Environnement

Signalez les atteintes à l'environnement !

Alors que la problématique des décharges sauvages s'est tristement invitée dans l'actualité, FNE Languedoc Roussillon, fédération d'associations de protection de la nature à laquelle adhère la LPO Hérault, lance un site et une application vous permettant de signaler des atteintes à l'environnement tout comme des projets plus vertueux à valoriser sur notre territoire.


+ d'infos : https://sentinellesdelanature.fr/Languedoc-Roussillon.15.ht…

Feux de forêts : prévenir les risques

Forest Fire, Fire, Smoke, Conservation

 

Alors que l'été est une période pendant laquelle les risques d'incendie de forêts sont importants, la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises rappelle quelques consignes.

En matière de prévention, il est demandé notamment de :

  • respecter les interdictions d'accès aux forêts en période de risques (vent, sécheresse...) ;
  • ne pas allumer de feu même si vous pensez avoir pris toutes les précautions ;
  • ne pas fumer en forêt, dans les bois, ni à proximité ;
  • ne pas jeter de mégots par la fenêtre de la voiture.

Pour ceux qui habitent en forêt, la sécurité civile conseille de ne pas planter à proximité des habitations certaines essences très inflammables (chêne kermès, cyprès, mimosa, eucalyptus, végétaux épineux et conifères) et de ne pas pratiquer de brûlage entre avril et septembre surtout si le vent souffle. Par ailleurs, les abords des constructions doivent être débroussaillés sur une distance de 50 mètres sans tenir compte des limites de la propriété, les gouttières en matière plastique proscrites, les conduits de cheminée équipés d'un grillage permettant d'éviter l'entrée des braises, les réserves de combustibles (bois, fuel, butane) non accolées à la maison et la piscine accessible.

En cas de départ de feu :

  • prévenez rapidement les pompiers en composant le 18 ou le 112 et en donnant la localisation la plus précise possible de l'incendie ;
  • essayez d'éteindre le feu avec de la terre, du sable ou de l'eau ;
  • en voiture, ne sortez pas de votre véhicule si vous êtes face à un front de flammes (abritez-vous, fermez les vitres et allumez vos feux pour être vu des secours) ;
  • à pied, recherchez un écran de protection : un rocher ou un mur (placez un linge humide sur votre visage).

Si vous êtes dans un logement :

  • n'évacuez que sur décision des sapeurs-pompiers ou des forces de l'ordre ;
  • arrosez les abords de votre maison, les façades (rentrez un tuyau d'arrosage qui servira après l'incendie) ;
  • fermez également les volets, la trappe de tirage de la cheminée, bouches d'aération et de ventilation (placez en bas des portes des serpillières mouillées ;
  • garez les voitures, vitres fermées, contre les façades opposées à la direction du feu ;
  • laissez votre portail ouvert pour les secours.

Dans la mesure du possible, habillez-vous de vêtements de coton et mettez un linge humide sur le nez pour vous protéger des fumées.

L'ADA Occitanie pour les apiculteurs

L'Association de Développement de l'Apiculture en Occitanie (ADA Occitanie) a pour mission le maintien et le développement de cette filière.

 Bee, Insect, Animal, Hymenoptera

 Elle joue le rôle d'assistance technique de terrain mais aussi d'interlocuteur pour la filière technique.
 
Sa mission doit répondre aux attentes des apiculteurs.
 
L’apiculture est une filière oubliée alors que son activité est essentielle pour la dynamique du territoire mais aussi pour les cultures agricoles qui en retirent un bénéfice : la pollinisation.

 http://adaoccitanie.org/actualites/actualites.php

Confrontés à des problèmes récurrents mettant en danger la survie des exploitations apicoles, l'ADA Occitanie a pour missions :
 
 D'être le partenaire privilégié de toutes les instances régionales (politiques, administratives, agricoles, scientifiques) en regroupant dans leurs diversités les activités techniques et économiques représentatives de l'apiculture régionale.
 
  De dynamiser l'apiculture professionnelle d'Occitanie :
Par des actions d'expérimentations techniques et de recherche en matière de conduite de cheptel, de gestion du sanitaire et de génétique des abeilles, comme facteurs de qualité pour les produits agricoles,
Par la mise en réseau des apiculteurs d'Occitanie et l'accompagnement des porteurs de projet et des actifs apicoles,
Par la rationalisation de la production de miel
Par la valorisation et la promotion de la qualité et des produits de la filière.
... et de faire profiter toute l'activité apicole des avancées sur les points où les intérêts convergent.Apiary, Bee, Bee Farm, Beehive, Beeswax
 
 De « favoriser un environnement de qualité » pour le maintien d'un des derniers agents pollinisateurs : l'abeille.

Pour répondre à ses objectifs de maintien et de développement de la filière apicole, l'ADA Occitanie travaille
selon 3 axes (installation, pratiques apicoles et monde agricole)
et 5 types d'actions (accompagnement, réseau, expérimentation, acquisition de références et communication).

 

 

 

La forêt menacée

foret

Des millions d’êtres humains dans le monde entier sont tributaires des forêts comme source de médicaments, de matériaux de construction, de combustible, de revenus et de nourriture. Dans certaines zones, les forêts soutiennent l’élevage en offrant du fourrage aux animaux, tandis que dans d’autres - par exemple, les marais de mangrove côtiers - elles aident les pêches locales.
Les forêts et les terres boisées jouent également un rôle essentiel dans la conservation d’autres ressources fondamentales, comme l’eau et les sols. Elles aident à filtrer et à maintenir l’approvisionnement en eau, protègent les sols de l’érosion et les terres de la dégradation. Les forêts sont également de riches réservoirs de diversité biologique. Enfin elles servent de modérateur du climat et freinent le réchauffement de la planète en éliminant le dioxyde de carbone de l’atmosphère.
Les forêts couvrent 31% de la surface terrestre. Les deux-tiers de cette superficie se trouvent dans les 10 pays les mieux dotés en forêts. Dans 54 autres pays les forêts occupent moins de 10 pour cent de la superficie totale des terres et dix pays n’en possèdent pas du tout.
Depuis 25 ans, la superficie forestière mondiale est passée de 4,1 milliards d’hectare à un peu moins de 4 milliards d’hectare, soit une diminution de 3,1%. Le rythme des pertes nettes a sensiblement ralenti au fil du temps pour ne plus représenter que 0,08% l’an selon les derniers chiffres connus.

Dix principaux pays en superficie forestière [1]

  Superficie
(milliers d’ha)
% de la superficie
du pays
% de la superficie
forestière mondiale
       
Russie 814.931 50 20
Brésil 493.538 59 12
Canada 347.069 38 9
Etats-Unis 310.095 34 8
Chine 208.321 22 5
Congo 152.578 67 4
Australie 124.751 16 3
Indonésie 91.010 53 2
Pérou 73.973 58 2
Inde 70.682 24 2
       
Total top 10 2.686.948   67
Total monde 3.999.134   100

Cette apparente stabilisation masque aussi de grandes disparités entre les pays. La déforestation, essentiellement la conversion des forêts tropicales en terres agricoles ralentit dans plusieurs pays, mais se poursuit à un taux élevé dans d'autres comme au Nigéria où la perte annuelle de surface forestières atteint les 5% en moyenne sur la dernière périodes dont les statistiques sont connues. La perte de surface forestière s’est fortement ralentie au Brésil mais compte-tenu de la taille du pays, la perte de annuelle de forêt, en valeur absolue, reste proche du million d’hectare.

Les pays qui perdent de la surface forestières [1]
(période 2010 -2015)

  Superficie perdue
(en milliers d’ha)
Superficie perdue
(en %)
     
Brésil 984 0,2
Indonésie 684 0,7
Birmanie 546 1,8
Nigéria 410 5,0
Tanzanie 372 0,8
Paraguay 325 2,0
Zimbabwe 312 2,1
Congo 311 0,2
Argentine 297 1,1
Bolivie 289 0,5
     

 

A l’inverse, d’autres pays, dont la Chine, enregistre une augmentation de leur surface forestière.

Les pays qui gagnent de la surface forestière [1]
(période 2010 -2015)

  Superficie gagnée
(en milliers d’ha)
Superficie gagnée
(en %)
     
Chine 1.542 0,8
Australie 308 0,2
Chili 301 1,8
Etats-Unis 275 0,1
Philippines 240 3,3
Gabon 200 0,9
Laos 189 1,0
Inde 178 0,3
Viet Nam 129 0,9
France 113 0,7
     

La forêt naturelle représente 93% des forêts de la planète. Elle est essentielle pour la conservation de la biodiversité et l’équilibre écologique des espèces d’arbres. La plus vaste étendue de forêt naturelle se trouve en Europe avec environ 925 millions d’ha (dont 85% en Russie). Selon la FAO, la plus forte perte de forêt naturelle est observée en Amérique du Sud et en Afrique, suivies par l’Asie et l’Amérique du Nord et centrale.

La forêt plantée (291 millions d‘hectares) ne représente que 7% de la superficie totale mais sa fonction économique, source de revenus et d’emplois, est importante. Elle permet de réduire la pression sur la forêt naturelle. La forêt plantée est également très utile pour prévenir l’érosion et protéger les sols. La moitié de la forêt cultivée se trouve en zone tempérée, le reste se répartit à parts égales entre la zone tropicale et la zone boréale dont l’importance ne cesse de croître : la surface de forêt plantée en zone boréale a doublée au cours des 25 dernières années.

Les forêts jouent un rôle très important pour la production de l’oxygène que nous respirions et pour leur capacité de piéger le carbone. Les forêts de la planète stockent environ 300 gigatonnes de carbone, une quantité colossale mais qui a diminuée de quelque 11 gigatonnes durant les 25 dernières années, réduisant ainsi sa capacité à contenir l’effet de serre et le réchauffement climatique.

La croissance continue des populations humaines reste la menace principale pour la forêt, notamment dans les zones tropicales où la pression est forte pour convertir des terres forestières en terres agricoles. Depuis l’an 2000, la surface de forêt dont disposait en moyenne l’habitant de la terre est passée de 0,7 hectare à 0,5 hectare.

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[1] FAO : Évaluation des ressources forestières mondiales (2015)

Restrictions d'eau : quels sont les départements concernés ?

 

Tree Trunk, Forest Floor, Trunk, Roots

Pour faire face à une insuffisance des ressources en eau, certains départements sont amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l'eau. Au 8 août 2019, 81 départements sont en situation de restriction.

Le site internet Propluvia proposé par le ministère de la Transition écologique et solidaire recense sur une carte tous les arrêtés de restriction d'eau département par département.

Il existe 4 niveaux en matière de sécheresse :

  • niveau de vigilance : information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l'eau ;
  • niveau d'alerte : réduction de moins de la moitié des prélèvements à des fins agricoles ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine, interdiction d'activité nautique, interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, de laver sa voiture... ;
  • niveau d'alerte renforcée : réduction d'au moins la moitié des prélèvements à des fins agricoles, limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, le lavage de voitures, pouvant aller jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements ;
  • niveau de crise : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles, seuls ceux en relation avec la santé, la sécurité civile, l'eau potable ou encore la salubrité étant autorisés.

Au 8 août 2019, 81 départements font l'objet d'une restriction (au-delà du niveau de vigilance).

Selon les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) relevées début juillet 2019, les niveaux de nappes phréatiques se situent globalement autour ou en-dessous des niveaux moyens des mois de juin, à l'exception de la Corse. Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante du fait de précipitations faibles et parfois tardives durant l'automne et l'hiver. Alors que le mois de juin 2018 était caractérisé par une situation générale satisfaisante, les niveaux de juin 2019 sont globalement très inférieurs.

  À savoir :

Les seuils entraînant des mesures de restriction sont définis au niveau local par les préfets afin de faciliter la réaction en situation de crise et la concertation entre les différents usagers d'un même bassin.

Les arrêtés sécheresse ne peuvent être prescrits que pour une durée limitée pour un périmètre déterminé. Ils doivent assurer l'exercice des usages prioritaires, plus particulièrement la santé, la sécurité civile, l'approvisionnement en eau potable et la préservation des écosystèmes aquatiques, tout en respectant l'égalité entre usagers des différents départements et la nécessaire solidarité.

Pour en savoir plus

Festival tous Sentinelles - 3ème édition !

Pour sa troisième édition du festival Tous Sentinelles, le réseau Sentinelles de la mer Occitanie vous invite à embarquer sur le catamaran Sea Explorer de l'association Terre marine, membre du CPIE Bassin de Thau.

Du 21 au 30 septembre, le Sea Explorer fera escale à :

  • - 21 / 22 septembre - Port-Camargue
  • - 27 septembre - Sète
  • - 28 septembre - Gruissan
  • - 29 / 30 septembre - Port-Vendres

Au programme : sorties en mer, ateliers pédagogiques de découverte de la vie marine, projection et conférences...et bien sur découverte des programmes de sciences participatives portés par les structures membres du réseau Sentinelles de la mer Occitanie.

Pour toute information sur le festival "Tous Sentinelles" contactez :

Retrouvez le programme (disponible fin août) et l'ensemble de l'actualité des membres du réseau Sentinelles de la mer Occitanie sur notre page facebook et sur notre site internet www.sentinellesdelamer-occitanie.fr/

Festival tous Sentinelles -

3ème édition !

 

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Des aiguilles dans une botte d'herbe

 

L'opération « Des aiguilles dans une botte d’herbe », quèsaco ?

Cette opération s'insère dans le projet SYNTESE (SYNgnathidés TEmoins de la Santé de leur Environnement), soutenu par la Fondation Octopus et relayé par les Sentinelles de la mer Occitanie. La technique est simple et accessible à tous : il s’agit de pousser un haveneau pour capturer, identifier et mesurer les poissons invisibles dans les herbiers sous-marins (qui sont ensuite relâchés), puis de mettre en rapport ce résultat avec les observations sur l’état de santé de l’herbier. Des données importantes pour la connaissance et la préservation des hippocampes et syngnathes, mais aussi des herbiers de phanérogames marines, habitats sensibles considérés comme vulnérables, bien présents dans les lagunes d’Occitanie.

Crédit photo : Peau Bleue - Fondation Octopus

Y a-t-il beaucoup de poissons-aiguilles, hippocampes et autres poissons cachés dans les herbiers de la lagune de Thau ?

Vous pouvez nous aider à répondre à cette question en participant à nos sorties en bord de lagunes au cours de notre grande opération annuelle de recensement, du 6 au 9 septembre 2019 :

- Vendredi 6 et lundi 9 en fin d’après-midi (autres horaires éventuels possibles, à confirmer) – étangs de Thau et d’Ingril.

- Samedi 7 et dimanche 8 septembre, matin et après-midi – l’une de ces deux journées se déroulera sur la lagune de Thau, l’autre sur l’étang de Leucate-Barcarès.

Si vous êtes intéressés, inscrivez vous à: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser._body" class="adr black-to-orange contextEntry" href="https://webmail1e.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=134400&check=&SORTBY=1" target="_blank">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. -

04 67 21 09 20

Les points et heures de rdv et le programme définitif seront établis en tenant compte de vos préférences et plages de disponibilité ; ils vous seront communiqués début septembre.

5 à 6 personnes extérieures à l’équipe peuvent être accueillies par sortie.

Cette opération entre dans le cadre du Festival « Tous Sentinelles » organisé par le réseau Sentinelles de la Mer Occitanie, porté par le CPIE Bassin de Thau.

 

Le Giec a dressé un bilan inquiétant de la situation climatique

Dans un nouveau rapport, le Giec a dressé un bilan inquiétant de la situation climatique, qui nécessite des changements drastiques dans la production et la consommation de nourriture.

Le GIEC confirme l’urgence de transformer radicalement notre système agricole et alimentaire /

Nourrir correctement les milliards de Terriens ou lutter contre le réchauffement climatique ? Pour ne pas être un jour confronté à ce dilemme, il est indispensable de repenser l'usage des terres et nos habitudes alimentaires, avertit jeudi 8 août le Giec. Les experts de l'ONU sur le climat plaident pour des actions "à court terme" contre la dégradation des sols, le gaspillage alimentaire ou les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, dans un rapport spécial présenté à Genève.

Le rapport du GIEC publié ce matin confirme que la déforestation et l’agriculture sont des poids-lourds en termes d’émissions de gaz à effet de serre. La protection et la restauration des forêts, ainsi que la transformation radicale du système alimentaire mondial, sont des solutions majeures face à la crise climatique.

« Protéger et restaurer nos forêts, ainsi que changer notre système alimentaire en mangeant moins de viande, sont des mesures incontournables et urgentes pour lutter contre le changement climatique« , souligne Cécile Leuba, chargée de campagne Forêts pour Greenpeace France.

Le rapport spécial du GIEC sur le changement climatique et l’utilisation des terres nous alerte sur le fait que plus d’un quart des terres sont dégradées par l’activité humaine.Environmental Protection, Environment

« Nos terres et notre biodiversité subissent d’énormes pressions, or nos ressources ne sont pas inépuisables et nous en faisons déjà un usage excessif. Pour protéger notre climat et nourrir l’humanité, il faut agir maintenant. Ce nouveau rapport du GIEC met les gouvernements face à leurs responsabilités : ils doivent de toute urgence revoir à la hausse leurs objectifs climatiques« , ajoute Cécile Leuba.

23 % des émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines proviennent de la déforestation, des incendies et de l’agriculture, alors que les terres peuvent agir comme un puissant puits de carbone pour aider à atténuer le changement climatique.

Face à la gravité de la crise climatique, notre prise de conscience individuelle et collective est essentielle pour changer de modèle de société. Mais elle ne doit pas pour autant servir d’excuse aux responsables politiques pour ne pas mettre en place les mesures de plus grande portée qui s’imposent !

Pour Greenpeace, les citoyens et citoyennes peuvent déjà agir à leur niveau, en réduisant leur consommation de viande et de produits laitiers, mais les pouvoirs publics ont un rôle central à jouer, par exemple en soutenant la transition agroécologique face au développement des fermes- usines, en mettant un terme aux importations en France de soja issu de la déforestation et destiné à l’alimentation animale, ou en développant l’offre de repas végétariens dans la restauration collective.

Le rapport du GIEC confirme également l’urgence de mettre un terme à la déforestation, à la dégradation des forêts, et la nécessité de restaurer les forêts dégradées.

« Le défi est de taille, mais des solutions existent, rappelle Cécile Leuba. Cela signifie concrètement pour le gouvernement français de mettre en oeuvre les engagements pris dans sa stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée« .

En juin dernier, Greenpeace France a fait pression sur le gouvernement en bloquant dans le port de Sète le déchargement d’un cargo de soja en provenance du Brésil. Ce cargo transportait 50 000 tonnes de tourteaux de soja, destinées à être déchargées pour moitié en France et pour moitié en Slovénie, afin de nourrir les animaux d’élevage au sein de l’Union européenne.

  • Le rapport du GIEC fait également les constats suivants:
    Les bioénergies, seules ou avec la capture et le stockage du carbone (BECCS), présentent des risques élevés pour la sécurité alimentaire et la dégradation des terres. Les options les plus viables pour lutter contre la crise climatique demandent des efforts en termes de protection et de restauration des forêts et des écosystèmes naturels, ainsi que la réduction de la production et de la consommation de viande.
  • Une meilleure utilisation des terres ne suffira pas à elle seule à stopper le changement climatique. Le fait de retarder la sortie des énergies fossiles et transférer l’atténuation vers le secteur foncier augmentera le risque d’impacts climatiques et d’insécurité alimentaire.
  • Les émissions de gaz à effet de serre du système alimentaire dans son ensemble, y compris la production et la consommation, représentent jusqu’à 37 % des émissions mondiales totales d’origine humaine.
  • La consommation de viande a plus que doublé au cours des 60 dernières années, les terres ayant été converties à des fins agricoles à un rythme sans précédent dans l’histoire humaine.
  • 821 millions de personnes sont encore sous-alimentées, ce qui souligne la nécessité de réformer le système alimentaire mondial
  • Source : https://www.greenpeace.fr/espace-presse/le-giec-confirme-lurgence-de-transformer-radicalement-notre-systeme-agricole-et-alimentaire/

Les sardines de plus de deux ans ont disparu en Méditerranée

L’état de santé des sardines en Méditerranée

Tous les 15 jours, l'Ifremer vous dévoile les secrets des océans en partenariat avec le quotidien Le Télégramme.

Vortex of sardines in an underwater bait ball

 

Selon l'IFREMER (Sète), "en Méditerranée, la taille des sardines est passée en dix ans de 15 à 11 cm en moyenne. Les sardines de plus de deux ans ont disparu. Les recherches menées par l’Ifremer ont montré que leur alimentation est en cause : le plancton est moins nourrissant. Avec un apport énergétique moindre, les sardines se reproduisent plus vite au détriment de leur croissance, ce qui met en danger leur survie. Un nouveau projet baptisé Monalisa a pris la suite des investigations. L’objectif est de mieux comprendre les facteurs de mortalité naturelle pour élaborer des plans de gestion des stocks prenant en compte des paramètres environnementaux."

 

Opération Razzia sur le Plastique : les « Flibustrieurs » mettent le cap sur les déchets mal triés !

Du 29 juillet au 15 août les pirates du  « Recycleurs » investissent à nouveau les plages du Bassin de Thau.azziaaffiche-chasse-aux-trisors

Lassés de croiser autant de sacs, bouteilles ou autres détritus au cours de leurs périples, ils viennent à la rencontre des moussaillons petits ou grands avec un double objectif : prodiguer conseils et astuces pour gérer et trier nos déchets de manière efficace et, pour joindre le geste à la parole, récupérer le maximum d’emballages recyclables pour les valoriser... une sorte de Chasse aux TRIsors à laquelle chacun est invité à participer.

L’opération "Razzia sur le plastique ! " est le dernier avatar d’une ambitieuse campagne de sensibilisation "Mille Milliards de Détritus" menée depuis plusieurs années par Sète agglopôle méditerranée avec le soutien de CITEO et de l'ADEME et le concours des communes et acteurs locaux du territoire.

Pour ce 10ème épisode des aventures des Flibus'Trieurs, Sète agglopôle méditerranée a choisi de mettre l’accent sur un phénomène de grande ampleur qui menace directement les écosystèmes et ressources du territoire : la prolifération des déchets plastique.

Il y a urgence en effet : selon une étude récente, la Méditerranée reçoit chaque année près de 600 000 tonnes de déchets plastique ce qui représente 34 000 bouteilles par minute ! (données WWF).

C’est la raison pour laquelle, outre les investissements conséquents réalisés pour multiplier les conteneurs de tri sur le territoire (plus de 200 000 euros par an) Sète agglopôle méditerranée poursuit ses efforts pour sensibiliser les estivants et les aider a toujours mieux gérer leurs déchets.

Rendez-vous donc sur les plages du territoire du 29 juillet au 15 août autour de la drôle d’embarcation des pirates pour participer, au travers d’ateliers ludiques ouverts à tous, à notre grande "Razzia sur le Plastique !"