Environnement

Le cap des 500 Refuges LPO est passé dans l'Hérault

La LPO compte ainsi dans notre département comme Refuges LPO: 
- 2 collectivités
- 2 entreprises
- 137 établissements à but pédagogiques
-  11 balcons
- 350 jardins
Le 500ème Refuge LPO a été créé sur le site bouddhiste Lérab Ling dans le lodévois. Ce magnifique site de 142ha a beaucoup de potentialité : prairie, forêt de chênes, forêt de pin, habitations,... répartis autour d'un vallon très proche du Larzac et ses belles falaises.
 
Des nichoirs vont y être posés, la chasse interdite et nous y proposerons bien entendu une rencontre Refuge LPO dès ce printemps. En attendant la rencontre Refuges LPO sur les chauves-souris du mois de février, une formation des propriétaires "ambassadeurs Refuges LPO" sera proposée samedi 19 janvier au Refuge LPO du Mas Reynes à Montpellier. Si vous n'avez pas encore de Refuge LPO, c'est par ici :
 

Deux nouveaux Groupes Locaux LPO dans l’Hérault : “Pic Saint Loup” et “Bassin de Thau”

Après le Grand Montpellier, le Biterrois, la Haute Vallée de l'Orb, deux nouveaux Groupes Locaux LPO commencent leur activité. L'un sur le territoire du Bassin de Thau et l'autre sur le Pic Saint Loup. Les référents de nos 5 Groupes Locaux d'adhérents se sont réunis fin janvier afin de coordonner leurs activités.

Liés à la LPO Hérault par une charte et une convention, leur objectif est :

- Assumer une mission de collecte et/ou de diffusion d'informations

- Contribuer à la promotion de l'association en promouvant les buts et les objectifs de l'association auprès des publics et des acteurs (autres partenaires associatifs institutionnels et privés) de leur zone géographique, tant en conservation qu'en développement

- Faire partager leur intérêt et leur attachement aux oiseaux et permettre aux membres et à la population en général de connaître l'avifaune

- Animer la vie associative au niveau local, permettre aux membres et sympathisants de s'impliquer dans la vie et les actions de l'association et de la soutenir

- Apporter un soutien aux actions d'envergure régionale ou nationale en poursuivant et en relayant localement une ou plusieurs actions ou opérations de la LPO Hérault - Initier des actions au niveau local

 

 

Le Nord des Etats-Unis reste transi de froid, l'Est s'y prépare

Blizzard, Neige, Femme

 AFP

Le nord des Etats-Unis était toujours aux prises jeudi avec une vague de froid historique qui frappe la région depuis plusieurs jours et se dirige lentement vers la côte Est.

Les conditions restaient difficiles pour des dizaines de millions d'habitants du "Midwest" où des records de froid ces derniers jours ont fait une douzaine de morts, selon un nouveau bilan provisoire.

L'air polaire descendu de l'Arctique a provoqué des coupures d'eau et d'électricité, des perturbations dans les transports et de nombreux accidents de la route.

La plupart des administrations locales, des entreprises et des écoles restaient fermées jeudi. La poste américaine a prolongé la suspension de sa distribution de courrier dans plusieurs Etats.

Aller plus loin : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Nid de Frelons, vigilance : un prédateur pour les abeilles

 Attention, aux nids de frelons et de Frelons asiatiques car une intervention rapide est souvent nécessaire : au-delà du danger que représentent les frelons pour l'homme, l'animal est un prédateur de nos abeilles.

La présence de plusieurs nids dans la région démontre que le frelon est implanté dans notre département et doit faire l'objet de toutes les attentions afin que sa présence ne soit pas une cause supplémentaire à la disparition des abeilles.

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Les interventions sur la voie publique et dans les bâtiments communaux sont gratuites, En revanche, sur les terrains privés, les particuliers doivent s'informer en premier lieu à la Mairie ou au 112 quand celle-ci est fermée.

Pour les essaims d'abeilles, il faut contacter le SDIS 34 (pompiers) pour alerter le référent apiculteur local qui interviendra en fonction de la situation. Pour les nids de guêpes/frelons, sur le domaine privé c'est au propriétaire de contacter soit les pompiers (qui factureront l'intervention) soit une entreprise privée spécialisée. Sur le domaine public, les services municipaux (PM ou technique) évaluent dans un premier temps la dangerosité du phénomène : concentration et proximité d'activités humaines et contacte le SDIS le cas échéant pour intervention non facturée.

" Une particularité cependant pour les opérations pour nids de guêpes ou frelons dans le domaine privé. S il existe un risque pour les personnes, il appartient aux pompiers de déterminer l'urgence de l'intervention. Si elle est avérée les pompiers interviendront. Exemple, personnes âgées ou enfants en bas âges à la maison."

Le frelon européen (Vespa crabro) est une espèce d'hyménoptère eusocial de la famille des vespidés ressemblant à une guêpe commune mais de taille deux fois plus importante ; c'est en fait la plus grosse des espèces de guêpes européennes. La reine atteint jusqu'à 35 mm, les ouvrières font de 18 à 25 mm et les mâles de 21 à 28 mm. Rayé de jaune et de noir sur l'abdomen, la tête, le thorax, l'abdomen et les antennes sont teintés de roux.Ses colonies annuelles ne survivent pas aux premiers froids, à l'exception des jeunes reines fécondées.

Au printemps, celles-ci créent dans les arbres morts, murs de pierre sèche, greniers ou cheminées, voire dans les vieilles bottes de paille, un tas de compost ou de vieux chiffons, dans les charpentes ou soupentes, un nid en papier mâché (fibres végétales mâchées) abritant les premières alvéoles où elles pondent les premiers œufs.

FREDSC_0025 (16)Après éclosion des larves, les reines qui ont survécu jusque là les nourrissent elles-mêmes jusqu'à la mue. 5 à 7 semaines après la première ponte, ces premières ouvrières matures déchargeront alors la reine de la plupart des travaux. En automne, la colonie atteint son apogée, de jeunes reines et des mâles naissent, prélude du cycle suivant. Les nids sont souvent composés de 5 à 10 (voire 12) rangées de plateaux superposés constitués d'alvéoles toujours orientés vers le bas, mais la configuration générale du nid peut fortement varier selon l'endroit où il est construit. La couleur et les motifs du papier varie selon la fibre végétale collectée par les ouvrières.

Un nid comprend en moyenne 5 000 alvéoles. Le nid, fin août, peut dépasser une capacité de 25 litres et la longueur ultime de son grand-axe (en région méridionale, juste avant les premiers froids) peut atteindre un mètre. Les plus grands nids se rencontrent dans les charpentes et les arbres creux car ces emplacements offrent le plus de surface de fixation.

Plus la bonne saison est longue (cas de la région méditerranéenne), plus les colonies seront développées et plus les nids seront volumineux en fin de saison.

Les jeunes mâles et femelles qui apparaîtront en juin ou juillet ne participent pas à la construction du nid. Lors des premiers froids automnaux, les mâles et femelles et la reine de la saison meurent, ainsi que les ouvrières. Ce sont les jeunes femelles récemment fécondées qui passeront l'hiver pour constituer de nouvelles colonies.

La piqûre de cet insecte, comme celles des autres vespidés est très douloureuse à cause du diamètre du dard et de la composition du venin, celle-ci n'est pas mortelle même lorsqu'une personne est attaquée par plusieurs dizaines de frelons. Néanmoins une seule piqûre peut tuer si l'individu est allergique, en particulier en cas d'œdème de Quincke ou de choc anaphylactique.

Pour les frelons asiatiques voir : http://blog.ville-poussan.fr/?p=73883

LPO : les observations remarquables de janvier


Garrot à œil d'or, Macreuses brunes et noires, Harelde boréale,...
Vous nous avez transmis encore de belles observations sur notre site d'inventaire participatif faune-lr.org et application mobile Naturalist!

Liste des animaux jamais observés, très rares et rares de l'Hérault transmis sur le site d'inventaire participatif faune-lr.org et application mobile Naturalist :
 
 

Alouette haussecol 
Frontignan : 1 individu le 19/01 (Anonyme)

Cygnes chanteurs 
Vic-la-Gardiole : 3 individus les 18/01, 19/01, 24/01 (G.Picotin, K.Debregeas, F et C.Collin, M.Benezech)
Villeneuve-lès-Maguelone : 3 individus les 19/01, 21/01, 26/01, 29/01 (L.Sicsic, T.Bay-Nouaillhat, M.Péchaud, O.Douard, J-F.Blanc)
Mireval : 3 individus les 19/01, 20/01, 21/01, 26/01, 27/01, 28/01 (E.Huguet, G et M.Balanca, A.Chabrouillaud, F.Baudat, H.Foxonet, P.Zimberlin, W.Perrin, C.Haag, P.Dufour, P.Doniol-Valcroze, P.Lenoir, G.Picotin, G.Tolmos, M.Benezech, M.Jourdan, P.Gitenet, L.Pelloli , K.Debregeas, G.Jouvenez, Y.Fouliard, T.Bay-Nouailhat)

Fuligule nyroca 
Mauguio : 1 individu le 12/01 (P.Doniol-Valcroze, E.Huguet, P.Coiffard, Q.Uriot, H.Foxonet)
Vendres : 1 individu le 14/01 (Y.Tremauville)
Villeneuve-lès-Maguelone : 1-3 individus le 27/01, 28/01, 29/01 (M.Geniez, G.Picotin, P.Besançon, P.Lenouir, M.Péchaud )

Garrot à œil d’or 
Frontignan : 1 individu les 12/01, 13/01, 14/01, 17/01, 18/01 (C.Haag, A.Chaillou, F. Verune, G et M.Balanca, S.Roques, P.Doniol-Valcroze, E.Huguet, M.Maupomé, M.Benezech, G.Picotin, P.Lenoir, O.Douard)
Vic-la-Gardiole : 1 individu le 20/01 (P.Doniol-Valcroze)

Goéland argenté
Villeveyrac :
1 individu le 11/01, 26/01 (C.Peignot, S.Reyt)
Vic-la-Gardiole : 1 individu les 18/01, 20/01 (Y.Ponthieux, P.Doniol-Valcroze, P.Dufour)
Villeneuve-lès-Maguelone : 1 individu le 22/01 (C.Haag)

Goéland cendré 
Villeveyrac : 1 individu le 14/01, 26/01 (V.Delcourt, S.Reyt)

Goéland marin
Villeveyrac : 1 individu les 02/01, 11/01, 12/01, 29/01 (J-F.Blanc, C.Peignot, C.Haag)
Mèze : 1 individu le 08/01 (G.Picotin, J-F.Blanc)

Goéland pontique 
Villeveyrac : 1 individu le 02/01, 2 individus les 03/01, 04/01, 29/01 (J-F.Blanc, G.Picotin, C.Peignot)
Bézier : 1 individu le 11/01 (P.Gitenet)

Harelde boréale 
Sète : 1 individu le 05/01 (C.De Franceschi)

Harles bièvres 
Villeneuve-lès-Maguelone :
2-3 individus les 11/01, 19/01 (S.Tillo, H.Foxonet, C.Haag)
Vic-la-Gardiole : 2-4 individus les 12/01, 18/01, 19/01 (E.Huguet, F.Verune, G et M.Balanca, M.Maupomé, F et C.Colin, G.Picotin, C.Haag)
Mireval : 3 individus le 19/01 (H.Foxonet)

Hibou des marais 
Portiragnes : 1 individu le 23/01 (C.Mas)

Macreuse brunes
Frontignan : 2 individus les 12/01, 13/01, 18/01, 27/01 (S.Roques, C.Haag, O.Douard, L.Pelloli)
Sérignan : 2 individus le 17/01 (Y.Tremauville)

Macreuses noires 
Mauguio : 1 individu le 13/01 (T.Thomas)
Sérignan : 7 Individus le 17/01 (Y.Tremauville)

Marouette ponctuée 
Lattes : 1 individu le 09/01 (E.Huguet)

Pic vert de Sharpe 
Thézan-lès-Béziers : 1 individu le 27/01 (P-A.Crochet)

Plongeon catmarin
Vendres : 1 individu le 23/01 (Y.Tremauville)

Pouillot de type Sibérien 
Mireval : 1 individu le 05/01 (E.Dumain)

Villeveyrac : animation « jachères mellifères »

Ce vendredi 1er février,  la mairie organise une animation concernant les « jachères mellifères » avec les écoles et différentes associations. Comme vous le savez la protection des pollinisateurs est au cœur de nos préoccupations.

Abeilles, Pollen, Abeille À Miel, Nature

 

  • La journée :

Le rendez-vous avec les écoles est fixé à 10h45 sur le parking de la mairie. Le temps de marche jusqu’au terrain est d’environ 1h – 1h30.
Deux groupes :
-          Le 1er   ( composé des plus jeunes) ira pique-niquer sur un terrain abrité juste à côté pendant que le 2nd plantera les arbres et arbustes. Puis , permutation. 
Départ du terrain vers 14h
 200 arbustes ou arbres à planter donc chaque enfant aura « sa » plante à mettre en terre.
-          Des apiculteurs, LPO et chasseurs seront présents et pourront, avant de planter,  former des petits groupes de 10-15 enfants pour expliquer l’enjeu de cette journée.
-        La  LPO prévoit un lâcher d’une tourterelle

Thau et sa bande côtière : pêcheurs et conchyliculteurs mobilisés pour faire face aux enjeux de la filière


smbt444CaptureAvec 9 projets sélectionnés et près de 40% des fonds européens mobilisés, le territoire de «Thau et sa bande côtière» est parmi les plus dynamiques au plan national.
Une lagune, deux criées, une forte concentration de producteurs, le siège d’organisations professionnelles (CRCM, CRPMEM), et la présence de nombreux opérateurs de la filière (lycée de la Mer, Ifremer, Cépralmar, station de biologie marine...) : le bassin de Thau et sa
 bande côtière a de fortes spécificités en matière de pêche et d’aquaculture.

Le DLAL Feamp (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche) a vocation à animer ce territoire pour faire naître des projets destinés à maintenir et créer de l’emploi dans ces secteurs d’activité. Lancée en avril 2017, l’action est en bonne voie avec 9 projets financés et 40% des fonds mobilisés.


Pour Yves Michel, président du SMBT, structure porteuse du projet en relation avec la Région Occitanie : « cette réussite s’explique par une large participation de tous les acteurs à la dynamique». Professionnels mais aussi collectivités (Région, Département, intercommunalités...), associations, organismes scientifiques et de formation... se mobilisent pour aider la profession à faire face aux défis qui sont les siens. « Grâce aux différents contrats de milieux (contrat qualité, contrat de lagune, contrat de gestion intégrée du territoire de Thau), les acteurs ont l’habitude de travailler ensemble et cela facilite la concrétisation des projets», relève Yves Michel.

Les projets déposés s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie élaborée préalablement à l’action et fruit d’une large concertation, à savoir :
• Valoriser les productions : 4 projets
• Favoriser l’innovation et la diversification : 2 projets
• Promouvoir les métiers, les produits et le territoire : 2 projets
• Coopérer avec les autres bassins de production : 1 projet

Ces projets montrent que le bassin de Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde forment un territoire créatif, qui a des besoins mais aussi un fort potentiel. Les acteurs sont confrontés à une forte évolution du monde qui les entoure (évolution des attentes des consommateurs, mutation touristique, élargissement des périodes de commercialisation, pression foncière...). Face à ces enjeux, ils se mobilisent et innovent.

 

Les 4 défis pour un développement durable des filièressmbt33Capture

Les projets réalisés et en cours


Inscrite au Schéma de Cohérence Territoriale, l’étude sur le schéma d’aménagement des zones conchylicoles vise à garantir un développement pérenne de la conchyliculture sur le bassin de Thau. Ce schéma veut aussi renforcer l’identité conchylicole propre au territoire tout en offrant de nouvelles opportunités de diversifi cation d’activités attendues par une partie des professionnels.
Le projet comprend différentes étapes depuis la phase de diagnostic (diagnostic socio-économique, diagnostic d’aménagement, analyse réglementaire et juridique, benchmarking) jusqu’à l’élaboration de scénarios d’aménagement (schéma global, schéma par zone, programmes et bilans financiers et feuilles de route par zone) en passant par des phases de concertation à chaque étape.

L’objectif est de donner plus d’ambition, d’innovation et de cohérence à ces zones d’activité tout en veillant à préserver leur vocation prioritaire et leur identité paysagère.

Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »


Opérateur : Syndicat mixte du bassin de Thau/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 100 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (20%).
Elevée en eau profonde, collée une à une à la main et placée en suspension sur des cordes, l’huître de Thau est le fruit d’un savoir-faire artisanal spécifi que. Cette technique et la capacité du coquillage à développer une saveur propre en lien avec son milieu naturel environnant font de l’huître de Thau un produit fortement lié à sa zone géographique de production. L’huître de Thau réunit donc toutes les conditions pour être éligible à l’appellation IGP (Indication Géographique Protégée). Une procédure est lancée depuis juillet 2018 pour demander l’appellation délivrée par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité). Portée par l’OP des conchyliculteurs de Thau en concertation avec le Comité Régional Conchylicole de Méditerranée, la démarche est animée par la Fédération des IGP de l’Hérault. Elle devrait aboutir courant 2020.


Défi 1 : «Valoriser les productions»


Opérateur : OP des conchyliculteurs de Thau / Taux de réalisation : 30%
Montant : 82 000 euros
Financement : Europe (40%), Région (16%), Département (11%), SAM (13%).
Schéma d’aménagement des zones conchylicoles
IGP huître de Thau
Valdora : des dorades stockées vivantes !
En octobre, lors de la dévalaison, les daurades se retrouvent en masse sur les étals des marchés contribuant à la baisse des prix. L’idée du projet Valdora porté par le Cépralmar avec trois professionnels de la lagune de Thau et le soutien de l’Ifremer, du lycée de la mer et du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins, consiste à stocker en bassins à terre les poissons pêchés lors des périodes de migration pour les garder vivants jusqu’aux fêtes. Ce projet permettra d’éviter les chutes de prix aux périodes de surabondance et de lisser la commercialisation sur une période plus longue. Toutefois, il ne s’agit pas d’aquaculture mais bien de conservation de produits de la pêche.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Cépralmar/ Taux de réalisation : 50%
Montant : 93000 euros
Financement : Europe (40%), Département (20%), SAM (20%).

CapaThau : trouver l’équilibre entre productivité et bon état écologique de la lagune
Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines


La qualité de l’eau des milieux de production est un prérequis pour la production de coquillages.
Les efforts fournis depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’eau dans la lagune de Thau ont permis d’atteindre le bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau. Cette évolution suscite pourtant l’inquiétude chez les professionnels quant à une éventuelle diminution de la quantité de ressources phytoplanctoniques. Or, celle-ci est la base de l’alimentation des organismes filtreurs exploités (huîtres, moules) et fouisseurs pêchés(palourdes).

En jeu : une perte de productivité pour les conchyliculteurs et les pêcheurs.
L’objectif de ce programme scientifique est donc d’étudier les différents facteurs pouvant conduire à une meilleure conciliation entre l’atteinte du bon état écologique et le maintien des usages principaux des milieux côtiers, comme la pêche et la conchyliculture, ce dans une projection sur le long terme et en établissant un focus particulier sur les bivalves filtreurs. Ce projet est porté par l’Université de Montpellier avec le soutien d’Ifremer, du CRCM, du Ministère pêche et océans du canada et de l’université d’Okaido au Japon.


Défi 3 « Favoriser l’innovation et la diversification »
Opérateur : Université de Montpellier/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 42 000 euros
Financement : Europe : 40%, Etat : 40%.
Premier projet déposé sous le signe de la coopération avec les autres bassins de production, Ora maritima, édition spéciale pêche et cultures marines s’est tenue en septembre 2017 à Sète et à Mèze.
Elle a réuni une centaine de participants aux ateliers et tables rondes, 17 bassins conchylicoles et de pêche, près de 600 participants aux animations grand public et plus de 300 participants au temps fort, Thau de bouche à oreille. Cette édition spéciale pêche et cultures marines était organisée par le Syndicat mixte du bassin de Thau avec le soutien f nancier de l’Europe, de la Région Occitanie, du Département de l’Hérault et l’appui des organisations professionnelles et des villes de Sète et Mèze.

Découvrir ou redécouvrir les métiers de la pêche et des cultures marines, souligner la place qu’ils occupent dans les territoires, déguster les produits issus de ces activités traditionnelles, rappeler la contribution de ces fi lières à la protection des milieux… étaient au coeur de cette manifestation.


Défi 4 : «Coopérer avec les autres bassins de productions».
Opérateur : SMBT/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 50 000 euros.
Financement : 40% Europe, 15% Région, 15% Département.
L’Organisation de producteurs Sathoan a souhaité communiquer autour des métiers et des produits de la pêche méditerranéenne. Réalisé pour la manifestation grand public « Escale à Sète », ce stand coloré, ludique et pédagogique cible les familles en proposant des informations sur les métiers de la pêche méditerranéenne et des jeux sur les produits afi n que les enfants puissent apprendre en s’amusant.


Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur :OP SATHOAN/ Taux de réalisation : 100%
Montant : 16 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
Stand de promotion et de valorisation des produits et des métiers de la pêchesmbtPhoto 1

 


Les projets financés à réaliser


Création d’une identité Huîtres et moules de Méditerranée SAS Terre et Mer : entreprise d’insertion pour transformer les produits de la mer
Le CRCM souhaite revaloriser l’image des produits issus de ses bassins de production en structurant une communication ciblée sur les éléments spécifi ques des productions méditerranéenne : consistance charnue, croissance rapide, techniques d’élevage en suspension sur
tables, collage des naissains à la main, élevage en eau profonde...

Ce projet développé à l’échelle de la Méditerranée ne va pas à l’encontre des appellations locales mais au contraire les valorise à travers deux identités partagées « Huître de Méditerranée » et «Moule de Méditerranée».

Défi 2 « Promouvoir les métiers, les produits, et le territoire »
Opérateur : CRCM
Montant : 63 000 euros
Financement : Europe : 40%, Région : 13%, Département : 13%, SAM : 13%,
Galpa Narbonnaise : 38%.
Le projet concerne la création d’une société en action simplifi ée (SAS) baptisée Terre et mer, 1ère joint-venture sociale d’Occitanie. Cette entreprise d’insertion associe à parité Croix Rouge Insertion-capdife et la criée d’Agde. Elle a pour vocations :
- la valorisation de poissons rencontrant actuellement des diffi cultés de commercialisation sous
forme de produit prêt à consommer, prêt à cuire, emballé,
- la valorisation du capital humain pour permettre à des personnes en situation d’exclusion un
retour à l’emploi de droit commun en favorisant leur employabilité.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : SAS Terre et Mer (Criée d’Agde et Croix rouge insertion
Montant : 55 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (20%), Département (10%), SAM (10%).
NA-MUR : valorisation économique et pêche durable de la nasse et du murex
Ce projet vise à créer une unité de stabulation à terre sur le site de la criée d’Agde afin de permettre aux professionnels de stocker les murex et les nasses. Cette unité de stabulation se voudra collective et une répartition de stockage sera défi nie entre les professionnels.
Au préalable une étude de marché, ainsi que des essais de conditionnement au stockage devront être réalisés afi n de défi nir la faisabilité technique et commerciale du projet.

Défi 1 : «Valoriser les productions»
Opérateur : Ville d’Agde
Montant : 45 000 euros.
Financement : Europe (40%), Région (26%), Département (14%).
Avec 9 projets déjà financés et 40% du fonds FEAMP dédié mobilisé, le GALPA Thau et sa bande côtière affiche un bon taux de réalisation. Les projets s’inscrivent parfaitement dans les axes de la stratégie définie préalablement au lancement de l’action avec une majorité
de projets déposés dans l’axe 1 «valoriser les productions», ce qui correspond aux attentes de l’Europe dans ce domaine.

 

 


Pour rappel, les projets sont sélectionnés en fonction de :
• leur impact économique,
• leur impact sur l’emploi,
• leur dimension collective,
• leur cohérence et les synergies avec les projets existants ou à venir sur le territoire.


Le DLAL FEAMP Thau et sa bande côtière en chiffres
Perspectives
Bilan et perspectives
9 projets
215 000 euros de Fonds européen mobilisés :
666 000 euros en volumétrie financière de projet
Une dizaine de groupes de travail thématique organisés
5 Comités de sélection et de pilotage
150 réunions de travail
Près d’une centaine de partenaires individuels et collectifs
La dynamique se poursuit au sein du GALPA Thau et sa bande côtière. Des projets se dessinent dans les domaines de la commercialisation- transformation et de la communication.
Des actions de coopérations seront également lancées en partenariat avec la Région Bretagne et Provence Alpes Côtes d’Azur. Le territoire de Thau et sa bande côtière est sollicité pour faire part de son expérience sur les actions menées dans le domaine de la communication et notamment le lien entre le territoire et les actions de communication.

 

Plusieurs projets ont également été présentés au Comité de sélection et de pilotage du 29 janvier 2019 :
• DuPPeM : durabilité et polyvalence des petits métiers, projet visant à tester de nouveaux engins de pêche dans les ports du Grau du Roi et d’Agde; il s’agit d’un dossier collaboratif entre 2 GALPAs, Thau et Vidourle Camargue, projet porté par l’OP duSud.
• Mise en place d’une formation à la transformation et la valorisation des produits de la mer, pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture, projet porté par le lycée de la Mer Paul Bousquet.
• Captage naturel : vers une semi-industrialisation de l’itinéraire technique permettant de passer du naissain naturel capté sur Thau à des huîtres collables, projet porté par le Cépralmar.
• Elaboration d’une stratégie pour la filière conchylicole méditerranéenne.
• Nouvelle vague : portraits de jeunes conchyliculteurs de la lagune de Thau, projet porté par le Cépralmar.
Le Syndicat mixte a été désigné à la demande des professionnels structure porteuse du GALPA Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde. Il est chargé d’animer et de coordonner la démarche au plan local. Il aide les porteurs de projet à solliciter les fonds FEAMP et
autres aides extérieures complémentaires. Il assiste le porteur de projet dans l’élaboration de sa fiche projet.
Ses missions :
• Informer sur le programme DLAL FEAMP
• Accompagner les porteurs de projet : un appui technique à la réflexion pour la construction
du projet et une aide au montage de dossier
• Organiser la concertation
Le SMBT, c’est :
• une solide expérience en matière de développement local et d’ingénierie territoriale,
• une collaboration permanente avec les partenaires financiers qui soutiennent le territoire
(Europe, Agence de l’eau, Région, Département),
• une connaissance fine du territoire et des enjeux liés à la pêche et aux cultures marines.
Le Syndicat mixte du bassin de Thau, structure porteuse
Le FEAMP est le fonds de l’Union européenne (UE) pour les affaires maritimes et la pêche
sur la période 2014-2020. Il est piloté au plan régional par la Région Occitanie.
Le fonds
• Aide les pêcheurs à adopter des pratiques de pêche durable.
• Aide les populations côtières à diversifier leurs activités économiques.
• Finance des projets destinés à créer des emplois et à améliorer la qualité de vie le long
du littoral européen.

Le programme DLAL FEAMP, anciennement AXE 4 du FEP, fait l’objet de démarches locales associant tous les acteurs concernés qui élaborent des stratégies d’intervention. Il est animé au plan local par des structures porteuses sélectionnées par la Région dans le
cadre d’un appel à projet.
Une fois la stratégie DLAL élaborée, le Fonds sert à cofinancer des opérations, en complément d’autres financements.

Février : le programme de la Journée mondiale des zones humides en Méditerranée

Découvrez le programme de la Journée mondiale des zones humides en Méditerranée qui se déroulera du 1er au 28 février 2019. Bonne fête des zones humides à tous !

Du 1er au 28 février 2019 auront lieu les Journées mondiales des zones humides. Pour la 15ème année consécutive en Méditerranée, tous les acteurs des zones humides se mobilisent pour faire découvrir aux petits comme aux grands les richesses des lagunes, des marais littoraux, des cours d’eau…

 Le programme en Méditerranée

Retrouvez toutes les animations 2019 autour du thème « Les zones humides et le changement climatique »

Plus de 70 animations sont organisées en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse

Toutes les informations sur le Portail national zones humides

Programme des animations en Méditerranée

Retrouvez toutes les informations nationales sur cette édition 2019 de la Journée mondiale des zones humides sur le Portail national zones humides et accédez à l’ensemble des animations via le module de recherche en ligne ou l’application mobile !

A terme le niveau des océans pourrait monter de 6 mètres

 

 Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans.

Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique[1] a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie[2].

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100.

En savoir beaucoup plus sur : http://futuroscopie.org/index.php/geopolitique/165-a-terme-le-niveau-des-oceans-pourrait-monter-de-6-metres

7ème Galerie éphémère, du 1er au 3 février, à Villeneuve-les-Maguelone

Un événement art & nature à découvrir…

La Galerie éphémère ouvre ses portes du 1er au 3 février, pour une 7ème édition riche en découvertes en accueillant une quinzaine d’artistes sur le site protégé des Salines de Villeneuve, aux portes de Montpellier et de Sète.

Cet événement, orchestré par Olivier Scher, Cahuate Milk et l’équipe des Salines s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.Une manifestation hybride qui a pour ambition de provoquer la rencontre des amoureux de la Nature et des amateurs d’Art.

Au programme : de l’illustration, de la photographie,du graff, de la peinture, de la musique et de la danse mais aussi la découverte des Salines, un espace naturel d’exception.

Le réseau CPIE Bassin de Thau, partenaire de la Galerie éphémère sera présent tout au long du week-end avec des animations de la LPO Hérault et de Kimiyo.

 

Événement gratuit
Consultez la programmation

Réchauffement climatique : jusqu'où montera la mer?

Cet article est reproduit avec l'aimable autorisation de Jacques Carles et de futuroscopie.org

 

En pays de Thau



situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m
(consensus des paléoclimatologues
pour le niveau d'équilibre à long terme)

 

   

Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans. Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique (1) a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie (2).

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100.

Plus pessimiste encore, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, dans sa toute dernière analyse, n’exclue pas une montée du niveau des eaux pouvant atteindre 2,5 mètres en 2100, ce qui n’aurait d’ailleurs rien d’exceptionnel à l’échelle des temps géologiques. Ainsi pendant les précédents âges interglaciaires, le niveau des océans a souvent été supérieur au niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Riss-Würm, il y a 125.000 ans, les scientifiques estiment que le niveau des mers s’élevait à environ 6 mètres au-dessus du niveau actuel. Lors de la période interglaciaire de Mindel-Riss, il y a 400.000 ans, le niveau des mers s’est stabilisé à un niveau proche, à quelque 5 mètres au dessus de la valeur actuelle. A noter que pendant cette période les paramètres de l’orbite terrestre par rapport au Soleil étaient proches de la situation actuelle.

Ces constatations montrent qui si l’activité humaine explique sans doute une part du réchauffement actuel de note planète, d’autres paramètres, liés au système solaire, sont également à l’œuvre. En effet plus de 99% de l’énergie terrestre provient du soleil et toute variation même infime de l’activité solaire a d’énorme répercutions sur le climat. Les fluctuations de l’activité solaire affectent d’ailleurs les autres planètes qui nous entourent. Ainsi les calottes polaires martiennes se réduisent également et les températures moyennes relevées à la surface de Mars montrent qu’elles s'accroissent encore plus rapidement que sur Terre (3).

Quelles que soient les mesures prises pour tenter de contrôler le réchauffement climatique, qu’il faut prendre car elles ont de toute façon des impacts positif pour l’environnement, il faut s’attendre à une modification importante du tracé des côtes marines dans le monde d’ici 2100 et plus encore dans les siècles à venir.

Avec l’hypothèse d’une montée des eaux limitée à un mètre d’ici 2100, ce sont quand même près d’un demi-milliard de terriens qui seront affectés dans les prochaines décennies.
En Asie, les pays très peuplés du sud du continent, entre autres, le Bangladesh, l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam, seront les plus durement touchés. En Chine les zones industrielles de Shanghai ou de Shenzhen devront s’adapter très rapidement ou disparaître. Au Japon, Tokyo et Osaka feront également face aux inondations d’une grande partie de leurs agglomérations.
En Amérique du Nord, si le Canada devrait bénéficier du réchauffement climatique et devenir une puissance arctique majeure, les Etats-Unis par contre en subiront des effets dévastateurs. La façade atlantique dans son ensemble sera d’autant plus remodelée par la montée des eaux que les zones côtières subissent par ailleurs un phénomène de subsidence, c’est-à-dire un affaissement progressif de l'écorce terrestre. New-york, Miami, Cap Canaveral feront partis des zones les plus menacées. A l’ouest, le trait de côte de la Californie, de Los Angeles jusqu’à San Franscisco, pourrait reculer que plusieurs dizaines de kilomètres.
L’Amérique du Sud devra également faire face à l’élévation du niveau de la mer mais dans des proportions moindre que pour d’autres régions. Des zones de pêche et de tourisme seront néanmoins touchés telle que Rio de Janeiro où la plage de Copacabana disparaitra.
En Afrique, le delta du Nil sera submergé et provoquera la migration forcée de millions d’habitants., de grandes métropoles comme Lagos au Nigeria, Abidjan en Côte d’Ivoire, Lomé au Togo, Le Cap en Afrique du sud devront également lutter contre les eaux. Des villages côtiers disparaitrons entièrement et avec eux certaines des plaines côtières les plus fertiles d’Afrique.
En Europe, des terres seront englouties le long de l’Atlantique, aux Pays-Bas, en Angleterre et en France où des villes comme Dunkerque, Saint-Malo ou Bordeaux seront touchées.

A plus long terme, la dernière étude exhaustive, publiée par 59 chercheurs de 17 pays, dans la revue scientifique Nature Géoscience (4) montre que les modèles climatiques actuels pourraient encore sous-estimer les changements climatiques à venir. Selon un communiqué du CEA (5) qui a participé à cette étude, « un réchauffement même limité de 1,5 à 2°C au-dessus du niveau pré-industriel sera suffisant pour causer une fonte substantielle du Groenland et de l’Antarctique à long terme, et engendrer une hausse du niveau de la mer de plus de 6 mètres qui persistera des milliers d’années. Des vitesses de montée du niveau de la mer supérieures à celles de ces dernières décennies sont alors probables » . Une prévision qui rejoint les conclusions des paléoclimatologues qui ont pu mettre en relation, sur longues périodes, les cycles glaciaires et le niveau des océans.

En Méditerranée, Sète deviendra une vraie île, Frontignan, en grande partie noyée, pourrait néanmoins devenir le centre du port régional. Un archipel se constituera autour de Vic la Gardiole devenue une île tout comme Agde plus au sud.

 

 

Bientôt les premiers effets du réchauffement climatique en pays de Thau

Au cours des 50 dernière année le niveau des mers est monté d’environ 10 cm. Le phénomène s'accélère peu à peu avec, dans les 5 dernières années, un rythme de progression qui atteint 4 à 5 mm par an.

Le littoral languedocien ne sera pas épargné par le phénomène avec une élévation du niveau de la Méditerranée attendue entre 20 et 30 cm d'ici à 2050.

A cet horizon de temps, Sète ne sera pas encore une île mais les premiers effets du changement climatique sur l'économie commenceront à se faire sentir, en particulier sur les prix de l'immobilier qui anticipent toujours ces évolutions.
Les prix des quartiers à risques en bord de mer commenceront à baisser puis à s’effondrer alors que les quartiers hauts et Saint-Clair verront leurs prix s’envoler.

Par ailleurs  les impôts locaux devraient encore augmenter pour financer les travaux qui seront nécessaires pour adapter Sète et plus généralement l'ensemble du littoral.

L’impact du réchauffement climatique sur l’immobilier a déjà commencé à l'étranger dans des zones où le risque climatique est déjà bien perçu par la population comme par exemple  en Floride et dans certaines zones de l’Italie où le recul encours du trait de côte valorise les zones qui seront à l’abri et freine le bétonnage des côtes. En Chine, les pouvoirs publics anticipent également l'impact des changements climatiques et planifient la relocalisation des activités économiques et de nouvelles infrastructures...

 

 


situation actuelle


Montée des eaux : +1 m (hypothèse GIEC, 2100)


montée des eaux : + 6m
(consensus des paléoclimatologues pour le niveau d'équilibre à long terme)

références :

  1. Comme tout corps physique l’eau se dilate avec la température et plus la température s’élève, plus la dilation s’accentue. Le coefficient de dilation passe ainsi de l’ordre de 0,02% à 10° à 0,2% à 20° et 0,8% à 40°.
  2. Lettre n°5 du Changement Global (octobre 1996) : « Le niveau marin depuis 20 000 ans enregistré par les coraux ». La Lettre du Changement global, issue du Programme Mondial de Recherches sur le Climat, émane du Comité national français du changement global, en relation avec l'Académie des sciences.
  3. Lori K. Fenton, Paul E. Geissler & Robert M. Haberle. Global warming and climate forcing by recent albedo changes on Mars. Nature,Vol 446, 5 April 2007
  4. Fischer, H., Meissner, K.J., Mix, A.C., et al.: Palaeoclimate constraints on the impact of 2°C anthropogenic warming and beyond. Nature Geoscience, 25 June 2018.
  5. CEA, communiqué de presse du 26 juin 2018