Environnement

Moustique-tigre - En diapause encore un peu

 

Fin avril , la question du « réveil » du moustique-tigre est souvent d'actualité. Quelques particuliers commencent  à voir des moustiques-tigres un peu partout… Or le moustique-tigre est  en fin de « diapause » (ou hibernation) et la reprise de son cycle ne se fait que de façon très progressive.

D’abord, la photopériode

Donc Aedes albopictus (le moustique- tigre) effectue une diapause (ou hibernation), au niveau de ses œufs, à partir de l’automne et jusque dans le courant du printemps. C’est que les conditions de températures ne sont pas le seul paramètre à entrer en compte dans son réveil. La photopériode (rapport entre la durée du jour et la durée de la nuit) joue un rôle essentiel : dans nos régions tempérées, elle est le facteur limitant la levée de diapause.

En avril

Depuis que le moustique-tigre a commencé son installation sur le territoire métropolitain français, en 2004, les toutes premières (et rares) larves sont observées, pour les cas les plus prématurés,  la dernière dizaine de mars. En situation habituelle, c’est à partir de courant avril. Et le temps que ses populations adultes se densifient, le moustique-tigre commence à être perceptible courant mai, pour être vraiment gênant à partir de juin. Tout porte à croire, donc, que la durée du jour avant cette période reste déterminante dans la levée de diapause. Comme dit plus haut, le phénomène est, ensuite, progressif.

Exceptions éparses

Quant aux populations de « tigres » non diapausantes qui pourraient avoir survécu (en serre, par exemple), les températures douces récentes pourraient générer chez elles un regain d'activité, mais celles-ci sont trop rares et éparses pour les considérer autrement que comme des exceptions locales.
www.moustiquetigre.org

Un nouveau site de nourrissage pour les gypaètes dans l’Hérault

Par Denis Rey

Le Gypaète barbu est une espèce aussi majestueuse que menacée à l’échelle européenne (Statut Vulnérable selon l’IUCN). Une des menaces qui pèsent sur l'espèce est l'éloignement géographique de ses noyaux de populations.
En effet, cette distorsion entre les différentes populations fragilise l’espèce en réduisant le brassage génétique. Un des objectifs du programme LifeGypconnect est d’assurer la résilience de l’espèce en Europe en passant de populations isolées à une métapopulation viable. Coupée des individus d’Europe de l’Est depuis la disparition du Gypaète au sein des Balkans, la priorité est la reconnexion des populations pyrénéennes (177 couples) et alpines (33 couples).
L'objectif opérationnel est donc de favoriser les échanges d'individus entre ces 2 noyaux. En ce sens la mise en place d'un corridor alimentaire vise à faciliter ce processus. C’est pourquoi un ensemble de placettes d’équarrissage et de sites de nourrissage de l'espèce sont installés entre ces 2 noyaux, notamment au  sud du Massif central et donc au nord du département de l’Hérault.
 
Un an et demi après la création de 2 placettes d'équarrissage naturel sur la Communauté de Communes Grand Orb, la LPO Hérault a mis en place un second site de nourrissage spécifique pour le Gypaète barbu (le premier ayant été installé en 2016 sur le massif du Caroux). Dans la continuité de la précédente installation, l’emplacement choisi fut le Minervois. L’apport alimentaire sur de telles placettes est régulier et choisi en fonction de l’espèce que nous cherchons à favoriser, à l’inverse des placettes d'équarrissage chez les éleveurs, plus généralistes, mais tout aussi essentielles aux espèces nécrophages.
Toute la difficulté du chantier entrepris résida dans la fixation d’une clôture à même la roche, et suffisamment robuste pour empêcher tout autre animal errant (chien et autres carnivores) d’avoir accès à la source  de viande et d’os mis  à disposition des grands rapaces nécrophages. En outre, cette clôture respecte certaines caractéristiques de tailles et d’inclinaison du sol permettant aux rapaces de décoller aisément depuis l’intérieur de l’enclos. À la fin d’une longue journée de labeur, et grâce à l’appui technique indispensable de la LPO Grands Causses en termes de matériel,  de savoir-faire, mais également son appui humain, la LPO Hérault a pu inaugurer ce deuxième site spécifique de nourrissage. L’une des missions de la LPO Hérault est dorénavant d’assurer l’apport régulier d'os sur la placette (tous les dix à quinze jours). Au cours de ces journées, en plus du suivi photographique du site par piège photo, une observation visuelle du site après dépôt est mise en place afin de vérifier la fréquentation du site.

PB.Machaux - LPO Hérault

130 pays au chevet de la nature si vitale pour l'humanité

AFP / Simon MALFATTO Perte de biodiversité dans le monde

Scientifiques et diplomates de 130 pays se réunissent à partir de lundi à Paris pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire de la nature vitale pour l'humanité.

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), créée en 2012, a publié l'an dernier des rapports régionaux déjà alarmants.

Mais le rapport de 1.800 pages sur lequel travaillent 150 experts depuis trois ans devrait devenir la véritable référence scientifique en matière de biodiversité comme le sont ceux du Giec pour le climat.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

En détruisant la nature, l'humanité s'attaque à elle-même

 Motherly Love, Chicks, Protection
 
AFP

Comment freiner la destruction de la nature, vitale pour l'humanité: scientifiques et gouvernements se réunissent la semaine prochaine pour alerter sur le sombre état des écosystèmes de la planète bouleversés, comme le climat, par l'assaut des activités des hommes.

Leur rapport de 1.800 pages sera soumis à partir de lundi à Paris aux 130 Etats membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui devront discuter ligne par ligne et adopter le "résumé pour les décideurs", sur le modèle du Giec pour le climat.

 

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Une belle observation de Rainette méridionale bleue

Une magnifique observation de Rainette méridionale bleue a été transmise sur notre site d'inventaire participatif de la faune (www.faune-lr.org).
 
Sur les 15 espèces d'amphibiens observées dans notre département, c'est la seule qui peut présenter une telle couleur. Du vert pomme, au jaunâtre, du gris, marron au vert foncé, les Rainettes méridionales arborent des teintes très variées d'un individu à l'autre et, plus rarement, lors du défaut du pigment jaune, cette belle couleur bleu apparaît.
Observée dans le jardin d'un particulier à Pézenas, ce petit bijou fait la fierté de son propriétaire.

Une nouvelle animation sur les algues de Thau

Afin d’enrichir le panel d’animations proposées aux classes bleues accueillies en séjour sur le Bassin de Thau, une découverte de la grande richesse des macrophytes (macroalgues et phanérogames) de la lagune de Thau est désormais proposée.

 
Cette végétation sous lagunaire luxuriante composée d'algues vertes, brunes et rouges et d'herbiers est bien souvent méconnue et a mauvaise réputation (les anémones urticantes peuvent s'y fixer, certaines algues échouées peuvent être mal perçues...).

Le jeune public change ainsi son regard sur cette biodiversité immergée en déterminant les espèces et en réalisant en fin d'intervention de magnifiques sirènes en landart avec les laisses de lagunes trouvées !
 

Morts en série pour les bébés d'une colonie de manchots empereurs

 AFP

Presque tous les poussins nés dans l'une des plus importantes colonie de manchots empereurs sont morts en raison de la fonte de leur habitat ces trois dernières années, selon une étude publiée jeudi qui qualifie ces épisodes de "catastrophiques".

La colonie de Halley, dans la mer de Weddell en Antarctique, était jusqu'à récemment la deuxième plus importante colonie de manchots empereurs au monde, avec jusqu'à 25.000 couples venant se reproduire chaque année.

Mais des images satellites étudiées par le centre de recherche britannique de l'Antarctique (BAS) ont montré qu'en 2016, année marquée par une météo particulièrement chaude et orageuse, la glace sur laquelle les couples de manchots élèvent leurs petits a cédé, causant la mort de presque tous les poussins, selon un communiqué.

Le phénomène s'est répété en 2017 et en 2018.

Résultat, cette colonie a "presque disparu", selon le BAS.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

L'agenda de la LPO Hérault pour le mois de mai 2019

Voici un rappel des informations qui figurent sur l'agenda en ligne sur le site internet :*

LPO Hérault

- du lundi 23/04 au vendredi 4/05 : "Ailes de garrigues", exposition de photographies, à Béziers

- Dimanche 28/04 : "La LPO de ferme en ferme", stand LPO à la ferme des saveurs, à Villeveyrac

- du mardi 30/04 au dimanche 5/05 : "Entre art et nature", réalisation d'une fresque d'oiseaux sur notre siège départemental, à Villeveyrac

- Mercredi 1/05 : "Repas des bénévoles", rencontre conviviale proposée à tous les bénévoles de la LPO Hérault, à Villeveyrac

- Samedi 4 : "Assemblée Générale"
, sortie dans les salins puis AG des adhérents, à Frontignan

- Dimanche 5 :
-  
"Initiation à la reconnaissance des chants d'oiseaux"
,
sortie de terrain, à Dio et Valquières
"Foire des animaux et des fleurs"
stand LPO, à Pignan

- Vendredi 10 : "Les surprises de la photographie animalière"
, rencontre du Groupe Local LPO Grand Montpellier

- Samedi 11 :
"Initiation à la reconnaissance des chants d'oiseaux"
,
sortie de terrain proposée par le Groupe Local LPO Pic saint Loup, au Causse de la Selle
"Rando LPO : oiseaux migrateurs du lido des Aresquiers"
, randonnée à Vic-la-Gardiole

- Dimanche 12 : "Printemps des colibris"
, stand du Groupe Local LPO Biterrois, à Agde

- du lundi 13 au vendredi 17 : "les oiseaux méditerranéen", séjour nature, dans l'Hérault

- Jeudi 16 : "Le Busard cendré"
, rencontre du Groupe Local LPO Haute Vallée de l'Orb, à Bédarieux

- Samedi 18 :
-  
"
Fête du Lez", stand LPO, à Clapiers
"La fête de la nature à la maison de la nature",
 
stand et sortie de terrain, à Lattes

- Dimanche 19 : "
Entre garrigues et vignobles", sortie de terrain, à Murviel-lès-Montpellier

- Lundi 20 : "Reconnaître les chants d'oiseaux"
, rencontre du Groupe Local LPO Pic Saint Loup, au Mas de Londres

- Jeudi 23, samedi 25 et dimanche 26 : "Les Refuges LPO fêtent la nature",
ouverture de Refuges LPO, à Frontignan, Montpellier, Castelnau le Lez et Vacquières

- Vendredi 24 : "La nuit sur le Salagou",
sortie nocturne, à Octon

- Samedi 25 : 
"Portes ouvertes du centre de sauvegarde",
stands d'animations et visites de son parc pédagogique, à Villeveyrac
"Initiation à la reconnaissance des chants d'oiseaux"
sortie de terrain, à Villeneuve-lès-Maguelone
- "les petites bêtes du Pouzols"
, sortie de terrain en famille, à Villeneuve-lès-Maguelone
"Les oiseaux de l'étang de Capestang",
 sortie de terrain, à Nissan-lez-Enserune

- Dimanche 26 :
- "Le Malpas fête la nature"
sortie de terrain familiale, à Colombiers
- "Espèces remarquables du Caroux"
, stand d'animations, à Rosis
"Bessilles fête sa nature", sorties de terrain et conférences, à Montagnac
"La fête de la nature au pont du diable",
stand LPO à Aniane

Retrouvez le détail de ces actions et l'agenda complet sur:  herault.lpo.fr/agenda

Avec Météo France : les vents régionaux

Mistral et tramontane sont les vents régionaux français les plus connus. Mais le marin, le vent d'autan, le grec, le sirocco et d'autres encore soufflent aussi sur certaines régions de France métropolitaine. Qu'est-ce qu'un vent régional ? Comment naissent ces vents locaux ? Quelles sont leurs caractéristiques ?

Bon à savoir : Le sirocco de ces derniers jours est le vent du Sud, chaud et sec (en été), que l'on observe assez rarement. En France, il ne souffle en général pas plus de quelques heures d'affilée. En provenance du Sahara, il concerne la Corse et les régions méditerranéennes et transporte du sable saharien.

Deep Thinking, Red Vented Bulbul, Relax

Il s'accompagne de températures caniculaires. Il est engendré par un axe dépressionnaire s'étirant du Golfe de Gascogne à l'Espagne et au Maghreb et par de plus hautes pressions vers l'Italie et les Balkans.


Le dossier pour tout comprendre.

La direction et la vitesse du vent sont majoritairement imposées par les anticyclones et les dépressions. Dans l'hémisphère nord, le vent souffle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'une dépression et dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'un anticyclone. Sa vitesse est proportionnelle à l'écart de pression entre deux points (on parle de « gradient » de pression). Cependant, le relief présent sur une zone donnée va canaliser l'écoulement d'air dans cette région. Des vents apparaîtront ainsi plus fréquemment dans certaines contrées et seront plus soutenus: il s'agit des vents régionaux. Ils deviennent alors de véritables acteurs du climat local.


Certaines dénominations régionales du vent coïncident en réalité avec un vent de grande échelle. Par exemple, la bise est une appellation régionale courante du vent froid de secteur nord à nord-est et assez sec dans les régions du centre et l'Est de la France ainsi qu'en Suisse, soufflant surtout sur les contrées d'altitude.

D'autres vents régionaux présentent en revanche des particularités en matière de vitesse et de direction qui les distinguent fortement du vent de grande échelle : ils révèlent l'existence d'une interaction entre certains facteurs topographiques et la situation météorologique à grande échelle. La moitié sud de l'Hexagone concentre l'essentiel des reliefs importants et c'est donc sur ces zones géographiques que les vents régionaux sont les plus courants.
Le mistral, la tramontane, l'autan et les autres vents détaillés dans ce dossier appartiennent à cette catégorie.

 

Quand la déforestation transforme l’Amazonie en baril de poudre

 AFP

Fusil à l’épaule et mine désolée, Tatji Arara enjambe d’énormes troncs d’arbres qui jonchent la forêt défigurée par les trafiquants de bois dans l’Etat du Para, au coeur d’une Amazonie brésilienne en proie aux conflits fonciers.

« Tous les jours, nous découvrons de nouveaux arbres coupés, je n’avais jamais vu une chose pareille », déplore ce cacique indien de 41 ans, qui assure que la déforestation a repris de plus belle depuis l’arrivée au pouvoir en janvier du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Ce dernier a clamé haut et fort pendant sa campagne électorale qu’il ne cèderait pas « un centimètre de plus » aux terres autochtones.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/