi, visite d'un jardin Refuge LPO et intervention d'une ethnobotaniste

- À Colombiers : dimanche 26/05 matin, la Maison du Malpas sera inaugurée en Refuge LPO

- À Frontignan : samedi 25/05 journée, découvrez le Refuge LPO des Réglisses. En plus de visites du jardin, deux ateliers sur le thème de la biodiversité de proximité seront proposés

- À Lattes : samedi 18/05 après-midi, les bénévoles LPO tiendront un stand à la Maison de la Nature et le site sera inauguré Refuge LPO

- À Montagnac : dimanche 26/05 journée, découvrez l'Espace Naturel Sensible de Bessilles labellisé Refuge LPO (3 conférences, 6 sorties naturalistes, stand, land-art,...)

- À Montpellier, samedi 25/05 :

> Une journée au Refuge LPO du Mas Reynes, une copropriété entre la Faculté des Sciences et le Plan des Quatre Seigneurs, où vous pourrez être guidés sur le terrain de plus d'1ha et et découvrir des stands, expositions, conférences.

> Une journée sur le thème de la biodiversité de proximité sera proposée au quartier Beaux-Arts : un rallye Refuge LPO vous mènera le matin des Refuges du parc Chopin, à l'école La Fontaine en passant par un balcon! L'après midi, un stand et des ateliers seront proposés sur le thème des nichoirs.

- À Puisserguiers : samedi 25/05 matin, la MJC sera labellisée en Refuge LPO

- À Saint Privas : mercredi 22 et samedi 25/05, découvrez dans l'arrière pays un Refuge LPO avec une mare exceptionnelle

- À Sète : les après-midi des mercredi 22 et jeudi 23/05, les chambres d'hôtes rivages ouvrent leurs portes au cœur du Mont Saint Clair

- À Vacquières : dimanche 26/05 journée, ateliers ludiques, land-art, exposition, poésie,.. dans un terrain boisé Refuge LPO de 2,7ha

- À Villeveyrac : samedi 25/05 après-midi, dans le cadre des portes ouvertes du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage, venez visiter son parc pédagogique labellisé Refuges LPO, son potager, inaugurer la fresque de l'artiste Pauline Motti et, si le temps le permet, participer au relâcher d'un oiseaux pris en charge par son unité de soins

Détails de ces animations sur : http://fetedelanature.com

Samedi 25 mai, le centre de tri Oïkos vous ouvre ses portes !

 

A l’occasion de la Semaine du développement durable, Sète agglopôle méditerranée organise une journée portes ouvertes sur le site d’Oïkos à Villeveyrac ce samedi 25 mai.

 C’est là que sont réceptionnés et traités les déchets recyclables que les habitants du territoire trient au quotidien dans leur bac individuel ou leur point tri. En 2018, ce sont près de 7000 tonnes de déchets qui sont passées par ces installations et entre les mains des agents de tri dans le but de séparer les différents matériaux recyclables (carton, papier, plastiques, métaux,…) dirigés ensuite vers les usines de valorisation.

 Rien de mieux que de se rendre sur place pour découvrir dans le détail les différentes étapes de ce processus quasi-industriel et de se rendre compte de l’utilité des gestes de tri de tout un chacun.

 Des visites de groupes seront proposées de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30. Accueillis par les ambassadeurs du tri, les visiteurs auront ainsi la possibilité de découvrir l’ensemble des installations du site, outre le centre de tri proprement dit, à savoir la plate-forme de compostage des déchets verts, ainsi que la zone dédiée au stockage des ordures ménagères.

Ils pourront ainsi observer en situation réelle les différentes opérations nécessaires en vue de la séparation et du recyclage des déchets triés sur le territoire. Une occasion unique de découvrir les coulisses du traitement de nos déchets, mais aussi de mesurer l’importance d’une gestion éco-responsable de nos poubelles.

 Pour mémoire, le site reçoit la totalité des déchets recyclables collectés sur le territoire de Sète agglopôle méditerranée (soit près de 7000 tonnes par an), traite également l’essentiel des ordures ménagères et des encombrants collectés sur les communes du Nord du territoire (9000 tonnes) et les déchets verts dirigés vers la plate-forme de compostage (près de 4000 tonnes).

 

Assises de la pêche et des produits de la mer

 

CONNAISSEZ-VOUS LES THÉMATIQUES 2019 ?

 

 

Les 12 et 13 septembre prochains, les acteurs de la pêche et des produits de la mer se réuniront à Granville pour deux journées majeures pour l'ensemble de la filière. 6 thématiques principales seront abordées dans le cadre des tables rondes :

  • « Des innovations pour valoriser la matière première »
    L’importance des labellisation, l’utilisation des déchets, des coproduits et de certains rejets : une meilleure valorisation de la matière première est plus que jamais cruciale pour l’avenir des filières.

     
  • « Les aquacultures croisées »
    Les associations de différentes aquacultures complémentaires peuvent tout à la fois être bénéfiques sur le plan environnemental et sur le plan économique.

     
  • « Prendre en compte l’impact environnemental des filières »
    Les acteurs des filières pêche et produits de la mer sont bien placés pour analyser, puis prendre des mesures, afin de gérer leur impact environnemental.

     
  • « Flottes, formation, commercialisations : les problématiques spécifiques de l’Outre-mer »
     
  • « Rentrer dans le métier : la parole aux jeunes »
    Alors que les problématiques de recrutement, d’attractivité, se posent de manière de plus en plus aigüe, donner la parole à des jeunes qui s’apprêtent ou viennent de rentrer dans le métier, afin de tenter de dépasser les incompréhensions générationnelles.

     
  •  « Répondre aux attaques contre l’image des filières »
    Qu’il s’agisse de la presse écrite, audiovisuelle ou des réseaux sociaux, les légitimes préoccupations environnementales débouchent parfois sur des attaques violentes et disproportionnées contre la pêche ou les produits de la mer. Des attaques désormais régulières qui nécessitent de savoir y répondre, à court comme à long terme.

 

Et vous, que ferez-vous les 12 et 13 septembre ?

 

Je participe à l'édition 2019Innovation - Aquaculture - Environnement - Outre-mer - Emploi

L’avenir du train est encore sur les rails

Train à hydrogène

Au niveau mondial, d’ici à 2050, l’augmentation du trafic ferroviaire devrait augmenter entre 200 et 300 % pour les passagers et entre 150 % et 250 % pour les marchandises[1].
En Europe, le plan « Transports 2050 » de la Commission européenne fixe des objectifs ambitieux pour les liaisons interurbaines de plus de 300 km : basculer vers le rail l’essentiel du trafic passagers et reporter la moitié du fret routier sur d’autres modes de transport dont principalement le ferroviaire et si possible le fluvial ou le maritime.
Les nouvelles « routes de la soie » qui vont relier la Chine à l’ensemble de l’Eurasie feront également la part belle au ferroviaire. Le projet pharaonique porté par le président Xi Jinping concerne 68 pays (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Pologne, Biélorussie, Kazakhstan, etc.), soit 60 % du PIB mondial et 70 % de la population de la planète. Le coût des investissements qui seront nécessaires pour développer les infrastructures des pays englobés dans ce plan pourrait atteindre les 10.000 milliards de dollars sur 40 ans. La Chine voit dans ce plan un excellent moyen de ne plus être à la merci d’un blocus maritime en cas de conflit avec les États-Unis.

Le 18 novembre 2014, un premier train chinois partait de Yiwu pour rejoindre Madrid 21 jours plus tard après un périple de plus de 13.000 km. Depuis plusieurs nouvelles lignes commerciales, passant par l’Asie centrale, sont devenues opérationnelles : Yiwu à Londres, Wuhan à Lyon, Chengdu à Łódź (Pologne), Chongqing et Zhengzhou à Duisburg et Hambourg (Allemagne), etc.

Par mer, il faut en moyenne 45 jours pour rejoindre l’Europe via le canal de Suez, par le train le trajet dure en moyenne 14 jours en passant par le Kazakhstan. Le volume transporté par un train est inférieur à celui transporté par un bateau mais au global le train reste deux fois moins cher que le bateau et beaucoup moins polluant pour le transport de marchandises entre la Chine et l’Europe[2].

La Russie devrait s’associer à plusieurs de ces projets de routes ferroviaires comme elle a commencé à le faire pour les routes maritimes dans l’océan Arctique. Une ligne à grande vitesse, Moscou-Pékin, est à l’étude via Kazan, puis Astana ou Novossibirsk. Le temps de trajet entre les deux capitales serait de 32 heures contre 5 jours actuellement avec les lignes existantes.

Une nouvelle ligne est également prévue pour relier la ville chinoise de Khorgos à la frontière du Kazakhstan à Aktau sur la mer Caspienne. Aktau pourrait alors devenir un centre logistique majeur de l’Eurasie, lié à l’Est à la Chine, au Nord à la Russie et au Sud, via la mer Caspienne, à l’Iran, au Moyen-Orient, à la Turquie et à l’Europe.

L’électrification du ferroviaire, bien avancé en Europe, devrait par ailleurs s’accélérer partout dans le monde. L’hydrogène jouera parallèlement un rôle grandissant dans le processus de l’évolution du rail vers les énergies propres. Le Coradia iLint, construit en 2018 par Alstom, montre la voie. Premier train à hydrogène à être mis en service dans le monde, en Basse-Saxe, il dispose d’une autonomie de 1000 km, assez pour circuler sur le réseau régional durant toute une journée. L’intérêt du train à l’hydrogène est d’éviter les investissements importants pour installer le long des voies les poteaux électriques et les caténaires. Les trains roulant au diesel ou au charbon, sur les lignes non électrifiées, seront ainsi les premiers à basculer vers l’hydrogène. Parmi les projets d’envergure en cours dans différents pays, le plus complexe et le plus important est celui lancé par la Régie des transports du Grand Toronto au Canada qui prévoit d’abandonner le diesel au profit de l’hydrogène, sur l’ensemble de son réseau tentaculaire.

Les nouvelles technologies vont continuer par ailleurs d’impacter le monde ferroviaire. Pour les passagers, elles faciliteront la réservation intermodale (billets valables pour les trains, les bus et même les vélos ou les voitures partagés). Il ne sera peut-être même plus nécessaire d’avoir un billet. Ainsi, Cubic, une société britannique, développe pour votre smartphone un système comparable au télépéage pour les voitures sur autoroute. Quand vous prendrez le train puis le métro ou un bus, à chaque étape un capteur détectera votre smartphone et transmettra l’information à l’opérateur des réseaux de mobilité. L’opérateur vous enverra la facture globale de vos voyages en fin de mois et il utilisera les informations en temps réel pour optimiser la gestion du trafic sur les différents réseaux de transport.

Les nouvelles technologies informeront les passagers du train sur le trafic et leur donneront des conseils personnalisés sur les meilleurs itinéraires à suivre à leur arrivée en gare. Elles pourront aussi proposer de nouveaux services à bord : magasinage sur des panneaux interactifs comme dans le métro de Séoul, commentaires culturels et touristiques sur le parcours, spectacle en réalité virtuelle, etc.

L’industrie ferroviaire bénéficiera également des progrès réalisés dans les autres domaines technologiques. Avec l’Internet des objets, le transport de marchandises par train s’insérera mieux dans les circuits logistiques. Avec les nanotechnologies, de nouveaux matériaux plus robustes et plus légers pourront être utilisés pour la fabrication des trains. Les ingénieurs de la société Research Frontier ont déjà inventé la vitre dont les passagers pourront régler la teinte et le degré de filtrage des rayons du soleil en tournant un simple bouton.

Les trains évoluent d’autre part pour offrir des prestations où le voyage n’est qu’un prétexte à d’autres expériences. Certains trains peuvent ainsi devenir des lieux de loisir et de tourisme à l’image l’Orient Express créé par la Compagnie Internationale des Wagons-Lits en 1883 et qui, dans les années 1920, assurait la liaison entre Paris et Istanbul. De nos jours des trains de prestige renaissent en Europe reliant plusieurs destinations recherchées (Paris à Venise, Londres- Budapest, etc.) mais aussi sur tous les continents où la croisière ferroviaire peut atteindre un luxe inouï. Au Japon, le train Shiki-Shima, avec ses cuisiniers estampillés au Michelin et ses chambres décorées par les meilleurs designers japonais, propose un voyage de quatre jours et trois nuits pour 8.500 euros par personne. Le circuit passe par l’île de Hokkaido et la trentaine de passagers qui occupent les 8 wagons peuvent admirer le paysage au travers d’immenses baies vitrées. En Russie, l’Aigle d’or, le train de luxe transsibérien, relie Moscou à Vladivostok pour 75.000 dollars en suite impériale.

Les gares évoluent également pour devenir des centres commerciaux voire des centres cultuels. À Londres, la gare de St Pancras, accueille chaque semaine des milliers de visiteurs qui viennent simplement prendre un verre, faire du shopping, visiter une exposition ou déjeuner dans un bon restaurant.

Cette fréquentation des gares peut devenir aussi source d’énergie. À St Omer en France, des dalles conçues par la société britannique Pavegen, transforment en électricité l’énergie cinétique des piétons qui marchent sur le parvis de la gare.

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[1] ARUP, Future of rail 2050.

[2] Gabor Debreczeni, The New Eurasian Land Bridge : Opportunities for China, Europe, and Central Asia. The Public Sphere, 2016.

Que faites-vous pour les abeilles ?

En France, depuis 1995, selon les régions, plus de 30 à 35% des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. Pour assurer l'avenir de l'abeille, nous devront répondre à quelques questions afin de la protéger.


Et vous, que faites-vous pour les abeilles?

Aucune description de photo disponible.

Opération de nettoyage de la Crique de l’Angle à Bouzigues reportée au 9 juin

Une opération de nettoyage de la Crique de l’Angle à Bouzigues, initialement prévue le 12 mai, aura lieu dimanche 9 juin 2019 de 9h à 13h.

 

Comme convenu avec le CRCM, Sète agglopôle appuiera cette opération par la mise à disposition d’une benne, de gants et de sacs poubelles.

 

Le service Espaces naturels sera présent le jour de l’opération.DIMANCHE 9 JUIN 2019
Les conchyliculteurs du Bassin de Thau sont des sentinelles de l’environnement marin.
A ce titre, ils se mobilisent depuis des années pour la protection du Bassin de Thau et des équilibres écologiques nécessaires à la vie marine et aux métiers traditionnels de la mer.
La Crique de l’Angle, située à l’est de l’étang, constitue un site emblématique du bassin de Thau. Eutrophisée jusqu’au milieu des années 2000, la Crique de l’Angle est aujourd’hui en pleine restauration écologique grâce aux efforts conjoints des professionnels de la conchyliculture et des collectivités locales.
Cette mobilisation a été très positive et a permis la diversification de la vie aquatique et surtout la recolonisation du milieu par les herbiers de zostères caractéristiques de la lagune.
Aujourd’hui, les conchyliculteurs veulent poursuivre le travail de réhabilitation engagé par le passé en ciblant les macro-déchets que l’on trouve encore dans les milieux naturel, à la fois sur les berges et dans l’eau. Ces macro-déchets constituent une préoccupation majeure au niveau de toute la méditerranée et les actions locales se multiplient depuis quelques années.
La culture de coquillages sur le bassin de Thau est dépendante de la bonne qualité du milieu et la suppression progressive des macro-déchets contribue à la restauration écologique de la lagune, c’est pourquoi le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée (CRCM), organise
Dimanche 9 juin 2019 de 9h00 à 13h00
une opération de nettoyage de la crique de l’Angle
sur la commune de Bouzigues, chemin de la Font

Une nouvelle opération éco-citoyenne avec Project Rescue Ocean

 

  

A l’initiative du Bessanais Benoit Schumann, au travers de son association Project Rescue Ocean, une grande matinée de nettoyage des berges de l’Hérault (de la base de loisirs de la Guinguette au moulin Bladier) aura lieu le dimanche 19 mai 2019, à partir de 9h.

A pied ou en canoë, il sera possible de participer à ce grand rassemblement de sensibilisation sur la nécessité d’un fleuve propre et naturel.

Le rendez-vous est fixé à la base de loisirs de la Guinguette, quartier général de la manifestation, mise gracieusement à disposition par la municipalité, laquelle apporte son soutien à cette initiative pour la troisième fois.

En effet, en 2016 puis en 2018, des rendez-vous similaires ont déjà permis de ramasser des tonnes de déchets soit dans l’Hérault, soit sur les rives du fleuve. Pour tous renseignements complémentaires et inscriptions, consulter la page Facebook de l’association Project Rescue Ocean.

Trajet des plastiques dans les Océans

Selon les Echos :

8,3 milliards de tonnes

C'est la masse de plastique produite entre 1950 et 2015, selon les chiffres de «  Sciences Advances  », le plastique étant aujourd'hui le troisième matériau le plus fabriqué en France (derrière le ciment et l'acier). Et  cette masse va crescendo  : sur les dix dernières années, les humains ont produit plus de plastique que durant tout le XXe siècle, selon l'ONU. En 2015, 322 millions de tonnes ont été produites, contre... à peine 2 millions en 1950.

79 % de déchets

Sur ces 8,3 milliards de tonnes de plastique produit, 6,3 milliards (79 %) sont d'ores et déjà passés à l'état de déchets qui s'accumulent dans des décharges ou en pleine nature, particulièrement dans les océans. Seulement 9 % de la production de plastique a pu être recyclée et 12 %, incinérée.

 

1 million

C'est  le nombre de bouteilles en plastique vendues par minute.  Soit 480 milliards pour l'année 2016.

Voir sur : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0301760336589-cinq-chiffres-alarmants-sur-la-pollution-plastique-dans-le-monde-2181363.php

 

L’augmentation de la consommation des plastiques s’est accompagnée d’une pollution environnementale importante et croissante depuis les années 1950. Même si la gestion des déchets est une préoccupation actuelle, des millions de tonnes de déchets sont encore rejetés chaque année dans l’environnement. Acheminés principalement par les cours d’eau, les déchets plastiques finissent par arriver dans les océans. La grande majorité (80%) des plastiques observés dans les océans provient ainsi des continents, l’autre partie provient des activités en mer.

soupe plastiqueEn fonction de leur densité, les déchets vont soit couler vers les fonds marins (comme les PVC de densité supérieure à celle de l’eau de mer), soit flotter et être entraînés par les courants marins (exemple du polyéthylène PE, de densité inférieure à celle de l’eau de mer).

(Source Image : d’après CNES-ACM)

Bouteilles*, sacs plastiques, fibres de textiles synthétiques (polyester, acrylique, polyamide, …), microbilles plastiques d’abrasifs industriels, d’exfoliants ou de produits cosmétiques, morceaux de polystyrène, pastilles de pré-production de plastiques, filets de pêche,… les déchets plastiques observables dans les eaux de surface océaniques sont d’origines diverses et de taille très variable, du microscopique au macroscopique.

* Sauf les bouteilles transparentes qui sont en PVC (eau, sodas): dès qu’elles sont cassées par l’érosion, le plastique plus dense que l’eau, coule…Par contre, on observe dans l’eau leurs bouchons, ainsi que les flacons et bouteilles non transparentes (lait, gel douche …)

Une dispersion mondiale des plastiques dans les océans

Les plastiques flottant en surface des océans sont entraînés des littoraux jusqu’à l’océan ouvert par les vents et courants marins. Les directions et les vitesses de déplacement dépendent de l’organisation générales des circulations atmosphériques et océaniques*. A l’échelle du globe, les courants marins de surface, déviés par la rotation de la Terre, présentent une circulation « en tourbillon », en spirale, appelés gyres**. On dénombre 5 gyres principaux : un dans l’océan Atlantique Nord, un dans l’océan Atlantique Sud, un dans l’océan indien, un dans l’océan Pacifique Nord et un dans le Pacifique sud :

Si les quantités globales de plastique dans les océans ne sont pas précisément estimées (en fonction des zones, on observe de 0 à 150 000 morceaux de plastiques au km2 sur les fonds marins et de 0 à 900 000 microplastiques dans les eaux de surface …), les études montrent que leur dispersion suivant les grands courants marins se fait rapidement*** et à l’échelle mondiale.

* Les circulations atmosphériques et océaniques sont liées et ont pour « moteur » l’énergie solaire. En effet, les différences d’énergie solaire reçue par la surface terrestre selon les zones (plus d’énergie reçue à l’équateur qu’aux pôles en raison de la sphéricité de la terre) et la rotation de la Terre autour de son axe (force de Coriolis) entraînent l’existence de grandes cellules de convection atmosphériques (cellules « de Hadley » à l’équateur, « de Ferrel » dans les zones tempérée et cellules polaires aux pôles). Les mouvements d’air horizontaux de ces mouvements atmosphériques sont les vents.

Ces vents entraînent des mouvements d’eau, de la surface jusqu’à plus de 100 m en profondeur. Les déplacements des déchets plastiques dépendent des sens et vitesses des vents et courants marins de surface.

** les gyres montrent un mouvement en spirale avec enroulement sur la droite dans l’hémisphère droit et sur la gauche dans l’hémisphère sud, en relation avec la force de Coriolis (rotation de la Terre).

*** Les suivis de bouées dérivantes et les modèles océaniques établis à partir des observations satellites montrent que les plastiques parcourent souvent plusieurs kilomètres par jour.

Des zones d’accumulation de plastiques : les « continents plastiques »

Les courants marins d’échelle planétaire transportent les déchets vers les zones centrales des gyres, très calmes. Les plastiques s’y concentrent et s’accumulent ainsi sur d’immenses surfaces (Exemple du « Great Pacific Garbage Patch » dans l’océan Pacifique Nord, de surface estimée à six fois celle de la France). Les « continents plastiques », existent ainsi dans les cinq grands bassins océaniques.

continents plastiques

Le terme « continent » est une métaphore : les surfaces concernées sont de l’ordre des continents, mais il ne s’agit pas d’étendues « solides » : la pollution plastique de l’océan est plutôt une « soupe plastique», autre terme également utilisé.

 

S’il existe des macrodéchets, les 7ièmes continents sont surtout constitués de petits éléments plastiques, souvent invisibles sans une fine observation, issus en grande partie de la dégradation des plastiques. Plus ou moins longue en fonction des matériaux et de leur épaisseur, la durée de dégradation est estimée en laboratoire de 1 à 5 ans pour le fil de nylon, de 1 à 20 ans pour les emballages plastiques fins, jusqu’à 450 ans pour les bouteilles plastiques et encore plus pour d’autres matériaux.

La dégradation dépend également de l’action de certains facteurs environnementaux:
– sous l’action mécanique*, le plastique se fragmente (mais les fragments restent des polymères plastiques stables et durables)
– sous l’action chimique ** ou enzymatique de dépolymérisation, les polymères plastiques sont décomposés et détruits.

Flottant à la surface des océans, les matériaux plastiques sont essentiellement soumis à l’érosion et à l’action du rayonnement solaire et se fragmentent progressivement en morceaux de plus en plus petits. La concentration en micro particules de plastique invisibles à l’œil nu aurait ainsi triplé dans les eaux de surface depuis les années 70.

*action d’érosion par les vagues
** action chimique des UV du soleil : réactions photochimiques. (Pour le PE on observe
principalement des réactions radicalaires, notamment d’oxydation)

microplastiques

Des zones de disparition de plastiques ?

Des analyses récentes sembleraient indiquer une « disparition » de déchets plastiques dans les eaux de surface océanique : en effet, les quantités de plastiques arrivées dans les océans depuis les années 50 auraient dû entraîner des concentrations supérieures à celles mesurées. Les eaux de surface ne semblent pas être la destination finale des déchets plastiques flottants dans l’océan…

Plusieurs mécanismes possibles pour expliquer l’élimination des plastiques de la surface océanique sont proposés :

– la formation de biofilms et la colonisation par des organismes pourraient diminuer la flottabilité et permettre à certains débris de plastique de couler dans les eaux profondes, et de se déposer sur le fond marin.

Cependant les observations montrent que les particules plastiques sont de faible densité dans les sédiments et n’enregistrent pas une augmentation de la concentration en plastiques en fonction du temps pour un même lieu.

– la fragmentation et photodégradation des matières plastiques seraient rapides et ne permettraient plus leur observation. Les fragments seraient assez petits pour passer à travers les filets d’échantillonnage standard, avec une taille de l’ordre du micron ou plus petite.

– un transfert de matières plastiques de l’eau vers les organismes : l’assimilation des microplastiques par ingestion et entrée dans les réseaux trophiques engendrerait un « stockage » de la matière dans les organismes et diminuerait la concentration de plastiques dans l’eau.

On observe en effet la présence de plastique dans l’estomac de nombreuses espèces marines, même jusqu’à chez 39% des poissons mésopélagiques*. De plus, la taille des fragments de plastique ingérés par ces poissons, comprise entre 0,5 et 5 mm, correspond à la taille des débris de plastique « disparus » dans les évaluations mondiales des plastiques en surface océanique.

– l’intervention d’autres processus encore à découvrir …

En savoir plus sur : http://www.septiemecontinent.com/

*Les poissons mésopélagiques jouent un rôle important dans l’écosystème marin; ils sont
omniprésents et très abondants dans l’océan ouvert. Ils vivent dans la couche intermédiaire de
l’océan (200 à 1.000 m de profondeur), mais migrent pour s’alimenter vers la couche de surface
la nuit.

« Nathalie Briand – MobiScience.briand.free.fr »

Pesticides dans l’eau : une pollution omniprésente

L’histoire de Générations Futures débute en 1996, sous le nom du Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures

Dans le cadre de sa campagne pesticides et cancer, Générations Futures a souhaité développer fortement son action en direction des victimes des pesticides (professionnels et particuliers). Cette campagne a été officiellement en juin 2009 lors d’une conférence de presse avec la mise en ligne d’un site internet : victimes-pesticides.fr

Cette campagne offre la possibilité aux victimes des pesticides de témoigner.

 

Selon Générations Futures :

Dès les premières prises de conscience environnementales, la question de la pollution de l’eau a été centrale. La contamination des puits par les rejets industriels, puis de l’ensemble des eaux par le plomb, par exemple, conduisait à des empoisonnements visibles et clairement identifiés. Mais aussi à d’intenses campagnes de dénigrement des scientifiques par les lobbies industriels.

Aujourd’hui, d’autres substances chimiques industrielles continuent de polluer durablement les sols et les eaux : les pesticides.

Indispensables au maintien d’une industrie agroalimentaire dépendante de la chimie, ces pesticides disposent d’un fort soutien politique et économique. Pourtant, de plus en plus d’études indépendantes avertissent sur leurs dangers. Mieux encore, des alternatives existent pour une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé humaine et animale.

 

Les causes de la pollution de l’eau aux pesticides

L’agriculture intensive, la principale responsable

Fort logiquement, la principale cause de la pollution des eaux par les pesticides est l’agriculture intensive. Cette agriculture est aujourd’hui prédominante en France et dans de nombreux pays du monde. Par ses méthodes industrielles, l’agriculture intensive appauvrit les sols et réduit la richesse des biotopes. Des espèces locales ou invasives se développant dans un environnement complètement transformé, et deviennent alors des parasites. Cette flore et cette faune sont alors considérées comme nuisible, et doivent être détruites pour « protéger » les cultures.

Farmer, Tractor, Agriculture, Farm

Pour cela, on fait appel à des pesticides chimiques, utilisés intensivement et, trop souvent, de manière préventive. Si les industriels de la chimie essaient de réaliser des pesticides qui ciblent certains types de parasites uniquement, leurs principes actifs ont tendance à avoir des effets néfastes sur des organismes sauvages ou domestiques parfaitement inoffensifs.

Une contamination aux pesticides dans les zones urbaines et périurbaines

Si les terres agricoles sont particulièrement touchées par la pollution aux pesticides, les villes et zones périurbaines sont loin d’être épargnées. De nombreux pesticides sont encore disponibles : les désherbants à base de glyphosate sont désormais interdits pour les jardiniers amateurs conformément à la loi depuis 2019. Ils peuvent cependant encore être acheté sur Internet, et ainsi être utilisés sans contrôle, dans n’importe quel jardin de particulier. Les collectivités publiques, notamment les municipalités, font également un grand usage des insecticides, pouvant être déversés dans les eaux stagnantes, notamment pour lutter contre les moustiques. De quoi les conduire directement dans les eaux usées dès la première pluie.

Persistance, interactions, accumulation et effet cocktail : des dangers intimement liés aux caractéristiques chimiques des pesticides

Une grande part de la pollution des eaux par les pesticides est due aux caractéristiques chimiques et physiques intrinsèques aux molécules elles-mêmes. Ainsi, certains pesticides disposent d’une très grande persistance dans les sols et l’eau. C’est notamment le cas du DDT, interdit pour les épandages dans les années 1970, mais que l’on continue de retrouver dans les nappes phréatiques. Il en va de même pour le lindane, massivement utilisé en France jusqu’en 1998. Certaines molécules, dont le DDT, se dégradent avec le temps, selon un cycle plus ou moins long et complexe. Les produits dégradés peuvent alors interagir avec d’autres pesticides, avec des métaux lourds présents dans l’eau, voire avec des éléments naturels. Ces substances peuvent alors se recombiner en nouvelles molécules polluantes, voire même recomposer le polluant initial. C’est ce qui pourrait expliquer certains nouveaux piques de présence du DDT, longtemps après la fin de son utilisation. Pire encore, ces substances à longue durée de vie sont souvent bioaccumulables. Elles s’éliminent très lentement de l’environnement et des organismes, et s’accumulent dans les tissus années après années.Biosphere, Nature Conservation

Un autre phénomène bien moins connu et étudié, mais potentiellement encore plus dangereux, est celui des effets synergiques. Aussi appelé effet cocktail, il traite des conséquences sanitaires d’un mélange de différentes molécules polluantes. Ainsi, la plupart des pesticides retrouvés dans les eaux le sont à des doses considérées comme non-dangereuses, si l’on considère les molécules une par une. Malheureusement, les effets cumulés de plusieurs molécules sont globalement méconnus. Pire encore, il existe tellement de pesticides diffusés dans les eaux naturelles que le nombre de leurs combinaisons à diverses concentrations est virtuellement impossible à simuler. De nombreuses études pointent « l’effet cocktail » potentiellement dévastateur à long terme, repris par exemple dans le documentaire « Notre poison quotidien » de la journaliste d’investigation Marie-Monique Robin.

Les effets dramatiques de la pollution de l’eau par les pesticides : aller plus loin sur : https://www.generations-futures.fr/actions/victimes-des-pesticides/