L'hirondelle de 1913

L'hirondelle, plus que centenaire, est celle qui orne les boîtes de la biscuiterie Pouget, sise 47 quai de Bosc. J.M. Fabre et son épouse ont maintenu, depuis 1984, une tradition de plaisir et de qualité malgré les vicissitudes de la vie économique à Sète et s'inscrivent aujourd'hui dans un courant international soucieux de promouvoir le bien "manger", le respect des producteurs et le développement durable.

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Au commencement, il y eut une dame de Clermont l'Hérault : Madame veuve Pouget. Après le décès de son époux et peut-être pour contribuer à sa subsistance, elle fonda la biscuiterie, installée alors 10 rue des Jardins près des terrains Falgueirette non encore construits. Et la famille prêta la main à l'entreprise. Un proche livre les glaciers de Montpellier et Nîmes, les autocars bleus et les transports Corbière livrent les chalumeaux jusqu'à Marseille. Puis, les terrains sont lotis, la station Esso est implantée et la biscuiterie s'installe quai de Bosc.

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C'est dans les années 70 lorsque l'immeuble est bâti sur le terrain Falgueirette que la fabrique trouve sa place au rez-de-chaussée et prend sa forme actuelle. En 1984, Jean-Marie Fabre, après avoir été mitron, reprend la fabrication et maintient les traditions. Tradition de savoir faire et de qualité. Tradition parfois encombrante : le matériel est de l'autre siècle et ne favorise pas l'expansion.

Si l'ancien four est chauffé au gaz, le laminoir à pâte est toujours tourné à la main et demande des précautions à l'artisan. Et puis, il y a eu du travail, beaucoup de travail.

Car, depuis les années 80, Sète et ses environs perdaient de leur substance économique. Un gros coup dur fut la fermeture de la raffinerie de Frontignan. Messieurs-cadres aimaient les bonnes choses que fabriquait M. Fabre. Ils sont partis, ils ont manqué.

 A Sète, le 81ème est parti et les militaires ne sont plus là pour agrémenter leurs loisirs. Alors, il faut s'inscrire dans un courant de l'époque, celui de la qualité et de l'authenticité, tels qu'ils sont portés par le mouvement "Slow-food".

Ce mouvement, né dans les années 1980 en Italie où il remporte ses premiers succès, vise à mettre à la portée de tous (et les plus modestes) des produits de qualité, authentiques et à soutenir les petits producteurs.

On tourne alors le dos à l'agro-industrie et à la production de masse de produits alimentaires de plus ou moins bonne qualité.pougP1010058

C'est "non" aux goûts standardisés, aux excès de sucre et de gras. C'est un appel aux producteurs locaux, au savoir faire traditionnel. C'est le "petit" qui fait un pied de nez au "gros". Et c'est le retour du bien manger et d'une "philosophie du plaisir". Cela ne va pas sans contraintes : les quantités ne sont pas inépuisables et il faut du temps pour faire une fournée.

Cela commence le matin à 5 heures. Mais du chalumeau aux navettes (emblématiques de Sète), des madeleines (surtout au chocolat noir) aux cakes (rhum-raisin par exemple), voici de bons desserts ou de quoi égayer les goûters.

Cela aidera au vol de l'hirondelle.

Biscuiterie Pouget

47 Quai de Bosc, 34200 Sète

04 67 74 72 38

Si vous croisez un chien ou un chat errant, ne détournez pas le regard

CHIENCapture

"Alors la mort dans l’âme, sur les conseils du vétérinaire et en concertation avec la famille d’accueil, nous avons pris la décision d’abréger ses souffrances. Véronique et son fils Ange ont décidé que cette petite misère aurait quand même un nom, Glimm car « glimmer of hope » signifie lueur d'espoir… Alors voilà maintenant Glimm est au paradis des chiens.Mais que de souffrances. Cette petite chienne a été vue errante des semaines auparavant par des habitants du village, elle était à ce moment là sur ses 4 pattes, courant la campagne, mais personne ne s’en est inquiété. Un chien comme elle tout le monde s’en fout. Cela n’émeut et ne touche personne. Ce n’est qu’un chien de chasse. Personne ne lui a donné à boire, ni même de quoi manger. Glimm est morte lentement mais sûrement. Elle est morte de faim, de soif, de fatigue. Glimm est morte de notre indifférence à tous. Enfin presque tous...

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