Environnement

L'Etat reconduit les cabanes du Pilou

La Préfecture de l'Hérault et son représentant Philippe Nucho, secrétaire général adjoint, accompagné de Noël Ségura, maire de Villeneuve-lès-Maguelone ont annoncé une bonne nouvelle aux pêcheurs des cabanes du Pilou.

Ce mardi 24 octobre 2017, les six propriétaires patrons pêcheurs ont reçu la confirmation du renouvellement de leur concession jusqu'en 2020.

De g à d, Noël Ségura, un patron pêcheur, M. Huberman
adjoint au maire délégué à la gestion du foncier et de la plage,
Philippe Nucho

Dans le respect de l'environnement

Les cabanes du Pilou, entre étangs et ancien évêché roman que constitue la cathédrale de Maguelone sont  liées à l'histoire du canal du Rhône à Sète." Ici, les normes préconisées par l'Etat sont respectées, le site est géré de manière exemplaire par la municipalité de Villeneuve-lès-Maguelone et les résidents, les cabanes sont modestes, il n'y a ni eau ni électricité, pas de béton ni de construction à trois étages, précise Philippe Nucho. On part donc pour un renouvellement des conventions temporaires qui avaient été gelées depuis 2014."

Entre barques et filets, matériel de pêche et vigne vierge, le site loin d'être assimilé à la cabanisation sauvage en infraction par rapport au droit de l'urbanisme a des allures de carte postale. Ce grand espace aménagé de cabanes d'agrément constitue une ressource non négligeable pour les propriétaires des 6 cabanons. Joseph Merle, Villeunevois de toujours, y a pêché depuis 1948 et accueille la nouvelle avec soulagement. " Nos activités locales font de bons produits, toute l'année, nous opèrons sur des barques à fond plat et calons des filets - capéchade ou pièce - afin de récolter des poissons d’étang : loups, soles, anguilles, muges, dorades et jols. En ce moment, ce sont les anguilles qui nous occupent. Il y avait des bruits comme quoi les cabanons devaient être détruits". Et le Palavasien Léandro Rodriguez, pêcheur de crabes et d'anguilles, se confie au représentant de l'Etat "Nous voilà tranquilles pour trois ans si on ne fait pas de bêtise".

La double stratégie de l'Etat

Avec l'analyse juridique de la VNF - Voies Navigables de France - établissement public sous tutelle de l'Etat, les experts ne peuvent ignorer le risue des inondations. S'il y a dérapage, la VNF intervient. Ainsi, dans les années 70 à 90, des constructions illégales sont passées. Aujourd'hui, la politique de l'Etat assure la protection de la population en zone littorale exposée à des risques naturels ainsi qu’à des enjeux environnementaux, tel est l’objectif de l’État.
La stratégie de l’État a été réaffirmée dans toute sa cohérence par une présentation des différentes réponses aux enjeux humains : retrait stratégique dans les zones peu denses ayant vocation à un retour à l’état naturel, maintien d’activités compatibles avec les risques c'est la cas des cabanes du Pilou, et protection renforcée des zones densément urbanisées, rappelle Philippe Nicho.

Dernier nettoyage de l'année sur la lagune de Listel

Le samedi 28 octobre l'association "Les Gardiens de Thau ses Ports sa Lagune" organise son dernier nettoyage de l'année sur la lagune de Listel. 

Rendez-vous à partir de 8 h 30 devant la benne ou un café vous attendra.

Pour y aller venant de Sète, direction Listel.

Il faut passer le passage à niveau ainsi que l'entrée de Listel et aller tout droit sur le chemin de terre, large mais bosselé. Il faut compter environ 800m pour arriver à la benne.

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Venir avec bottes, gants épais, bouteille d'eau et un pique-nique tiré du sac. Un covoiturage peut être organisé.

Pour cela, s'inscrire à l'avance par téléphone au 06.09.93.63.31.

Inscription pour évaluer le matériel par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La voie verte entre Balaruc et Sète…

 Parmi les actions du Plan de Déplacements Urbains 2012-2022 de Thau agglo, le développement de l’offre de réseaux en site propre apparaît comme prioritaire.

A l’échelle du territoire, plusieurs axes structurants sont concernés, et notamment, la RD2 entre Balaruc-le-Vieux et le PEM de Sète. Une première étude d’opportunité a mis en exergue l’intérêt de réalisation d’un Transport en Commun en Site Propre sur cet axe.

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Ce projet de requalification du boulevard doit permettre la réalisation d’un réseau de transport en commun en site propre tout en s’attachant au traitement des modes de déplacements doux par la réalisation d’une voie verte à l’emplacement actuel de la voie ferrée longeant la RD2. Ainsi, il est désormais proposé de passer à une phase que l’on peut qualifier de plus opérationnelle en déclenchant les études de maitrise d’œuvre qui permettront d’aboutir à la réalisation de travaux sur cet axe majeur de notre territoire.

 L’opération  qui avait débuté en 2017, se poursuit par le démontage des rails de la voie ferrée début 2018.

Et depuis quelques semaines, l’enlèvement des rails du chemin de fer s'accélère.

 

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L’UFC-Que Choisir de Sète et bassin de Thau lance un « S. Eau S. ! »

Dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation consacrés notamment à la transition écologique de l’agriculture, l’UFC-Que Choisir de Sète et bassin de Thau dresse le bilan catastrophique des conséquences de décennies d’agriculture productiviste sur la ressource aquatique et l’inaction des pouvoirs publics. L’association part en campagne aujourd’hui pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l’eau en France et la stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur », en lançant une pétition (http://ufcqc.link/eau2017) à cet effet.

Alors qu’en 2005 dans le cadre de sa campagne ‘Eau, réconciliation 2015’, l’UFC-Que Choisir dénonçait déjà la progression inquiétante des pollutions des ressources aquatiques et le caractère inéquitable des taxes renchérissant le prix de l’eau potable, force est de constater que le bilan environnemental et économique de la politique de l’eau en France, loin de s’améliorer, est encore plus désastreux :

  • Les consommateurs du bassin de Thau victimes du principe « pollué-payeur » : la réparation de ces dommages environnementaux reste très majoritairement financée par les consommateurs du bassin versant Rhône Méditerranée qui, par le biais de leur facture d’eau, payent 91 % de la redevance ‘pollutions’ et 68 % de la redevance ‘prélèvement’, soit au total 451 millions d’euros par an. Quant à l’agriculture, pourtant responsable à elle seule de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates et de la moitié des consommations nettes en eau, elle ne paie que la plus faible partie de ces sommes 4 % de la redevance ‘pollutions’ et 3 %de la redevance ‘prélèvement’ en violation flagrante du principe ‘préleveur-pollueur-payeur’ ! Cette politique est non seulement pénalisante pour les consommateurs, mais elle n’incite aucunement l’agriculture intensive à modifier ses pratiques. 

  • Une eau plus rare et polluée : les pesticides sont désormais massivement présents et dépassent la norme définie pour l’eau potable, dans les cours d’eau de la moitié du territoire français et dans le tiers des nappes phréatiques ! S’agissant des nitrates, la proportion des nappes phréatiques fortement contaminées (plus de 40 mg/l) a augmenté de moitié entre 1996 et le début des années 2010, avec comme conséquence que 43 % des nappes désormais dépassent la valeur guide européenne pour la fabrication de l’eau potable ! Par ailleurs, au-delà du changement climatique, comment ne pas épingler la responsabilité de l’agriculture intensive quant à la pression quantitative sur la ressource. En effet, la carte des restrictions d’eau de cet été (84 départements touchés dont 37 en situation de crise) se confond avec celle de l’irrigation intensive.

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Des pratiques agricoles toujours aussi intensives : malgré la multiplication des plans et initiatives volontaires nous promettant une agriculture à la fois intensive et respectueuse de l’environnement, les données fournies par les professionnels eux-mêmes montrent que les quantités d’engrais à l’origine des nitrates n’ont pas baissé en vingt ans et que l’utilisation des pesticides a même augmenté de 18% en 5 ans.
 
La politique de l’eau dictée par les intérêts agricoles : compte tenu du faible nombre de sièges accordés aux ONG, les débats des instances régionales et locales censées définir la politique de l’eau en région (Agences de l’eau, Comités de bassin et Commissions Locales de l’Eau) sont trop souvent conduits en fonction des intérêts agricoles. Ceci explique que dans 60 % à 80 % des cas les actions décidées au sein de ces structures privilégient des mesures palliatives telles que la dépollution des eaux contaminées, sans oser s’attaquer à l’origine de ces pollutions.
 
La goutte d’eau de trop, le PLF 2018 : L’important budget des agences de l’eau fait saliver l’Etat qui, depuis 2014, réalise chaque année des ponctions présentées comme exceptionnelles. Or cette pratique risque de se pérenniser et s’aggraver alors que le projet de Loi de finance 2018 prévoit un prélèvement de 300 millions d’euros par an, soit 15% du budget prévisionnel des agences de l’eau pour des utilisations sans lien direct avec la gestion de l’eau. On est loin du principe fondateur des agences : ‘l’eau paye l’eau’ !

Alors que les exemples étrangers et nationaux montrent qu’il est possible par une politique de prévention de limiter les dommages environnementaux pour un coût réduit, l’UFC-Que Choisir Sète et bassin de Thause mobilise auprès des pouvoirs publics locaux, maires et parlementaires, pour réclamer une réforme urgente de la politique de l’eau et notamment :

Une stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur »,

 La mise en place de véritables mesures de prévention des pollutions agricoles,  

Une aide à la reconversion vers des cultures moins consommatrices d’eau et de pesticides,

 L’arrêt des ponctions de l’Etat sur le budget des agences de l’eau.

A cet effet, l’UFC-Que Choisir Sète et bassin de Thau appelle les consommateurs à se mobiliser par le biais de sa pétition ‘Ressource aquatique –STOP à la gabegie !’ à signer à notre Association locale ou La pétition en ligne http://ufcqc.link/eau2017 

Regards croisés sur l'olivier

Avec l'arrivée de l'automne, l’association ARBRE créée depuis 2011 donne rendez-vous à ses adhérents et sympathisants pour poursuivre les balades à pied à la découverte de quelques arbres remarquables sur les communes de Beaulieu et de Restinclières. Avec les bénévoles de l'association, on mesure la circonférence des arbres avec un ruban forestier, on examine le dessous des feuilles, des branches et la frondaison, on identifie les espèces... Des balades toujours instructives. La prochaine action sur le terrain est fixée au samedi 18 novembre 2017 à Restinclières.

Sous la conduite d‘Yves Caraglio, botaniste passionné et animateur scientifique, la précédente visite sur un parcours de 5 km fit découvrir le micocoulier, arbre sacré chez les Celtes, qui perd son feuillage en hiver et dont on mange les fruits - c’est un arbre qui offre une grande résistance à la sécheresse et à l’humidité, cyprès pleureur, arbre remarquable par sa rareté, importé de Chine et présent dans les monastères bouddhistes, un cèdre de l’atlantique, un ailanthe, un chêne vert âgé de deux ou trois siècles, le figuier ou plutôt le caprifiguier dont les fruits ne se mangent pas mais qui joue un rôle important dans la pollinisation des vrais figuiers,  le févier d’Amérique, l’azérolier, le pin d‘Alep originaire de Chypre et qui subit beaucoup de mutations,  les cyprès, symboles d’éternité...

Prochains rendez-vous :

  •  18 novembre 2017 pour une journée d’animations « Regards croisés » sur l’olivier. Animation jeunesse à la maison pour tous de Restinclières autour de l’olivier avec des ateliers pour apprendre à fabriquer de la tapenade et autres produits ainsi qu’une visite in situ. Une soirée-débat à Beaulieu sur la culture de l’olivier avec l’intervention de scientifiques et de cultivateurs locaux.
  • 2 décembre 2017 pour procéder aux plantations dans les deux parcs et fêter les naissances dans les deux communes en 2017.
  • Pour adhérer à l'association A.R.B.R.E

Le Toile'Oween

31 octobre 2017 de 9h30 à 12h TOILE’OWEEN…

Sortie nature Venez découvrir ces surprenantes bestioles que sont les araignées. Nous les chercherons pour admirer leur beauté puis nous en fabriquerons pour nous en rappeler. En ce jour d’Halloween, vous verrez qu’elles ne sont pas si effrayantes que ça nos araignées !

5 € par personne, gratuit pour les moins de 5ans et adhérents du Centre L-R ·

Animateur: CPIE du Bassin de Thau · Prévoir de bonnes chaussures et s’habiller chaudement ·

Inscription obligatoire : 04 67 13 88 57 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. · Lieu : Salines de Villeneuve

·         salinesmlokiuytreza

Drôles d'oiseaux des marais

Sortie de terrain

Frontignan le 25 Octobre de 14 h 00 à 17 h00 

Venez découvrir en famille les oiseaux présents à l'automne dans les anciens salins de Frontignan.

Lieu de rendez-vous : Office de Tourisme de Frontignan plage

Responsable : Valérian TABARD, Animateur

Nombre de participants : 20

Prix : 6€ pour les enfants de -12ans / gratuit pour le 1er accompagnant / 6€ pour 2ème euros / personne

Public concerné : Jeune public

Accessible aux personnes handicapées : Non

Structure(s) partenaire(s) : CPIE Bassin de Thau OT Frontignan

Renseignements : LPO - Hérault 15, Rue du Faucon crécerellette Les Cigales, Route de Loupian Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage 34560 VILLEVEYRAC 04.67.78.76.24 Réservation : Par téléphone : 04 67 18 31 60

Lutter contre l'ambroisie

Les plantes se trouvent sur votre terrain : Assurez-vous ou faites vous confirmer qu'il s'agit bien de l'ambroisie.

Vous êtes responsable : agissez vous-même immédiatement et éliminez la avant la floraison.

 Si vous ne pouvez pas exécuter la lutte vous-même, faites appel à : Une entreprise d'entretien d’espaces verts Une association (souvent d'insertion) réalisant ce type de travaux.

Les plantes se trouvent sur un terrain qui ne vous appartient pas :

Vous connaissez le propriétaire, l'exploitant, l'occupant ou le locataire : Informez le sur ses responsabilités Aidez le à choisir les méthodes de lutte S'il réagit / actions faite : le but est atteint

Si pas de réaction : Informez la commune (réglementation)

En cas de besoins, informez les services concernés (voir carte ci-dessous)

Vous ne connaissez pas le propriétaire, l'exploitant, l'occupant ou le locataire :

Informez la commune (réglementation) En cas de besoins, informez les services concernés.

Le comportement civique du citoyen : observer et agir lorsqu'on le peut. prévenir les propriétaires alerter la municipalité.

Pour en savoir plus : http://www.ambroisie.info/pages/elimine2.htm

DLAL Thau et sa bande côtière de Frontignan à Agde

Les premiers projets sont lancés.

Programme scientifique, aménagement des zones conchylicoles, stockage de dorades vivantes...

Le point sur les premiers projets approuvés par le Comité de Sélection et de Pilotage.

Voir les projets :

 

Thau : des mas conchylicoles plus attractifs Le bassin de Thau compte 13 zones conchylicoles de Marseillan à Sète. Le projet porté par le Syndicat mixte du bassin de Thau vise à réaliser un schéma d’aménagement de ces zones afin de renforcer leur attractivité. Développer les espaces d’accueil du public dans les zones conchylicoles, pour les rendre plus accessibles et davantage en…

Des dorades stockées vivantes ! En octobre, lors de la dévalaison, les daurades se retrouvent en masse sur les étals des marchés contribuant à la baisse des prix.

CAPATHAU : un programme scientifique pour étudier la productivité des bassins de Production et élaborer des scénarios d’apports de nutriments : La qualité de l’eau des milieux de production est un prérequis pour la production de coquillages. Les efforts fournis depuis plusieurs années pour améliorer la qualité de l’eau dans la lagune de Thau ont permis d’atteindre le bon état écologique au regard des objectifs de la directive cadre européenne sur l’eau.Détails

Aménagement et gestion de l'eau : bientôt les résultats de l'enquête publique du SAGE

1113Quels sont les enjeux de protection pour les ressources en eaux du territoire pour les 20 ans à venir ? L'enquête publique du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du bassin versant de la lagune de Thau et de l’étang d’Ingril s'est clôturée le 12 octobre. L'approbation définitive du document devrait intervenir fin 2017. Ce document de planification fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection des ressources en eau et définit les règles d’usage qui ont un impact quantitatif ou qualitatif (urbanisme, alimentation en eau potable, assainissement, inondation, activités…) sur la ressource pour les 25 communes du SAGE.

En savoir plus 

Le sixième XReef à la mer sur la côte agathoise

 Avec l'immersion de micro-récifs artificiels X-Reef, une première en Méditerranée, la ville d'Agde optimise l'ancrage et la gestion du balisage des 300 m. Ces équipements écoconçus participeont également à la restauration des petits fonds méditerranéens en offrant une protection pour les populations de juvéniles. Au-delà de l'amélioration du balisage du littoral, le dispositif aura un impact favorable sur la pêche et sur l'économie locale précise Gilles d'Ettore, Maire d’Agde et président de l'agglomération. Le coût total du projet est de 72.500 euros, financé à 80 % par le ministère de l’écologie via un Contrat Natura 2000 marin.




 

Contexte économique du projet

 L’installation, la désinstallation et l’entretien des balisages peuvent constituer un poste de dépense non négligeable pour la collectivité : coût des fournitures pour l’entretien ou le remplacement des balises et de leurs ancrages, coûts des contrats de travaux si externalisés, coût des moyens nautiques et de mobilisation des agents si réalisé en interne, etc.).

La mise en œuvre de solutions techniques plus pérennes présente un réel intérêt technico-économique.

Le balisage repose sur la mise en œuvre de bouées de signalisation, dont la forme et le volume varie en fonction des espaces balisés (zone de baignade, chenal de navigation…). Les méthodes d’ancrage de ces bouées sur les fonds marins sont définies en fonction de la nature des fonds (corps-morts en béton sur fonds sableux, anneaux scellés sur fonds rocheux, ancres à vis sur fonds sensibles tels les herbiers).

La mise en œuvre de ces bouées nécessite la mobilisation de moyens de transport et de travaux maritimes spécifiques.

En raison des risques de décrochement liés aux intempéries hivernales, ces bouées de signalisation sont quasi-systématiquement désinstallées en fin de saison estivale pour être réinstallées l’année suivante.

Dans la plupart des configurations de fonds sableux, les ancrages doivent également être sortis de l’eau afin d’éviter qu’ils soient perdus par enfouissement.

Le système X-REEF est développé par la société Seaboost, une fililae du groupe Egis, qui conçoit des solutions innovantes de micro-habitats à poissons pour restaurer la biodiversité des fonds maritimes.

 

 

Vendredi 13 octobre aux alentours de 15h30, a été largué le sixième élément du projet XReef pour la protection du littoral Agathois, en présence du Maire d’Agde et président de l'agglomération, Gilles D’Ettore, de Renaud Dupuy de la Grandrive et de son équipe de l’Aire marine protégée et de la startup Seaboost qui développe ce système innovant. De nombreuses personnalités étaient également présentes pour marquer leur soutien à ce projet qui a valeur d'exemple.

Les 14 km du littoral de la commune d’Agde et de l’Aire Marine Protégée de la côte agathoise font l’objet depuis de nombreuses années de balisages avec corps-morts pneus/béton ou béton pour l’installation de la bande littorale des 300 m. En saison estivale, un plan de balisage est constitué par le  préfet maritimes et le maire d'Agde. Quelques kilomètres de côte vers l’ouest sont également équipés de bouées délimitant la zone des 300 m sur les communes de Vias et de Portiragnes.

Le système de balisage de la bande des 300 m concerne une centaine de bouées jaunes (hors chenaux d’accès). Il est installé entre le mois de mai et septembre, et reste sensible aux coups de mer. Il nécessite chaque année de nombreuses interventions des services de la ville pour les remettre en place in situ, voire pour les enlever entièrement et les remettre en place, parfois au cours même de la saison.
De nombreux corps-morts sont aussi abandonnés au fond – pneus, béton, chaînes rouillées…) et dégradent les milieux naturels marins des petits fonds côtiers de l’aire marine protégée (petits fonds sableux parfois à proximité de petits fonds rocheux, herbiers de posidonies, ou d’une mosaïque roche/posidonies).
La frange infralittorale est composée de sables, de roches (éboulis, galets), de petites étendues de mattes mortes et d'herbiers de posidonies reconnus comme habitat prioritaire au sein de la Directive européenne "habitat faune flore".

L'opération d'immersion des modules X-Reef a commencé en septembre 2017, les cinq premiers déjà été largués ont déjà des effets positifs sur la biodiversité comme le montre les nombreux poulpes et des petits poissons qui ont trouvé abri dans ces modules dès les premières semaines. Deux autres immersions sont en préparation.  

 

 

 La restauration écologique du littoral agathois est en marche !

X-REEF : optimiser la gestion de ce balisage des 300 m et expérimenter de nouveaux équipements éco-conçus qui assurent  en plus de leurs fonctions techniques, des fonctionnalités écologiques utiles pour les écosystèmes dans lesquels ils s’insèrent.

Ce concept innovant retient un intérêt grandissant chez les donneurs d’ordre, tant en France qu’à l’international dans la mesure où il constitue un outil permettant de concilier le double objectif de développement économique et de préservation des écosystèmes marins. Si cette démarche est en cours depuis quelques années sur les ouvrages portuaires, elle n’a pour l’instant été appliquée aux corps-morts de mouillage que de manière anecdotique et à l’international. Ces équipements écoconçus devront répondre à la fois à cette optimisation de la gestion et participer à la restauration de ces petits fonds méditerranéens par la conception de prototypes de modules de corps-morts / mouillages adaptés aux fonds méditerranéens et pouvant faire office de micro-récifs artificiels pour les populations de juvéniles notamment.

 L’objectif technique de ce projet X REEF est donc de développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation de la bande des 300 m en particulier, à la fois pérenne et accessible aux moyens nautiques courants de la ville d’Agde en charge de leur mise en œuvre.

L’objectif environnemental de ce projet vise à développer un équipement d’ancrage de bouées de signalisation présentant une empreinte écologique améliorée par rapport aux équipements traditionnellement mis en œuvre.
L’ancrage, n'étant pas désinstallé chaque année, se traduit par une moindre perturbation des écosystèmes sur lesquels ils sont installés. Leur plus forte stabilité évitera également des déplacements accidentels vers des écosystèmes sensibles à l’écrasement (par exemple les herbiers) sous l’action de fortes houles. Le bilan d’émission de gaz à effet de serre est enfin amélioré pour la collectivité du fait d’interventions en mer réduites.
L’éco-conception du système d’ancrage se traduit par l’exercice de fonctionnalités écologiques utiles pour l’équilibre des écosystèmes marins locaux. Compte-tenu de la dimension limitée des ancrages, des écosystèmes environnants et des profondeurs d’immersion, ces fonctionnalités pourront a priori être : nourricerie, abri d’espèces patrimoniales, abri d’espèces à intérêt halieutique, etc.
Les bétons intégreront une fraction de sables coquilliers, obtenus à partir des exploitations conchylicoles de l’étang de Thau par exemple. Les bétons seront non armés, c’est-à-dire qu’ils ne consommeront pas d’acier.

 Ainsi, ce projet pourra proposer des solutions adaptées visant à :

  • Restaurer naturellement les petits fonds côtiers sensibles, par une diminution de l’impact mécanique des systèmes d’ancrage actuels.
  • Optimiser le recrutement et la connectivité des juvéniles de poissons dans les petits fonds côtiers
  • Optimiser la mise en œuvre du balisage, en terme de coût /efficacité et de valorisation pour les collectivités.

L’objectif sociétal serait également un plus car placés en limite de zone de baignade, ces équipements seront aussi des outils ludiques et pédagogiques pour la communication, la sensibilisation des baigneurs et des autres utilisateurs du milieu marin, sur la nécessité de préserver les écosystèmes côtiers.