Gastronomie

La saga de la tielle : de sa naissance à nos jours

Christian Dassé, de l’entreprise TIELLES DASSE et Président de l'APGS, nous précise comment la tielle est devenue une véritable institution de la gastronomie sétoise Il faut remonter aux années 1930 et à l’ingéniosité d’une famille italienne pour que soit commercialisée cette petite tourte garnie de poulpe épicé, qui était jusqu'alors le traditionnel déjeuner des pêcheurs italiens du Quartier-Haut.dasse222Capture

Cette spécialité est de nos jours en vente dans les nombreuses fabriques artisanales de tielles de la ville et est proposée par de nombreux restaurants. C'est dans ce sens qu'un monument à la gloire d'un poulpe a été érigé sur la place de la Mairie. Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIXème siècle.

 

Car, à cette époque-là, pour éviter que leur pizza ne sèche trop vite, après avoir observé les soldats espagnols, les italiens, copiant leurs envahisseurs de l'époque, eurent l'idée de les recouvrir. Pour des raisons pratiques la pizza recouverte ainsi obtenue ne fut plus cuite directement sur sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"... Qui de nos jour avec une forme générale rectangulaire ou ronde et des bas cotés sont en métal revêtu d'anti-adhésif soit en porcelaine ou en poterie, vitrés à l' intérieur.

C'est ainsi que naquit la tielle... Cependant , à la fin du xixème siècle, poussés par la misère qui ravageait le Sud de la Péninsule, de nombreux Italiens au cours de différentes vagues de migration vont débarquer à Sète. Pêcheurs ou agriculteurs, ils essayeront petit à petit de s’intégrer dans leur ville d’accueil, en combinant leur culture d'origine avec l’identité sétoise. Aujourd’hui, certains quartiers de la ville, mais aussi la gastronomie et les expressions issues du napolitain qu’utilisent encore les jeunes générations, révèlent l’empreinte italienne de Sète. Au début de leur installation à Sète, les pécheurs gaétans conservant leur culture culinaire ont fait la tielle comme dans la région de Gaëta...

 

La tielle de pouffre dans un sac mis dan le cartable et fait de morceaux de vieille voile cousue était le quotidien des petits d'origine italienne tandis que les petits Sétois mangeaient des croissants du boulanger. La tielle était aussi l'ordinaire des pécheurs installés au quartier haut ou était regroupée la communauté italienne, car le poulpe n'attirait pas les consommateurs de la société sétoise. 

Dans ce quartier pauvre où l'on vivait à l'italienne en parlant le napolitain, l'on mangeait surtout ce que le père ramenait à la maison après avoir pêché et avoir vendu au mieux les produits de la mer.

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La tielle n'avait alors aucun succès dans la "Société sétoise" car vue comme étant une nourriture de pauvre.

Mais dans les années 30, Adrienne, et son mari Bruno VIRDUCI un Italien du sud vont donner à la tielle une reconnaissance qui ne sera plus démentie...

A suivre... Une fois mariée et déjà mère de famille, Adrienne ouvre un étal de coquillages au pont de la Civette.

Dès que les enfants sont en âge de le faire, ils viennent lui prêter main forte. Ce sont les Filles, Marie-Louise, surnommée Fanny et Paulette qui finissent par tenir leur stand. Mais l'aventure tourne court. On leur enlève leur emplacement.

Adrienne ne perd pas de temps, elle a déjà ouvert un autre stand sur la Marine : "La Reine des Mers." Mais il lui faut à tout prix un point de vente en ville. Elle installe un banc de coquillages rue Honoré Euzet, devant la Brasserie Alsacienne, puis un autre devant le bar "Le Colibri" qui appartient à Auguste, à la place du pâtissier Aprile. On est aux environs des années 1950.

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L'épopée de la tielle avait commencé en 1937, bien après la naissance de son dernier enfant A cette époque, pour se faire un complément de revenu, l'infatigable Adrienne fabrique chez elle ces tourtes à l'italienne et les fait cuire dans sa cuisinière avant de les apporter au four du boulanger Lubrano.

 Elle les vend à des étaliers du marché. Devant le succès du produit, elle achète un magasin de pêcheur situé sous les escaliers de la macaronade, derrière l'ancien marché au poisson de la Marine. Devant ce magasin, la Marseillaise possède un banc où elle vend elle aussi des coquillages. Là, la famille crée un point de fabrication important. Tout le monde s'y met. On réhabilite le local.

Et on part à la Foire de Marseille acheter du matériel professionnel (four, pétrin,frigos), entassé dans la seule voiture de la famille, celle de Mimi Ciani.

Désormais, dans tous les étals et les commerces des Verduci et alliés, on vend la fameuse tielle.

Puis les restaurants en demandent. Achille, le dernier fils d'Adrienne rachète la Marseillaise et il finit par abandonner la vente de la tielle.

Ce furent ensuite deux des autres filles d'Adrienne qui se lancèrent dans l'aventure de la tielle.

Jeanine de son côté a épousé Robert Dassé, patron d'un remorqueur, Le Pégase, qui travaillait avec la raffinerie de Frontignan, la SOCONI. Elle suit alors le même parcours que sa mère en commençant à fabriquer des tielles chez elle, rue de la Fraternité, aux alentours des années 1960 et à les cuire dans le four du boulanger. Elle les vend au Colibri avant de créer son magasin, rue Révolution. Elle a 5 enfants : Francis, Daniel, Véronique, René et Christian.

Ce dernier d'abord militaire de carrière, reviendra à Sète pour créer en 2008 une unité de production exemplaire. Si chacun des petits-enfants garde sa méthode et sa façon pour travailler, Christian organise un système avantageux de centrale d'achat qui permet de fournir en matière première presque toute la famille.

Si Robert Cianni a comme son oncle Achille, renoncé à la tielle pour bifurquer vers la restauration, Thierry et Alain ont continué à produire cette spécialité devenue depuis l'un des fleurons de la gastronomie sétoise.

De leur côté, les fils de Mimi Cianni et Paulette, (Robert, Thierry et Alain), ont repris le flambeau.dasseDSC_0004 (3)

c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI... car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ...

Et pour continuer sur la même voie, Véronique, René et Christian, en l'honneur de leur maman, ont ouvert dernièrement, la Maison de Jeanine à Montpellier, pour que de la Tielle sétoise soit appréciée comme il se doit bien au-delà du Bassin de Thau en gardant son caractère originel.

 

Tous vos rendez-vous gourmands de l'été

Département Hérault

Hérault Saveurs

 
Tous vos rendez-vous gourmands de l'été

Les saveurs de l'Hérault se fêtent lors d'événements gastronomiques dédiés aux vins et aux produits gourmands du Languedoc. Au coeur des terroirs de la Méditerranée, participez aux rendez-vous Vincoeurs et Saveurs. C'est l'occasion de rencontrer les producteurs et de découvrir leurs savoir-faire, de déguster les produits locaux de saison et de prendre part aux fêtes des papilles.

L'Hérault est à vous, profitez-en !

O Bistrot restaurant Saint Guilhem

Saint Guilhem le Désert, l'un des plus beaux villages de France, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, est un lieu touristique incontournable.

Dans ce paysage de pierres aux falaises vertigineuses où s'accrochent les chênes, les pins, le romarin et le thym, la cité de Saint Guilhem étire ses vieilles ruelles sous le soleil languedocien. 

C'est dans ce cadre idyllique que le 21 juin 2017, la famille Fevre a eu l'idée de s'installer. L'ancienne pizzeria du Val de Gellone est devenue un authentique restaurant au concept culinaire entièrement nouveau.

Madame et Monsieur Fevre, issus du milieu de la publicité et de l'édition ont eu l'envie de trouver un lieu familial et authentique pour attirer les habitants de Montpellier et des alentours.

Leur fille Marine, 29 ans opère seule en cuisine et élabore des plats et des desserts gourmands ENTIEREMENT FAITS MAISON et élaborés exclusivement à base de produits frais et locaux. Cette jeune cheffe douée d'un talent incroyable a acquis, après ses études (Bac Pro cuisine 2008 et mention complémentaire cuisinier de desserts de restaurants MCDR en 2009) une belle expérience: Chef pâtissier en Australie et au Canada, Second de cuisine et chef pâtissier en France et chef pâtissier en Suisse.
Pousser la porte de ce restaurant c'est entrer dans un lieu convivial et chaleureux. Les patrons, parents de la cheffe, nous conduisent dans une salle voûtée, creusée à même la roche; le cadre est original et l'on se sent vite à l'aise, un peu comme chez soi. Le temps de s'installer et Monsieur Fevre vient nous expliquer avec passion les plats proposés, vantant sans exagération aucune les mérites de sa cuisinière de fille qui prépare à la minute chaque met avec des produits frais et locaux. Pendant ce temps, Madame s'affaire entre la cuisine et la salle et apporte les plats concoctés en cuisine et toujours avec le sourire.
Qualité et quantité sont bien au rendez-vous; c'est fin et copieux à la fois. Les plats sont originaux tout en restant authentiques, les saveurs éclatent en bouche et tous les produits utilisés sont de saison et faits minute même les légumes; on ne trouve rien d'industriel dans ce lieu où le pain aussi est fait maison. Les desserts sont simplement succulents.
Pas une seule fausse note: accueil, service, rapport qualité/ prix font de ce lieu un excellent restaurant.
Le patron qui est en salle circule de table en table, discute avec tous les clients et est très agréable. La patronne, détendue et satisfaite dessert et ne rapporte en cuisine que des assiettes vides; tous les clients se régalent quel que soit leur choix. Cette petite affaire familiale a tout d'une grande table étoilée.
Adresse: O'BISTROT 3 grand chemin du Val de Gellone -34150 Saint Guilhem Le Désert
Téléphone: +33 4 67 57 33 99

M.T. NEGRE

L’oursinade : un partage pour un voyage gustatif

C’était la Fête de l’oursin à Poussan, ce dimanche jusqu’à 14 h, dans les Halles.

José du café Beauséjour avait décidé de mettre à l’honneur ce mets délicat apprécié des fins gourmets. Il s’était associé à Mickaël Hérédia, producteur de coquillages à Loupian, pour proposer une bonne oursinade, comme on les aime, décontractée et permettant à des familles ou à des amis de partager un très bon moment de plaisir.

Il faut savoir que Mickaël, conchyliculteur depuis 2004, a ouvert un magasin au 2 Boulevard Prosper Gervais où il vous propose tous les week-end des coquillages et d’autres produits de la mer ou de l’étang de Thau.herP1040076 Une chance pour de nombreux Poussannais qui depuis peuvent en profiter sans se déplacer en voiture.

Il est à votre disposition, le vendredi de 8 h à 13 h et de 17 h à 20 h, le samedi de 17 h à 20 h et le dimanche aussi de 8 h à 13 h. Et ce dimanche, même s’il pleuvait, cette animation particulière permettait d’oublier la météo, car cet événement fut bien apprécié : une excellente idée que d’organiser cet oursinade qui fut une belle occasion de promouvoir les bons produits de l’étang de Thau et de les partager dans la convivialité. Ce dimanche, les oursins, les escargots de mer, les moules et les huîtres étaient plus beaux les uns que les autres.

Car le meilleur dans l’oursin, c’est le corail qui n’est autre que l’appareil reproducteur de cet animal. Il est le plus souvent consommé cru sur du pain, parfois accompagné d’une goutte de jus de citron et d’une tartine de beurre. Il est parfois ajouté en fin de cuisson dans une soupe de poisson, une sauce à la crème ou sur des œufs à la coque, pour en relever le goût.

La saveur de ce petit animal d’une grande complexité -, comprenant des nuances sucrées derrière la première sensation iodée ,un goût d’agrumes et de noisette , de miel ( certains y décèlent le gout du sang !), la texture de sa chair, l’impression d’accéder à un met défendu – le gonade plus couramment appelé « corail » désigne les cinq glandes sexuelles comestibles- sont autant de raison pour expliquer l’engouement suscité par ce chouchou .

Et n’oubliez pas, l’oursin, est un lointain cousin !

L’oursin fait partie des échinodermes, dont la peau est couverte de pics, comme le suggère l’étymologie grecque. Parmi eux, on trouve aussi les étoiles et les concombres de mer. Les échinodermes sont des deutérostomiens, ce qui désigne un type de développement embryonnaire qui est également celui de tous des vertébrés. Autrement dit, ces animaux sont finalement nos cousins lointains. Un oursin est plus étroitement apparenté à un homme qu’à n’importe quel invertébré, par exemple une seiche ou un bigorneau, pour citer des exemples dans le milieu aquatique. Les échinodermes sont connus dans les archives fossiles depuis le début du cambrien, soit 540 millions d’années.

Bien que constituées essentiellement d’eau, les oursins sont relativement nutritifs, notamment en matière de protéines et minéraux, mais pauvre en sucre et en graisses. 100 grammes de corail d’oursins apportent environ selon les espèces entre 120 et 150 Kcal pour 13 g de protéines, 3 g de lipides et 3 g de glucides. Ils apportent également de l’iode, du zinc, de la vitamine A et des Oméga-3. Le corail d’oursin contient aussi de petites quantités d’une anandamide cannabinoïde appelée arachidonoylethanolamide (AEA), qui a un effet euphorisant quand il est consommé en quantités suffisantes.

Il faut savoir que tous les oursins ne sont pas comestibles : dans certaines espèces on ne trouvera presque rien à manger, d’autres ont un goût amer (comme l’oursin noir, qui ressemble beaucoup à l’oursin violet) et d’autres encore pourraient être toxiques dans certaines régions du monde (mais pas en France métropolitaine).

Comme pour les champignons, il convient donc de bien identifier la nature de la récolte avant toute consommation, mais aussi de s’assurer de sa fraîcheur comme pour tous les fruits de mer. Les participants en ont profité pour se délecter avec ces échinodermes en appréciant cette dégustation vente qui a éveillé leurs papilles.

D’autres ont accompagné leur apéritif par une assiette d’huîtres ou d’oursins, car associés à un petit rosé ou un vin blanc dégustés avec modération ce pouvait être un vrai régal. Pour de nombreux visiteurs, celui-ci s’est poursuivi chez eux car, bien sûr, ils pouvaient en emporter.

Que du bonheur ! José et Mickaël nous donnent déjà rendez-vous pour l’année prochaine.

L’Auberge Restaurant-Vigneron de l'Abbaye de Valmagne

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 TOUS LES PRODUITS SONT   FRAIS,  LOCAUX  et  CUISINÉS SUR PLACE
 
Dans un ancien  bâtiment  agricole jouxtant l’abbaye, un cadre chaleureux tout  de pierres et de bois, le long du Grand bassin et dominant les vignes,  La ferme auberge - restaurant  vigneron - de l’abbaye vous propose une cuisine authentique et gourmande avec des viandes et fromages des producteurs locaux, ses légumes et plantes aromatiques de son  potager  bio et son jardin de simples,  accompagnés  des  Vins  élégants et racés de l’Abbaye.
 
Deux Salles : une salle au Rez de Chaussée et une salle  en Mezzanine           

La Salle Rez de Chaussée, plein sud avec coin cheminée, 60 à 80 personnes 

La Salle de dégustation - salle de réunion - sous haute charpente  de 20 à 50 personnes
 
Terrasse ombragée devant le bassin des moines, face aux vignes et au potager, 30 à 80 couverts
 
Pour le Public : Horaire  selon saison 
 
Pour les GROUPES de plus de 25 personnes :

TOUTE L’ANNEE midi & soir  sur Réservation & selon  Accords Repas familiaux, Evènements  anniversaires, Baptêmes, Communion, Mariage ou Repas d’Entreprise, Buffet Séminaire, Réunion, 30 à 120 couverts (intérieur ou extérieur) Pour le Public  Tarifs:  - un plat 15€ à 20€ - formule 2 plats** 20 à 25€ - menus  du jour **3 plats 20 à 30 € selon famille de menus ** - menu gourmand 33 à 35€ - menu enfant 10€,  ** menu Garrigues en semaine  et Menu Terroir le WE et jours fériés   

Réduction à partir de 15 personnes et café offert sur menu terroir 3 plats  
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Pour les groupes de moins de 25 personnes :  
 
Possibilité tous les jours selon accords préalables midi ou soir Nous nous adaptons au mieux à vos dates, et vous proposons trois familles de menus et une formule rapide : Tarifs dégressifs selon le nombre   - Menus Garrigues (23 à 20€)     avec boisson  autour de 25€  - Menus Terroirs (29  à 25€) avec boisson autour de 30-35€  - Menus Gourmands (35 à 30€) - Menu enfant 10€.
 
** menu Garrigues en semaine  et Menu Terroir le WE et jours fériés. Réduction à partir de 15 personnes : café offert sur menu terroir 3 plats. 
 
Pour les Groupes de plus de 25 personnes   Voir horaires d’ouverture au public et ou accords spécifiques
 
Et pour les Groupes >50 personnes, Formule champêtre rapide  (forfait 20€)  Tarifs dégressifs en fonction du nombre.
 
 
ANIMATIONS :
 
Visite commentée du jardin médiéval, Ateliers de dégustations de vins et de plantes « senteurs – saveurs » Apéritifs champêtres  Dégustation ou apéritifs à l’auberge et ou dans l’abbaye …. Apéritif  ou Buffet Prestige dans l’abbaye (location Cloitre et ou réfectoire). 
 
Catalogue des offres et menus, devis  sur demande  (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Contact Laurence d’ALLAINES  
 
Réservations – Salle de restauration : 04 67 78 13 64 Pour les groupes - Bureau : 09 79 72 30 60
 

Suprême Safran

Nous connaissons beaucoup de choses sur le Languedoc Roussillon, ses plages, son terroir, son vin et surtout son soleil... Et sur les cultures que l'on trouve autour du Bassin de Thau aussi. Mais certainement pas tout.

Résidant à Poussan, Jorge Fernandes exerce un métier qui sort de l'ordinaire. Savez-vous qu'il cultive l'épice la plus raffinée et la plus précieuse du monde et la seule épice tirée du pistil d'une fleur ? Niché dans la plaine ensoleillé de Villeveyrac, c'est au sein de son exploitation « le clos de la libellule » qu'il cultive la fleur de safran avec passion et enthousiasme.

Sa safranière en conversion à l'agriculture biologique (bio en Mai 2017) bénéficie d'un cadre d'exception, au cœur d'un espace classé Zone naturelle. Et son choix de vie est né avec une conviction : "l'agriculture doit rester humaine, en symbiose avec la nature. Cela n'empêche pas d'aimer les belles et bonnes choses. Nous avons fait ce choix. Fortement prisée pour de nombreuses spécialités culinaires, le safran est utilisé depuis la nuit des temps."


 


"Il provient du Crocus Sativus Linnaeus, un bulbe originaire du Moyen-Orient.Cultivé en France dès le moyen-âge, puis peu à peu abandonnée, j’ai donc décidé de relancer sa production pour faire redécouvrir les merveilleuses propriétés gustatives de cette fleur si rare."La récolte du « Suprême Safran » certifié ISO 3632 depuis 3 ans est totalement réalisée à la main, contrairement à de nombreux épices importées ou produites en France sans mention particulière.

Car Jorge sait très bien que l'on récolte ce que l'on sème. Il contribue aussi à la protection de l'environnement en prohibant totalement l'utilisation de pesticides de synthèse ou d'insecticides et sa parcelle est cultivée sans engrais chimiques. Son secret pour obtenir de belles fleurs de safran : "du compost, du compost et encore du compost (il allège notre terre argileuse)... de la consoude de Russie séchée qu'il fait aussi pousser et de la cendre de bois pour la potasse." Sans oublier le lombricompost qui reste un des meilleurs compléments minéral, très riche en oligo-éléments. Un métier vraiment particulier qui passionne Jorge. Car après avoir cultivé, il faut récolter et élaborer des produits. Et enfin les commercialiser

Le safran qui est une plante médicinale ancestrale aurait de nombreuses vertus : avant d'être une épice, le safran a d'abord été utilisé de tout temps comme teinture, en parfumerie, dans la magie, dans les enluminures des manuscrits... Mais de tout temps, à travers le monde, les fleurs de crocus sativus ont fasciné les médecins et apothicaires qui leur trouvèrent nombres d'applications thérapeutiques plus ou moins réelles par leurs propriétés décongestionnantes, antispasmodiques, anticonvulsives, antalgiques, expectorantes, sédatives ou encore antidépressives.

Si le cœur vous en dit, Jorge propose ses produits en vente directe à la ferme, sur les marchés et dans des épiceries fines et en ligne mais vous pouvez aussi le retrouver sur le marché artisanal et de producteurs. Pour en savoir plus : www.myhomefarmer.com

Le chocolat était en fête à la MJC

Ce mercredi après-midi, de 14 h 30 à 16 h 30, les jeunes adhérents de la MJC étaient invités à participer à un atelier chocolat animé par Monsieur Jeanson, pâtissier à Poussan. Plus de 20 enfants motivés et concentrés pour découvrir comment l’on doit s’y prendre pour utiliser du chocolat afin de réaliser de petits éléments.

Les volontaires étaient attentifs et écoutaient tout ce que précisait Mr Jeanson sur ce fameux chocolat qui d’après Wikipédia est un terme d’origine mésoaméricaine, un aliment sucré produit à partir de la fève de cacao. Celle-ci est fermentée, torréfiée, broyée jusqu’à former une pâte de cacao liquide dont on extrait la matière grasse appelée beurre de cacao.

Le chocolat est constitué du mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre ; on y ajoute éventuellement des épices, comme la vanille, ou des matières grasses végétales.

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Consommé initialement sous forme de xocoatl (boisson épicée) au Mexique et en Amérique centrale, le chocolat se démocratise avec la révolution industrielle.

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Au XXIe siècle, il est consommé sous forme solide (chocolat noir ou au lait) ou liquide (chocolat chaud). Le chocolat se retrouve dans de nombreux desserts tels que les confiseries, biscuits, gâteaux, glaces, tartes, boissons. Offrir du chocolat, moulé de différentes manières, est devenu traditionnel lors de certaines festivités : œufs, lapins, poules et cloches à Pâques.

Il faut savoir que Le chocolat noir un stimulant : le cacao contient des substances qui augmentent la sécrétion d’adrénaline, et favorise le fonctionnement du cerveau et la circulation sanguine. Par ailleurs, il contient de la vitamine E, et est aussi riche en magnésium et en fer.

Le chocolat blanc et au lait ne contiennent pas assez de cacao pour apporter des quantités significatives de vitamines et minéraux.

Le chocolat est produit à partir de la fève de l’arbre appelé cacaoyer. On en trouve différentes espèces réparties dans les régions chaudes du monde. Sa culture est assez exigeante et le fruit produit, appelé cabosse, est récolté deux fois par an lorsqu’il est à maturité.

Juste après la récolte, la cabosse est fendue avec une machette et vidée de ses fèves et de sa pulpe, le plus souvent à quelques mètres du lieu de récolte. Les fèves sont égrainées de l’axe central, triées, placées dans des bacs et recouvertes de feuilles de bananier. D’autres plantations laissent les graines en tas ou utilisent des paniers suivant les moyens qu’elles ont. La température varie de 40 °C à 50 °. On les laisse reposer environ une semaine en les brassant régulièrement.

Trois fermentations vont débarrasser les fèves de leur pulpe, réduire le goût amer en acidifiant le milieu, solubiliser la matière grasse formant un film autour de la phase hydrosoluble.  À ce stade, elles contiennent encore 60 % d’humidité qu’il faut réduire à 7 % pour assurer une conservation et un transport optimaux. Les fèves sont alors séchées au soleil (séchage naturel) ou dans des séchoirs pendant 15 jours.

Comme pour le café, les fèves sont torréfiées afin d’augmenter leur arôme. Cette phase se déroule après nettoyage des graines dans un torréfacteur. Les fèves sont cuites à cœur avec leur coque puis elles sont décortiquées.

Elles sont ensuite broyées à l’aide d’une meule et transformées en éclats, que l’on appelle nibs ou grué.

La torréfaction dure en général 40 minutes à 140 °C.

Mais elle diffère suivant les variétés et les arômes que l’on désire obtenir.Les grains de cacao sont broyés grossièrement (étape du décorticage séparant les cotylédons des coques et germes par un système de ventilation et de vibration) puis plus finement à chaud (50 à 60 °C) pour fondre et obtenir une pâte visqueuse malaxée : la masse de cacao (en). Chauffée à 100-110 °C, cette pâte devient liquide : c’est la liqueur de cacao. Le beurre de cacao est séparé de cette liqueur par pression (les résidus solides de ce broyage, les tourteaux, donnent par pulvérisation le cacao en poudre). Cette étape se déroule dans une broyeuse hydraulique constituée de plusieurs cylindres de plus en plus serrés et permettant d’affiner le broyage. Cet affinage permet de réduire la fève en grains très fins (18 μm56) non décelables sur le palais de la bouche.

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Les étapes précédentes ont permis d’obtenir une masse de cacao à laquelle on va ajouter différents ingrédients suivant le chocolat que l’on désire. Le chocolat noir est fabriqué en mélangeant beurre de cacao pour le fondant, cacao solide – également nommé « tourteau » – pour le goût, et sucre. Plus il y aura de sucre, moins le pourcentage de cacao sera élevé. Du lait en poudre est ajouté si on désire du chocolat au lait. Pour obtenir du chocolat noir, on ajoute à la pâte de cacao du sucre et éventuellement du beurre de cacao pour le fondant (ou une autre graisse végétale).
Pour obtenir du chocolat au lait, on ajoute à la pâte de cacao du beurre de cacao (ou une autre graisse végétale), du lait en poudre et du sucre.
    Pour obtenir du chocolat blanc, on ne garde que le beurre de cacao, et on ajoute du lait en poudre et du sucre. Pour tous les chocolats, on ajoute souvent des arômes ou épices : très fréquemment de la vanille, mais aussi d’autres épices.

chocoEt si l’on veut faire fondre du chocolat noir, il faut le porter à 36 °C, mais souvent on le chauffe à une plus haute température pour aller plus vite car c’est un mauvais conducteur de chaleur.

Afin de réaliser des poules, des petits poissons, des œufs, des bonbons au chocolat et même de travailler avec de la pâte d’amande, Monsieur Jeanson montrait comment rendre le chocolat liquide en utilisant une machine qui chauffe et refroidit le chocolat en respectant les courbes de cristallisation, une tempéreuse qui le mélange en permanence et le maintient à la bonne température pendant toute la durée du travail.

Il allait expliquer ensuite comment s’en servir pour de multiples réalisations.

Mais avec le chocolat les spécialistes utilisent aussi différents outils comme des décapeurs thermiques, des petits marteaux ou encore des pistolets à peinture et des spatules de différentes tailles.

Il faut savoir se débrouiller pour innover et être opérationnel à tous les niveaux car pour le week-end de Pâques Mr Jeanson a travaillé plus de 80 kg de chocolat.

Ce mercredi après-midi, l’on restait plus classique. Après un « cours » concernant le travail de la couverture (chocolat) l’atelier a commencé ; Chacun des quinze enfants, après avoir observé le pâtissier, a pu remplir des moules avec une poche adaptée.

Mais ils n’en sont pas restés là puisque chacun a pu comprendre ainsi comment l’on peut réaliser des éléments de toutes sortes, des pralinés, des sucettes, des chocolats de Noël, réaliser des dessins…

L’un des moments magiques fut celui de l’assemblage des 1/2 œufs moulés dans des plaques préalablement remplies.

Avec la dégustation qui s’en suivait tous les sens étaient en éveil pour le plus grand bonheur de tous ces pâtissiers en herbe. Un grand succès.

Découvrez le Nutriscope

Il s’appelle Jérémy MENET, a 26 ans et a fait 6 ans d’études dans la nutrition, dont un diplôme de diététicien-nutritionniste en 2 ans, puis une licence et un master en nutrition-santé. Il a créé le Nutriscope qui est un média dont le but est de rendre la nutrition-santé accessible au plus grand nombre.

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Il vous donne des informations et conseils les plus pratiques et clairs possibles, de la vulgarisation scientifique et du blogging présentant des solutions simples pour équilibrer son alimentation, en incluant des partenaires dont Mon Assiette Locale fait désormais partie.

L’objectif est d’éduquer à une alimentation équilibrée, naturelle, gourmande et accessible.

Pour découvrir le Nutriscope : http://monassiettelocale-leblog.fr/notre-partenaire-sante-le-nutriscope.html

Bientôt une nouvelle enseigne gourmande dans le corner gastronomique de Sète.

Le maître chocolatier roannais François Pralus a choisi l'Hérault pour installer sa première boutique dans le Sud de la France! Les travaux ont démarré voici deux semaines, on s'active pour être prêts le 17 mars et présenter, outre les gourmandises chocolatées Pralus, la fameuse Praluline, cette brioche aux pralines roses qui fait courir les gourmands de Roanne à Paris en passant par Lyon ou Dijon.

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Tous les jours, la rue Paul Valéry va embaumer d'une douce odeur sucrée... François Pralus sera présent à Sète dès le 15 mars. "C’est en 1948 qu’Auguste Pralus ouvre sa pâtisserie à Roanne, dans le département de la Loire. Dès ses débuts, il conçoit et réalise des produits de haute qualité qui lui vaudront en 1955 la première d’une longue série de récompenses : le titre de Meilleur Ouvrier de France (M.O.F.).

Il crée la Praluline à cette époque

. Cette brioche aux pralines roses le rendra célèbre en France comme à l’étranger. En 1988, Auguste confie à son fils François la mission de perpétuer la tradition d’une Maison dont la renommée, notamment grâce à la Praluline, ne cesse de croître. Après son apprentissage auprès de son père et un tour de France des grands de la pâtisserie, dont Lenôtre à Paris et Bernachon à Lyon, où il découvre le travail du cacao, François décide de créer un laboratoire entièrement dédié au chocolat à Roanne. Aujourd’hui, François Pralus et l’un des trois derniers maîtres chocolatiers français à fabriquer artisanalement son propre chocolat, directement à partir des fèves de cacao.

Il produit une vingtaine de crus pure origine. La Maison Pralus exporte depuis 2003 ses chocolats dans le monde entier, principalement aux Etats-Unis, au Japon et dans toute l’Europe. Au fil des années, François Pralus a ouvert seize points de vente en France. Les premiers autour de Roanne, puis à Lyon, à Paris... Les dernières boutiques ont été inaugurées entre 2017 et 2018 à Lyon Saint-Jean, Saint-Etienne, Dijon, Clermont-Ferrand, Paris VIe et Paris IIe.

“Aujourd’hui, près de 150 tonnes de chocolat sont fabriquées chaque année à la manufacture de Roanne. Un peu à l’étroit dans cet ancien bâtiment textile, une extension vient d’être réalisée pour permettre à la quarantaine d’employés d’assurer la production et l’expédition. Ici, François Pralus produit son propre chocolat de couverture. Il reste l’un des trois artisans chocolatier français travaillant “bean to bar”, c’est-à-dire de la fève de cacao à la tablette. La Manufacture de Roanne produit également les bonbons de chocolat, les tablettes, les pralines, les macarons et la pâtisserie pour les quatre boutiques situées autour de Roanne".

L’entreprise compte aujourd’hui sur une équipe dynamique de 120 personnes pour assurer la fabrication, l’expédition, l’administration et la vente en boutiques des produits Pralus.  Les employés de la Manufacture peuvent profiter du jardin aménagé au printemps 2017 derrière les bâtiments. Outre des espaces de repos, un potager de 1800 mètres carrés leur fournit légumes et fruits de saison.

La confrérie représente avec brio les spécialités du terroir bessanais

 

Les membres de la confrérie « La croustade et le Rosé de Bessan », association créée pour mettre à l’honneur les deux spécialités locales , le vin rosé et la croustade à la noix, ont tenu leur assemblée générale annuelle autour de leur président et grand maistre Gaby Tissot.

Les différents rapports ont été adoptés, rappelant l’ensemble des déplacements. L’année 2017 s’est avérée particulièrement active et dynamique puisque les confrères ont participé à 25 rendez-vous contre 17 l’année précédente. Parallèlement, Jean-Claude Laurent a représenté le groupe à 35 chapitres extérieurs, dont certains à l’étranger. Les chapitres des confréries amies restent des moments privilégiés tout au long de l’année, ainsi que Vinocap, la procession du 15 août, ou le fameux déplacement à Bessans, facilitant les premiers contacts avec cette ville jumelle de Savoie.

La présentation détaillée des actions a été effectuée, dont le bilan du 17e chapitre annuel organisé en octobre dernier et réunissant 30 confréries, représentées par 145 confrères et consœurs. Les projets 2018 ont clôturé les échanges.

On peut noter la reélection des membres du bureau et les féliciter : Gaby Tissot, grand maistre ; Jean-Paul Salvy, secrétaire, et Joëlle Trémège, trésorière.

Le Bessanais Rémy Mouls, un chef-pâtissier hors pair

Rémy Mouls, chef pâtissier de « L’Atelier Nomade », un traiteur d’exception situé à Ceyras (Hérault), a participé au concours international des Pâtissiers dans le Monde, uniquement réservé aux professionnels.

Après les présélections, Rémy Mouls, retenu parmi les dix meilleurs dossiers, a pu disputer la finale qui se déroulait à Tarbes, au lycée des métiers Lautréamont, qui mettait durant l’épreuve ses locaux et le gros matériel à disposition des candidats, ainsi qu’un commis du lycée qui lui apportait une aide et le dirigeait à travers le laboratoire. Dans un temps déterminé, Rémy devait décliner son dessert en deux entremets de huit personnes et six petits gâteaux individuels positionnés sur un présentoir en sucre ou chocolat, au choix.

Ce premier concours officiel a permis au prometteur jeune pâtissier de se familiariser avec ce type d’épreuves et de rencontrer des « pointures » de la pâtisserie, tel Yves Thuries, Meilleur Ouvrier de France pâtissier et glacier. Une belle expérience pour Rémy qui remporte la 6e place avec sa superbe création « Mo’Xito », alliance subtile de citron vert, menthe et framboises. Il peut être très fier de sa prestation.