Gastronomie

Douces soirées au caveau de Beauvignac

Au Caveau de Beauvignac à Mèze la période estivale est synonyme de soirées Jazz qui connaissent un énorme succès. Elles continuent d'enchanter les amateurs de bonne musique et de bons vins, dans un lieu aménagé pour le plus grand confort du public.

Programmés par Geneviève Rière, férue en culture et arts vivants, ces jeudis donnent à des artistes issus de la scène jazz régionale l'occasion de donner libre cours à leurs talents.beauDSC_0047 (3)

Avec des musiques délicieusement jazzy vous pouvez partager une gamme de vins typiques et rafraîchissants, des tapas cuisinées avec passion et les produits issus du savoir-faire des traiteurs locaux.

Ce jeudi 27 juillet Le Caveau De Beauvignac accueillait La Gitana Tropical qui vient d’enregistrer son premier EP «Mestiza » en auto-production à « La Face B » à Toulouse avec des compositions originales où se mélangent les rythmes des Caraïbes et des Antilles tels que La Guajira et le « Son » cubain, le « Mass », le Gwoka , la biguine de la Guadeloupe, le «Bélé» de la Martinique, sans oublier la racine afro-cubaine et le jazz.

Dans cet album, ont participé d’excellents musiciens tels que : Laurent Lalsingué, Ralph Lavital, Tori Arenate et Cyprien Zeni et LeÏla Cissé… Les interprètes : Irina GONZALEZ qui a accompagné en concert de nombreux artistes dont Silvio Rodrigues, Pablo Milanes, Sunny ADROIT, jeune musicien qui a déjà un bagage solide et prometteur et a multiplié rapidement les expériences professionnelles jusqu’à se voir proposer une collaboration avec André Ceccarelli autour de rencontres entre jazzmens expérimentés et jeunes talents et Yoan DANIER, qui dès l’âge de 9 ans, intègre les cours particuliers de Mr Pascal Latour afin d’apprendre les bases rythmiques et la technique de la batterie. Aujourd’hui, Yoann est basé sur Toulouse et a intégré l’école de batterie Dante Agostini afin de perfectionner sa technique et d’élargir son vocabulaire musical. Une soirée jazzy toute en douceur, en se laissant porter par la belle voix d'Irina et des rythmes variés qui invitaient au voyage.

Avec modération, venaient s'y associer les divins nectars élaborés par la famille des vins de Beauvignac, du Picpoul au Cabernet-Sauvignon sans oublier tous ceux qui compsent la belle gamme au Caveau de Beauvignac....

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Et cela continue les jeudis 3, 10, 17, 24 et 31 août 2017.

Jeudi 3 août : MY JOSEPHINE : Bett Betty et John Owens naviguent dans le répertoire des racines américaines : du blues du delta au jazz de la tradition New-Orleans, des gospels aux chansons folk traditionnelles.

Jeudi 10 août : EDITH CALAS PROJECT : Edith, une voix chaleureuse et profonde au service d’une musique généreuse, accompagnée par l’accordéon complice de Guilhem Verger et la contrebasse experte de Romain Delorme.

Tél : 04 67 43 80 48 - Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

"La cuisine de ma mère" par Michel Adgé.

Conférence sur des recettes locales dans le petit jardin de la "salle du Chapitre" à Agde.

Drapeau du Royaume-Unienglish version : follow this link




 

Cette soirée, intitulée justement « Voix au Chapitre », était organisée dans le cadre de la valorisation du patrimoine agathois par l'association UBIK ART en collaboration avec la Mission Patrimoine d'Agde. Le cuisinier invité ce soir là était Michel Adgé, jadis professeur de physique, un chercheur passionné (et passionnant) qui aime et défend le patrimoine agathois dans son ensemble (du Canal du Midi sur lequel il a écrit une thèse soutenue en 2011 en passant par la faune et la flore d'Agde et de sa région et sur bien d'autres thèmes encore). Il est aussi le président de l’Escolo daï Sarret (association fondatrice du Musée Agathois Jules Baudou) et il est aussi Chevalier des Arts et Lettres.
C'est en présence du Maire d'Agde, Mr Gilles D'Ettore, de Mme Yvonne Keller, adjointe au maire chargée de la culture et de Mme Christine Antoine, conseillère municipale déléguée au Patrimoine et des 33 invités que s'est déroulée cette magistrale démonstration.

Le thème de la soirée consistait à parler du patrimoine agathois et à montrer deux recettes. Tout d'abord la façon de cuire les pois chiches " afin que ça ne soit pas pour jouer aux billes" et aussi la façon de monter un oeuf sans utiliser de la moutarde car "ici il n'y a que les gâte-sauces qui croient obligatoire de monter un œuf avec de la moutarde.... ".
"Je veux aller à l'encontre de certaines idées reçues et en particulier de ce langage qui est juste bon pour les colonisateurs qui viennent de la moitié nord de la France.... Jadis la population agathoise était d'origine exogène mais les gens qui sont venus à Agde se sont fondus dans cette population en prenant les façons de parler, les coutumes agathoises, tandis que maintenant les agathois sont laminés".
"Notre langage est devenu un langage de nègre et il va disparaître. Et en étant optimiste nous sommes encore peu nombreux, environ dix, à savoir nous exprimer en parler agathois. Et dans une génération, c'est fini, c'est disparu.... ".
D'où les tentatives entreprises par L'escolo daï Sarret, dont Michel Adgé est le président, pour sauver ce langage, pour que "dans 50 ans, dans 200 ans, si un japonais ou un turc a la curiosité intellectuelle de savoir comment on parlait à Agde, comment on cuisinait à Agde, qu'il trouve les documents pour cela ".
Tout en épluchant consciencieusement les pommes de terre et l'aïl Michel Adgé continua à développer sa façon de voir la vie tout en se mettant lui-même en cause, de façon ironique.
"Je veux me référer à un livre écrit en 1970, « Le principe de Peter », que l'on peut résumer ainsi : chaque individu tâche de s'élever jusqu'à son niveau d'incompétence.... alors, voilà pourquoi ce soir je donne une conférence sur la cuisine agathoise.... ". Ce qui eut pour effet de faire rire toute l'assistance ainsi que lui-même.
"J'ai vécu toute ma vie au milieu des femmes qui étaient toutes d'excellentes cuisinières. Toute ma vie je me suis fait nourrir sans songer à m'intéresser à ce qui se passait ailleurs que dans mon assiette.
Et puis il est venu un moment où il m'a fallu prendre le relais et je suppose que je me suis imprégné, peu à peu, de ce qui se passait autour de moi à tel point que ma mère, quand j'ai commencé à faire la cuisine, m'a dit que je la faisais mieux qu'elle. Ce qui était faux, naturellement ".
Tout en surveillant la cuisson des pommes de terre, il nous parla des livres qui lui tiennent à cœur dont celui rédigé avec sa mère, qu'il compte compléter et rééditer, "si mon médecin m'accorde un sursis … de 20 à 25 ans". Les recettes qu'il contient sont des "recettes de petits ménages paysans dont certaines ne coûtent pratiquement rien".
Michel Adgé, pour en revenir au thème de la soirée, parla ensuite de sa façon de cuire les pois chiches. "Les pois chiches ont été cuits durant deux heures avec pour seul petit bémol le manque de clous de girofle. Les trois secrets pour bien réussir cette cuisson, les laisser tremper au moins 24 heures avec du bicarbonate, utiliser de l'eau non minéralisée et surtout ne jamais couper l'ébullition".
Michel Adgé y ajoute une feuille de laurier, des gousses d'aïl alors que sa mère, quant à elle, y mettait une tête d'aïl entière. Vint ensuite l'explication sur sa recette à base de baudroie qui sera cuite avec des pommes de terre, de l'aïl, des oignons et dans lequel on incorporera l'aïoli.
Le public très attentif suivait des yeux, avec envie, toutes ces préparations et il a pu ensuite se délecter en goûtant à ces plats agathois.

Jean-Marc Roger.

Les 20 ans de la Belle Epoque

zzzzzDSC_0024 (5)Depuis plus de vingt ans le magasin Carrefour de Balaruc et la Belle Epoque de Gaston Bentata, le créateur des zézettes de Sète, sont partenaires et 20 ans, c'est justement l'âge de la Belle Epoque. C'était donc une évidence : après avoir fêté la journée « Mondiale » de la Zézette l'anniversaire de l'entreprise nene pouvait se dérouler que dans le magasin Carrefour de Balaruc.

Le directeur de l'établissement, est heureux que ce partenariat perdure dans le temps.
« Nous, notre vœu le plus cher c'est de travailler le plus possible avec des petits producteurs locaux aussi bien avec des produits frais qu'avec des biscuits comme la « Zézette de Sète ». Nous avons toujours été aux côtés de Gaston Bentata pour mettre en avant ses nouveaux produits et c'est avec un très grand plaisir que nous faisons à chaque fois des animations avec « La Belle Epoque ». Comme quoi, en grande distribution, on peut travailler longtemps avec des petits producteurs locaux ».

En essayant de rester proche des producteurs régionaux, Carrefour Balaruc a donc mis à l'honneur le traditionnel biscuit sétois, à l'entrée de l'hypermarché.

« La Belle Epoque » a ainsi pu proposer des dégustations des produits de l'entreprise familiale, la nouvelle gamme de Kémias (toute une gamme de biscuits salés comme ceux à l'Anchois, au Roquefort, au Kumin.....) pour l'apéritif et celle des gourmandises sucrées dont la zézette fait partie (l'Amandier de Bouzigues, l'Anis des Garrigues, les Figounettes de Mèze, les Pierres Blanches de Sète, ....). Ce fut une découverte pour certains ou une redécouverte pour d'autres. Et elle peut annoncer la naissane d'une petite dernière, la Framboisette.
Fiers de leurs produits, les membres de la famille "Belle Epoque", présents sur le stand, ont tenu à rencontrer le public durant ce 26 juillet gourmand. Une bonne journée  de communication pour un bel anniversaire, tout en convivialité.

 

Le restaurant de l'hôtel Port Marine, à Sète, innove

Le restaurant de l'hôtel Port Marine, à Sète, innove en devenant le premier établissement Les Halles Solanid en franchise.

Manger bon et manger sain, se faire plaisir à petit prix avec des ingrédients choisis pour leurs valeurs gustatives et nutritionnelles, c'est le pari des Halles Solanid.solanidCapture Quand deux amis, chefs d’entreprise, ont en commun une énergie et des valeurs, un nouveau projet ne tarde pas à naître. Xavier Lormand, directeur général du groupe hôtelier Roussillhotel (10 établissements en Languedoc-Roussillon et à Marrakech) avait envie de propulser le restaurant de l’hôtel Port Marine dans une nouvelle ère et de dynamiser le lieu avec un nouveau concept, une approche moderne et positive de la restauration.SALCapture

"Yann Desplan, Président du groupe Fontalvie, spécialiste de l’innovation santé et créateur notamment des concepts Cliniques du Souffle et R-Révolution Santé, vient de lancer une franchise de restauration, Les Halles Solanid, dédiée à une cuisine authentique, gourmande et totalement orientée vers la santé et le bien-être. A ce projet se greffe bientôt Guillaume Jorda, ami d’enfance de Xavier Lormand et Yann Desplan, qui se verra confier la décoration et l’aménagement intérieur du restaurant. Décorateur autodidacte, Guillaume Jorda va donner une âme à ce lieu en utilisant le fer et le bois, ses matières de prédilection."

En toute logique, le restaurant de l’hôtel Port Marine prend son envol et devient le premier établissement Les Halles Solanid en franchise à s’implanter dans un hôtel après trois ouvertures en propre. Les Halles Solanid : le concept d’alimentation santé L’alimentation est l’un des piliers fondateurs de la bonne santé, trop souvent négligé, soit par méconnaissance, soit par souci d’économie ou de rentabilité.

Or, il est possible de manger et se faire plaisir à petit prix en proposant des plats où chaque ingrédient est choisi pour ses vertus gustatives et nutritionnelles : élimination des mauvaises graisses et des sucres inutiles, utilisation d’épices et d’aromates comme substitut au sel, remise au goût du jour des protéines végétales (céréales, légumineuses…), mise en valeur des fruits et légumes de saison. Toutes les recettes des Halles Solanid sont conçues par les équipes de cuisine et de diététique sous le contrôle du Docteur Dominique Bourgoin, micronutritionniste, Directeur médical et scientifique au sein des Halles Solanid. Roussillhotel, un groupe « bien dans son corps » La famille Lormand, toutes générations confondues, est une famille de sportifs. Elle a toujours été soucieuse d’associer le bien-être et la forme à des vacances détente. solanid2Capture Les établissements thalasso-spa du groupe s’adossent à des professionnels de santé pour la mise en place de leurs protocoles. Les restaurants et leurs chefs sont toujours soucieux de « cuisiner les saisons », de privilégier les producteurs locaux et les filières courtes pour que les saveurs soient aussi généreuses que bienfaitrices.

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La démarche des Halles Solanid s’accordent donc parfaitement à celle de Roussillhotel. Un lieu ouvert à tous, un cadre, un esprit Pour un déjeuner sur le pouce ou une pause gourmande, Les Halles Solanid offrent un bel espace de détente accueillant, où il est facile d’échanger et passer un moment agréable.

Résidents à l’hôtel ou touristes de passage apprécieront de déjeuner à Sète ou de choisir des plats à emporter pour une balade dans la région ou un pique-nique sur la plage.

Un engagement Labels - Bleu blanc cœur - Agriculture biologique - Agriculture raisonnée L’engagement responsable ne s’arrête pas dans l’assiette. Tous les emballages utilisés sont biodégradables et fabriqués à base de matières organiques sans perturbateurs endocriniens. L’établissement utilise des éclairages basse consommation et le tri des déchets est systématique.

  • Les autres établissements Les Halles Solanid
  • - Lodève - Port Marianne (Montpellier)
  • - Odysseum (Montpellier)
  • - Décathlon Odysseum (Montpellier)

Les Halles Solanid à Sète - 30 promenade Jean-Baptiste Marty à Sète : https://www.facebook.com/leshallessolanid

Tél : 04 67 74 92 34

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- Menus de 12,90€ à 15,90€ (entrée, plat, dessert) - A la carte, plats à 9,90€ salades à 6,90€ - Boissons fraîches, boissons chaudes, formules goûter - La carte se renouvelle toutes les semaines. 

Les préceptes des Halles Solanid : une autre alimentation est possible ! L’alimentation santé repose sur 5 piliers principaux, faciles à comprendre et simples à mettre en place sans pour autant malmener le porte-monnaie : http://fr.hotel-port-marine.com/restaurant.html

4ème édition du rosé qui fait des Vagues

Dasse Rosé Marseillan vers le 10 juilletCapture4ème édition jeudi 27 juillet à partir de 18h30 Les vignerons des Côtes de Thau s’unissent à nouveau pour la grande soirée de dégustation de vins rosés sur le port de Marseillan Ville - Rive gauche !

Le syndicat de l’IGP des Côtes de Thau et neuf de ses caves et domaines se regroupent pour faire déguster leurs rosés dans une ambiance festive et musicale avec le groupe La Nouvelle Collection, à partir de 18h30 sur le port de Marseillan.

Pour les plus gourmands : vous découvrirez le food truck Ziinco, et dégusterez les célèbres tielles Dassé. L’occasion de faire découvrir les vins rosés des Côtes de Thau qui expriment une véritable singularité liée à leur terroir et leur climat.

De par leur proximité avec l’étang de Thau et les effets de l’iode dans l’atmosphère, les saveurs sont à la fois toniques, veloutées et fraîches.

Des robes claires, des vins aromatiques et séduisants. 

Evénement ouvert au grand public

Les Tielles Dassé aux Estivales 2017

De tielle en fils, à Sète. Tielle

Dès 1937, leur grand-mère maternelle Adrienne VIRDUCI est la première à fabriquer et à commercialiser la TIELLE à SETE .D'origine Italienne, la recette de la Tielle transmise depuis quatre générations est dans la famille DASSE l'héritage d'un savoir-faire, une authenticité pour la satisfaction des clients.

Les Tielles Dassé seront présentes aux Estivales :

Le jeudi 6 juillet à Balaruc les Bains
Le jeudi 13 juillet à Sète
Le jeudi 20 juillet à Mèze
Le jeudi 27 juillet à Vic la Gardiole
Le jeudi 3 août à Sète
le jeudi 10 août à Frontignan.

Bientôt l'ouverture de la Maison Jeanine Dassé à Montpellier

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De tielle en fils, à Sète.

Dès 1937, leur grand-mère maternelle Adrienne VIRDUCI est la première à fabriquer et à commercialiser la TIELLE à SETE .

D’origine Italienne, la recette de la TIELLE transmise depuis trois générations est dans la famille DASSÉ l’héritage d’un savoir-faire. "Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIXème siècle. Car, à cette époque-là, pour éviter que leur pizza ne sèche trop vite, après avoir observé les soldats espagnols, les italiens copiant leurs envahisseurs espagnols de l'époque, eurent l'idée de les recouvrir. Pour des raisons pratiques la pizza recouverte ainsi obtenue ne fut plus cuite directement sur sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"... Qui de nos jour avec une forme générale rectangulaire ou ronde et des bas cotés sont en métal revêtu d'anti-adhésif soit en porcelaine ou en poterie, vitrés à l' intérieur. C'est ainsi que naquit la tielle..."

Une authenticité pour la satisfaction des clients. Bien entendu, la recette de la Tielle Dassé demeure un secret.

Seules des indications de base sur les produits qui sont élaborés, dans le plus grand respect des traditions...

Fête de l'anguille

 

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Une belle affluence pour cette 2ème édition de la fête de l'anguille, place du 14 juillet en ce samedi 15 octobre sous un soleil radieux. Ce retour de l'astre lumineux après les journées de pluies et d'intempéries de la semaine avaient incité les gens à sortir et venir déguster ou acquérir pour le déguster chez soi, ce poisson assez  méconnu, pas souvent à la carte des restaurants ni même sur les étals  des marchés, qui est un produit de la petite pêche traditionnelle.
De longues files d'attente pour les amateurs et autour également du stand d'oignons frits qui avaient déjà connu un vif succès lors des Estivales.
Les verres sérigraphiés achetés au stand de Thau-Agglo permettaient une dégustation de 1 ou 3 vins au tarif de 2 ou 5€.
A 12h 30 le maire Yves Michel accompagné d'élus de l'Agglo, du département et du Conseil Municipal interrogé par l'animateur a précisé que cette manifestation avait pour but de revaloriser  et faire connaître certes ce poisson qui n'est tout comme l'oursin pas des plus vendus, mais également les produits de notre terroir. Les vins, les huîtres, la tielle ainsi que des charcuteries et même les excellents produits du chocolatier du crû Emmanuel Servant figuraient sur les stands de cette journée  certes gastronomique mais ayant aussi pour finalité  surtout de porter à la connaissance  des visiteurs ce métier de la petite pêche traditionnelle et de les  sensibiliser  à la protection de notre territoire et des ressources en eau.
Une calèche, d'ailleurs ,emmenait les gens jusqu'au port où l'on pouvait embarquer sur l'étoile de Thau pour une découverte sur l'étang de cette profession.
Un stand lui était consacré, et l'association " Marseillan d'hier et d'Aujourd'hui" avec ses clichés et ses livrets permettait également de se familiariser avec ce métier de tradition.
Mme Azaïs-Negri, conseillère départementale, Prud'homme de l'Etang qui pratique cette pêche a expliqué que l'anguille est un poisson protégé soumis à une réglementation européenne.
Avant de clore son discours, le maire Yves Michel a présenté les 2 représentants du Maroc M.M'Hamed Afkir Président de la commune de Nihit et M.M'Hamed Ennafai Président des associations qui l'accompagnaient, avec lesquels il venait de signer un contrat de coopération décentralisée dans le cadre d'un programme soutenu par le Conseil Départemental de l'Hérault et l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse et a mis l'accent sur les efforts prodigués par les collectivités pour cette protection et l'impact sur notre environnement particulièrement sensible et souvent rudement frappé lorsqu'on subit des avaries climatiques.

C.Gressier

Championnat du monde de la moule farcie à l'agathoise

Dimanche 28 août à 11h au vieux port -Le cap d'Agde
( à "La cabane du pêcheur"  vers la Capitainerie).

Avec la nouvelle et très sérieuse "Confrérie des farceurs et farceuses de moules et d'encornets" dont le Grand Maître est Antoine Catanzano, assisté de Thierry Dominguez, Patrick Barbance et bien d'autres défenseurs de l'art de vivre agathois,  une opération de réappropriation du patrimoine gastronomique local est lancée, soutenue par la Mission Patrimoine d'Agde.

En effet, quelques recettes purement agathoises ont pris l'appellation inappropriée "à la sétoise", il est temps de rétablir les origines et de rendre à chacun ses recettes. La Confrérie des farceurs et farceuses de moules et d'encornets s''appuie sur l'histoire, sur des archives, sur des témoignages et des études universitaires. L'affaire est d'importance, toutefois il n'est pas question laisser l'humour de coté.
C'est donc dans la bonne humeur et avec l'esprit joueur que les "confrères" taquinent"  leurs amis Sétois avec ce premier championnat du monde des moules farcies à l'agathoise. Le concours est ouvert aux professionnels et aussi aux familles qui pourront ainsi comparer leurs recettes et tours de main.
Avec son soutien, c'est une manière pour la Mission Patrimoine de porter haut ce patrimoine immatériel qu'est la gastronomie et pour les Agathois  le plaisir de se remémorer le savoir faire des anciens. A bientôt devant une assiette de moules pour faire parler les assiettes...

Les moules et les encornets à l'agathoise c'est quelque chose d'exceptionnel ! -  Antoine Catanzano
"On a inventé la moule farcie ! Assez de ces Bitterois et de ces Sétois qui nous piquent tout. - Thierry Dominguez

» pour en savoir plus :

 

La Noisette de Méditerranée à la Ferme Marine de Marseillan.



  


 
 

 Depuis 2010, il y a donc peu de temps, une pêche se développe le long de nos côtes. Il s'agit de la pêche de  "la nasse changeante" (ou Nassarius Mutabilis) un escargot de mer que nos pêcheurs  ont décidé de rebaptiser "noisette de Méditerranée". On trouve ce gastéropode dans des zones sableuses le long du littoral, à peu de profondeur (lire notre article en rubrique pêche)
Sa valeur gastronomique est de plus en plus reconnue comme l'illustre l'événement organisé à Marseillan autour de cette « Noisette de Méditerranée ».

 

Après un passage au  Salon de l'Agriculture de Paris, une présence remarquée au Seafood de Bruxelles, une opération destinée aux médias au Lycée de la Mer de Sète mais aussi sur les « Graulinades » du Grau-du-Roi, ce fut le tour du restaurant gastronomique « La Ferme Marine » d'accueillir cet événement gastronomique.

Sur une initiative de l'OP du Sud (Organisation des Professionnels de la pêche du Grau d'Agde), de la criée du Grau-d'Agde et de « La Ferme Marine », des personnalités locales ainsi que des médias ont été reçus dans les locaux d'Occi-Marée.

 

La « Noisette de Méditerranée » a ainsi pu être dégustée sous trois recettes ; en persillade, à la catalane et en « vol au vent de la Ferme ».

C'est le jeune chef Yohann Dynoski qui officiait aux fourneaux. Un jeune chef arrivé depuis deux ans à la « Ferme Marine » et auparavant passé par l'établissement de Gilles Goujon à l'Auberge du Vieux Puits à Fontjoncouse, une bien belle référence.

Jean-Marc Roger

Histoire de la tielle

par Jean Brunelin (Chef, auteur, photographe et créateur du groupe Facebook "Défendons la cuisine Sétoise et Méditerranéenne")

Non seulement la ville de Séte érige un poulpe sur la place de sa mairie mais elle en perpétue l'emblème à travers une de ses spécialités gastronomiques typiques à savoir LA TIELLE de pouffre... car à Sète, le poulpe a pour nom "pouffre"...

Cette magnifique tourte nous est venue d'Italie dans les bagages des émigrants italiens de GAETA au nord de Naples à la fin du XIX ème siècle. La tielle vient sans conteste de GAETA mais plus précisément de la petite bourgade de pêcheurs de BORGO de GAETE qui sous la domination espagnole au siècle de Charles Quint nourrissait frugalement ses enfants qui tentaient tant bien que mal de résister à l'envahisseur. De la pâte étalée, un peu d'huile, quelques anchois et olives, l'ancêtre de la pizza était l'ordinaire...

Mais les autochtones remarquèrent très vite que la soldatesque ibérique confectionnait à peu prés la même chose avec toutefois un couvercle de pâte par dessus. Cela les amusa certainement mais ils se rendirent compte que cette chose se conservait plus longtemps que leur pizza qui séchait aussitôt. A l'époque ou les réfrigérateurs n'existaient pas, cela avait toute son importance surtout lorsqu'on partait plusieurs jours en mer... Les italiens ont donc copié leurs envahisseurs en recouvrant leur pizza. La technique se perfectionna et par souci pratique on ne mit plus directement la pizza sur la sole du four mais dans un plat de terre cuite appelée "TEGLIA"...et la tielle était née. Si vous allez en Espagne demandez une empanada et vous comprendrez...

À GAETA le tielle se décline de plusieurs façons, selon les propres mots des natifs du lieu, il y a les tielles de la mer, au poulpe, sardines, anchois, crevettes, moules etc... et les tielles "de la terre" à la scarole et aux pignons, aux oeufs et aux courgettes. À Sète, seule la tielle de poulpe connut la célébrité.
Au début de leur installation à Sète, les pécheurs Gaétans faisaient la tielle comme dans leur mère patrie et lorsque les enfants allaient à l'école, la maman mettait souvent une tielle de pouffre dans le cartable fait de morceaux de vieille voile cousue ; aujourd'hui, les anciens racontent qu'à l'école ils se cachaient pour la manger car les petits Sétois mangeaient des croissants du boulanger. La tielle était l'ordinaire des pécheurs installés au quartier haut ou était regroupée la communauté italienne, comparé à l'opulente société Sétoise enrichie par le commerce du vin, c'était un quartier pauvre ou ils vivaient selon leur coutumes et parlaient le napolitain. La majorité de la nourriture était tirée de la pêche que le père ramenait à la maison. Ces pêcheurs ne descendaient que rarement en ville et la belle société Sétoise de l'époque ne connaissait pas la tielle qui était vue comme étant une nourriture de pauvre.

Dans les années 30, Adrienne PAGES née à Agde tenait avec son mari Bruno VIRDUCCI, un Italien du sud, un petit étal de coquillage devant le pont de la civette à l'enseigne de "La Reine des Mers". Ses tartes de pouffres étaient renommées dans le quartier, elle les faisait cuire chez LUBRANO le boulanger de la rue Garenne... Les ménagères Sétoises commencèrent à apprécier la chose et en redemandèrent régulièrement à tel point que le boulanger fut dépassé par les visites d'Adrienne et il fallut trouver une solution. C'est son beau fils, Mimi Cianni qui en 1937 décida d'aller à la foire de Marseille acheter un four adapté qu'on installera au rez de chaussée de la maison. Et l'histoire démarra de là... en confectionnant ce plat de pauvre.

Adrienne ne se doutait pas que débutait l'âge d'or de cette tarte magique ! Adrienne eut de nombreux enfants, elle déménagea ensuite son petit commerce devant le bar de LA MARINE, mais il fallut attendre son jeune fils Achille qui le premier mit en place une petite fabrique artisanale sous les escaliers de la grand rue sur le plan du marché aux poissons.
Dans les années 60, il avait comme ouvrière Sandrine SPOSITO qui fabriqua des tielles pendant 50 ans de sa vie... Cette petite production était vendue à l'étal de coquillages de sa soeur Raymonde qui avait pris la suite de sa mère tout à coté. On peut dire que si c'est à Adrienne VIRDUCCI que l'on doit la diffusion de la tielle dans la société sétoise, c'est à Achille son fils que l'on doit la première fabrication artisanale. Quelques années après, Achille prit une épouse et créa lui aussi son propre étal de coquillages ou il mit ses tielles à la vente. À son tour, sa soeur Raymonde installa un tout petit atelier dans sa cabane de coquillage "La Reine des Mers" ou s'activait son ouvrier David Conesa.

Jusqu'aux années 70, c'étaient les seuls endroits où l'on pouvait trouver des tielles dans la ville de Sète. Ce furent ensuite deux des autres filles d'Adrienne qui se lancèrent dans l'aventure de la tielle. L'une se maria avec un DASSE, et l'autre avec un CIANNI... c'est pour cela qu'aujourd'hui encore vous trouverez les petits enfants et arrières petits enfants aux commandes des fabriques artisanales DASSE, VIRDUCCI et CIANNI...car la tielle de Sète est l'apanage d'une dynastie, celle d'Adrienne et Bruno VIRDUCCI ainsi que de leur descendance qui héritèrent tous de la recette et du savoir faire ...

Jean Brunelin

Acheter des tielles :  Liste des tiellistes Sètois - Cuisiner une tielle :  La recette de la tielle