Environnement

Lagos, l'une des villes les plus dynamiques du monde, s'enfonce dans les eaux

 AFP

Lagos, la ville "des lacs" d'Afrique de l'Ouest, est sous la menace constante de l'érosion côtière, aggravée par le besoin de toujours plus d'espace pour loger ses 20 millions d'habitants, et de sable pour construire ses centaines de milliers de bâtiments.

Conséquence du réchauffement climatique, les eaux continuent leur irrémédiable ascension. L'Océan Atlantique avance sur les côtes de l'ouest du continent de 1 à 4 mètres par an, selon un rapport de la Banque Mondiale (BM, mars 2019), détruisant tout sur son passage.

Avec un coût considérable pour l'économie des pays concernés, souligne la BM. Rien que pour la Côte d'Ivoire - l'un des seuls pays objet d'une étude détaillée à ce sujet dans la région -, la dégradation du littoral a coûté "près de 2 milliards de dollars en 2017, soit l'équivalent de 4,9% de son PIB". A l'échelle du Nigeria, le géant économique de l'Afrique de l'Ouest, les pertes ne peuvent qu'être très supérieures.

En savoir plus : https://www.afp.com/fr/infos/334/

la canicule de juin 2019 attribuée à l’activité humaine selon MétéoFrance

Changement climatique : la canicule de juin 2019 attribuée à l’activité humaine

Dirigé vers le bas

 

Le changement climatique d'origine humaine augmente significativement la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur comme celle que la France a connu en juin 2019. C'est la conclusion du groupe de recherche World Weather Attribution auquel Météo-France participe.


Coucher de soleil sur la plage de Bonneveine à Marseille le 27 juin 2019 - © Infoclimat

Les scientifiques ont évalué le rôle du changement climatique dans la probabilité qu'un tel événement se soit produit et son impact sur son intensité. Pour cela, ils ont comparé le climat observé aujourd'hui lors de cet épisode de canicule inédit avec le climat tel qu'il aurait été sans avoir été modifié par l'activité humaine.

Dans un contexte de changement climatique, les canicules d'une telle intensité sont au moins 5 à 10 fois plus fréquentes aujourd'hui qu'il y a un siècle. Elles sont aussi jusqu'à 4 °C plus chaudes que si elles s'étaient produites au siècle dernier. D'ici la fin du siècle, les vagues de chaleurs seront plus fréquentes, plus intenses, et se produiront sur une période élargie de mai à octobre…

Vagues de chaleur observées en France entre 1947 et juin 2019
Vagues de chaleur observées en France entre 1947 et juin 2019 - © Météo-France
 

 

"Les canicules comme celle de juin 2019 seront 4 fois plus fréquentes en 2040"

Aurélien Ribes, chercheur Météo-France au CNRM, spécialiste de l'analyse et de la modélisation de l'atmosphère et du climat, fait partie de l'équipe du World Weather Attribution qui s'est penché sur le lien entre la récente vague de chaleur et le changement climatique.
 

Quel rôle le changement climatique lié à l'activité humaine a-t-il joué dans la dernière vague de chaleur de juin 2019 ?

Toutes les analyses menées sur ce type d'événement concluent à une influence humaine significative sur leur occurrence et leur intensité. On discerne notamment une augmentation de la probabilité d'un tel événement (en raisonnant à intensité fixée) : selon nos analyses, un épisode de cette intensité a aujourd'hui environ 30 fois plus de risque de se produire qu'il y a un siècle, avec de larges incertitudes (facteur 5 à ~500). Nous constatons également une augmentation de l'intensité de ce type d'événement (en raisonnant à probabilité d'occurrence donnée) : le groupe de recherche international a conclu que cet épisode aurait été 4 °C moins chaud s'il s'était produit il y a 100 ans. Notre étude conclut quant à elle à un écart de 1,8 °C (1 °C à 2,6 °C). De tels épisodes sont donc nettement plus chauds et plus fréquents dans un climat modifié par l'activité humaine.

Comment êtes-vous parvenus à ces résultats ?

Pour faire ces calculs, on utilise des simulations climatiques qui couvrent l'ensemble de la période historique depuis 1850, soit le début de l'ère industrielle. C'est la date avant laquelle on considère qu'il n'y a pas d'influence humaine. À partir de ces simulations, on estime la probabilité d'observer en 2019 une vague de chaleur au moins aussi forte que celle effectivement observée. On fait ce calcul, alternativement, dans le monde factuel (incluant l'influence humaine) et dans le monde contrefactuel (sans perturbation humaine du climat). On compare alors les deux probabilités obtenues pour quantifier l'importance de l'influence humaine. On fait la même chose pour évaluer l'impact sur l'intensité, cette fois-ci en raisonnant à probabilité d'occurrence donnée.

Ces événements seront-ils plus fréquents, plus intenses dans la France future ?

Oui, tout à fait. La fréquence et l'intensité de ces événements vont continuer à augmenter, au fur et à mesure que les concentrations atmosphériques en gaz à effet de serre augmentent. En 2040, ce type d'événement (même intensité que 2019) sera environ 4 fois plus fréquent (2 à 6 fois) par rapport à 2019. L'intensité d'un événement aussi probable que 2019 sera augmentée d'environ 1,2 °C (entre 0,5 °C et 2 °C). 

Comment le sait-on ?

On utilise des projections climatiques, c'est-à-dire des simulations couvrant le futur (souvent le 21ᵉ siècle), avec une certaine hypothèse sur l'évolution des concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre. À noter que l'influence du scénario est limitée pour les 20 prochaines années, mais nettement plus sensible au-delà.

Voir aussi :

http://www.meteofrance.fr/actualites/74086611-orages-violents-en-ce-debut-d-ete

Selon Météo France, la mer est déjà chaude comme en fin d'été

En Méditerranée, la mer est déjà chaude comme en fin d'été !

La fin juin particulièrement chaude, surtout marquée par une intense canicule en dernière semaine du mois, a favorisé une hausse significative des températures de l'eau de mer près des côtes françaises. Avec une chaleur plus intense et plus durable au sud-est du pays, c'est la Méditerranée qui présente les anomalies de températures les plus importantes en ce début juillet.

Entre le Languedoc, la Provence, la Côte d'Azur et la Corse, les températures des eaux méditerranéennes sont à des niveaux exceptionnels pour un début juillet, plutôt dignes d'une fin de saison estivale.

Les eaux de la Grande Bleue sont habituellement plus chaudes que celles de la façade atlantique ou de la Manche, mais ici l'écart est encore plus fort que d'habitude.

http://www.meteofrance.fr/actualites/

Domaine

Température de la mer observée (au 5 juillet)

Écart à la moyenne climatologique (ou « anomalie »)

Manche et mer du Nord

16 à 18°C

+1 à +2°C

Nord-ouest Bretagne

15 à 16°C

0 à -1°C

Sud Bretagne

17 à 19°C

+1°C

Vendée, Charentes

20°C

+1°C

Aquitaine

21 à 22°C

+1 à +1,5°C

Roussillon

24 à 25°C

+2 à +3°C

Languedoc, Provence, Côte-d'Azur, Corse

25,5 à 27,5°C

+3,5 à +5,5°C

Recrudescence de raies dans la Méditerranée

Les raies sont aplaties dorso-ventralement et possèdent souvent un aiguillon sur la queue qui peut être dangereux et venimeux comme c’est le cas pour la raie pastenague. Leur peau est recouverte de petite écailles qui permet un flux d’eau laminaire sur leur corps dans le sens de la nage.

Comme en 2018, dans les Pyrénées-Orientales des raie "pastenague" ont été repérées et avec la température élevée de l'eau de mer l'on peut s'attendre à de nombreux signalements.

La raie pastenague ou pastenague commune est une raie de la famille des Dasyatidae. Son corps aplati, en forme de losange, est aussi large que long. La longueur totale de cette raie est généralement supérieure à 1 m, pour un poids variant entre 15 et 20 kg. La longueur maximale connue est de 2,50 m. La couleur de sa peau varie selon les individus: du gris-bleu voire roussâtre pour la face dorsale et une face ventrale claire.La queue en forme de fouet, représentant 60% de la longueur totale. Elle possède un dangereux aiguillon venimeux. Sa queue agit comme un simple gouvernail et ne sert pas au déplacement.

Le venin a des propriétés hémolytiques, neurotoxiques et des impacts cardio-vasculaires. Il est thermolabile. La douleur provoquée par la piqûre est immédiate et croît rapidement, avec irradiation et formation d’un œdème. La cicatrisation est très lente, parfois avec surinfection.

Ce n’est pas un animal agressif, sauf s’il se sent attaqué. (source : http://aquasportdiving.com/fr/blog/2017/02/la-raie-pastenague/)

En cas de piqûre : selon wikipédia

Traitement

 L'application d'eau chaude peut aider à soulager la douleur. La température optimale est de 45 °C, en prenant soin de ne pas provoquer de brûlures. De multiples théories sur le mécanisme de soulagement de la douleur par l'eau chaude ont été proposées. Une théorie populaire que l'eau chaude neutraliserait le venin a été remise en question, car les flux d'eau chaude devraient pénétrer profondément dans la plaie et seraient susceptible de causer des dommages thermiques aux tissus environnants. Une autre possibilité serait une action sur les récepteurs de la douleur dans le système nerveux.

Des antibiotiques peuvent être administrés pour prévenir l'infection s'il y a un retard dans le traitement, si la blessure est profonde, ou s'il y a une grande quantité de matériel étranger dans la plaie.

L'injection immédiate d'un anesthésique local dans et autour de la plaie (bloc nerveux), peut être utile, tout comme l'administration par voie parentérale d'antalgique opiacé telle que l'injection intramusculaire de la péthidine.

Un anesthésique local peut apporter un soulagement presque immédiat pendant plusieurs heures. Le vinaigre et la papaïne sont inefficaces. La douleur dure normalement jusqu'à 48 heures, et est plus forte durant les premières 30 à 60 minutes, pouvant être accompagnée de nausées, fatigue, crampes, maux de tête, fièvre et frissons. Toute piqûre devrait susciter une évaluation médicale. La plaie doit être soigneusement nettoyée, et l'exploration chirurgicale est souvent nécessaire pour éliminer tout fragment restant dans la plaie. Après le nettoyage, une échographie est utile pour confirmer la suppression de tous les fragments.

Tous les restes ne sont pas radio-opaques mais l'imagerie x-ray radiographie peut être utile lorsque l'échographie n'est pas disponible.

La contamination par les microplastiques

Une étude canadienne montre qu'un adulte ingère jusqu'à 52.000 microparticules de plastique chaque année. En tenant compte de la pollution de l'air, ce volume atteint même 121.000 particules par an, sans que l'on connaisse précisément les impacts sur la santé.

Ces microplastiques, venus de la dégradation de produits aussi divers que les vêtements synthétiques, les pneus, les lentilles de contact se retrouvent désormais partout sur la planète, sur les plus hauts glaciers comme dans le fond des océans.

Des chercheurs canadiens ont mis en regard des centaines de données sur la contamination par les microplastiques, avec le régime moyen et modes de consommation des Américains. Résultat de ces estimations (qui individuellement varieront selon le mode et le lieu de vie) :

Poursuivre sur https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/corps-humain-pollution-nous-mangeons-respirons-plastique-49511/

Météo France : Alaska : une vague de chaleur exceptionnelle

 

Alors que la France vient de vivre une des vagues de chaleur les plus intenses des dernières décennies, l'Alaska subit une vague de chaleur exceptionnelle. Il a fait 32,2 °C à Anchorage jeudi, du jamais vu depuis le début des mesures. Ce nouveau record absolu pourrait être à nouveau battu ces prochains jours. On attend en effet des températures de plus de 30 °C tous les jours d'ici lundi. 
 

Une situation de blocage estival

Une situation de blocage estival avec un dôme d'air chaud particulièrement remarquable pour la latitude est en train de se mettre en place. Les températures de la masse d'air en altitude sont inédites pour la saison. Ce dôme d'air chaud empêchera la formation de nuages, et entraînera des températures maximales très élevées. Les anomalies de températures pourront atteindre 10 °C en moyenne sur cinq jours caractérisant une véritable vague de chaleur avec une masse d'air à 850 hPa, vers 1500 m, où les températures pourront dépasser les 16°C, des valeurs remarquables à cette latitude.

Record absolu de chaleur

A Anchorage, après le mois de juin non seulement le plus sec, mais également le plus chaud (comme d'autres endroit en Alaska, par exemple à Kotzebue ou Yakutat), le mercure a déjà dépassé jeudi 4 juillet sa valeur record avec 32,2 °C. Une chaleur jamais enregistrée, nettement plus chaude que l'ancien record de 29,4°C mesurés le 14 juin 1969.

Le mercure devrait dépasser les 30 °C pendant plusieurs jours à Anchorage. D'après Brian Brettschneider climatologue en Alaska, Anchorage sort déjà de la série de 10 jours consécutifs la plus chaude jamais mesurée.

L'air chaud devrait s'étendre un peu plus au nord en début de semaine prochaine. Le seuil des fortes chaleurs (30°C) devrait être dépassé dans d'autres régions d'Alaska situées un peu plus au nord, comme du côté de Fairbanks dans le centre du pays. Une chaleur jamais mesurée dans ces régions où les habitations sont conçues pour retenir la chaleur et à une période de l'année où les journées sont très longues.

Energies renouvelables : 400 acteurs mobilisés dans l'Hérault

 
 
Energies renouvelables : 400 acteurs mobilisés dans l'Hérault

Pierre POUËSSEL, préfet de l’Hérault, a ouvert la troisième journée de rencontre du Club Énergies 34, jeudi 11 juin 2019, sur le développement des énergies renouvelables (EnR), organisé par les CCI de l’Hérault (Montpellier, Béziers et Sète).

Créé en 2007, le Club Énergies 34 regroupe plus de 400 acteurs volontaires des filières de la construction durable et des énergies du département de l’Hérault.

Ces rencontres permettent de créer un dialogue effectif entre les différents partenaires, élus, services de l’État, opérateurs économiques et associations de protection de l’environnement. L’ensemble des intérêts en présence ont pu être entendus et discutés dans une démarche positive et volontaire.

La réflexion pour 2019 s’est axée autour du développement des EnR et l’optimisation de l’utilisation du foncier terrestre. Les tables rondes successives ont abordé cette thématique dans une perspective d’innovation avec des réponses concrètes et adaptées aux besoins et contraintes spécifiques inhérentes au département. Parmi elles, on retrouve la technologie de "repowering" des éoliennes (remplacement des anciennes éoliennes par des nouvelles, capables de générer plus d’électricité), la géothermie en zone urbaine ainsi que le développement des énergies flottantes sur le foncier maritime.

table ronde
public

Parmi les propositions, des projets ont évoqué le dépassement de la seule production d'énergie ; voir les Enr comme véritable outils vertueux dans la promotion et la préservation de produits emblématiques du département (vignobles, conchyliculture).

Les services de l’État s’attachent aujourd’hui à la rédaction d’une stratégie sur le développement des énergies renouvelable sur la base de ces rencontres successives, particulièrement fructueuses, qui fera l’objet d’une concertation puis de la rencontre annuelle 2020.

 

Plastique: le gouvernement lancera en 2019 un "bonus-malus"

Gobelets En Plastique, Garbage

 AFP

Le gouvernement entend mettre en place à partir de 2019 un système de "bonus-malus" pour généraliser le recyclage du plastique, donc passer par le portefeuille des consommateurs, en pleine vague mondiale de réglementation du secteur.

"Demain, quand il y aura le choix entre deux bouteilles, l'une fabriquée en plastique recyclé et l'autre non, la première sera moins chère", a déclaré Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique et solidaire, dans un entretien au Journal du dimanche (JDD).

Pollution plastique : à qui la faute ?

Dans son dernier rapport de début mars 2019 le WWF précise :

D’ici 2030, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler. En cause, notre système de production, d'utilisation et d'élimination du plastique, système défaillant dans lequel aucun acteur n’est tenu pour responsable. Dans son dernier rapport « Pollution plastique, à qui la faute ? », le WWF tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme et formule des propositions pour sortir de cette crise mondiale.

Une pollution plastique incontrôlable

D’ici 2030, la pollution plastique de nos océans pourrait doubler, menaçant la vie marine et notre propre santé.

Portrait d'Isabelle Autissier

Plus de 310 millions de tonnes de déchets plastiques ont été générées en 2016, dont un tiers se sont retrouvées dans la nature. Le constat est accablant et les conséquences dramatiques pour l’environnement, la santé humaine et l'économie. L’impact sur la biodiversité est particulièrement frappant : à ce jour, plus de 270 espèces ont été victimes d’enchevêtrement et plus de 240 ont ingéré du plastique.

Si rien n’est fait, la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % d’ici 2030 et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler d’ici 2030 et atteindre 300 millions de tonnes. Les émissions de CO2 résultant du cycle de vie du plastique devraient augmenter de 50% tandis que celles issues de l'incinération de plastiques devraient tripler d'ici 2030.

Ensemble, sauvons la nature de la pollution plastique

À qui la faute ?

21 %

C'est la proportion de déchets plastiques qui sont recyclés en France

En cause, un système défaillant, où le coût de la pollution plastique n’est pas supporté par les acteurs qui tirent profit de sa production et de son utilisation. Ainsi, il est moins coûteux de rejeter les déchets dans la nature que de gérer leur fin de vie. Cette absence de responsabilité a conduit à la situation actuelle de production insoutenable et de pollution croissante. 

Les pays à revenu élevé ont une part de responsabilité considérable dans cette crise mondiale : ils produisent 10 fois plus de déchets par personne que les pays à faible revenu et exportent entre 10 et 25 % de ces déchets. La France fait partie des plus gros consommateurs de matières plastiques et est l’un des pires élèves européens en matière de recyclage du plastique (seulement 21%).

Consulter le rapport

Zéro plastique en 2030 : un scénario possible

"Apocalypse des insectes": le trésor des entomologistes de Krefeld

Nacré Argent-Bordée, Papillon, Nature

 AFP

Pendant 30 ans, ils sont passés pour de paisibles excentriques en relevant leurs pièges à insectes dans la campagne allemande. Mais ces entomologistes amateurs ont bâti un trésor scientifique: ils ont documenté le pire épisode d'extinction depuis les dinosaures.

Le discret labeur de cette poignée de volontaires allemands à Krefeld, à la frontière des Pays-Bas, nourrit la prise de conscience mondiale de "l'Armageddon des insectes" depuis qu'une première étude d'octobre 2017 s'est appuyée sur leurs découvertes, dans la revue scientifique PLOS One, suivie de plusieurs autres.

Leur précieuse collection, entre 40 et 80 millions d'insectes, flotte dans des bouteilles d'éthanol rangées dans des cartons. Le tout s'entasse dans les salles de classe défraichies d'une ancienne école en briques, protégé des rayons du soleil par d'épais rideaux.

Chaque carton renferme le contenu collecté dans un seul piège à insectes, sur une même période d'une ou deux semaines.

Aller plus loin : https://www.afp.com/fr/infos/334/