Le Cimetière Marin à Sète


Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
                                                 Paul Valéry

Georges Brassens l'évoque également (« mon cimetière soit plus marin que le sien ») dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966).

 

Du cimetière st Charles au Cimetière Marin

Vers 1680 le cimetière Saint Charles fut créé afin de recevoir les premiers travailleurs morts sur le chantier de construction du môle Saint-Louis.

Il est révélateur de la diversité des peuplements de la ville au cours des siècles suivants et s’est agrandi par parcelles successives, l’une d’entre elles étant réservée à la communauté protestante dont le rôle a été essentiel dans l’essor du port aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est également appelé également “cimetière des riches”, en opposition au “cimetière des pauvres” situé face à l’étang de Thau (où repose Georges Brassens),

Plusieurs sépultures rappellent la vocation maritime de la ville, telle celle des pilotes disparus en portant secours à un navire en détresse, où encore celle du jeune aspirant de marine Eugène Herber tué à Pékin en 1900. D’autres témoignent de la notoriété de personnalités sétoises remarquables comme le ministre Mario Roustan, l’homme de théâtre Jean Vilar... le jouteur Vincent Cianni dont l’épitaphe sculptée révèle l’attachement passionnel que porte toute la population de « l’île singulière » aux joutes, le cinéaste Henri Colpi... Paul Valéry, né à Sète en 1871 repose dans le tombeau de son aïeul Giulo Grassi.

Au hasard des allées, on peut admirer la beauté architecturale de certaines chapelles : ainsi celle des « Pleureuses » ou encore le caveau tout en marbre de Carrare de la jeune Marie-Rose Goudard...

Le cimetière Saint-Charles a été dénommé le 7 août 1945, Cimetière Marin, en référence au célèbre poème de Paul Valéry.

source : office de tourisme de Sète

 

Morts d’été

Entre Béziers et Montpellier, il n’est pas de jour où on est à déplorer un accident grave en période d’été. Alors que les accidents de sortie de boite ont presque disparu grâce à l’action de la prévention routière et à la collaboration des patrons de discothèques, on déplore quotidiennement des chocs entre voitures. L’alcool n’est plus en cause mais on constate chaque fois un manque de vigilance des conducteurs. L’insouciance des vacances a de bien terribles conséquences.
Autre fléau d’été : les noyades. Dans notre région, on en comptabilise une dizaine  depuis le début de l’été. Cela malgré la présence des secouristes et autres garde-plages nombreux sur notre littoral, de Palavas à Valras. Souvent, ce sont des hommes âgés qui en sont les victimes car ils préjugent de leurs forces et ne comprennent pas que le poids des ans ne leur permet plus les performances de leur jeunesse. Alors...

» suite de l'édito
de Bernard Barraillé