Gilets jaunes : les réactions des lecteurs

 

Edito
L’avenir des gilets jaunes

La jeunesse reste le vrai moteur du progrès économique et social. Fonder une famille et avoir des enfants constituent pour tous les humains une puissante incitation au travail et à l’investissement. Une natalité qui chute est donc rarement un signe positif pour une nation.

Depuis 2010, la France, a vu son taux de natalité repartir à la baisse. Pire, depuis 2015, le phénomène s’accélère et l’arrivée d’un jeune président en 2017, ne semble pas avoir suffi à inverser la tendance. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, le déficit des naissances par rapport aux décès n’a même jamais atteint un tel record depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Cette démographie en berne traduit une perte de confiance non seulement dans l’avenir mais aussi dans les responsables politiques. Les parents sont d’autant plus enclins à mettre des enfants au monde qu’ils ont le sentiment de vivre dans un pays où les dirigeants accordent la priorité au bien commun et prennent les mesures qui garantissent le bien-être de leurs descendants. Dans le contexte actuel où le renouvellement des générations n’est plus assuré, la France, sent confusément qu’elle est un pays en perdition et elle doute de ses élites politiques.

Dans le passé les périodes troubles ont souvent été associées à des crises de la natalité. La Révolution de 1789 a coïncidé avec une première phase de chute de la fécondité française. En Europe, la faible natalité caractérisait la période 1914-1945 qui connut la révolution russe, le nazisme, le fascisme, deux guerres mondiales et la guerre civile en Espagne. A l’inverse, les trente glorieuses qui ont suivi, de 1945 à 1975, ont correspondu au baby boom.

Parallèlement, les causes des révoltes sont toujours les mêmes : un État avec des caisses vides, un endettement abyssal, une fiscalité écrasante, des inégalités et une insécurité croissantes. Aujourd’hui les conditions sont donc remplies pour que le mouvement des gilets jaunes se transforme en révolution.

Au début de toute révolution, l’idéologie est absente. Les revendications sont concrètes : du travail et de quoi vivre décemment. Mais rapidement, livrés à eux-mêmes les révoltés s’engagent dans la surenchère, la violence et les excès. Faute de savoir se structurer ils sont récupérés par les absents de la première heure, ceux qui n’ont pas pris part aux évènements mais qui ont suivi une situation dont ils ont tout à gagner. Placés en embuscade, ils s’insèrent dans le mouvement au moment opportun pour en prendre le contrôle. Il en ressort généralement un pouvoir dictatorial qui se révèle très dommageable pour la nation.

La révolution française de 1789 après avoir aboli la Royauté a finalement accouché de l’Empire et de Napoléon 1er dont les guerres ont causé la mort de centaines de milliers de personnes. Le même Napoléon 1er qui a vendu en 1803 la Louisiane et un immense territoire américain pour financer ces guerres, faisant ainsi perdre au français toute chance de s’imposer comme première langue internationale.

La révolution russe de 1917 a rapidement été confisquée par Staline. Les immenses espoirs suscités par le communisme se sont alors évaporés pour laisser la place au goulag et à ses dizaines de millions de morts.

La révolution iranienne de 1979, partie sur des revendications sociales, fut initiée par une population dont la démographie évoluait à l’européenne (moins de 2 enfants/femme). L’ayatollah Khomeini, à l’abri en France, a su habilement profiter des troubles et revenir au pays pour instaurer le régime des mollahs.

Plus près de nous, les frères musulmans, ont su prendre en marche le train des printemps arabes. Ils sont parvenus à confisquer à leur profit le vent de la démocratie qui soufflait sur les terres de l’islam. En Tunisie, par exemple, la jeunesse, les femmes non voilées et les réseaux sociaux ont permis, dans l’allégresse, la destitution du tyran Ben Ali mais en peu de temps le parti islamiste Ennahdha a pris le contrôle de l’Etat et renvoyé le peuple à sa misère.

On pourrait ainsi multiplier les exemples de mouvements de sans-culottes ou de sans grades qui se sont fait voler leur révolution.

Si les gilets jaunes ne parviennent pas à s’organiser et mettre de l’ordre dans leurs contradictions, ils courent à l’échec. La défense des intérêts individuels les plus divers avant celle des intérêts collectifs, l’absence de prise en compte des réalités politiques, économiques et internationales ne peut conduire qu’au chaos, à la ruine et à la destruction de l’ordre social. Les conditions de leur récupération, par une force plus organisée qu'eux, seront alors réunies. Au lieu des lendemains qui chantent attendons-nous dans ce cas à voir l’arrivée d’un despote au pouvoir. Et rien ne garantit que ce soit un despote éclairé. A l’inverse s’ils parviennent à structurer leur démarche, leur soulèvement peut déboucher sur une vraie avancée innovante et démocratique.

Rhadamanthe

 

Ce qu'est le Référendum d’Initiative Citoyenne

Le référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) est une revendication des Gilets Jaunes qui monte en puissance dans les réseaux sociaux.
Le référendum d'initiative citoyenne est une forme de démocratie directe qui complète le système de démocratie représentative. Il est aujourd’hui pratiqué par la Suisse, l'Italie, la Hongrie, les Pays-Bas, le Liechtenstein, quelques États américains, quelques länder allemands (Bavière, Berlin), la Lettonie, la Slovénie, la Croatie et, plus récemment, le Venezuela.

Il existe 4 types de RIC :

  • RIC législatif qui permet au peuple de proposer une loi
  • RIC abrogatoire qui permet au peuple d’abroger une loi
  • RIC constituant qui permet d’amender la Constitution
  • RIC révocatoire qui permet de révoquer n'importe quel élu, président compris

Des conditions précises s’appliquent pour déclencher un RIC. Par exemple les Gilets Jaunes proposent pour le RIC législatif la "création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700.000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700.000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français".

Le débat entre démocratie représentative et démocratie directe n’est pas nouveau. Déjà, au siècle des Lumière, Montesquieu, dans  L'esprit des lois, considérait que le pouvoir serait mieux exercé s’il était confié à des représentants du peuple alors que Rousseau, dans Du contrat social, plaidait déjà pour une souveraineté populaire directe. Une forme de RIC fut inclue dans la constitution de la première République française avec l'objectif affiché de redonner sa voix au peuple. Elle ne fut cependant jamais appliquée à cause de l’arrivée de la Terreur en 1793. Par la suite Bonaparte instaura à la place le concept de plébiscite.
Avant les Gilets Jaunes, diverses personnalités politiques, allant du Rassemblement National à la France Insoumise, ont également relancé cette idée depuis quelques mois.

Avantages et inconvénients

Pour Jacques de Saint-Victor, professeur des Université, chargé de cours à la Sorbonne, l’histoire montre avec les systèmes de démocratie directe ont du mal à « imposer pacifiquement les lois de la majorité ». La confrontation est souvent au rendez-vous quand 49% de minoritaires ont l’impression d’être opprimés par les 51% de majoritaires. Ce n’est pas un hasard si le seul pays à avoir institué un RIC révocatoire pur et dur est le Vénézuela sous la présidence d’Hugo Chavez en 2004.
La démocratie représentative, notamment dans les systèmes parlementaires à la proportionnelle, facilite la discussion entre les représentants et permet de mieux faire émerger une majorité qui n’est pas « la loi de la majorité ». Un système mixte comme en Italie ou en Suisse semble un bon compromis qui permet au peuple de participer aux décisions qui le concernent tout en gardant l’outil stabilisateur de délibération que constitue le parlement.

Ce qui existe déjà en France 

La Constitution de la Ve République, adoptée en 1958, prévoit depuis son origine dans l’article 11 la possibilité d’organiser un référendum mais l’initiative doit alors provenir du gouvernement ou d’une proposition conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Une forme particulière de référendum est le "référendum constitutionnel". Régi par l’article 89, il permet d’approuver ou rejeter une révision de la Constitution, mais son utilisation n’est pas impérative : le président peut choisir, à la place, de faire voter le Congrès (réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat à Versailles).

En 2008, l’article 11 a été complété et un "référendum d’initiative partagée" peut désormais être initié par « un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales », soit au moins 185 députés ou sénateurs (sur 925) et plus de 4,5 millions d’électeurs. En vigueur depuis 2015, la disposition n’a jamais été appliquée.

Depuis 2003, les collectivités locales peuvent soumettre un "référendum décisionnaire local" au vote de leurs électeurs, seulement sur des questions relevant de leurs compétences (par exemple l’instauration de la vidéosurveillance dans la commune…). Si le oui est majoritaire et que plus de la moitié des électeurs ont participé au vote, la décision est adoptée. Sinon, il devient consultatif.

Une ordonnance de 2016 permet de consulter la population impliquée par un projet ayant une incidence sur l’environnement. C’est la forme qui a éte choisie pour faire voter les habitants de Loire-Atlantique sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, puisque l’enjeu dépassait le cadre local. Mais contrairement au référendum, ce processus n’est que consultatif. Ainsi, le projet d’aéroport, pourtant approuvé par les urnes, a été abandonné par le gouvernement.

Ce qui existe déjà au niveau européen

L'initiative citoyenne européenne (ICE) est une innovation du traité de Lisbonne donnant un droit d'initiative politique à un rassemblement d'au moins un million de citoyens de l'Union européenne, venant d'au moins un quart des pays membres. La Commission européenne peut ainsi être amenée à rédiger de nouvelles propositions d'actes juridiques de l'Union dans les domaines relevant de ses attributions, mais n'y est pas forcée.

 

   

Participez au débat

Vos idées et propositions sont les bienvenues. Nous les publions sur Thau-infos, sous réserve qu'elles respectent la loi (pas d'incitation à la haine, pas de diffamation, d'injures, etc.). Il suffit d'envoyer vos contributions à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Généralités

  • Près de la moitié des français ne prennent pas la peine d'aller voter
    Près de la moitié des français ne paient pas d'impôt... votent-ils?
    Près de la moitié des français soutiennent les gilets jaunes...votent-ils?

    Jean Mercier

  • Plus d'infirmières, plus de sécurité, plus de policiers, plus d'écoles, plus d'environnement, plus de psychiatres, plus de..., plus de...  Des services qu’on ne peut se payer quand on veut baisser les taxes et les  impôts.

    Gérard Daugier


  • En réaction face à l’hypocrisie des nouvelles mesures de contrôle des chômeurs .............. et du silence des médias et autres chiens de garde du pouvoir est il si difficile de rappelerque Le chômage n'est pas une aide sociale mais des droits acquis et côtisés mensuellement par le salarié et son employeur contrairement au RSA... A quand la chasse aux patrons voyous qui abusent du travail au noir et ne payent pas les cotisations sociales...des millions voir milliards d'euros... qui sont les parasites de la société ?

    Pascale Gren


  • Il existe des moyens républicains de revendiquer !!
    Nous avons voté pour un président, un sénateur un député ou un maire, faisons-lui part de nos problèmes !!Ils sont là pour nous écouter et pour servir de relai pour faire remonter les revendications !!!
    Respectons les résultats des urnes et les institutions !!!
    Par contre, la violence et l’ignorance ne peuvent conduire qu’au chaos !!
    Réfléchissez un peu avec votre cerveaux et pas avec des pavés ou des battes de base Ball !!

    André Piques

  • Je ne soutiens pas les casseurs et le emm....eurs.

    François Rouvière


  • Je m'aperçois que les Gilets Jaunes sont manipulés et instrumentalisés par les extrémistes et que le mouvement est gangréné. N'étant ni un casseur, ni un incendiaire, ni un raciste ou un antisémite, je ne me reconnais plus dans ces exactions ni dans ces revendications qui vont dans tous les sens mais et dont certaines sont irréalistes voire absurdes.

    Pierrette Chambon

  • solution pour que l’État économise:
    • au lieu de donner de l'argent a tout va, ne serait-il pas plus intelligent de donner des bon achats au lieu de donner des espèces. L'argent resterait en France et ferait marcher l'économie
    • la TVA restauration doit être la même pour tout le monde : par exemple je vends de l'alcool avec la licence 4 ma TVA est de 20 % mon voisin vend de l'alcool avec la licence 3, sa TVA est de 5.5%....!
    • chaque fois qu'une loi est votée, un an plus tard voire moins elle est remplacée par un autre ministre...Cela coute très cher pour la mettre en place .... la solution :  quand une loi est votée elle doit être accompagnée d'une date ou elle serait éventuellement changée ou modifiée...
    • le RIC est une belle connerie : cela couterait trop cher à l’état et personne ne si retrouverait parce que les français ont la mémoire courte, sont égoïstes et individuels
    • les départements ou les régions pourraient économiser sur leurs publications qui racontent toutes la même chose : mon Hérault,  thau agglo,ma région, l'occitanie... etc...Que d'argent dépensé...Pourquoi les collectivités locales réclament de l'argent à l'Etat alors qu'elles dépensnent sans compterr?...

      Jean-Marc Alouane

  • Je ne souhaite pas répondre à ce sondage car je souhaite que les gilets jaunes rentrent chez eux et arrêtent de revendiquer tout et n’importe quoi ! D’ailleurs, on s’aperçoit bien maintenant qu’en fait ce ne sont pas des revendications pour leur pouvoir d’achat qui les a motivés mais juste de mettre le bazar partout en France, poussés par des partis politiques extrémistes. Pour preuve, leurs façons de faire autoritaires et inacceptables qui consistent à forcer des gens à porter un gilet jaune pour passer un rond-point. Il me semblait que l’on était libre de penser comme on voulait en France ! Nous en avons plus qu’assez de ces gens qui prétendent parler pour tous les français, ce qui n’est largement pas le cas.

    Christine Laval

  • On parle de justice fiscale mais je n'ai jamais entendu qui que soit soulever ce problème de l'impôt sur l'impôt qu'est la CSG. Prenez votre bulletin de paye et regarder les 2 zones revenu imposable de l'année et montant imposable du mois.On déclare plus aux impôts que ce que l'on gagne mensuellement. Artifice fiscal : on paye un impôt sur une partie de la CSG qu'on nous retire et donc sur de l'argent que l'on ne touche pas ! Commençons par payer nos impôts sur ce que l'on gagne réellement.

    Bruno Barre


  • merci à Thau-Infos pour cette initiative participative sur ce sujet de société brûlant. J'ai trouvé le questionnaire assez contraignant, aussi je livre quelques impressions en vrac.
    Représentation proportionnelle dans toutes les assemblées élues, en particulier à l'assemblée nationale.
    Droit de vote à toute personne résidant légalement sur le sol français.
    La citoyenneté ne doit pas s'arrêter à la porte de l'entreprise. Il faut renforcer les rôles des comités d'entreprise, des comité hygiène et sécurité, de la représentation syndicale aux conseils d'administrations.
    A la demande des salariés, le capital doit pouvoir devenir propriété collective.
    La principale source de revenus de l'état doit être l'impôt sur le revenu, en incluant les revenus financiers.
    Délinquance fiscale, évasion fiscale, défiscalisation seront sévèrement combattues.
    Les taxes ne concerneront que les produits de confort, de luxe, les transports de marchandises.
    L'éducation nationale doit redevenir une priorité nationale. Son projet doit être avant tout émancipateur.
    L'école ne forme pas simplement que des employés, mais des citoyens: les cultures ouvrières, paysannes, artisanales doivent y avoir une place prépondérante.
    L'école doit participer au sauvetage des langues minorisées de la République.
    Les cultures des populations migrantes (Italie, Espagne, Maghreb, Afrique...) doivent être valorisées, afin de parvenir à une meilleure harmonie culturelle et sociale.
    Transports, santé, énergie, communications, défense, informations, agriculture: la représentation populaire doit rester maîtresse des grands projets de la nation.
    Ces doivent être démocratisés, décentralisés dans le cadre de la République.
    Les positions dominantes de quelques groupes sera combattue au profit d'initiatives publiques ou privées.
    L'échelle des revenus (salaires, revenus fonciers, financiers, indemités diverses, rentes...) sera réduite de un à vingt: tout revenu supplémentaire sera reversé au fisc..
    Toute activité industrielle toxique (agriculture, agroalimentaire, énergie et transports, pharmaceutique) doit être interdite.
    La santé doit être libérée de la domination des grands groupes de santé, bancaires, paramédicaux, pharmaceutiques.
    L'énergie doit faire l'objet d'un grand projet national: recherche dans les énergies nouvelles, éoliennes, solaires, recherches de nouvelles filières nucléaires remettant en cause la prolifération des éléments radio-actifs dans la nature.
    Le service de l'information doit être indépendant des grands groupes bancaires, industriels.
    Les initiatives locales, en télé, en radio, en presse écrite, dans les quartiers, dans les villages seront encouragées.
    Quand au service public, il sera mis à disposition d'une information contradictoire de toutes les sensibilités politiques, culturelles.
    Le consumérisme doit être combattu, tant dans les services publiques (éducation, santé, communication...) que privés ( électro-ménager, informatique, véhicules particuliers...)
    La France s'engage à promouvoir la paix, la concertation internationale. Elle abandonne ses activités coloniales.
    La défense doit être tournée vers la protection des population, et non plus des biens
    Le droit à se déplacer est reconnu. En particulier les droits et conventions internationales seront respectées pour tous les migrants. Les réfugiés seront protégés.
    D'abord un tour d'horizon historique:
    - Ce mouvement n'a surpris personne, c'est plutôt l'absence de ce genre de mouvement qui depuis 20 ans est plutôt surprenant, vu le niveau de régression sociale atteint dans notre pays.
    Il est clair que le programme libéral de Macron ne pouvait qu'amener à ces émeutes: le libéralisme, depuis qu'il est né a provoqué des émeutes de la faim. La théorie libérale moderne se met en place au milieu du XVIII, pour faire voler en éclat les règles du commerce et de l'industrie inspirées de Colbert. Les mesures de libération des prix du blé , prises par Turgot, lui-même conseillé par les "physiocrates" provoqueront les "guerres de la farine".
    On pourrait multiplier les exemples depuis.
    Macron, sous prétexte de "réformes" voulait simplement faire sauter les dernières protection sociales laissées en place par ses prédécesseurs, pourtant libéraux eux aussi.
    La gouvernance de la France, depuis la Libération est menée de façon à écarter du pouvoir la représentation populaire.
    En 45, les seuls forces politiques honorables sont les communistes et les gaullistes.
    L'application du programme du Conseil National de la Résistance conduit à la Sécu ( Caisse d'assurance maladie+allocations famillales+retraites+chômage, mise en place par Ambroize Croizat, ancien syndicaliste, ancien député déchu par Pétain en 39, avec le consentement de la classe politique entière). Le programme du CNR conduit également au statut du fonctionnaire (l'Etat avait du mal à recruter, vu les faibles salaires qu'il offrait), le statut du mineur, le droit de vote des femmes, au plan pour l'éducation de Langevin et Wallon, au statut du mineur.....
    Cela faisait beaucoup à avaler pour le Général De gaulle, qui démissionne en janvier 46, laissant la France à la division.
    Sous la houlette de la CIA et du plan Marshall, les communistes sont écartés du pouvoir, et la politique libérale est remise sur la sellete, grâce aux socialistes Ramadier, puis Guy Mollet...
    Le coup d'état du Général De Gaulle en 58, et la Constitution de la Vième République conduisent à écarter les classes ouvrières, paysannes, artisanales du pouvoir.
    Il se met en place un gouvernement d'élites au service de banques et des grandes entreprises.
    Aujourd'hui le mode de scrutin est boudé. Les électeurs des partis autres que les parti libéraux (PS, Républivains, Modem, Udi...) ne sont pas représentés. L'assemblée des représentants du peuple voir le pouvoir confisqué par le président.
    L'abstention atteint des records: la démocratie est malade.
    Alors la Révolte des Gilets Jaunes appelle à un retour de la démocratie, à la justice sociale, au respect de l'environnement.
    Des mesures immédiates doivent être prises:
    Représentation proportionnelle dans les instances élues.
    La représentation du peuple doit respecter les proportion de femmes, d'ouvriers, de paysans, d'artisans, d'employés dans la société. (pourquoi pas mettre des quotas?)
    La citoyenneté ne peut s'arrêter à la porte de l'entreprise: rétablir les pouvoirs des Comités d'entreprises, des Comité Hygiène et Sécurité, de la représentation syndicale au conseil d'administration.
    Droit à la propriété collective du capital des entreprises par les salariés.
    Libérer les médias de la tutelle des grands groupes militaro-banquiers (comme Dassault, Lagardère, Bollorè, Arnault....). Il faut construire un service public d'information indépendant, contradictoire, ouvert à toutes le libérer la Justice de la Tutelle d'état, par l'indépendance du parquet, la supression du verrou de Bercy.

    Sylvie Rispoli



  •  Je ne me sens pas concerné par ce mouvement, qui pour moi donne une mauvaise image de la France. Une image d’une France qui ne sait jamais se satisfaire de ce qu’elle a. Cette France ne retient personne à ce que je sache. Il faudrait que les gens ouvre les yeux et regarde ce qu’il se passe dans les autres pays. Bref ce mouvement n’a que trop duré et aura sans doute causer plus de tord qu’il n’y parait à ce jour. Nous tirerons le bilan en 2019.. J’espère simplement que les gilets jaune sauront revenir à la raison.. et iront se trouver du travail pour ceux qui manifestent ET qui sont au chômage, et qui donc feraient mieux d’envoyer des CV.

    Jeremy Guazzagaloppa


  • Il y a un moment, quand on a plus rien à perdre où si peu ... ou on se laisse mourir, ou on se bat. J'ai fait mon choix ! Il n'y a aucune raison, que je regarde comment ça se passe dans les pays voisins, ce n'est pas mon problème, ni que je quitte mon pays. Il est pas acceptable que les politiques, droite comme de gauche, vivent comme des rois, alors qu'une grande partie de la population se serre la ceinture. Ça suffit

    Annick Cousin


  • Voici sujets non listés et qu’il conviendrait d’aborder !
    Il est difficile de voter, sachant que nous n’avons droit qu’à 40 réponses
    • Abrogation de la loi d’obligation vaccinale portant sur 11 vaccins sur tous nos bébés.
    • Interdiction des sels aluminiques dans les vaccins qui resteront obligatoires, chez nos amis les chiens, chats et autres les sels aluminiques sont retirés des vaccins !!!
    • Je pense que tout passe par Bruxelles et qu’ils sont les grands décideurs, peut être serait il judicieux de quitter l’Europe !!!! Demander des justificatifs, (factures, tickets de carte bleue……) aux députés, sénateurs, hauts fonctionnaires, de leur frais de bouche, taxi (bien que je ne pense pas qu’ils prennent souvent le taxi)
    • Limiter l’importation de l’huile de palme. Arrêter l’installation des compteurs linky, source de gros désagréments électromagnétique.
    • Stopper la 5G, idem que pour le linky.

    Pascale Cordier


  • Nombreuses propositions, pas toujours réalistes, souvent irréalisables, parfois franchement désagréables. La proposition qui serait la plus « utile » pour les gens modestes, de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, n’a été abordée (maladroitement) que dans une contribution et non par les Gilets Jaunes……

    Hervé Le Blanche

 Pouvoir d'achat

  •   Vous pourriez rajouter dans les doléances la nécessité de faire respecter la loi fixant les salaires minima dans certaines profession. Dans certains métiers, il existe en effet encore des personnes qui ne touchent même pas le SMIC et travaillent à temps plein pour une rémunération qui les laisse en dessous du seuil de pauvreté..
    Dans le cas des assistantes maternelles, par exemple, rappelons que sa rémunération brute ne peut être inférieure à 2,78 € par heure et par enfant (source : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F12812. Par ailleurs, pour les éducateurs,les animateurs, et les directeurs de centres de vacances, la rémunération brute par jour de l'employé ne doit pas être inférieure à 2,20 fois le montant du Smic horaire, soit au moins 21,74 €  pour 7 heures de travail! (Source: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F23425).
    Je pense que ce serait bien de faire remonter ce sondage et les autres contributions des internautes à l'Elysée. Par ailleurs, si les élus sont censés représenter le peuple, c'est bien qu'ils soient au courant de ce qui se passe et que les 'intermédiaires' (régions, départements, mairies..) puissent faire le lien. Histoire que le haut ne soit pas totalement déconnecté du bas...
    J'ai trouvé votre initiative sympathique et je me suis pour ma part permise de la relayer au national et à l'international, pour expliquer à certains où en sont les Gilets jaunes de mon département, et pour inciter d'autres entités à en faire autant pour aider le peuple a se faire entendre.  -

    Virginie Lizé Monferrer

 

Train de vie de l'état

  • Nous avons réduit le nombre de régions et de cantons, nous avons regroupé les communes, nous avons créé des agglomérations, etc. Sur le principe c’est bien sauf que, au global, le nombre d’élus n’a pas diminué pour autant : il a même augmenté. Le nombre d’élus dépasse à présent les 600.000, soit environ 1 mandat électif pour 100 habitants y compris les bébés !. Est-ce bien raisonnable de payer autant de monde quand on sait que, par exemple, la Grande-Bretagne compte un élu pour 2.336 habitants, 20 fois moins qu'en France? -  Le vrai patron c’est celui qui paye, c’est-à-dire nous avec nos impôts et taxes. Il est grand temps d’agir en patron : virer les incompétents, baisser les coût et exiger des résultats. -

    André Leclerc

  • Aux États-Unis (325 millions d'habitants):
100 sénateurs et 435 représentants au Congrès soit au total 535. 
En France (66 millions d'habitants) :
348 sénateurs et 577 députés soit au total 925. Puisqu'on supprime 1 fonctionnaire sur 2, voire 2 sur 3, on devrait alors supprimer 1 sénateur sur 2 et 1 député sur 2.

    Pierre Marchand

  • Le président Emmanuel Macron avait annoncé le 18 juillet 2017, devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat, qu’il fallait « engager une réduction du nombre des élus locaux », comme cela a déjà été annoncé pour les parlementaires. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté d’économiser 13 milliards d’euros au niveau des collectivités locales.... Une réforme au point mort? -

    Hervé Blanc
  • il se dit que le coût d'administration de la France, environ 130 milliards,  est le plus élevé du monde. Les régimes spéciaux de nos parlementaires et leurs gabegies que rapportent régulièrement la cour des comptes donnent une image peu flatteuse de notre pays...-

    Dominique Allosi

  • L'agglomération de Sète compte 15 vice-présidents!  Un conseiller sur trois est vice-président avec les émoluments qui vont avec.. -

    Isabelle Ferrari.

  • Ne pourrait-on pas vendre l'Hôtel de Région pharaonique que Georges Frêche a construit à Montpellier puisque la région Languedo-Roussillon a disparue après sa fusion avec Midi-Pyrénées? - Cela pourrait financer des maisons de retraite.

    Gilles Bonnemaison.

  • Attention aux amalgames dire que nous avons 600 000 élus en France ... pourquoi pas, je n'ai pas compté ... mais ça ne signifie pas que l'état indemnise 600 000 élus. Par exemple, sur un conseil municipal comme celui de ma commune composé de 15 personnes il n'y a que le maire et trois adjoints qui soient indemnisés. De plus, depuis plus de vingt ans les élus ont voté pour ne pas prendre 100% de leur indemnité (65% à ce jour); pour en finir il y a fort longtemps que je n'ai pas vu de note de frais de mes collègues élus qui se déplacent et considèrent que les 65% d'indemnité servent à ça ... alors qu'on arrête avec "élus tous pourris".
    On prend pour exemple, quand ça arrange, les USA pour le nombre d'élus ... croyez-vous que ce soit un bel exemple de démocratie qui porte à sa tête celui que l'on sait. Serait-il souhaitable partout dans le monde? Ce bel exemple où il faut brasser un maximum de $ pour se faire élire et où le train de vie des élus doit être bien pire que chez nous.
    On a créé des communautés de communes et d'agglomération en multipliant les élus mais aussi en multipliant les structures et les fonctionnaires territoriaux au dépend des communes et parfois de leur bonne gestion pour passer dans des super technostructures dont on a du mal à voir pourquoi c'est mieux qu'avant. Ces messieurs de l'ENA l'ont fait ...
    On met en question les indemnités des ministres mais pas celles des joueurs de foot !!! est-ce parce que c'est le nouvel opium du peuple (servi par des émirs du moyen orient ou des milliardaires russes) ? et qu'il faut bien que le bon peuple s'amuse en achetant hors de prix les tee shirt avec les pub des émirats ??? On casse les Champs Elysés mais on ne dérange pas le grand Palais avec son ballon d'or ... De qui la France a-t-elle besoin? De ministres qui tentent de la faire avancer ou de joueurs de foot?
    Votre sondage est assez intéressant mais la seconde partie avec 40 réponses possibles me laisse perplexe car tout se mélange sans grande cohérence et je trouve cela dangereux. Porte ouverte aux extrêmes. De plus tout n'est pas de la compétence de l'état comme ce sondage le laisse largement croire. Il manque une proposition phare : supprimer l'ENA


     Pierre S.

Fiscalité

  •  ‌Je ne trouve pas normal qu'un travailleur ayant bossé toute sa vie se voit ponctionner quand il retire de l'argent placé sur un compte pour aider ses enfants.  C'est de la putasserie ! Un contrat signé ne doit jamais être remis en question. Les finassiers de Bercy savent organiser le vol sans que personne ne réagisse...

    Jean-Vincent Molino

  • Plutôt que de baisser la TVA, ne faudrait-il pas être plus sélectif : baisser la TVA pour les produits courants et les produits locaux mais à l'inverse augmenter la TVA sur les produits de luxe dont beaucoup sont importés de pays exploitant leurs travailleurs et parfois même les enfants.

    Annie Martinez

  •  La finalité des entreprises n'est pas de créer des emplois mais de fournir des produits et services à des clients. Si cette fourniture est efficace et correspond à l'attente des clients, l'entreprise se développe et crée des emplois, sinon elle périclite et les emplois sont détruits. La politique économique doit donc permettre l’innovation et la compétitivité des entreprises. Toutefois rendre les entreprises efficaces et innovantes n’est pas suffisant, il faut aussi de créer les conditions pour que les consommateurs consomment et donc puissent disposer de revenus décents. 

    Jean-marc Moreau

  • Ces mesure sont globalement destinées à relancer la consommation. Elles peuvent à court terme être bénéfique pour l'emploi mais je crains néanmoins qu'elle ne soit rapidement catastrophique car elle va  créer de la dette et du déficit si, en même temps,  on ne réduit pas drastiquement le train de vie de l'état et si on ne réoriente pas la dépense publique vers l'investissement sur l'industrie innovante et sur la formation des personnes.

    Jonathan Sanchez

Social

  • La loi travail à mis à mal les institutions représentatives du personnel dans les entreprises de plus de 11 salariés. En effet, les délégués du personnel , le comité d'entreprise et le CHSCT n 'existent plus et sont regroupés dans une seule instance qui est le CSE ( comité social économique ) . Cela a pour conséquence non seulement l'édulcoration des sujets importants à traiter et notamment celles concernant les conditions d'hygiène et de sécurité, mais une diminution d'environ 60 % en moyens et en nombre de représentants du personnel pour son fonctionnement Cette mesure; peu connue, est entrée en application le 01 01 18 pour une mise en place obligatoire fin 2019. Le président Macron a donc renversé sa promesse d 'amélioration du dialogue social en diminuant de fait la représentativité des syndicats.

    Alain Scandiuzzi.


  • Travailleurs détachés : il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.

     Fernand Giacobi

 

  • La politique familiale est importante pour l'avenir du pays. On pourrait porter de 6 ans à 10 ans l’âge maximal des enfants ouvrant droit au dispositif Pajemploi d’aide de garde d’enfant.

    Aurélie Nadeau

Institutions

  • Je suis d'accord avec la proposition d'une élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République. Cela permettrait d’envoyer un signal, positif ou négatif, au président de la République concernant sa politique. Cela participerait donc à faire entendre la voix du peuple.

    Jean Lemercier

Immigration

  • La liste reflète bien les tiraillement entre les gilets jaunes votants Rassemblement National et ceux votants France insoumise... Bon courage pour la synthèse.

    Claire Gagnardi

Aménagement du territoire

  • Je me retrouve dans les priorités politiques, aménagement du territoire en tête.
    En fait, il me semble que ré amenager les territoires suffirait dans un 1er temps à régler le problème du pouvoir d'achat , l' écologie et le chômage . En effet, si le travail se trouvait reparti sur tout le territoire, nous réduirons notre consommation de gasoil, c est du pouvoir d achat, Idem si les commerces, les services publics étaient partout....nous les fréquenterions au lieu de faire tout en ligne , contraints et forcés car absents.
    Des exemples, je vis dans 1 village entre Montpellier et Béziers, je n ai quasi rien en dehors de ces grandes villes,je ne peux pas après mon boulot courir dans les magasins car je rentrerais trop tard pour m occuper de mes enfants, et autres occupations associatives, ( j ai 2h30 de trajet / jour, et 200 € / mois de gasoil ), donc j achete internet, dispo la nuit
    Je ne peux pas non plus faire mes démarches administratives, mairie, impôts, la poste, etc...car ils sont tous fermés à l heure de mon retour, donc je me fait livrer en relais ( alors que je suis postière , pas en bureau évidemment ).
    Nos villages s agrandissent, mais ils meurent, transformés en villages dortoirs....car tout y est fermé lorsque les actifs rentrent du boulot....cqfd.
    Problème de médecins aussi ( et spécialistes ), il parait qu ils ne veulent pas venir en campagne, d où le déficit sévère, moi il me semble que si nos villages de 5000 habitants étaient dotés des même services, commerces, qu en ville, nous ne serions pas obligés de les forcer à s installer.
    La clientèle est là, puisque pour l ophtalmo, par exemple, c est 1 an qu il faut pour avoir un rendez vous.
    Je précise aussi que ce n est pas toujours nous qui sommes allés nous installer trop loin de notre travail, il arrive ( c est mon cas ), que ce soit notre boulot qui déménage, ne nous laissant aucun choix !
    Bien sûr, il faut faire payer des impôts à toutes les sociétés qui font des bénéfices en France, modulables par exemple, en fonction des emplois qu ils créent, et pas seulement des investissements qu elles réinjectent car aujourd'hui, tous les investissements visent à réduire les emplois, par trop d automatisation. Pourquoi pas un prélèvement à la source aussi, visible sur chaque facture ( exemplaire société ).
    Autre problème, les études supérieures de nos enfants, tellement chères.
    La classe dite moyenne est prise à la gorge pour payer leurs études, loin d être gratuites .Les très bas revenus s en sortent, avec des bourses allant jusqu à 800 € / mois, mais la classe moyenne non.
    Le problème, c'est qu entre un salaire au SMIC et un salaire de 1600 €, c est celui qui est à 1600 € qui s en sort le moins, il paie tout au prix fort
    • pas de place au crous, loyer privé donc
    • prix mutuelle excessif
    • prix transport plus cher
    • cantine , centre aéré pour les plus jeunes , plus chers aussi..
    Bien sûr, il faut une réelle représentativité dans les institutions ( la proportionnelle donc ), et des référendums, contraints ( ne pas se faire avoir comme pour l Europe ) .

    Corinne Gilbert