Environnement

LA LISTE ROUGE MONDIALE ET FRANCAISE DES ESPÈCES MENACÉES

La Liste rouge de l’UICN constitue l’inventaire mondial le plus complet de l’état de conservation global des espèces végétales et animales. Elle s’appuie sur une série de critères précis pour évaluer le risque d’extinction de milliers d’espèces et de sous-espèces. Ces critères s’appliquent à toutes les espèces et à toutes les parties du monde.

Fondée sur une solide base scientifique, la Liste rouge de l’UICN est reconnue comme l’outil de référence le plus fiable pour connaître le niveau des menaces pesant sur la diversité biologique spécifique. Sur la base d’une information précise sur les espèces menacées, son but essentiel est d’identifier les priorités d’action, de mobiliser l’attention du public et des responsables politiques sur l’urgence et l’étendue des problèmes de conservation, et d’inciter tous les acteurs à agir en vue de limiter le taux d’extinction des espèces.

Whale, Ocean, Marine, Maritime, Sea

La Liste rouge permet de répondre à des questions essentielles, telles que :

• Dans quelle mesure telle espèce est-elle menacée ?
• Par quoi telle ou telle espèce est-elle spécialement menacée ?
• Combien y a-t-il d’espèces menacées dans telle région du monde ?
• Combien a-t-on dénombré de disparitions d’espèces ?

Comment la Liste rouge est-elle établie ?

Le système mis au point pour l’établissement de la Liste rouge est le résultat d’un vaste processus de concertation, d’élaboration et de validation de plusieurs années, mené par les experts de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN.

Avec le système de la Liste rouge de l’UICN, chaque espèce ou sous-espèce peut être classée dans l’une des neuf catégories suivantes : Eteinte (EX), Eteinte à l’état sauvage (EW), En danger critique (CR), En danger (EN), Vulnérable (VU), Quasi menacée (NT), Préoccupation mineure (LC), Données insuffisantes (DD), Non évaluée (NE).

La classification d’une espèce ou d’une sous-espèce dans l’une des trois catégories d’espèces menacées d’extinction (CR, EN ou VU) s’effectue par le biais d’une série de cinq critères quantitatifs qui forment le coeur du système.

Ces critères sont basés sur différents facteurs biologiques associés au risque d’extinction : taille de population, taux de déclin, aire de répartition géographique, degré de peuplement et de fragmentation de la répartition.

Gorillas, Silverback, Ape, Monkey

 

Base de données de la Liste rouge mondiale >> ici (en anglais)

Plus d’informations sur le site de l’UICN International >> ici (en anglais)

LA LISTE ROUGE DES ESPÈCES MENACÉES EN FRANCE : https://uicn.fr/liste-rouge-france/

 

>> Tableau de synthèse des résultats de la Liste rouge nationale (pdf)

 

Tous les résultats détaillés :

 

France métropolitaine :
Mammifères de métropole (novembre 2017)
 Oiseaux de métropole (septembre 2016)
 Reptiles et amphibiens de métropole (septembre 2015)
 Poissons d’eau douce de métropole (décembre 2009)
 Requins, raies et chimères de métropole (décembre 2013)
 Papillons de jour de métropole (mars 2012)
 Libellules de métropole (mars 2016)
 Ephémères de métropole (juillet 2018)
 Crustacés d’eau douce de métropole (juin 2012)
 Flore vasculaire de métropole (décembre 2018)

 

Outre-mer :
 Faune de La Réunion (juillet 2010)
 Flore vasculaire de La Réunion (décembre 2010)
 Oiseaux de Mayotte (mai 2014)
• Reptiles et amphibiens de Mayotte (mai 2014)
 Flore vasculaire de Mayotte (juillet 2014)
 Faune vertébrée des TAAF (mars 2015)
 Oiseaux de Guadeloupe (janvier 2012)
 Flore vasculaire de Guadeloupe : 1ers résultats (novembre 2013)
• Flore vasculaire de Martinique : 1ers résultats (novembre 2013)
 Faune vertébrée de Guyane (juin 2017)
 Oiseaux de Polynésie française (décembre 2015)
 Flore vasculaire endémique de Polynésie française (décembre 2015)

 

Pages liées :
>> La Liste rouge mondiale des espèces menacées
>> Listes rouges régionales des espèces menacées

 

 

 

 

Initiatique nettoyage de berges

Lundi matin, une trentaine d’élèves de CE1 et CE2 de l’école Saint-Pierre et leurs instituteurs, Tina Pelizza, adjointe déléguée aux associations, et Jocelyne Gizardin, adjointe à l’action sociale et à la santé, les représentants de l’AALESSE, le comité de quartier de la Plagette, des résidents des établissements pour personnes âgées de la ville et des associations d’anciens combattants ainsi que le club service organisaient une rencontre inter-génération pour sensibiliser les enfants à la lutte contre la pollution des berges de l’étang de Thau.

Cette action clôture l’opération « Pour une société plus respectueuse de la planète » organisée dans le cadre de la participation 2018 au concours du comité national de la semaine bleue.

Cette dernière action a pris la forme d’un nettoyage initiatique du littoral sur un linéaire de 200 mètres. A la Plagette, les enfants munis de pinces, et de sacs poubelles ont retiré de nombreux déchets, cordes, plastiques, bouteilles, pneus… des berges laissant cette zone propre et bien plus agréable. Cette matinée citoyenne au profit des jeunes générations scolarisées de notre ville avec l’aide et les conseils de nos “anciens” a permis aux enfants de se sentir encore plus concernés par la protection de leur environnement, mais aussi de découvrir grâce aux explications des adultes, les dégâts provoqués par tous ces déchets sur notre environnement. Cette matinée passée en plein air a laissé aussi un merveilleux souvenir aux enfants, un souvenir à transmettre et à perpétuer pour le bien être de notre planète.

Journées Rézo Pouce, pour découvrir l’autostop au quotidien

Partager ses trajets ? Oui mais comment ? En transformant la voiture en nouveau moyen de transport collectif.

Afin de découvrir ce « nouveau » mode de déplacement, les personnes intéressées pouvaient  participer à :

  • un café citoyen
  • un stand d’information sur le marché de Bouzigues, mardi 7 mai de 9h à 12h

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Car Sète agglopôle méditerranée en partenariat avec Rezo Pouce, ont créé depuis septembre 2018 un réseau d’arrêts dédiés à la pratique de l’autostop sur le territoire.  Fonctionnant grâce à une application mobile, l’autostop devient si on le désire un jeu d’enfant. 300 personnes ont déjà rejoint la «communauté» sur l’agglopôle !

En savoir + sur l'appli mobile 

Ce mardi 7 mai au matin, Rézo pouce était présent au marché de Bouzigues.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, ciel, enfant, table, plein air et nature

Et ce mardi soir, un café citoyen regroupait 6 personnes bien motivées , de 19h à 21h30 au siège de l’Agglopôle à Frontignan (4, avenue d’Aigues) pour essayer d'aller plus loin et de partager des expériences.

Des personnes avec des vécus différents, la plupart du monde associatif autour d'une animatrice Rézo Pouce et de Jean Marchand chef de projet, Mobilité durable à Sète Agglopôle qui expliquait comment avec une nouvelle mobilité l'on prenait en compte le respect du cadre devie et de l'environnement

.  Chacun a pu s'exprimer, développer ses motivations tandis qu'à l'écoute, les organisateurs pouvaient apporter toutes précisions nécessaires et initier les personnes présentes à l'utilisation de Rézo Pouce. Pourquoi-pas vous, la prochaine fois ?pouceP1220050

Car ce n'est pas fini : au programme,

  • des baptêmes d’autostop à Sète le mercredi 8 mai, de 10h à 17h, parking du Mas Coulet et à Marseillan (Place du Théâtre) le samedi 1er juin
  • des ateliers mobilité le mercredi 29 mai de 10h30 à 12h au CCAS de Mèze et le vendredi 31 mai de 13h30 à 15h au CCAS de Loupian

Ce nouveau dispositif de covoiturage valorise l’auto-stop sur de courtes distances et renforce l’offre de mobilité. N'hésitez pas à vous inscrire sur l'application, une nouvelle version sera d'ailleurs disponible dès septembre.

Comment ça marche ?

  • Dès l’âge de 16 ans, muni d’une pièce d’identité et d’une autorisation parentale jusqu’à 18 ans, vous pouvez vous inscrire gratuitement via le site internet www.rezopouce.fr ou dans l’une des 14 mairies du territoire.
  • On vous fera signer une charte Rézo Pouce et vous recevrez rapidement par courrier à votre domicile, une carte Pouce personnalisée avec photo et numéro d’identifiant et un kit mobilité, mode d’emploi complet du dispositif.
  • Sur le principe des arrêts d’autobus, vous vous rendrez à « l’Arrêt sur le pouce » le plus proche. Les arrêts sont répertoriés et matérialisés par un logo sur des poteaux.

Si vous êtes passager, vous présenterez de manière bien visible (et avec le sourire) votre fiche destination qu’on vous aura remise à l’inscription ou que vous pouvez créer en ligne.

Si vous êtes conducteur, vous aurez collé l’autocollant « Rézo Pouce » sur votre pare-brise et vous n’aurez plus qu’à vous arrêter au bon endroit pour embarquer votre passager.

Côté sécurité, le passager peut, en cas d’inquiétude, envoyer par SMS le n° d’immatriculation du véhicule à la plateforme Rézo Pouce. Une garantie supplémentaire pour les passagers comme pour les conducteurs puisqu’ils peuvent se demander mutuellement leur carte d’identifiant, preuve de leur inscription au réseau.

Une appli très facile à utiliser (disponible sur App Store et Play Store) permet via son mobile de trouver en temps réel les conducteurs ou les passagers les plus proches.

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Passager et conducteur sont géolocalisés. Le passager peut suivre en temps réel l’arrivée de son conducteur. De son côté, le conducteur pourra contacter son passager dès que celui-ci aura enregistré sa destination, après avoir consulté son profil s’il le souhaite directement sur son smartphone.

À terme, cette appli de donner un rendez-vous ou d’enregistrer une destination pour trouver un covoitureur 24 h à l’avance. En cas d’inscription directement sur l’application smartphone, cette dernière n’acceptera votre identifiant que le lendemain…

 

TÉLÉCHARGEZ LA CHARTE 

Fréquence grenouille, jusqu'au 31 mai 2019

Jusqu'au 31 mai 2019

L’opération nationale Fréquence Grenouille organisée a pour but de sensibiliser le grand public à la préservation des zones humides, lieux de vie indispensables à l’équilibre de notre planète. De nombreuses animations sont proposées dans toutes la France pour découvrir les amphibiens.

En partenariat avec l'Office de tourisme de Frontignan, le réseau CPIE BT vous propose 3 sorties au Massif de la gardiole :

Les Vendredi 12, 19 et 26 avril à 19h à Frontignan

6€/personne - Gratuit pour - 12 ans

Inscriptions au 04 67 18 31 60

Animées par la LPO Hérault

Voir la programmation en France

Expédition 7e Continent prépare ses deux missions fondamentales pour 2019

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Expédition 7eContinent, l’ONG française dirigée par l’explorateur Patrick Deixonne et présidée par François Lambert, prépare ses deux missions fondamentales de l’année 2019.

La première expédition scientifique française dans le gyre de l’Atlantique Sud : mission «ATLANTYS »

L’ONG prépare la mission « Atlantys » à bord de son porte drapeau la goélette « 7eContinent » actuellement amarrée à Sète. Cette mission, véritable expédition scientifique, débutera en octobre et devra mener un équipage de scientifiques dans le gyre océanique de l’Atlantique Sud, zone de forte concentration en micro et nano plastiques. La goélette « 7eContinent » accueille notamment un laboratoire qui permet de traiter des prélèvements dans des conditions optimales. Les échantillons prélevés selon un schéma complexe visent à cartographier la plastification de l’ensemble du gyre sur toute la colonne d’eau, ils seront ensuite analysés à terre. Les scientifiques de la mission proviennent d’une dizaine de laboratoires différents dont le CNRS et spécialistes dans divers domaines (chimie, biologie, océanographie, physique).

Cette mission s’inscrit dans la continuité des expéditions précédentes qui ont permis d’aboutir à des résultats innovants traduits par la publication d’articles scientifiques attestant notamment de la présence de métaux lourds dans les prélèvements effectués dans le gyre de l’Atlantique Nord (expédition de 2015).

C’est bien là l’objectif d’Expédition 7eContinent, comprendre les effets de la pollution plastique sur l’équilibre des écosystèmes marins mais aussi sur notre santé. Les expéditions scientifiques d’Expédition 7eContinent permettent de faire progresser la compréhension globale du phénomène de plastification des océans.

Comprendre et mieux faire comprendre : la tournée pédagogique

Depuis une dizaine d’années les expéditions scientifiques menées par l’ONG au sein des gyres océaniques s’accompagnent systématiquement de tournées pédagogiques pour contribuer à développer la connaissance du grand public sur les problématiques de la pollution plastique et du cycle du plastique (de la terre à la mer et vice versa).

La tournée pédagogique précèdera l’expédition et se déroulera de mai à juillet 2019. La goélette « 7eContinent » sera présente sur la côte Atlantique, de Bayonne à Brest, selon un programme d’escale en cours de définition et devant permettre de rencontrer un maximum de public.

Biodiversité : état des lieux planétaire

Les experts de l'ONU sur la biodiversité dévoilent lundi une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes, qui devrait démontrer le besoin urgent d'un plan pour sauver la nature, poussée à la destruction par les hommes qu'elle fait vivre.

Ce "résumé pour les décideurs", négocié ligne par ligne par les délégations, sera rendu public lundi à 11H00 GMT, mais le constat sera sans aucun doute alarmant.

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La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est un organisme intergouvernemental ouvert à tout membre des Nations-Unies (130 Etats membres en octobre 2017). Elle a été créée en avril 2012. Destinée à améliorer les liens entre les connaissances et la prise de décision, elle entend identifier et élaborer des outils et des méthodes d’appui aux décisions qui prennent en considération toutes les connaissances pertinentes sur la biodiversité et les services écosystémiques, qu’elles  proviennent de la recherche scientifique, des gouvernements, des organisations non-gouvernementales (associations, entreprises…) ou des acteurs locaux et autochtones.

 

Les experts de l'ONU sur la biodiversité dévoilent lundi une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes, qui devrait démontrer le besoin urgent d'un plan pour sauver la nature, poussée à la destruction par les hommes qu'elle fait vivre.

Après une semaine de négociations à Paris, les 132 états membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont adopté samedi la synthèse politique d'un rapport de 1.800 pages sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans.

Ce "résumé pour les décideurs", négocié ligne par ligne par les délégations, sera rendu public lundi à 11H00 GMT, mais le constat sera sans aucun doute alarmant.

Selon une version préliminaire du rapport obtenu par l'AFP avant le début des négociations parisiennes, "une grande partie de la nature est déjà perdue, et ce qui reste continue à décliner".

Ce texte estime notamment que 75% de l'environnement terrestre et 40% de l'environnement marin présentent des "signes importants de dégradation". Résultat: entre 500.000 et un million d'espèces, sur les quelque 8 millions estimées sur la planète, seraient menacées d'extinction.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

A lire aussi


 

Rapport IPBES : pour la LPO la France n'a plus d'excuse

Le rapport de l’IPBES confirme les alertes d’études scientifiques depuis plus de 150 ans, et qui se multiplient depuis 20 ans.

 

 Ici le constat d’un effondrement des populations d’insectes de 80% jusque dans le cœur des espaces naturels*, là celui des oiseaux des champs de 30% en quinze ans seulement**. Avec la diversité biologique métropolitaine et ultramarine dont elle est responsable, avec sa présence sur les océans mondiaux, la France doit se donner les moyens d’une politique ambitieuse. Elle ne peut plus laisser grignoter les acquis de 70 ans de protection par des régressions successives sous prétexte d’économie ou de simplification.

La pression humaine croissante sur la biodiversité a en effet de graves conséquences, de plus en plus importantes, sur la qualité de vie des citoyens et sur l’économie. L'absence de prise en compte de la biodiversité coûte aux Françaises et aux Français, et en premier lieu aux plus vulnérables, beaucoup plus cher que l’action. La France a bien quelques raisons de satisfaction comparativement à d’autres pays : pourcentage d’aires protégées terrestres et marins, adoption de la loi puis du plan biodiversité, stratégie contre la déforestation importée… Mais elle doit désormais changer de paradigme, car nous savons d’ores et déjà que les objectifs d’Aïchi seront loin d’être atteints.

*https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006320718313636

**https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

"Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier", décrit Robert Watson, président de l'IPBES.

Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines: 75% de l'environnement terrestre a été "gravement altéré" par les activités humaines et 66% de l'environnement marin est également touché.

Résultat: environ un million d'espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre, sont menacées d'extinction, dont "beaucoup dans les prochaines décennies".

Linnet, Bird, Songbird, Garden Bird

La LPO (associations) préconisent donc cinq types d’actions.

"1/ Intensifier la politique en faveur de la biodiversité

La France doit se doter d’une ambitieuse stratégie interministérielle, pour les espèces protégées comme pour la biodiversité ordinaire. Elle doit faire l’objet d’un suivi avec des mesures de résultats effectifs. Elle pourrait être l’objet du Conseil de défense écologique animé par le président de la République afin de veiller à l’intégration des enjeux de la biodiversité dans les décisions de chacun des ministères.

La France doit plaider, au sein du Conseil Européen, pour une position forte de l’Union Européenne au cours de la COP15 pour une ambition internationale assortie d’engagements pris par chaque État et bâtir les financements correspondants avec ses alliés et dans les différents secteurs.

La création d’espaces naturels protégés (parcs nationaux et réserves naturelles notamment) et la protection des espèces (listes de protection, plans nationaux de sauvegarde) ont fait ponctuellement leurs preuves. Des espèces autrefois rares ont pu revenir. Malheureusement de nombreuses autres, autrefois courantes, se sont raréfiées. La France doit urgemment :

  • être garante du respect de la réglementation existante,
  • augmenter significativement le nombre et la superficie des aires protégées,
  • mettre en place de nouvelles aires marines protégées et organiser le suivi de ces espaces,
  • connecter les espaces naturels protégés terrestres et maritimes, par des continuités écologiques diurnes et nocturnes,
  • protéger intégralement certaines espèces figurant sur les listes rouges UICN (oiseaux, mammifères…) en arrêtant immédiatement leur chasse, pêche, piégeage.

2/ Organiser la transition agro-écologique

De vastes surfaces agricoles intensives sont devenues des déserts biologiques. La France doit résolument s’engager dans une transition agroécologique sur son territoire en conditionnant systématiquement tous les financements nationaux ou européens à l’agriculture. La France doit notamment :

  • peser sur les négociations de la Politique agricole commune pour que les aides soient attribuées en fonction des services réels rendus à l’environnement et à sa protection, ou des coûts occasionnés à la société pour le restaurer,
  • plaider pour une répartition des financements plus équilibrée et plus transparente entre la production agricole et la préservation des services écosystémiques, entre les différents types d’agricultures selon leur bilan environnemental,
  • accompagner la transition vers une agriculture non dépendante des pesticides,
  • soutenir le développement de l’agriculture biologique, de la permaculture, de l’agriculture urbaine.

3/ Modifier la politique fiscale

La transition vers un développement durable nécessite une réforme en profondeur de la politique fiscale. La France doit impérativement :

  • supprimer les financements néfastes à la biodiversité,
  • développer les mesures de dissuasion de type « pollueur-payeur », et les faire appliquer,
  • créer un outil de financement des objectifs pour la biodiversité à la hauteur des besoins,
  • inciter les comportements vertueux (paiements pour services environnementaux sous conditions de résultats mesurés),
  • vérifier, pour toute nouvelle décision publique ou privée, qu’elle n’est pas en contradiction avec les objectifs stratégiques fixés pour la biodiversité.

4/ Organiser la pédagogie en direction des acteurs privés et du public

La France doit :

  • développer de vastes campagnes de communication et sensibilisation pour rappeler qu’une bonne qualité de vie dépend de la nature,
  • inclure fermement dans tous les programmes scolaires les questions liées à la connaissance et à l’érosion de la biodiversité,
  • soutenir toutes les bonnes pratiques individuelles,
  • promouvoir des modes de vie économes en ressources et en espace,
  • favoriser les aménagements urbains qui soutiennent la biodiversité et prennent en compte les risques liés à sa dégradation.

5/ Innover dans la gouvernance

La biodiversité est le parent pauvre des politiques publiques. Il est plus que temps pour la France :

  • de placer les enjeux de biodiversité dans toutes les instances au même niveau que ceux du dérèglement climatique,
  • d’instaurer une gouvernance multi-acteurs, nationale et territoriale,
  • organiser le suivi des contributions et des résultats ministériels par le Conseil de défense écologique."

 Frog, Tree, Nature, Biodiversity, Corn

Pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO : « Que les pouvoirs publics ne s’inquiètent pas de la disparition des espèces dans les années 1980, c’était un manque d’anticipation. Qu’ils n’en tiennent pas compte dans les années 1990, c’était déjà plus inquiétant. Qu’ils ne prennent pas la mesure de l’effondrement du vivant dans les années 2010, c’était inconscient. Qu’ils n’en tiennent toujours pas compte en 2020, avec le niveau de connaissance acquis, ce serait un crime contre l’humanité ».

Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité : « Les conclusions de la communauté scientifique mondiale nous alertent sur l’érosion de la biodiversité, mais nous offrent aussi les pistes d’actions pour éviter la catastrophe. Nous attendons maintenant des décideurs politiques et économiques qu’ils s’en saisissent et passent à l'action ! L'érosion de la biodiversité n'est pas une fatalité. On sait que lorsque des politiques responsables et dotées de moyens adéquats sont mises en place, la reconquête de la biodiversité est possible. C'est par exemple le cas, sous l’impulsion de directives européennes, pour les milieux aquatiques. Le nombre d’espèces de poissons dans la Seine en aval de Paris a été multiplié par 10 en 50 ans ».

Marc Giraud, porte-parole de l’ASPAS : « Face à la 6ème extinction de masse, la France reste apathique. Moins de 1 % du territoire français est dédié à la nature sauvage (parcs nationaux, réserves naturelles, réserves de biosphère intégrales, etc.). Et même dans ces espaces préservés, la chasse, l’exploitation forestière ou agricole sont le plus souvent autorisées. Les espèces protégées, elles, ne le sont qu’à condition de ne pas déranger, le loup en est l’exemple le plus criant. Aujourd’hui, il n’y a plus d’espaces et d’espèces sérieusement préservés dans l’Hexagone. Nous attendons que l’État prenne des décisions concrètes et rapides pour protéger le peu qu’il reste et créer de nouveaux espaces naturels dignes de ce nom ».

Rémi Luglia, président de la SNPN : « Depuis 150 ans les savants français et internationaux ne cessent d’alerter sur la dégradation de la nature, à partir de données et d’études scientifiques solidement documentées. Nos dirigeants doivent saisir l’enjeu vital de cette perte de biodiversité, et appliquer des mesures fortes. Les jeunes générations, dont l’avenir est en jeu, en sont, elles, conscientes, et l’exigent. »

Anne-Marie Ducroux, présidente de l’ANPCEN : « Nos paysages diurnes et nocturnes sont un patrimoine commun de la nation et chacun a le devoir de préserver l’environnement dit la loi. Alors verrons-nous au 21ème siècle, de nos yeux, une mobilisation politique et sociétale à la hauteur des enjeux et des conséquences de la disparition de la biodiversité pour la société ? Scientifiques et associations ont lancé toutes les alertes. Ne laissons pas aux seuls phénomènes visibles le droit de cité en abandonnant les disparitions irréversibles dans la nature, invisibles ou silencieuses. »

Jacques Beall, vice-président de Surfrider : « L’année 2019 est cruciale au niveau international pour que nous, responsables politiques, organisations et citoyens, changions de paradigme sur notre manière de « gérer la planète » et la biodiversité : le rapport de l’IPBES d’aujourd’hui ; le G7 en août à Biarritz avec à l’agenda l’environnement, la biodiversité et l’océan ; le rapport spécial Océan et Cryosphère en septembre. Il est urgent pour la France de sortir des positions convenues et de montrer enfin un réel engagement pour la biodiversité : les solutions sont là, il faut les prioriser en mettant en face les moyens et les accompagnements nécessaires y compris dans les Outre-mer. MakeOurBiodiversityGreatAgain ! »

CPIE : le Festival de la Biodiversité, ouverture des inscriptions

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Vous l'attendiez avec impatience ? Voici la programmation de la 3ème édition du festival !

Du 21 au 26 mai 2019, 40 animations auront lieu près de chez vous. Ateliers, sorties nature, expos, rencontres... Il y en a pour tous les goûts et tous les âges !

 www.cpiebassindethau.fr/festival-de-la-biodiversite/

Programmation et inscriptions : www.bit.ly/2ZZrFVZ

Événement organisé dans le cadre de la Fête de la nature, en partenariat avec le service Espaces naturels de Sète agglopôle et le service Patrimoine (Jardin antique méditerranéen, Musée de site Villa-Loupian, le Musée ethnographique étang de Thau).

Venez débattre sur le Forum numérique : www.planclimat-agglopole.fr !

Climate Change, Drought, Climate, Dry

 

Le Climat, cela nous concerne tous. C’est pourquoi le Plan Climat de Sète agglopôle méditerranée sera donc co-construit avec tous les acteurs et tous les habitants du territoire.

 Vous souhaitez améliorer notre avenir, notre qualité de vie et celle de nos enfants ? C’est simple : rendez-vous, dès à présent sur notre plateforme collaborative :
www.planclimat-agglopole.fr.

 Vous pourrez y découvrir le diagnostic Climat de notre territoire, ses forces, ses faiblesses.

Vous pourrez aussi vous inscrire au Club Climat, l’instance participative qui élaborera le Plan d’actions, lors de plusieurs ateliers physiques de travail.