prospective

Les Américains sur Mars vers 2030

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Mars (source Nasa)

Avec le programme Viking, les américains de la NASA ont été les premiers à poser un engin mobile sur Mars en 1976 [1]. Dans le cadre de ce programme, deux sondes identiques, Viking 1et Viking 2, ont été lancées à un mois d'intervalle. Après s’être placée en orbite autour de la planète, chaque sonde a largué un module qui s’est posé sur le sol en douceur. Ces modules ont ainsi été les premiers à envoyer des images à haute résolution de la surface de Mars. Ils ont également fournis de nombreux éléments concernant la composition de l’atmosphère martienne.

En 1997, la mission Mars Pathfinder a déposé l’astromobile Sojourner sur le sol de Mars. Ce premier engin a parcouru une centaine de mètres et transmis 550 images ainsi que de nombreuses analyses chimiques et géologiques du sol de la planète rouge.

La sonde Mars Global Surveyor mise en orbite autour de mars de 1997 à 2006 a ensuite permis de dresser la première carte topographique de la planète mettant en évidence les différences spectaculaires entre les hémisphères nord et sud. Les images en haute définition transmises à la Terre montrent une planète tourmentée et l’existence de ravines pouvant être associées à la présence d'eau dans le passé. Son spectromètre infrarouge a en effet découvert la présence de zones où abonde l'hématite grise qui pourrait être un indice de la présence d'eau dans le passé. Un magnétisme rémanent est également constaté dans la croute de certaines régions de Mars, vestige d'un champ magnétique qui aurait existé aux premiers temps de la planète.

La sonde Mars Odyssey, est placée en orbite autour de Mars par la NASA en 2001. Elle est toujours en service et a pu mettre en évidence la présence de glace dans le sous-sol martien, dans certains cratères et surtout près des pôles où la couche de glace atteindrait 1 kilomètre d’épaisseur. Son spectromètre a identifié la présence de grandes concentrations d'olivine qui prouvent que la période sèche que connait Mars a débuté il y a très longtemps.

En 2004 la mission Mars Exploration Rover a permis de poser sur le sol martien deux astromobiles jumeaux, Spirit et Opportunity, afin principalement d’évaluer le rôle de l’eau dans l’histoire de la planète et d’identifier d’éventuelles traces de vie ou du moins les conditions qui auraient pu permettre à la vie de se développer.

La mission s’est très vite révélée prometteuse. Opportunity qui est toujours en service a déjà parcouru près de 50 km et a permis de collecter de nombreux indices confirmant la présence d’eau liquide dans le passé de Mars. Les instruments sophistiqués du robot ont pu démontrer que certaines roches analysées avaient été submergées par une mer salée ce qui est un environnement favorable au développement d’une forme de vie. De son coté Spirit a parcouru quelque 8 km entre 2004 et 2010, date à laquelle il est tombé en panne. Il a malgré tout pu identifier lui aussi des traces caractéristiques de l’effet de l’eau sur les roches martiennes mais leur analyse physico-chimique et géologique n’a pas montré de trace de submersion marine.

Aller plus loin : http://futuroscopie.org/index.php/technologie/espace/99-les-americains-sur-mars-vers-2030

La révolution internet ne fait que commencer

La barre des 50% de la population mondiale ayant accès à l’internet a été franchie en 2018. Au rythme actuel, le monde comptera bientôt 5 milliards d’internautes dont 4 milliards seront actifs sur les réseaux sociaux. Le taux de pénétration dépasse déjà 80% en Europe et s’en approche en Amérique.

En Afrique il atteint maintenant les 40% avec la plus forte croissance annuelle du monde grâce à des startups qui font bouger le continent. Ainsi, à Nairobi, loin de la Silicon Valley, une entreprise kenyane du secteur de l’économie sociale et solidaire, Ushahidi[1], développe la BRCK (la « brique » ), petit boitier électronique qui permet avec une seule carte SIM de raccorder 20 appareils à la fois à un réseau 3G, 4G ou Wifi en s’adaptant à l’infrastructure locale.

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A terme le niveau des océans pourrait monter de 6 mètres

 

 Depuis des millions d’années, la Terre connaît des alternances de périodes glaciaires et de périodes interglaciaires avec des variations considérables du niveau des océans.

Ainsi lors de la fin de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20.000 ans, la fonte des calottes continentales et la dilatation de l’eau sous l’effet du réchauffement climatique[1] a entraîné une formidable remontée du niveau des mers de l’ordre de 120 mètres. Au plus fort de ce processus, il y a 14.000 ans, la hausse du niveau marin a pu atteindre 4 à 5 mètres par siècle pendant 400 ans selon une étude réalisée par une équipe scientifique française, étudiant les évolutions des récifs coralliens de Polynésie[2].

Après s’être peu ou prou stabilisé pendant quelques millénaires, le niveau des mers est reparti à la hausse au cours du 19ème siècle avec une nouvelle phase de réchauffement climatique. Le phénomène semble même s’accélérer depuis quelques décennies au point que, dans son dernier rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a revu à la hausse ses prévisions. Il estime à présent que le réchauffement en cours pourrait se traduire par une montée des eaux de 0,5 à 1 mètre d’ici 2100.

En savoir beaucoup plus sur : http://futuroscopie.org/index.php/geopolitique/165-a-terme-le-niveau-des-oceans-pourrait-monter-de-6-metres

L’Europe, de l’Atlantique à l’Oural

Europe de l'Atlantique à l'OuralDans un monde qui se globalise, la religion, la région, la langue apparaissent comme des boucliers à ceux qui sont en quête d’identité.

L’Europe n’échappe pas à ce phénomène. De nombreuses revendications d’autonomie régionale voire d’indépendance se font entendre, jusqu’au cœur même de l’Europe, où Flamands et Wallons sont tout près de faire éclater la Belgique. En Espagne, les autonomistes sont au pouvoir en Catalogne et Basques, Galiciens, Andalous ou encore Aragonais ont par ailleurs déjà obtenu une reconnaissance de leurs spécificités culturelles.

En Italie, pays dont l’unité est récente (1861) la Padanie (Lombardie), la Vénétie, le Frioul, la Sardaigne et dans une moindre mesure la Sicile, ont des revendications spécifiques, les Lapons en Scandinavie veulent un pays à eux, dans le Royaume plutôt désuni du Brexit, les Ecossais et les Gallois se verraient bien un avenir à part de l’Angleterre.

En Frise aux Pays-Bas, en Silésie en Pologne et même en Bavière, en Allemagne, les aspirations à des droits culturels particuliers se font jour. En France, lors des dernières élections régionales, les Corses ont voté majoritairement pour les partis autonomistes et des mouvements identitaires existent en Alsace, en Bretagne et au pays Basque.

Lire la suite sur : http://futuroscopie.org/index.php/geopolitique/74-l-europe-de-l-atlantique-a-l-oural

Toujours plus vite

Ainsi que le notait Gaston Bergé le père de la prospective française, « l'homme a mis des milliers d'années pour passer de la vitesse de sa propre course à celle que peut atteindre un cheval au galop. Il lui a fallu vingt-cinq ou trente siècles pour parvenir à couvrir cent kilomètres dans une heure.

Cinquante ans lui ont suffi pour dépasser la vitesse du son.[1] ». En 1969 Appollo 10 fut le premier engin spatial à pilotage humain à atteindre les 40.000 km/h. Lancée en 1976, la sonde Hélios 2 allait dépasser les 250.000 km/h en pointe. En rubrique espace, vous trouverez certains projets qui nous amènent encore plus loin avec des vitesses prodigieuses.

Aller plus loin : http://futuroscopie.org/index.php/technologie/transports/164-toujours-plus-vite

Une réflexion pour agir collectivement

Futuroscopie.org se propose de collecter les nombreux signaux faibles qui annoncent déjà ce que sera demain et d'analyser les grandes forces qui sont à l’œuvre en ce début de 21ème siècle.

L'objectif n'est cependant pas de prévoir ce que sera l’avenir mais plus modestement d’inciter à la réflexion pour agir collectivement et maitriser notre futur au lieu de le subir. http://futuroscopie.org/index.php

A lire : "L'âge des migrations"

l'âge des migrations

Des migrants fuyant la misère, les persécutions ou le changement climatique : telle est l'image qu'on nous renvoie sans cesse. Mais les migrants sont aussi, de plus en plus, des personnes compétentes et diplômées... L'homme migre depuis son apparition sur Terre - et ça lui a réussi.

Le désir de changer de pays n'a jamais été aussi répandu qu'aujourd'hui. Contrairement aux idées reçues, les murs et les barrières que dressent les nations ne bloquent pas les migrants, mais les sélectionnent. Un nouvel équilibre mondial des compétences se met irrésistiblement en place. A rebours des fantasmes occidentaux contemporains sur l'"invasion" des migrants, Hervé Le Bras nous invite à poser sur les migrations un regard neuf, impartial et salutaire.

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Le temps des grands états

Dans les pays développés les opinions publiques sont conscientes qu’une approche planétaire est nécessaire pour traiter les problèmes globaux comme par exemple le réchauffement climatique, la sécurité ou l’immigration. Elles s’inquiètent néanmoins d’une mondialisation marchande qui profite surtout à une minorité et qui accroit les inégalités.

Elles constatent également que le risque terroriste est toujours là et que le crime organisé des mafias de la drogue prospère par delà les frontières. Elles s’indignent enfin des paradis fiscaux qui profitent aux super-riches. Loin de souhaiter la disparition de l’Etat, les opinions publiques demandent au contraire à l’état de les protéger contre les excès du libéralisme et d’agir pour plus de sécurité et de justice.

Dans ce contexte, les états de grandes dimensions, mieux que les petits pays, peuvent davantage conserver une certaine souveraineté face à la pression externe de la mondialisation.


le monde en 2050 selon Worldmapper
(aires proportionnelles à la population)

» Lire la suite sur : http://futuroscopie.org/index.php/geopolitique

La vie en société

Photoshoot d'Athanase Theatre Company Hayling Island 3

L’égalité des femmes et des hommes s’impose dans tous les domaines et modifie en profondeur l’organisation de la société. Elle a des implications fortes sur nos modes de vie et en particulier sur la famille dont la configuration peut revêtir de multiples formes : famille traditionnelle, recomposée, monoparentale, homoparentale. Sexualité, procréation, parentalité se dissocient.

Des sexualités nouvelles apparaissent y compris avec des robots et la procréation technologiquement assistée, voire planifiée, progresse. Le métissage des populations s’accélère et la plupart des langues disparaissent au profit de quelques langues dominantes dont le français, le mandarin et l’espagnol qui se renforcent face à l’anglais.


Les signes de désaffection pour la religion se multiplient partout y compris pour l’Islam dont le centre de gravité bascule du monde arabe et du Moyen-Orient vers le sud-est asiatique. La spiritualité ne disparaît pas pour autant et se nourrit des aspirations de tolérance et d’échange qui naissent de la société globale. Les villes de demain intègreront les nouvelles technologies et répondront aux défis sociétaux... Les articles de cette section illustrent ces différentes thématiques.

Aller plus loin sur : http://futuroscopie.org/index.php/societe

La mort en option ?

Immortel

En 1950, l’espérance de vie à la naissance était de 37 ans en Afrique et de 42 ans en Asie alors qu’elle était de 64 ans en Europe et de 69 ans en Amérique du Nord. En 2015, l’Afrique avait déjà fait un bond et affichait une espérance de vie à la naissance de 62 ans. Cette même année l’Asie, avec une espérance de vie de 73 ans, avait presque rattrapé l’Occident (78 ans en Europe et 79 ans en Amérique du nord).

Selon les projections des Nations-Unies, d’ici la fin du siècle l’espérance de vie à la naissance se situera entre 80 et 90 ans sur tous les continents. L’espérance de vie de l’homme s’approchera alors de celle… de certains homards qui vivent environ 100 ans grâce à la présence dans cet animal d’un enzyme qui ralenti le processus de vieillissement de l’ADN.

Est-il possible d’aller au-delà ? Des chercheurs le croient. Chez les vertébrés, le requin du Groenland (Somniosus microcephalus) vit 400 ans. Dans le règne animal, il existe même déjà un cas de quasi immortalité : celui de la méduse turritopsis nutricula. Cet animal de la branche des cnidaires est capable de remonter le temps. Elle commence sa vie sous forme d’un polype accroché au fond marin, comme l’anémone de mer, puis elle se transforme en méduse vagabonde avec ses longs tentacules. Par des mécanismes d’apoptose bloqués et de trans-différenciation, la méduse turritopsis nutricula peut redevenir polype en cas de blessure ou pour simplement éviter les effets de l’âge. Elle recommence alors un nouveau cycle de vie. Un peu comme si un papillon redevenait chenille.

La suite sur : http://futuroscopie.org/index.php/technologie

Le photovoltaïque organique arrive

 

 film photovoltaïque organique d'Heliotek

Les cellules solaires en plastique arrivent...
L’énergie solaire reçue chaque année par la terre s’élève à plus de 3 millions de milliards de milliards de joules (3x1024) soit 6000 fois la totalité de la consommation actuelle d’énergie toutes sources confondues.
Actuellement la technologie qui exploite une infime fraction de cette énergie est basée sur les propriétés photovoltaïques de semi-conducteurs minéraux fabriqués avec des matériaux dérivés du silicium, de l’indium, du cadmium ou du gallium.
Depuis la première cellule photovoltaïque mise au point en 1954, le rendement de conversion de l’énergie solaire en électricité n’a cessé de s’améliorer

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