Environnement

Participez à la Campagne Écogestes Méditerranée Occitanie 2019

Vous aimez naviguer ? Et vous souhaitez agir pour la préservation du milieu marin ?

Les milieux marins, littoraux, lagunaires et fluviaux sont fragiles et soumis à de fortes pressions anthropiques. Parmi ces pressions, la plaisance a un impact et peut être à l’origine de nombreuses dégradations, aussi bien en mer qu’au port.
Ce constat a amené des structures à se mobiliser pour mettre en oeuvre la campagne Ecogestes Méditerranée.

Ecogestes Méditerranée est déployée, depuis 2017, de manière harmonisée à l’échelle des trois régions méditerranéennes françaises : PACA, Corse et Occitanie. Elle est inscrite dans les mesures du Plan d’Action pour le Milieu Marin (PAMM).
En Occitanie, le CPIE Bassin de Thau travaille avec 5 structures ambassadrices (LPO Hérault, Labelbleu, LPO Aude, Institut Marin et WeOcean) qui vont tout l’été au contact des plaisanciers. La campagne est menée en partenariat avec les gestionnaires des ports de plaisance et les gestionnaires d’espaces naturels protégés.


https://www.calameo.com/read/004051164d3f6b45b18c8

Tri des déchets, ancrage, hydrocarbures, entretien du bateau, gestion de l’eau douce et des eaux usées... sont autant de thématiques qui seront abordées avec les plaisanciers qui acceptent d’échanger sur leurs pratiques et devenir des [éco]plaisanciers !

Alors participez à la campagne Écogestes Méditerranée Occitanie ! Cette campagne de sensibilisation, à destination des plaisanciers, propose des pratiques de navigation plus respectueuses de l’environnement. Portée par le CPIE Bassin de Thau, la campagne est déployée sur toute la façade d’Occitanie.


Le lancement de la campagne 2019 s'est déroulé le 17 juin à 11h30, à la Maison de la Méditerranée à Gruissan
Depuis 2017, plus de 700 navires ont hissé le fanion Ecogestes et se sont engagés à améliorer au moins un geste dans leurs pratiques nautiques, afin de s’engager à la préservation des milieux marins.
www.ecogestes-mediterranee.fr (bientôt disponible)

https://www.facebook.com/EcogestesMediterraneeOccitanie

La marée en Méditerranée : elle existe bien

Beaucoup pensent qu'il n'y a pas de marées en Méditerranée, parce qu'il faut bien le reconnaître, on ne la voit pas régulièrement. Elle existe pourtant, et peut être de forte amplitude dans certaines régions et sous certaines conditions. Explications.

Sky, Clouds, Landscapes, Blue, Nature

La Méditerranée est souvent perçue comme une mer calme, sans effet de marée. Pourtant, cette dernière existe bien. C'est d'ailleurs à elle que l'on doit l'Acqua alta, l'évènement hivernal d'inondations de Venise. Durant cette saison, les marées sont plus importantes. La lagune de Venise est alors envahie par les eaux, dont la hauteur peut facilement atteindre 1,4 mètre dans le centre historique. Dans le golfe de Gabès (Tunisie), les marées peuvent atteindre 2,3 m.

Aller plus loin : https://www.futura-sciences.com/

Participez à une vaste opération de nettoyage des plages en septembre

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D'ici la fin de l’année, plusieurs rendez-vous ont été programmés dans l’Hérault sur le thème du littoral. Le premier aura lieu le samedi 21 septembre avec le World cleanup day, une action menée au niveau mondial pour nettoyer la planète.
A cette occasion, Label Bleu, association d'éducation à l'environnement sur le littoral et la mer, coordonnera une vaste opération de nettoyage des plages qui fait écho à l’opération « poisson glouton » menée cet été par le Département.
 
Il y aura aussi lieu dans le cadre de la campagne régionale Occitanie « Mer-veilles» qui veut sensibiliser aux problèmes que posent les macro déchets. Label Bleu s'est associée avec l'institut marin du Grau-du-Roi et avec le CPIE Bassin de Thau pour la coordonner. Pendant deux jours, le samedi 21 et dimanche 22 septembre,  des animations et des ateliers d'éducation à l'environnement vont faire réfléchir sur la question des macro déchets, essentiellement plastiques, qui sont une vraie menace pour les écosystèmes marins.
 
Juste après cette journée mondiale de nettoyage de la planète, un premier forum sera organisé salle Voltaire, à Frontignan le 24 septembre.  Ensuite, les 25 et 26 septembre prochains, le Département sera aussi présent au Salon du littoral, organisé en partenariat avec le quotidien régional Midi Libre. La table ronde “Changement climatique, pollution, plastiques, quelles solutions pour 2050 ?” y sera ouverte au grand public aussi. Ce sera l’occasion de revenir sur les quatre poissons gloutons installés cet été, tous les 20 km, sur les plages héraultaises. Faire barrage au plastique est un enjeu mondial et des solutions alternatives doivent être trouvées individuellement.
 
Enfin, les 3 et 4 décembre prochains, le Département participera également au salon sur l’économie de la Mer que Ouest-France et la Région Occitanie organisent. Début décembre, un second forum portera sur le thème de l’économie, en partenariat avec Midi Libre, dans une ville située sur le littoral.
 
A noter que Label bleu organisera régulièrement des nettoyages de plage dans le cadre éducatif et scolaire mais également avec des comités d'entreprise ce qui permettra des moments conviviaux entre collègues de travail tout en agissant pour notre environnement.

L'urgence est de gérer le long terme

La croissance de la population et de sa capacité collective d’intelligence se traduit par un développement sans précédent et de plus en plus rapide de la technologie, laquelle induit à son tour d’importants changements de société.
Il a fallu plus d’un un siècle pour que le bateau à vapeur supplante le bateau à voile, il a encore fallu plusieurs décennies pour que le téléphone, l’avion ou l’automobile se généralisent, la télévision a mis 40 ans pour s’imposer, en 20 ans les ordinateurs étaient partout, en 10 ans les nouvelles technologies du numérique et de l’internet ont changé le monde et en quelque 5 ans les smartphones et les réseaux sociaux étaient sur tous les continents.
Le progrès technologique s’accélère et parallèlement tout va plus vite.

Vers 1900, il fallait une bonne semaine, en bateau à vapeur, pour effectuer la traversée de l’Atlantique entre l’Amérique et l’Europe. Aujourd’hui, moins de 8 heures suffisent en avion et bientôt, à partir de New-York, on pourra rallier Paris en 45 minutes et Pékin en 2 heures, avec l’Hyperloop que nous promet Elon Musk, le patron de Tesla.
Par ailleurs les capitaux circulent à la vitesse de la lumière dans un marché devenu planétaire : un ordre de bourse passé sur un iBidule à Genève est exécuté immédiatement à New-York.
La vie quotidienne elle-même demande de la rapidité. On va au fast-food, on demande la livraison de notre pizza en moins de 30 minutes, on met un plat surgelé au four à micro-ondes pour pourvoir le consommer dans les 5 mn. Une commande chez Amazon doit être livrée en 1 jour. On s’impatiente dès qu’un téléchargement d’une page internet dure plus de 2 secondes. La « Caisses éclair » de la banque permet aux clients de retirer de l'argent sans attendre aux guichets. Au travail, la recherche de la productivité est devenu une obsession. Le « juste à temps » s’est généralisé dans la logistique. Pour le responsable de projet, le respect des délais est un impératif de sa feuille de route. Dans tous les secteurs, comme sur un vélo, il nous faut pédaler vite pour éviter de tomber.

Pas de temps à perdre non plus dans la vie sentimentale : on drague en trois clics sur « meetic » ou sur « adopte-un-mec » et si ça ne marche pas on participe à un « speed dating ».

Notre société moderne aime la vitesse : Tout ce qui va vite est bien. Elle a aussi besoin de croissance et d’innovation. Sans croissance, le monde entre en crise, le chômage se répand et les états s’approchent de la faillite. En régime capitaliste, l’innovation est le moteur de la croissance économique.

Le progrès technologique permet de passer de moins en moins de temps pour réaliser une tâche ou une activité donnée. Ce progrès devrait donc nous permettre de gagner du temps. Alors pourquoi avons-nous l’impression d’être débordés en permanence, d’être « surbookés » et de manquer de plus en plus de temps libre? Pourquoi en arrivons-nous à faire plusieurs choses à la fois : manger en regardant la télévision, téléphoner en conduisant, etc ?

La raison tient à la différence entre vitesse et accélération, entre société stabilisée et société en expansion comme l’a montré le philosophe allemand Hartmut Rosa[1].

Aujourd’hui non seulement le progrès va vite mais il s’accélère, multipliant les tâches et les activités à faire.

Il y a un siècle, un américain écrivait en moyenne une lettre par mois et cela lui prenait une heure. Aujourd’hui il rédige un email en 5 minutes et un SMS en moins d’une minute mais dans le même temps ses contacts se sont multipliés ce qui fait qu’au total il consacre à présent plus de 10 heures par mois à sa messagerie électronique.

Il y a un siècle, l’Européen mettait moins d’une demi-heure pour se rendre à pied à son travail, à l’usine ou aux champs, situé à environ 3 km de sa maison. Aujourd’hui il a une voiture capable de rouler à plus de 100 km/h mais, avec la circulation et les bouchons, il met plus d’une heure pour parcourir les 30 km qui sépare son domicile de son lieu de travail. La machine à laver nous a permis de gagner du temps pour laver le linge mais on le lave plus souvent. La société de consommation nous a comblé de biens matériels (télévision, ordinateur, jeux vidéo...) mais chacun d’eux sont autant de sollicitations chronophages

La technologie en tant que telle n’est donc pas la cause intrinsèque de notre manque de temps, c’est l’accélération du volume de progrès qui est à l’origine de cet effet pervers. Cette situation arrivera (heureusement ?) bientôt à son terme. Comme pour la population, le rythme du développement sera contraint par les ressources qui ne sont pas infinies et par la nécessité de protéger l’environnement.

Le système économique du monde futur, reposant sur l’abondance de biens produits par les robots pour une population réduite, diminuera la compétition entre les humains. La stabilisation du rythme du progrès et l’extrême allongement de la vie rendra peu pertinente l’expression « le temps c’est de l’argent ». La société pourra enfin disposer librement de l’excédent de temps rendu disponible par le progrès technique. « La technologie permet l’accélération du rythme de vie, mais ne l’impose pas », remarque Hartmut Rosa qui, rappelle par ailleurs que « le rêve de la modernité c’est que la technique nous permette d’acquérir la richesse temporelle. »

De nos jours l’accélération du rythme du changement social induit aussi une confusion entre la notion de vie réussie et celle de vie bien remplie. L’objectif dans nos sociétés occidentales est de multiplier les expériences et de faire mille choses : du sport, de la musique voyager, aller au spectacle, changer de métier, changer de conjoint, etc. En allant plus vite on peut en théorie faire plus de choses dans une vie. La réalité est que le stress qui en découle tend à nous faire mourir prématurément. Dans le futur, la longévité des humains replacera le temps lent au centre du bien vivre.

Dans le domaine politique, l’accélération des décisions peut être justifiées dans des situations d’urgence ou de crises profondes mais l’urgence permanente ou l’hyperactivité des responsables peut aussi avoir des effets pervers. L’obsession de la rapidité appauvrit la réflexion, elle induit une absence d’analyse approfondie des situations ou des problèmes. Les questions d’actualité constituent occupent trop souvent le devant de la scène. Faute d’avoir réfléchi avant d’agir, on se retrouve en permanence à devoir corriger des effets non anticipés. Le court terme prend tout le champ de la pensée politique alors que l’urgence est de traiter les problèmes de long terme comme le climat, l’eau, le nucléaire, etc. La vitesse en politique conduit enfin à réduire les phases de concertations et finalement à limiter le jeu démocratique.

A l’issue du processus d’homogénéisation économique et culturelle qui suivra la phase de décélération de la population humaine, le retour du temps long dans la sphère politique redonnera la possibilité de réfléchir collectivement. En effet les humains pourront être physiquement éloignés les uns des autres mais le sentiment de proximité entre les terriens sera paradoxalement très fort. D’une part parce que les nouveaux modes de transports permettront d’aller d’un point à un autre de la planète en quelques minutes. D’autre part parce que les moyens de communications et les réseaux sociaux auront depuis longtemps tissé de multiples connections pour permettre aux citoyens d’échanger entre eux.

Les quelque 200 millions d’êtres humains qui constitueront alors la population mondiale seront 50 fois moins nombreux que les utilisateurs actuels de Facebook. Ils seront en mesure, bien plus qu’aujourd’hui, de prendre part aux décisions politiques qui les concernent. Mark Zuckerberg, le créateur visionnaire de Facebook, a déjà tracé la route en appelant les usagers de son réseau social à construire « une communauté globale» pour « rassembler l’humanité afin de prévenir le monde des crises et les conflits de demain ». Il invite les citoyens du monde à s’unir « au-delà des cités et des nations » pour prendre leur destin en main.

Quelle que soit la méthode et les moyens techniques utilisés, réfléchir et décider collectivement impliquent de partager le temps de la décision. Cela nécessite de retrouver une culture du temps long dans la régulation des rapports humains et l’organisation du pouvoir. Dépasser le court terme permet d’imaginer les possibles et de voir ce qui n’est pas encore. Penser le long terme oblige à être visionnaire, et non plus uniquement gestionnaire. Demain, comme aujourd’hui, l’espèce humaine aura besoin de perspective pour identifier son futur souhaitable, pour se fixer un cap et un cheminement collectif.

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[1] Hartmut Rosa - Accélération. Une critique sociale du temps, Paris, La Découverte, coll. « Sciences humaines et sociales », 2013.

Découvrez la carte d’achat de pesticides

Générations Futures publie une nouvelle carte exclusive d’achat de pesticides par département basées sur les toutes nouvelles données officielles (données 2017 publiées le 1er juillet 2019) !

Cette carte exclusive, basée sur des données 2017 d’achats de pesticides, précisent les cartes précédemment publiées par Générations Futures le 20 novembre 2018, utilisant les données 2017 des ventes de pesticides. En effet, nous présentons cette fois des données utilisant les codes postaux des acheteurs. Ce travail a été enfin rendu possible par la mise en ligne de ces données sur le site  DATA le 1er juillet 2019.

Ces données complètent les cartes publiées par Mediapart il y a quelques jours , plus précises sur les lieux d’achat car présentant les achats par zones de code postal, mais basées sur un rapport fuité prenant en compte environ 8000 tonnes de pesticides en moins que le rapport finalement publié par le gouvernement le 1er juillet que nous avons utilisé. (A noter que ces nouvelles données ne précisent pas les codes postaux des acheteurs pour 1022 tonnes de pesticides sur total de 68189 tonnes)

Ces nouvelles données bouleversent assez sensiblement le classement des départements publié en 2018. Cette fois ci les données prenant en compte les codes postaux des acheteurs nous donnent le classement des 10 premiers départements français pour l’achat de pesticides suivant :

  1. Gironde (3117 t)
  2. Marne : (2568 t)
  3. Gard (1956 t)
  4. Pas-de-Calais (1899 t)
  5. Somme (1816 t)
  6. Hérault (1809 t)
  7. Vaucluse (1776 t)
  8. Charente Maritime (1701 t)
  9. Aisne (1692 t)
  10. Eure et Loir (1623 t)

Sécheresse : situation très préoccupante sur le bassin

 
 

Le déficit de précipitations constaté depuis 6 mois impacte tout l'Hérault et en particulier le Bassin de Thau. Les pluies d'avril n'ont fait qu'atténuer la baisse de niveau des eaux souterraines, sans parvenir à les recharger. Qualifiée de «très préoccupante», la situation du Pli Ouest est proche de la décennale sèche (paramètres que l'on ne retrouve que tous les dix ans). Un contexte tendu qui implique des mesures d'économie.

 
 
 

Une nouvelle année de suivis bénévoles des Pies-grièches méridionales et à tête rousse

Alors que la Pie-grièche à poitrine rose tend à disparaître, l'Hérault constitue encore un bastion pour les Pies-grièches méridionale et à tête rousse  espèces en forte régression au niveau national. Dans le cadre du Plan National d'Actions sur les Pies-grièches, la LPO Hérault recherche ainsi des bénévoles souhaitant s'investir dans la prospection et le suivi de ces oiseaux.

 
 
Pour ces Pies-grièches méridionale et à tête rousse, le suivi proposé consiste à une prospection de un ou plusieurs carrés de 2 km de coté deux fois par an au printemps avec 8 points d'observations écoutes de 15 min chacun, ensuite, vous il vous faut transmettre au coordinateur vos fiches de terrains et rentrer vos observations sur le site d'inventaire participatif : http:/:faune-lr.org
Suite à votre inscription auprès du coordinateur, le protocole (à consulter) vous sera expliqué.
Les prospections pour la Pie-Grièche méridionale débutent à partir de la mi-mars. Ces suivis pourront être pérennisés sur plusieurs années.
 

Pour être bénévole sur ce suivi, il vous suffit de contacter Denis Rey; responsable de l'application du PNA PGs dans le département de l'Hérault par mail (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone si vous souhaitez des renseignements : 06.47.10.53.54), Il se chargera alors de vous transmettre une carte du ou des carrés correspondant à un secteur proche de chez vous et les fichiers de prise de note associés.

Les chauves-souris, des alliés avérés pour les viticulteurs

Les chauves-souris sont de redoutables prédateurs de papillons ravageurs de la vigne. Et la Nouvelle-Aquitaine l'a prouvé.

Bats, Flying, Fly, Wings, Webbed, Wing

 

La LPO Aquitaine coordonne depuis l’année dernière une étude sur le comportement des chauves-souris dans les vignes de France. L’objectif ? Savoir si elles mangent des ravageurs de la vigne et en quel nombre. La première phase vient de se terminer et les résultats sont éloquents !

Les chauves-souris sont-elles une alternative aux pesticides ?

Une présence élevée d’effectifs

Fruit de la collaboration entre le CIVB et la LPO Aquitaine, cette étude a été menée sur 23 parcelles en Gironde, au cœur de la vigne bordelaise et avec l’appui de l’INRA et du bureau d’études Elyomis. Elle révèle une présence importante des chauves-souris sur ce territoire : sur les 22 espèces observées dans la région, 5 ont été identifiées sur toutes les parcelles et 19 ont été dénombrées sur une parcelle !

Chaque espèce  de chiroptère à sa propre empreinte sonore

Grâce aux ultra-sons qu’elles utilisent pour se repérer et chasser, il est possible de les distinguer les unes des autres la nuit et estimer le nombre de proies capturées.

La prédation dépend du nombre de ravageurs

Nous avons ainsi pu découvrir que certaines espèces chassent davantage quand les ravageurs sont plus nombreux. Pour être cependant sûr que les chauves-souris mangent bien des ravageurs et non d’autres insectes, il a fallu examiner leurs déjections. L’INRA a donc analysé du guano de chauves-souris nichant à proximité des vignes, comparé à celui d’individus accueillis à notre Centre de Sauvegarde d’Audenge. Il s’est avéré que leur nourriture était constituée de chrysalides de ravageurs.

Dans les deux cas, les chauves-souris se sont bien nourries d’Eudémis et de Cochylis, qui peuvent localement faire de gros dégâts sur les vignes. À chaque prolifération, les viticulteurs doivent alors pulvériser des insecticides sur la parcelle concernée. Les chauves-souris pourraient être une alternative bien plus écologique et moins coûteuse, à condition qu’elle soit viable. Les viticulteurs pourront alors être incités en toute connaissance de cause à les aider et les protéger, diminuant d’autant leur usage de substances nocives.

Comment et pourquoi les faire venir chez soi

Vous aussi pouvez leur venir en aide ! Si vous disposez de combles ou d’un grenier, vous pouvez faire aménager une chiroptière. Cette petite ouverture protégée dans le toit permettra aux chauves-souris de venir s’installer sous votre toiture pour leur permettre d’aller et venir comme elles veulent. Si vous stockez des meubles ou des cartons, une simple bâche les protégera des souillures des chauves-souris. Mais ne les jetez pas ! Ce guano est un excellent engrais, sa puissance est telle qu’il doit être dilué pour être utilisé.

Vous pouvez aussi fixer solidement des nichoirs à votre maison, elles pourront y dormir à l’abri en journée. Même l’arrière d’un volet leur convient !

Les travaux sont possibles avec les chauves-souris, mais il vaut mieux éviter de les faire en été (naissance et élevage des petits de mai à août) et de jour (elles se reposent). Si vous avez des travaux de ravalement de façades à faire, souvenez-vous que le simple espace entre deux pierres peut servir de gite à une pipistrelle.

Il faudra parfois vous armer de patience, les chauves-souris sont prudentes et peuvent prendre du temps à venir s’installer. Mais ce seront alors des hôtes discrets et fidèles au gîte, en plus de vous rendre un précieux service écosystémique. Une pipistrelle peut par exemple manger 600 moustiques par nuit !

Un seul individu est capable de manger en une nuit entre 1000 et 2000 insectes nocturnes (dont les vilains moustiques qui gâchent vos soirées estivales) et papillons, dont certains sont nuisibles aux cultures.

Laisser les chauves-souris là où elles se trouvent . Les chauves-souris ( et leurs habitats ) sont toutes protégées par la loi. Un abri ne remplace pas un habitat naturel. En cas de problèmes de cohabitation prendre contact avec une association locale de protection des chauves-souris. Pour l’Hérault : Groupe Chiroptères Languedoc Roussillon : 06 52 28 82 48

Plus d’informations

Source : https://www.lpo.fr/actualites/l

Cohabiter avec la chauve-souris, c’est possible ?

Un été éco-citoyen !

 

... Des activités vous attendent à retrouver sur la programmation en ligne !

 

 
Téléchargez la programmation

Privilégiez les déplacements en transports encommun, vélo ou covoiturage

Voici quelques liens utiles pour vos déplacements :

www.herault-transport.fr/lignes-regulieres

www.mobilite.agglopole.fr/Pratique/Lignes-et-horaires

www.rezopouce.fr

Profitez de vos sorties pour devenir Sentinelles de la mer

Le réseau Sentinelles de la mer Occitanie (initié et coordonné par le CPIE Bassin de Thau) réunit différents programmes de sciences participatives portant sur le littoral, les milieux lagunaires et marins de la région Occitanie. Dès cet été nous vous invitons à participer aux sorties organisées pour partager vos observations.

Consommez local avec les Paniers de Thau !

Commandez vos produits locaux en ligne sur www.paniersdethau.fr et venez les récupérer près de chez vous (sur inscription, gratuit), directement auprès des producteurs Paniers de Thau

- Mardi à 18h45 à Poussan

- Mercredi à 18h30 à Frontignan

- Jeudi à 18h45 à Marseillan et Montbazin.