La recette de Christian : la célèbre bougnette du Haut Languedoc

la célèbre bougnette du Haut Languedoc

Photo : C. Agrinier / CG34 

Ingrédients

Pour 8 à 10 personnes

1 kg de viande de porc (poitrine ou épaule et gorge en proportions variables selon les goûts)

350 g de pain rassis

8 œufs

30 cl de lait

Sel et poivre

1 à 2 crépine(s) de porc

1 kg de saindoux

Préparation

Mélangez le pain rassis, les œufs et le lait. Ajoutez la viande coupée en morceaux. Salez et poivrez. Hachez le tout grossièrement dans un mixer. Divisez la farce obtenue en boules de 300 à 400 g chacune. Entourez les de crépine.

Déposez le saindoux dans la plaque de cuisson du four sur 1 cm d’épaisseur. Faites chauffer à 180-200°C. Quand le saindoux est bien chaud, placez-y les bougnettes et laissez cuire à 220-230°C pendant une heure. 

Une fois égouttées, les bougnettes se consomment chaudes. Vous pouvez aussi les laisser refroidir pour les couper en tranches épaisses avant de les saisir à la plancha en accompagnement d’une salade verte. A l’apéritif, faites grillez de fines tranches et tartinez les avec du fromage de chèvre ou du roquefort. Autre variante : déposez des tranches de bougnette et de la poitrine séchée grillées et un œuf au plat sur de la salade puis assaisonnez.

Le vin qui va bien !

Un Saint Chinian rouge ou rosé, plutôt léger et fruité.

Portrait

Ilot de verdure réputé pour ses maisons typiques, La Salvetat-sur-Agoût est aussi un haut lieu de la cochonnaille. « En 1900, les hauts cantons comptaient 83 charcutiers dont mon arrière-grand-père Louis, également agriculteur. Il partait avec sa carriole et son cheval vendre ses produits à Capestang et Coursan, d’où il revenait avec du sel et du vin. » Né pour ainsi dire « un cochon à la main », Christian Cabrol représente la quatrième génération de charcutiers. Et la relève est d’ores et déjà assurée par son fils et sa fille. Labellisée « Qualité Hérault », la maison Cabrol produit de nombreuses salaisons et préparations artisanales, élaborées à partir de viandes du Sud-Ouest. Sans oublier la bougnette que les paysans du Haut Languedoc confectionnaient en hiver le jour du « tue-cochon », synonyme de joyeuses ripailles, perpétuées de nos jours par la fête du cochon de Saint-Pons-de-Thomières, en février. Là ou ailleurs, « avant d’acheter une charcuterie, lisez les étiquettes, consommez local et mangez ”naturel”, recommande Christian Cabrol. Question de goût ! »

 En savoir plus :


www.cabrol-la-salvetat.com