Environnement

WWF : 43% des vertébrés ont disparu depuis 1993

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime que 43% des vertébrés ont disparu depuis 1993.

Une perte de biodiversité lourde de conséquences pour notre vie et pour l’économie.

"The Living Planet Report documents the state of the planet—including biodiversity, ecosystems, and demand on natural resources—and what it means for humans and wildlife. Published by WWF every two years, the report brings together a variety of research to provide a comprehensive view of the health of the Earth."

"We are pushing our planet to the brink. Human activity—how we feed, fuel, and finance our lives—is taking an unprecedented toll on wildlife, wild places, and the natural resources we need to survive.

On average, we’ve seen an astonishing 60% decline in the size of populations of mammals, birds, fish, reptiles, and amphibians in just over 40 years, according to WWF’s Living Planet Report 2018. The top threats to species identified in the report link directly to human activities, including habitat loss and degradation and the excessive use of wildlife such as overfishing and overhunting.

The report presents a sobering picture of the impact human activity has on the world’s wildlife, forests, oceans, rivers, and climate. We’re facing a rapidly closing window for action and the urgent need for everyone—everyone—to collectively rethink and redefine how we value, protect, and restore nature."

En anglais : https://c402277.ssl.cf1.rackcdn.com/publications/1187/files/original/LPR2018_Full_Report_Spreads.pdf

La 12e édition du rapport «Planète vivante», publié mardi par le WWF, est alarmante: la planète a perdu 60% de ses animaux sauvages entre 1970 et 2014. En cause, les activités de l'homme.

«Préserver la nature ce n'est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons», souligne le directeur du WWF, Marco Lambertini. «C'est bien plus vaste: il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité».

En savoir plus sur : http://www.notreterre.org/2018/10/l

Corse: en alerte rouge aux vents violents

L'île de Beauté se barricade.

AFP

Ports et aéroports fermés, bateaux à quais et vols annulés : placée en alerte rouge aux vents violents lundi matin, la Corse a commencé à se barricader, en attendant le pic du phénomène, prévu entre 17h00 et 22h00.

Les quatre aéroports de l'île sont désormais fermés, ainsi que tous les ports, d'où les derniers ferrys sont partis vers 13h00, a annoncé la préfète de Corse, Josiane Chevalier, lors d'une conférence de presse lundi après-midi. Quelques heures plus tôt Météo France avait placé l'Ile de Beauté en alerte rouge en prévision de vents violents et d'une tempête "d'une ampleur exceptionnelle".

Pour l'instant, une personne a été blessée, très légèrement, au bras, en Corse du Sud.

C'est la première fois de son histoire que la Corse du Sud est placée en vigilance rouge, a précisé la préfète. L'autre département de l'île, la Haute-Corse l'avait été, il y a deux ans, pour un risque d'inondations.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/corse-en-alerte-rouge-aux-vents-violents-lile-de-beaute-se-barricade-doc-1ae7nk6

Les racines des plantes perçoivent les inondations et y répondent

On savait déjà les racines des plantes capables de percevoir séparément de nombreuses propriétés du sol (disponibilité en eau, en nutriments et en oxygène), sans comprendre comment elles intègrent les variations simultanées de ces différents signaux pour y réagir de manière adaptée. Des chercheurs du CNRS et de l’Inra viennent de découvrir un mécanisme permettant à la plante d’ajuster son statut hydrique et sa croissance en fonction des conditions d’inondation des sols. Publiés le 15 septembre 2016 dans la revue Cell, leurs travaux décrivent comment les racines perçoivent de manière conjointe la teneur en potassium et en oxygène du sol afin de moduler leur capacité à absorber l’eau. Outre leur importance fondamentale, ces résultats permettent d’envisager une optimisation de la tolérance des plantes cultivées aux inondations.


http://www.devbio.biology.gatech.edu/wp-content/uploads/2014/04/a.thalianaWIKI.jpgCela ne se voit pas au premier coup d’oeil mais la croissance et la survie des plantes reposent largement sur leurs racines, dont les ramifications dans le sol permettent d’y prélever l’eau et les nutriments nécessaires. Ces activités souterraines requièrent de l’énergie et donc une respiration intense des racines, qui utilisent l’oxygène présent dans les cavités du sol. En cas d’inondation, l’oxygène, qui diffuse mal dans l’eau, vient à manquer, générant un stress sévère pour les racines et la plante. En conséquence, la perméabilité à l’eau des racines de nombreuses plantes est réduite. C’est ainsi que les plantes poussant dans un sol inondé voient parfois leur teneur en eau réduite, et leurs feuilles flétrir – un paradoxe bien connu des agronomes.
En utilisant différentes lignées de la plante modèle Arabidopsis thaliana, des chercheurs du Laboratoire de biochimie et physiologie moléculaire des plantes de Montpellier (CNRS/Inra/Université de Montpellier/Montpellier SupAgro) et de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (Inra/AgroParisTech/CNRS) ont identifié un gène qui contrôle la perméabilité à l’eau des racines, sous l’influence conjointe des teneurs en oxygène et en potassium du sol. Nommé HCR1, il réduit l’entrée d’eau dans les racines quand l’oxygène fait défaut… mais uniquement quand le sol est aussi riche en potassium, un sel minéral indispensable à la croissance des plantes. De fait, ces conditions sont favorables à une meilleure récupération une fois l’inondation passée. Aussi, le gène HCR1 déclenche toute une série de réactions métaboliques de « survie » qui contribuent à la résilience de la plante. Lorsqu’elle retrouve un sol oxygéné, la plante réhydrate ses feuilles et croît davantage que si elle avait été précédemment privée de potassium.
Outre leur intérêt fondamental, ces recherches ouvrent des perspectives importantes en agronomie. L’utilisation de l’eau par les plantes et les performances des racines sont des cibles cruciales pour les sélectionneurs de variétés cultivées. Mais dans la nature, les plantes ne sont jamais exposées à un seul stress ; aussi les sélectionneurs s’intéressent-ils aussi aux capacités des plantes à résister aux contraintes multiples de l’environnement. L’identification d’un mécanisme reliant disponibilité en oxygène, teneur en minéraux et perméabilité à l’eau des racines est donc une avancée importante pour l’agronomie. Ce mécanisme représente une cible prometteuse pour de futurs travaux dans le domaine de l’amélioration des plantes.

Bibliographie
A potassium-dependent oxygen sensing pathway regulates plant root hydraulics, Zaigham Shahzad, Matthieu Canut, Colette Tournaire-Roux, Alexandre Martinière, Yann Boursiac, Olivier Loudet, Christophe Maurel. Cell, 15 septembre 2016. DOI : 10.1016/j.cell.2016.08.068.
Contacts Chercheur CNRS l Christophe Maurel l T +33 (0)4 99 61 20 11 l Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

VigiThau pour prévenir les pollutions et des inondations

Vigithau est un outil unique de prévention des pollutions et des inondations.

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L’enjeu est de prévenir les risques sanitaires sur la lagune de Thau.

En 2007, l’étude Omégathau a permis de dresser l’inventaire des sources de pollution et leurs impacts sur la lagune.

La 2ème phase engagée en 2012 va plus loin : anticiper les crises et mettre en place un système d’avertissement. C’est l’un des intérêts majeurs du programme.

A travers VigiThau, deux outils sont proposés : un modèle global des écoulements et une plateforme web d’avertissement. 

C'est une démarche inédite de management environnemental.

 

Un outil de gestion de la lagune

Le dispositif VigiThau est engagé en 2007 à l’initiative du Syndicat mixte du bassin de Thau.

Ce programme a réuni plusieurs partenaires scientifiques dans un objectif commun : mieux comprendre les mécanismes de contamination des élevages conchylicoles.

Le travail a permis de :

  • dresser un inventaire et de localiser les sources de pollution microbiologique du bassin versant de la lagune.
  • déterminer leurs modalités de transfert vers la lagune
  • mesurer les impacts des pollutions sur la qualité des eaux conchylicoles et la baignade.

L’étude Omégathau a identifiée les secteurs les plus sensibles du territoire.

Ils font l’objet d’une programmation spécifique de travaux destinés à réduire les risques de transfert de pollution.

Les conclusions de cette étude ont aussi amené les acteurs du territoire à prendre conscience de l’importance d’une bonne maîtrise des écoulements par temps de pluie.

Les collectivités ont engagé des schémas directeurs de gestion des eaux pluviales.

Leur but : déterminer les options d’aménagements qui limiteront les risques de contaminations en période de fortes précipitations.

 

Prévenir les risques sanitaires

Depuis 2012, VigiThau est entré dans une 2ème phase : anticiper les risques de pollution et apporter une aide à la décision.

Il devient un dispositif composé de plusieurs outils pratiques destinés à enrayer les crises sanitaires sur la lagune de Thau. Ces outils visent essentiellement la prévention des risques sanitaires pour les activités conchylicoles, de pêche et de baignade.

Anticiper les pollutions

Afin que chacun puisse prendre les dispositions qui empêcheront les conséquences sanitaires des pollutions, il est nécessaire de disposer d’une information précise sur la situation environnementale.

VigiThau propose une plateforme d’information accessible aux professionnels de la Lagune, aux collectivités locales, aux services de l’Etat et aux gestionnaires de réseaux.

Un réseau de capteurs installé sur la lagune et les cours d’eau fait l’objet d’un suivi en temps réel par une plateforme centrale. Cette plateforme regroupe des informations relatives aux prévisions météo et des indicateurs de risque sanitaire et environnemental.

L’objectif est d’apporter une information sur la situation de pollution et sur son évolution.

Les prévisions sur l’évolution des pollutions se font à partir d’indicateurs météorologiques et de scénarios préenregistrés.

Au final, ce système permet de prévoir les pics de pollution plusieurs jours à l’avance et donc d’anticiper les crises pour mieux les gérer.

En cas de risque fort de pollution, les conchyliculteurs sont prévenus ; le temps pour eux de sortir les coquillages de la lagune avant qu’ils ne soient contaminés et de les mettre à l’abri. Cet outil constitue aussi une aide à la décision sur les investissements et travaux à prioriser.

 

Les sentinelles de Vigithau

Sur le terrain, le système de surveillance s’appuie sur :

10 stations SIRENES (expérimentées en avant-première à Thau) 4 immergées dans la lagune 2 dans les canaux de Sète, 2 dans le canal du Rhône à Sète  et 2 sur les cours d’eau

2 courantomètres installés dans les canaux de Sète pour suivre les flux hydrauliques entre mer et lagune

21 sondes de conductivité dans les postes de relèvement, température et capteur de déversement dans les postes de relèvement et les déversoirs d’orage.

Avertir des risques inondations

Vigithau c’est aussi un modèle global d’écoulement des eaux du bassin versant de la lagune. Il a vocation à prévenir les inondations et leurs conséquences sur la protection des personnes et des biens.

Le modèle est en mesure de représenter les écoulements dans les réseaux pluviaux, dans les réseaux d’assainissement, dans les cours d’eau et les rivières. En cas de dépassement de capacité, le modèle permet de décrire les conditions de débordement et les conséquences en termes d’inondation et de pollution de la Lagune. En cas de risque avéré, l’information sera transmise aux communes afin d’activer les Plans Communaux de sauvegarde.

Cet outil de simulation est une aide à la décision pour définir les programmes de travaux en matière d’assainissement et d’investissement, et les choix d’aménagement.

Les simulations seront également très utiles aux gestionnaires de réseaux pour optimiser les capacités des ouvrages et donc piloter de manière optimale l’exploitation des réseaux en prévention des impacts sur la lagune.

 Lire l'article : Qu'est-ce que la stratégie locale du Risque Inondation?

Réagir à la crise

Face à un évènement annoncé de contamination de la lagune, des solutions peuvent être envisagées pour limiter l’impact sur les activités.

Il s’agit par exemple de solutions de gestion active des écoulements sur le bassin versant par un pilotage en dynamique des équipements (vannes, bassin tampons…)

Une réflexion est engagée avec l’ensemble des gestionnaires des réseaux pour réussir une gestion intégrée des eaux usées et des eaux pluviales en période de crise.

 

Afin de mettre en œuvre cette plateforme, le SMBT est soutenu :

- Par la Région à hauteur de 64 500€

- Par le FEDER à hauteur de 174 131€

- Par le Département à hauteur de 33 487€

Le montant total du projet s’élève à 348 262€

 

Document à télécharger :

Etudes OmégaThau.zip (78.3 Mo)

Linky, Gazpar ?

Peut-on refuser l'installation du compteur Linky chez soi ?

Le compteur électrique communicant, qu'Enedis doit installer dans 35 millions de foyers d'ici 2021, suscite les craintes de certains usagers. Dans les collectifs d'opposants qui se sont formés circulent des courriers destinés à refuser sa pose.

Franceinfo a fait le point. https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/peut-on-refuser-l-installation-du-compteur-linky-chez-soi_2674952.html

Vous pouvez faire mesurer l'exposition aux ondes électromagnétiques

Illustration 1

Alors que les compteurs communicants Linky et Gazpar sont en cours de déploiement sur l'ensemble du territoire, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) vient d'annoncer, dans un communiqué du 6 juin 2018, que toute personne (ou organisme habilité) peut demander de faire mesurer l'exposition aux ondes électromagnétiques associée à des objets communicants fixes, en particulier celle liée aux compteurs communicants.

Pour faire la demande, vous devez remplir le formulaire cerfa 15003*02 accessible en ligne.

Une fois téléchargé, ce formulaire est à compléter de façon précise avec :

  • vos coordonnées (notamment numéro de téléphone où vous pouvez être joint dans la journée et adresse électronique pour la transmission des résultats de la mesure) ;
  • le lieu de la mesure (local d’habitation ou lieu accessible au public) ;
  • des précisions sur votre demande (niveau global d’exposition, détail de l'exposition, niveau d'exposition dû à un objet communicant fixe) ;
  • des éléments concernant une éventuelle demande antérieure à la même adresse ;
  • votre signature.

Votre demande doit être ensuite envoyée à l’un des organismes habilité à solliciter des mesures (collectivités territoriales, associations agréées de protection de l’environnement, fédérations d’associations familiales...) dont les coordonnées sont précisées au V de la notice explicative du formulaire de demande de mesure d'exposition aux champs électromagnétiques .

  À savoir :

C’est l'ANFR qui instruit les demandes et contacte les laboratoires accrédités pour effectuer les mesures, les résultats étant publiés sur le site www.cartoradio.fr .

L’aigle de Bonelli est en danger d’extinction

L’aigle de Bonelli est en danger. Ce rapace aux puissantes serres, au bec crochu et au plumage brun et blanc, qui emprunte son nom à l’ornithologue italien qui l’a découvert en 1845, vit dans les falaises du sud de la France, depuis près de 200.000 ans.

Trente-trois couples seulement sont recensés en France, contre 80 dans les années 1960, pour une population mondiale estimée à 20.000 représentants, ce qui en fait l’une des espèces de rapaces les plus rares et les plus étroitement surveillées. (…)

La suite de l’article sur le site de 20 minutes : cliquez ici 

En savoir plus sur : http://rapaces.lpo.fr/aigle-bonelli/laigle-de-bonelli

Un Vautour moine bien secouru

Fin septembre, deux sympathisants alertaient la LPO Aude sur la présence d’un grand rapace noir sur un rond-point de la zone industrielle de Bouriette à Carcassonne. L’oiseau  était un jeune Vautour moine, une des espèces d’oiseaux les plus menacées en France et en Europe.

"En fin d’été et par période de Cers fort, il n’est pas rare de retrouver de jeunes vautours de l’année égarés et affaiblis. Ces grands voiliers, à bout de force, se posent alors dans des endroits improbables ou même, dans certain cas, peuvent finir noyés en mer. Le plus souvent, il s’agit de Vautours fauves dont les populations des Cévennes et des Pyrénées transitent quotidiennement par la plaine de l’Aude.

Dans tous les cas, ces vautours ne peuvent pas reprendre leur envol sans une remise en forme et seulement avec des conditions aérologiques favorables. Une zone industrielle ne réunit pas ces conditions et, qui plus est, présente de nombreux risques (véhicules, animaux domestiques, réseaux électriques aériens, …)."

La LPO Aude avait donc recherché l’oiseau dès le dimanche soir, sans succès. C’est le lendemain matin, avec l’aide de passants, que les bénévoles ont pu repérer ce jeune Vautour moine sur un bâtiment en construction. Avec le concours d’ouvriers présents et d’un élévateur, l’oiseau avait pu être capturé facilement.

Les premiers diagnostics vétérinaires avaient révélé, comme attendu, un poids très faible 4,140 kg contre 7 kg chez un vautour en bonne santé. L’oiseau avait été transféré au Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de Villeveyrac pour y recevoir les soins et l’alimentation adéquats.

Il a repris du poil de la bête et pourra être relâché ce lundi 29 octobre... A suivre

 

Tortues caouannes dans l’Hérault

Des naissances pleines d’espoir! Pour la LPO de l'Hérault

Du sable qui frémit, deux petites nageoires qui s'agitent, une petite tête de "tortillon" qui pointe le bout de son bec... Un spectacle dont seule la nature a le secret ! 

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Une ponte nocturne passée incognito au cœur de l'été qui aura bravé bien des piétinements d'estivants à seulement 5 mètres du rivage. Deux jours plus tard, l'association CESTMed (Centre d’Etudes et de Sauvegarde des Tortues Marines de Méditerranée) comptabilisait plus de 70 œufs éclos et 63 petites tortues en partance pour le grand large. Quelques unes moins chanceuses ont été prises en charge au centre de soins du Grau du Roy.

Quand on sait que les Tortues caouannes n’atteignent l’âge adulte qu'à 17 ans et 135 kilos (qu'elles peuvent même en peser 400 pour les plus âgées), qu'elles ne pondent que tous les deux à trois ans, qu'en moyenne seulement 1 jeune/1000 parvient à l'âge adulte... il est essentiel de mettre en place tous les moyens nécessaires pour sauver chaque individu.

  Depuis 15 ans, seules deux pontes avaient été observées en France en région PACA par le Réseau des Tortues Marines de Méditerranée Française, mais seuls quatre bébés, en tout, avaient survécu. Ces nouvelles naissances pourraient bien être le signe des changements climatiques. Les données de ce week-end ont été transmises sur le site d'inventaire participatif de la faune de la LPO : http://faune-france.org

Retour de l'expédition Tara

 Après deux ans et demi à explorer les fragiles coraux.

Sous L'Eau, Corail, Récif, Poissons

 AFP

Retour au bercail pour Tara. Après deux ans et demi passés à explorer des récifs coralliens dans le Pacifique et à mesurer l'impact du changement climatique sur ces écosystèmes riches mais menacés, la goélette scientifique rentre samedi au port de Lorient.

Des dizaines de scientifiques de plusieurs nationalités se sont succédé à bord du navire de 36 mètres de long et 10 de large au cours de son périple de plus de 100.000 kilomètres, qui l'a conduit dans une quarantaine de pays, du Panama au Japon en passant par les iles Samoa, Hong Kong ou encore l'Australie.

Le but de cette mission inédite, partie le 28 mai 2016: parcourir l'océan Pacifique pour étudier la diversité des récifs coralliens et mieux appréhender l'impact du réchauffement climatique sur ces écosystèmes très menacés.

Tout savoir sur : https://www.afp.com/fr/infos/334/

Lutte contre le réchauffement climatique au quotidien

De simples petits gestes quotidiens peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En consommant de l'énergie et par nos achats quotidiens, nous provoquons directement ou indirectement des émissions de gaz à effet de serre.

Terre Planet Front Side Retour Continents

 

"La lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être la seule initiative des gouvernements et des entreprises, mais également des particuliers. De simples petits gestes quotidiens des 6,8 milliards d’habitants de la planète peuvent permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques.

En consommant de l'énergie (voiture, chauffage, appareils ménagers...) et par nos achats quotidiens, nous provoquons directement ou indirectement des émissions de gaz à effet de serre."

Tout savoir sur : http://www.conservation-nature.fr/article3.php?id=115

Changements de noms chez quelques reptiles

 Article paru sur le site www.faune-france.org :

Par Valérian Tabard de la LPO Villeveyrac

Avec l'avancée des connaissances, notamment du fait des progrès de la génétique, la science appréhende toujours plus finement la complexité du vivant.

Les reptiles et amphibiens d'Europe font actuellement l'objet de nombreux travaux, qui se traduisent par quelques changements de perspective.

Ainsi, le Crapaud commun a été récemment divisé en deux espèces, les Crapauds commun, présent dans le nord-est de la France, et épineux, dans le sud-ouest.

La couleuvre à collier, elle aussi, a fait l'objet d'une profonde révision de son statut. Elle a été divisée en plusieurs espèces distinctes :

- La Couleuvre à collier Natrix natrix, vit au-delà du Rhin et en Europe du Nord.

Elle n'est à priori pas présente en France. Elle est qualifiée de Couleuvre à collier nordique ;

- La Couleuvre helvétique Natrix helvetica est l'espèce la plus abondante et la mieux répartie en France ; de façon transitoire, elle sera dénommée Couleuvre à collier helvétique sur Faune-France pour que la transition du nom soit progressive. Le changement automatique de nom se fera dans les prochains jours pour les données d'archive.

- La sous-espèce corse de la Couleuvre helvétique Natrix helvetica corsa n'a pas encore de nom vernaculaire officiel. Elle est temporairement dénommée Couleuvre à collier corse.

 

  La LPO a déjà procédé au changement de nom. - La Couleuvre à collier de la péninsule Ibérique, aussi présente dans les Pyrénées-Orientales et l'Aude a été élevée au rang d'espèce. Elle s'appelle désormais la Couleuvre astreptophore Natrix astreptophora.

Nous l'appellerons, de façon transitoire, Couleuvre à collier astreptophore. [Couleuvre helvétique ©WC] [Lézard à deux raies ©Patrick Peralta]

Deux autres reptiles font peau neuve :

- Le Lézard vert a été divisé lui aussi en deux espèces, il y a déjà plusieurs années. Lacerta bilineata qualifié jusqu'ici de Lézard vert occidental doit désormais être qualifié de Lézard à deux raies.

- La Couleuvre à échelon est désormais intégrée au genre Zamenis et devient donc Zamenis scalaris.