Environnement

Voitures, motos, scooters électriques... : quel bonus écologique en 2019 ?

Ballons, Coloré, Couleur, L'Eau, Pool

 

Vous voulez acheter ou louer pour une longue durée un véhicule neuf électrique (voiture, scooter ou moto par exemple) ? Avez-vous pensé au bonus écologique ? Dans quels cas s'applique-t-il ?

Pour les voitures et camionnettes

Pour les commandes de voitures et de camionnettes, ce bonus concerne uniquement les véhicules neufs dont le taux d'émission de CO2 est inférieur ou égal à 20 grammes/km (véhicules électriques).

Le montant de l'aide est de 27 % du coût d'acquisition TTC du véhicule (dans la limite de 6 000 €).

  À savoir :

Ce bonus peut se cumuler avec la prime à la conversion dans certaines situations.

Pour les deux roues, trois roues, quadricyles à moteur

Le bonus écologique concerne les deux roues, trois roues et quadricyles électriques neufs n'utilisant pas une batterie au plomb.

Pour les commandes passées en 2019, le montant de l'aide varie en fonction de la puissance maximale nette du moteur (la date d'homologation du véhicule en question étant également prise en compte) :

  • soit 250 € par kWh d'énergie de la batterie plafonné à 27 % du coût du véhicule (dans la limite de 900 €) ;
  • soit 20 % du coût dans la limite de 100 €.

Et pour les vélos à assistance électrique ?

Cette aide de l'État concerne aussi les achats de vélo à assistance électrique n'utilisant pas de batterie au plomb (sous réserve que les personnes intéressées ne soient pas imposables).

Ce bonus complète alors l'aide accordée par certaines collectivités locales pour l'achat de ce type de vélo sans pour autant lui être supérieur. Le cumul de ces deux aides (État et collectivité locale) est au maximum égal à 20 % du coût d'achat du vélo (dans la limite de 200 €).

Pollution plastique : Grandes quantités de métaux lourds dans l’océan

Le Saviez Vous : Les microplastiques affectent aussi la reproduction des huîtres.

L’image contient peut-être : texte

Une huître filtre entre 5 et 20 litres d’eau par heure, si l’eau qu’elle filtre est polluée… nous aussi nous sommes touchés !
Le changement commence chez vous !

 

De Grandes Quantités De Métaux Lourds Dans L’Océan Atlantique Nord

La présence de fortes concentrations de métaux lourds sur différents échantillons de débris de plastique prélevés lors de l’expédition 7E CONTINENT dans le gyre de l’Atlantique Nord en 2015 a été mise en évidence par une équipe de chercheurs pilotée par Alexandra ter Halle, responsable du volet scientifique de 7E CONTINENT et chercheuse au CNRS au laboratoire Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier).

Les concentrations en métaux lourds dans ces débris s’avèrent plus importantes par rapport à celles dans des emballages en plastique neufs. Publiés dans la revue Environmental Pollution, ces résultats impliquent des scientifiques CNRS, IRD et de l’Université de Rennes 1 [1].

Cet article [2] scientifique se concentre sur l’analyse, par spectrométrie de masse à plasma à couplage inductif, de macrodéchets (> 5 mm) récupérés dans le gyresubtropical de l’Atlantique Nord lors de l’expédition 7e Continent en 2015.

De précédentes études [3] ont déjà mis en lumière le fait que de nombreux polluants organiques ou inorganiques peuvent s’associer aux débris de plastique dans les océans.

Toutefois, de nombreux travaux sont encore nécessaires pour comprendre ces mécanismes d’absorption et de libération, tout particulièrement dans le cas des métaux lourds contenus dans ces déchets de plastique.

Des concentrations en métaux plus fortes dans les débris issus du gyre océanique que dans les emballages neufs  

cpmetauxv11.003Si des concentrations significatives de certains métaux nécessaires à la production de plastique ont été relevées dans des emballages neufs, il est plus surprenant de voir que les échantillons prélevés dans l’Atlantique Nord, correspondant à la même sorte d’emballage mais dégradés dans le temps, ont globalement montré des concentrations amplement supérieures.

On notera que les plus fortes concentrations concernent des métaux lourds tels que le titane, le vanadium, le zinc, l’arsenic, le strontium, le molybdène ou encore le cadmium. Par exemple, certains plastiques collectés peuvent contenir jusqu’à 4284 µg/g de cadmium alors que les emballages neufs en contiennent moins de 0,01 µg/g (22 emballages analysés).

Pour certains métaux comme l’arsenic, le titane, le nickel et le cadmium, il a été démontré que ces concentrations plus fortes sont liées à la dégradation des débris. Par ailleurs, par microscopie électronique à transmission, les chercheurs ont mis en évidence la présence de nanoparticules minérales à la surface du plastique.

Ces travaux montrent la complexité des mécanismes de fixation et libération des métaux lourds sur les débris de plastiques.

C’est pourquoi le taux de métaux lourds dans des emballages neufs et dans des débris collectés a été comparé par des scientifiques principalement du CNRS, de l’IRD et de l’Université de Rennes 1.

 

Graphique issu de l’étude illustrant les différentes concentrations en nickel (Ni), titane (Ti) et zinc (Zi). La plus forte concentration dans les débris issus du gyre océanique (en rouge) que dans les nouveaux emballages (en bleu) est flagrante.

>> Lien vers l’étude complète <<

1] Les laboratoires impliqués sont : laboratoire « Interactions moléculaires et réactivité chimique et photochimique » (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), laboratoire « Écologie des forêts de Guyane » (CNRS/CIRAD/Inra/AgroParisTech/Universités des Antilles et de Guyane), Géosciences Rennes (CNRS/Université Rennes 1) et Géosciences environnement Toulouse (CNRS/IRD/Université Toulouse III – Paul Sabatier/Cnes).
[2] Publié en ligne le 13 novembre (parution papier en février 2019)
[3] Rochman et al. Nature 2013 

Le plastique asphyxie la Méditerranée

D'après le Monde.fr :

La Méditerranée menace de se transformer en « mer de plastique », met en garde,le WWF, qui propose une série de mesures pour la sauver des déchets plastiques, qui l’asphyxient comme aucune autre mer.

trash on the beach

L’association compile une série de données scientifiques alarmantes, dans un rapport publié vendredi : la mer Méditerranée concentre un niveau record de « microplastiques », ces miettes de moins de 5 millimètres, qui empoisonnent toute la chaîne alimentaire jusqu’à menacer la santé humaine. Au total, « la concentration de microplastiques est presque quatre fois plus élevée » dans cette mer quasi fermée que dans les « continents » de déchets plastiques repérés dans les océans, souligne le WWF.

Lire :   Dix chiffres pour résumer les enjeux et les risques pour les océans

Continuer sur : https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/06/08/mobilisation-pour-sauver-la-mediterranee-du-niveau-record-de-plastique-qui-l-envahit_5311596_3244.html

Les eaux de la Patagonie, laboratoire naturel

Pour étudier le changement climatique

 AFP

A l'extrême sud de la Patagonie chilienne, dans un endroit parmi les plus inhospitaliers de la planète, des scientifiques analysent les eaux, le plancton et les cétacés pour tenter d'anticiper les conséquences du réchauffement climatique dans les autres mers du globe.

Depuis la ville de Punta Arenas, sur le Détroit de Magellan à l'extrême pointe australe du Chili, quatre chercheurs du Centre de recherches des écosystèmes marins de hautes latitudes de l'Université Austral (Ideal) embarquent à bord d'un bateau de pêche, transformé en embarcation scientifique pour les besoins de leurs investigations.

Aller plus loin : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Qualité de l'air : Témoin d'une pollution?

at restUne odeur suspecte? Un nuage de poussières, un panache anormal?

Pensez aux "signalements pollution", le dispositif mis en place par AIR Languedoc-Roussillon : un formulaire spécial est disponible sur le site de cet organisme sans but lucratif agréé par l'état : www.air-lr.org

 

Air Languedoc-Roussillon

Pour répondre aux multiples besoins de surveillance de l’air, l’État a choisi un fonctionnement associatif, décentralisé et indépendant. Créé en 1973, AIR Languedoc-Roussillon est l’organisme agréé par l’État pour la mise en oeuvre de la surveillance de la qualité de l’air et la diffusion de l’information sur les cinq départements de la région Languedoc-Roussillon.
Cette mission d’intérêt général s’inscrit dans le cadre de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996, intégrée depuis au Code de l’Environnement qui fixe comme objectif « le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé » et fonde les conditions de la surveillance de la qualité de l’air et de l’information du public en France.

 

Week-end international de comptage des oiseaux d'eau 2019

53ème comptage Wetlands International
Pour rappel, une partie du comptage de Thau sera ouvert aux adhérents sur la commune de Mèze dimanche.
+ d'infos : http://herault.lpo.fr/agenda

Comme chaque année à la mi-janvier, on compte les oiseaux d'eau! Ce comptage international a lieu officiellement les 12 et 13 janvier. Chaque oiseau compte! La consigne est simple: noter toutes les espèces observées sur les sites Wetlands. La saisie des données devra se faire sur le module Wetlands de la plateforme Faune France ou via l'application NaturaList.

Cliquez ici pour plus d'informations sur les principes de comptage et les modalités de saisie. 

Plus d'informations: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Légende de l'image : Aigrette garzette © Patrick Beaurain

LE MAGASIN BIOCOOP DE BALARUC LE VIEUX FAIT POUSSER DES FERMES BIO

LE  MAGASIN  BIOCOOP  DE  BALARUC LE VIEUX  FAIT  POUSSER  DES FERMES BIO  GRACE  A  TERRE DE LIENS Languedoc Roussillon

Évelyne et Gérard DUCROT, créateurs et gérants du magasin Biocoop de l’Etang de Thau à Balaruc le Vieux, croient à l’intelligence collective pour produire et consommer autrement. Comme l’ensemble du réseau Biocoop, ils revendiquent « l’agriculture biologique pour tous ».

Concrétisant localement cet engagement ils ont signé un partenariat avec Terre de Liens Languedoc Roussillon pour encourager cette association qui, avec plus de 200 adhérents et une équipe de 4 salariés, veut enrayer la disparition des terres agricoles et « faire pousser des fermes » en bio et en circuits courts (14 fermes à ce jour, d’autres projets en vue pour 2019).

Grâce à un  système de mécénat impliquant à la fois le magasin et ses clients munis d'une carte de fidélité,  Biocoop de l'Etang de Thau (Balaruc le Vieux) a pu apporter en 2018 une aide de 3875 euros à Terre de Liens Languedoc Roussillon.

Un chèque de ce montant sera remis symboliquement  à l’association le vendredi 18 janvier à 18 heures

A propos de Biocoop

 Leader de la distribution alimentaire biologique spécialisée en France depuis plus de 30 ans, Biocoop repose sur un réseau d’indépendants engagés – consommateurs, producteurs, salariés, commerçants –, tous décisionnaires, qui croient à l’intelligence collective pour produire et consommer autrement.

 En 2017, ce modèle coopératif unique fait preuve d’une belle santé avec un chiffre d’affaires de 1,1 Mard€, en progression de + 15%. Il regroupe près de 500 magasins (dont +60 ouverts en 2017) et 2 300 producteurs partenaires.

Précurseur et moteur, Biocoop revendique « l’agriculture biologique pour tous » et inscrit sa démarche au cœur d’une charte appliquée par l’ensemble des acteurs du réseau. Biocoop comprend également 3 filiales : STB (Société de Transport Biocoop) ; Biocoop Restauration et DEFIBIO qui accompagne financièrement ses partenaires professionnels (producteurs, transformateurs, magasins).

 *Chiffres au 31 décembre 2017

 A propos de Terre De Liens

 Terre de Liens est un mouvement né en 2003 de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique, la finance éthique, l’économie solidaire (dont le Réseau Biocoop) et le développement rural. Pour permettre à des citoyens et des paysans de se mobiliser et d’agir sur le terrain, le mouvement a inventé des outils de travail capables d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes. Ces outils sont à la portée de tous. Chacun peut s’y impliquer pour l’avenir de nos fermes et de notre agriculture. Terre de Liens participe ainsi à la relève agricole et facilite la transmission intergénérationnelle en installant de nouveaux paysans.

 L’association Terre de Liens Languedoc-Roussillon a été créée en 2008. Structurée autour de groupes de travail (projets collectifs ou individuels sur l’accès au foncier, collectivités, sensibilisation et communication…), elle se décline en groupes locaux sur les départements pour être au plus près des acteurs (citoyens, porteurs de projets, élus, partenaires).

 Avec plus de 200 cents adhérents et une équipe de 4 salariés, elle mène en région toutes les activités de Terre de Liens. Elle a déjà permis l’achat de 13 fermes et prépare de nouvelles acquisitions.

 

 

 

Pollution des mers et des océans par le plastique

Source CPIE du Bassin de Thau :

Aujourd'hui, les mers et océans se voient pollués par une multitude de déchets, dont 80% sont des plastiques. On estime entre 220.000 et 630.000 tonnes de plastiques déversés chaque année dans les mers européennes.

D'après un rapport du WWF publié en 2018, la mer Méditerranée est l'une des mers les plus touchées par la pollution des plastiques. Elle abriterait près de 1,5 millions de fragments plastiques par km² ! En effet, la mer Méditerranée détient le record en terme de concentration des microplastiques (plastique inférieur à 5 millimètres), puisqu'on y trouve 7% de l'ensemble des microplastiques alors que la mer Méditerranée ne couvre que 1% des eaux mondiales.

Ces chiffres alarmants peuvent s'expliquer par le fait que la production de plastique n'a cessé d'augmenter durant ces dernières années, comme nous pouvons le constater sur le schéma ci-dessous (source : Plastics Europe, Consultic, myCeppi).

Un nouveau programme de science participative est en train de voir le jour !Près de 40% de la production plastique est utilisée pour le packaging. En tant que citoyens, certains écogestes sont faciles à mettre en place pour limiter notre production de déchets dès l'acte d'achat. Par exemple, l'utilisation de gourdes pour remplacer les bouteilles plastiques, les sacs en tissu à la place des sacs plastiques, ou encore l'achat de certaines denrées en vrac permet une réduction considérable de la consommation d'emballage plastique !

Un nouveau programme de science participative est en train de voir le jour !

 

L'association Mer Terre (www.mer-terre.org), basée à Marseille, est à l'initiative d'un nouveau programme scientifique et pédagogique sur la caractérisation des déchets qui devrait bientôt être lancée. L'objectif de ce programme vise à caractériser les déchets ramassés lors de collectes citoyennes, afin d'améliorer les connaissances quantitatives, qualitatives et géographiques sur ces déchets. Ces informations permettront d'adapter aux mieux les mesures mises en place pour la lutte des macro-déchets. Les participants au programme devront ainsi remplir une fiche de caractérisation des déchets, où il faudra saisir diverses informations en fonction du niveau de l'observateur (volume et poids de chaque catégorie de déchets, etc.). Une fois la fiche complétée, l'observateur devra transmettre les informations sur le site Resodema.

 

Est également en train de voir le jour, l'application Adopt'1 spot qui a pour objectif d'engager les citoyens à ramasser régulièrement les déchets sur un lieu précis (portion de plage, rue, cours d'eau) qu'ils choisissent et de maintenir leur "spot" propre. Cet engagement permettra également une remontée d'informations régulière puisque les participants sont encouragés à caractériser les déchets qu'ils ramassent. 

 

Isabelle Poitou, Directrice de l'association Mer Terre, nous a fait le plaisir d'intervenir auprès des partenaires et membres du réseau Sentinelles, à l'occasion des ateliers de travail mené durant le festival. C'est une thématique qui sera développée en 2019 au sein du réseau Sentinelles de la Mer, en cohérence et en partenariat avec les travaux menés par l'association Mer Terre.

 

A la recherche de la loutre dans l’Hérault

Le 02 décembre s’est déroulé la dernière sortie de l’année du Groupe Jeunes de la LPO Hérault. Nous sommes partis sur les traces de la Loutre d’Europe.  Les prospections se sont effectuées sur les abords du fleuve Hérault sur 5 km en suivant aussi bien que possible les berges (l'Hérault était très haut et certaines parties des berges n’étaient pas praticables).

Nous avons commencé à prospecter au niveau du Pont de St-Étienne d’Issensac. Nous sommes descendus au bord des berges, et c’est là où nous avons découvert nos premières empreintes de loutre, une belle trainée, nette et reconnaissable !
C’est en parcourant le fleuve que nous avons trouvé plusieurs indices de présence. Notamment avec les épreintes (excréments de la loutre) très reconnaissables également due à l’odeur qui s’en dégage, une odeur de miel et de poisson. Celle-ci était posée sur un caillou, bien visible.
En continuant à descendre l’Hérault nous avons trouvé multiples épreintes. Notamment celle de Vison d’Amérique, très semblable à celles de la Loutre.
Nous sommes descendus jusqu’à l’intersection d’un ruisseau, pour également le prospecter mais celui-ci était à sec. Les berges n’étant plus accessibles et le ruisseau à sec. Nous avons rebroussé chemin et c’est là que nous avons pu trouver un terrier de blaireau et la présence de Renard roux.
 
La présence de la loutre d’Europe sur l’Hérault est bien avérée. Grâce à ces indices trouvés, des données ont pu être enregistrées grâce à l’application mobile Naturalist et au site Faune-LR.
Nous avons également pu voir, un Héron cendré, des Grands cormorans, un Martin pêcheur d'Europe, des Bergeronnettes grises et un Merle noir. Nous avons pu entendre aussi un Pic épeiche, des Bergeronnettes des ruisseaux et finalement des Rouges gorges familiers.
Si vous êtes adhérents LPO, entre 18 et 30 ans, rejoignez le groupe : justineCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Justine Lorain, Volontaire en Service Civique à la LPO Hérault 

Un patrimoine exceptionnel : le Canal du Midi

« Le souci de l’esthétique architecturale et des paysages créés qui anima son concepteur, Pierre-Paul Riquet, en fit non seulement une prouesse technique, mais aussi une œuvre d’art. » UNESCO

Patrimoine naturel et architectural exceptionnel, le canal du Midi abrite de nombreux trésors issus de trois siècles d’histoire. 

Du siècle de Louis XIV à nos jours, le canal du Midi s’est peu à peu constitué un patrimoine végétal inestimable. D’abord composé de terrains mis en culture ou simplement engazonnés, il a fallu attendre le XVIIIème siècle pour que les premières plantations fassent leur apparition. Parmi elles, le platane, dont les voûtes majestueuses participent de son identité, connaît un véritable essor à partir de 1810. 

Aujourd’hui, le canal du Midi est bordé d’environ 190 000 arbres d’essences et de tailles diverses, sous forme d’alignements, de bandes arborées ou boisées. Si l’orme, le frêne, le pin parasol ou le chêne sont présents sur les berges, le platane reste l’essence dominante, en alignement homogène sur 60 % du linéaire. Ce patrimoine végétal structure l’écosystème et constitue un espace de biodiversité précieux. 

Héritage de l’histoire, le canal du Midi est ainsi un des plus anciens canaux d’Europe encore en fonctionnement. Inscrit en 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, il est considéré comme le plus grand ouvrage en génie civil du XVIIème siècle. Long de 240 kilomètres, il ne compte pas moins de 350 ouvrages d’art, dont 63 écluses, 126 ponts, 55 aqueducs, 7 ponts-canaux, 6 barrages, 1 épanchoir et 1 tunnel !  

Plus que jamais patrimoine vivant, le canal du Midi accueille chaque année des millions de visiteurs venus du monde entier, dont 50 000 touristes naviguant sur la voie d’eau. 

Préserver le canal du Midi, c’est préserver son histoire pour demain !

La maladie du chancre coloré :

Le chancre coloré est une maladie provoquée par un champignon microscopique, qui s'attaque exclusivement aux platanes. Il se loge à l'intérieur de l'arbre, bloque ses canaux de sève et le tue, en seulement 6 mois et 5 ans. Sa propagation est principalement due aux activités humaines. Le long du canal, l'épidémie est favorisée par l'eau et les bateaux qui multiplient les blessures aux racines lors des amarrages.

Il n'existe malheureusement aucun traitement préventif ou curatif.

Après de longue recherches l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) a conclu que la maladie ne pouvait être combattue ni chimiquement ni biologiquement. 

VNF protège les usagers du canal du Midi from Voies Navigables de France (VNF) on Vimeo.

Si les protocoles d’expérimentation pour la sauvegarde des platanes sains continuent, il n’existe à ce jour qu’une seule solution pour l’endiguer : abattre et brûler les arbres touchés. Malgré les efforts de prévention, 20 500 platanes ont dû être abattus depuis 2006. L’urgence de la situation exige la mobilisation de chacun d’entre nous !

Face au développement de la maladie, Voies navigables de France, gestionnaire du canal du Midi pour le compte de l’État, a immédiatement pris des mesures de protection.

L’assistance d’experts scientifiques, de laboratoires et de services spécialisés comme les Services régionaux de protection des Végétaux, a été requise. Chaque année, des prospections sont confiées à des experts indépendants afin de détecter au plus tôt les arbres malades.

Les entreprises qui interviennent pour le compte de Voies navigables de France ont été sensibilisées à l’application des mesures de prévention : désinfection du matériel, contrôle avant travaux, méthode d’intervention pour éviter de blesser les arbres et de disperser les sciures infectées par le chancre. Pour plus d'informations sur les mesures et les gestes de prévention :  http://www.replantonslecanaldumidi.fr/sites/default/files/chancre_colore... 

Cet été , la Mission Mécénat de Voies navigables de France lance une opération d’envoi de cartes postales afin d’attirer l’attention du grand public sur la sauvegarde d’un des joyaux de la région Occitanie. Avec une double utilité , touristes et riverains peuvent ainsi faire plaisir à leur proche et sensibiliser à la replantation du canal du Midi.

Le principe est simple, choisir une carte postale parmi les différentes proposé es et rédiger le message que l’on souhaite adresser à ses proches . La carte est ensuite imprimée et envoyée gratuitement à la personne de son choix. Grâce à ce simple geste solidaire, la Mission Mécénat de Voies navigables de France espère ainsi apporter davantage de visibilité à la campagne de replantation des arbres victimes du chancre coloré .

Les personnes déjà sensibilisées pourront alors à leur tour informer leur entourage sur la conservation du canal du Midi. Pour accéder à la plateforme de création de la carte : https://www.popcarte.com/canal-du-midi