Balades

Réouverture du Jardin Antique Méditerranéen

Depuis le mardi 21 mars, comme pour fêter le printemps le superbe Jardin Antique Méditerranéen (JAM) est de nouveau ouvert!

 

Au cœur de Balaruc-les-Bains, sur un site de 1,7 ha dominant l'étang de Thau, le Jardin antique méditerranéen propose une initiation à l'archéologie botanique des mondes grec et gallo-romain.

JARDIN ANTIQUE MEDITERRANEEN BALARUC LES BAINSMagnifiée par la richesse de ses points de vue, cette visite est une invitation à un voyage marqué par des temps de contemplation et de repos. Entre allées fleuries et espaces boisés, le parcours révèle l'évolution et la diversité des jardins de l'antiquité, la richesse des compositions ornementales et des ambiances paysagères. Conçu selon les différents archétypes de l'Antiquité, ce jardin est dédié à la connaissance des essences végétales méditerranéennes et à leurs usages au travers de sept créations originales. Le long d'un cheminement, elles font découvrir l'agriculture et l'horticulture, le sacré, la médecine, la magie, la cuisine ou la cosmétique.

A la fois vitrine des essences méditerranéennes entretenues selon des techniques traditionnelles, ce jardin constitue un équipement unique en France et sur le bassin méditerranéen.

A travers 7 créations originales (jardins et bois thématiques), les visiteurs découvrent la flore méditerranéenne et ses subtils usages que nos ancêtres nous ont transmis en héritage.

Ouvert : du mardi 21 mars au vendredi 30 juin 2017. Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Ouvert de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30. Fermé le 1er mai. Dernières entrées acceptées 1h avant la fermeture. Visite commentée tous les mercredis à 10h et 15h30 (uniquement sur réservation)

 

 




 

Animations à noter

Exposition du 21 mars au 28 avril 2017
ExploraThau

Pendant les horaires d’ouverture du site, visite de l’exposition comprise dans les conditions normales d’entrées
Organisé par le Syndicat mixte du bassin de Thau depuis 5 ans, le concours ExploraThau invitait cette fois les participants à raconter la légende de Thau en images. Destiné à valoriser les richesses naturelles du territoire et inciter à leur préservation, le concours photo ExploraThau 2016 propose au public de redécouvrir 14 des plus beaux clichés de sa dernière édition.

Jeudi 6 avril - 10h00-12h00
"Les petits naturalistes" avec l’association LPO Hérault (Ligue pour la Protection des Oiseaux – Membre du réseau CPIE Bassin de Thau)
Après l’observation des différentes espèces d'amphibiens présents dans les bassins du jardin (Salamandre tachetée, Triton palmé, Crapaud commun ou accoucheur, Rainette ou Grenouilles vertes…), les 6-12 ans découvrent leur mode de vie, les menaces qui pèsent sur ces espèces et apprennent à les protéger !
Gratuit et sur inscription (accueil : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Nombre limité à 10 enfants

Jeudi 13 avril - 10h00-12h00 : atelier modelage
"création de grenouilles" avec l’association Céramiquement Vôtre !
Après l’observation de grenouilles dans les bassins, les enfants de 8 -12 ans tenteront de les reproduire et de les interpréter par le modelage d’argile.
Gratuit et sur inscription (accueil : 04 67 46 47 92 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) Nombre limité à 10 enfants

Vendredi 21 avril à 17 h 30 : Projection et rencontre /débat
"Garrigues printanières" un film de Pierre Maigre.
Au printemps, la garrigue nous révèle toute la richesse de sa biodiversité. Ce film nous invite à découvrir ce milieu si particulier et nous permet d'entrer dans l'intimité de certains de ses hôtes. Les images présentées ont été patiemment recueillies au cours de trois saisons de reproduction successives et dans le strict respect de l'intégrité des espèces animale set végétales. C'est aussi un cri d'alarme pour la sauvegarde d'un patrimoine naturel aussi attachant que menacé… Intervenant : Pierre Maigre, Président de la LPO Hérault - Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage Conditions : Entrée libre, dans la limite des places disponibles (60 places).

C'est à Sète

Vous avez raté les journées du patrimoine ? Qu’importe ! Ces deux institutions du paysage sétois sont désormais accessibles au public le temps d’une visite. Suivez le guide !

 Côté mer, le port de commerce s’ouvre aux visiteurs
les  mercredis et(ou) samedis   14 €

Saviez-vous que le port de Sète est né de la volonté de Louis XIV de créer un port d'exportation pour les produits du Languedoc ? Saviez-vous que dès 1870 la route des agrumes  qui transitait des oranges et des citrons en provenance des Baléares et Canaries s’arrêtait à Sète ? Que les pêcheurs de Cetara qui s'installent à Sète à partir de 1850 pour fuir la crise économique embarquaient pour beaucoup d’entre eux comme matelot sur les navires sétois. Qu’en 1967, la criée de Sète a été la première d’Europe à être informatisée ? Aujourd’hui géré par Port Sud de France, le port s’ouvre aux visiteurs.
Retrouvez toute son histoire et les facettes méconnues de son activité, pendant 1h de visite commentée en minibus. Une première !

Côté terre, le Théâtre Molière plante le décor
les mardis et(ou) samedis : 6 €

Du sous-sol au poulailler, des balcons aux galeries,  de son escalier de marbre à double portée jusqu’à son lustre tout en cristal, vous saurez tout sur l’histoire et les anecdotes qui entourent ce magnifique théâtre à l'italienne. Inauguré en 1904,  après deux années de restauration des décors,  des foyers et de la salle, il a ré-ouvert en octobre 2014 et nous permet aujourd’hui  le temps d’une visite guidée exceptionnelle d’1h30 de découvrir  l'envers du décor. Unique !

Information et réservation : Office de tourisme de Sète, 60 grand rue Mario Roustan - Tel. 04 99 04 71 71 et sur  tourisme-sete.com

découverte de la magie des fonds marins au Cap d'Agde

 Sortez des sentiers battus, profitez de l'été pour faire un baptême de plongée ou une exploration avec les clubs de plongée qui vous emmèneront au cœur des plus beaux sites sous-marins, à la découverte de la magie des fonds marins rocheux de Méditerranée.

L’extraordinaire biodiversité du spot des « Grandes Tables »

Le spot de plongée des « Grandes Tables » se situe au sud de la plage de la Grande Conque. Ce site exceptionnel tient son nom de la disposition des anciennes coulées volcaniques du Mont Saint-Loup, survenues il y a des milliers d’années.
Ces plateaux basaltiques regorgent d’une faune et d’une flore d’une grande diversité, dont la variété et l’abondance des espèces de poissons méditerranéens en font un lieu à ne pas manquer. La configuration de ce site attire les plongeurs de tous niveaux qui pourront admirer le contraste entre la pierre volcanique aux teintes sombres et la multitude de couleurs de la vie qui s’y est développée.

Une grande variété de sorties plongée encadrées pour adultes et enfants…

En visite libre ou encadrée par un professionnel, venez découvrir toutes les richesses étonnantes des fonds sous-marins de Méditerranée. Les clubs et écoles vous proposent de vous accompagner durant vos excursions, que vous soyez débutant ou passionné de plongée sous-marine. Vous trouverez de multiples formules de plongée adaptées à toutes vos envies : baptêmes (plage ou bateau), stages tous niveaux, exploration, randonnée aquatique…

… et un sentier de découverte en bord de plage

A quelques mètres de la Plagette et au cœur du site Natura 2000 « Posidonies du Cap d’Agde », le sentier sous-marin, balisé sur une distance de près de 200m, se visite avec palmes, masque et tuba. Idéal pour se familiariser avec l’univers sous-marin, ce sentier vous permettra de vivre une expérience originale, en vous glissant en pleine immersion de l’écosystème marin.

 Une des particularités de ce parcours est qu’il est possible d’apercevoir des espèces à 5 mètres de profondeur qu’il n’est possible d’apercevoir habituellement qu’en descendant à 20 mètres de profondeur.

Découvrir les espèces marines sans palmes ni tuba

Si vous souhaitez découvrir la vie sous-marine au sec, vous pouvez opter pour une approche ludique en visitant l’Aquarium. Entre environnements marins et poissons colorés, petits et grands pourront y trouver leur compte !

Préservons l’environnement sous-marin !

Le Cap d’Agde s’engage pour vous permettre d’observer ses richesses naturelles préservées grâce à une pratique écologique de la plongée et des activités nautiques.
Signataires de la Charte Agde Qualité Plongée, les écoles de plongée membres du GEPCA s’engagent à promouvoir la pratique de la plongée sous-marine au Cap d’Agde, mais aussi à sensibiliser les plongeurs aux règles élémentaires pour respecter les sites.

 Téléchargez le guide du site de plongée des Tables

Sentier sous-marin au Cap d'Agde

Ecotourisme dans l’Aire marine protégée de la côte agathoise

par Renaud Dupuy de la Grandrive (texte et photos)

Au cœur de l’été, nombre d’activités « durables » sont possibles dans ce site labellisé Natura 2000 géré par la ville d’Agde. Dans des eaux claires dignes de la Corse ces derniers jours, la quarantaine de mouillages écologiques de Brescou accueille gratuitement et en toute sécurité plaisanciers, pêcheurs de loisirs, plongeurs sous-marins et bateaux promenade. Et la patrouille bleue de l’Aire marine protégée sensibilise chacun en kayak aux richesses et fragilités du site.


Le sentier sous-marin organisé par la ville d’Agde bat son plein pour permettre la découverte des petits fonds méditerranéens dès huit ans. Les plongeurs en scaphandre peuvent rejoindre l’un des nombreux clubs, pour un baptême ou une exploration, notamment sur le site des Tables et ses huit mouillages écologiques. La voile peut se pratiquer facilement avec le Centre nautique du Cap d’Agde.
Des sorties sont organisées par des bateaux promenade à voile et à moteur pour admirer la côte, du Grau d’Agde aux falaises du Cap en passant par l’île de Brescou et parfois, avec un peu de chance, profiter du passage de dauphins au large comme ces derniers jours. Et bien d’autres activités encore sont organisées dans ce site protégé de plus de 6000 hectares géré par la direction du milieu marin de la ville d’Agde, qui s’étend du Grau d’Agde à Port Ambonne jusqu’à 5,5 km au large.

Bouzigues et ses huîtres


A Bouzigues, on déguste... ses Huîtres !
Dès que vous quittez la Départementale 613 et que vous entrez dans le village un panneau en forme de fruit de mer vous souhaite la bienvenue et présente d’entrée sa ressource, son or, la fierté de ses habitants ; « l’Huître de Bouzigues ».
Bouzigues (Bosiga en occitan) est le plus petit village du Bassin de Thau.

Plusieurs siècles en arrière il n’était que désert de garrigues et de broussailles où des bergers semi-nomades faisaient paître leurs moutons. Vers le XVe siècle s’installent quelques pêcheurs au bord des eaux calmes du Thau à l’abri des tempêtes. Peu à peu ils sont rejoints par une communauté de paysans qui défriche et domestique la terre en cultivant le blé et les oliviers et en plantant des ceps de vigne qui vont vite border le Bassin. Ainsi naît la première génération de vignerons Bouzigauds.
Vers 1925 l’invention de Louis Tudesq va bouleverser la croissance économique de la petite cité et devenir sa principale ressource, l’élevage des huîtres en suspension sur des « tables ».
De cette évolution, des dizaines de mas abritant les ouvriers affairés à la tâche en été comme par les rudes journées d’hiver, vont sertir les rives du Thau.

Bouzigues est aujourd’hui un charmant village typiquement languedocien aux maisons claires, résolument étendu d’un côté sur le bord bleu et scintillant de l’étang de Thau, le berceau du divin fruit et adossé, de l’autre côté, à la garrigue tapissée au printemps de farigoule en fleurs, d’ajoncs, d’asphodèles, où prennent le temps de s’épanouir les oliviers à la posture nonchalante.
Installés dans ce qui servait autrefois à remiser les barques des pêcheurs et les charrettes des vignerons, une vingtaine d’établissements de dégustation et de restauration s’étirent le long de l’étang jusqu’au musée.
Les Paysans de la mer vous invitent à déguster leur production en terrasse sous des parasols tamisant les rayons du soleil ou à l’abri frais d’une haute voûte de pierres.

Bouzigues, grâce à son dynamisme et la qualité de ses coquillages, est classé parmi les sites remarquables du goût français. Ses rues pittoresques sont baignées de soleil, elles résonnent des rires des enfants et du gazouillis des hirondelles. Ici et là, sur les chaudes façades grimpe un odorant jasmin, un bougainvillier, un laurier rose ou un plumbago aux fleurs aussi bleues que le ciel.

En haut de la Grand’Rue, nichée dans une maison du siècle dernier, la boulangerie.
Il faut s’y rendre lorsque sonnent les douze coups de midi au clocher de l’église Saint-Jacques, c’est un véritable carrefour de communication avec les habitants. A l’intérieur, sous une voûte de pierres blondes et un éclairage subtil s’étalent des pains dodus, des fougasses dorées et de délicieuses pâtisseries aux fruits colorés.

Un peu plus bas, assises sur une margelle ou une chaise de paille des femmes du village ; Dolorès, Jeannette, Manon et Marinette devisent avec la parisienne d’à côté. Leur accent chantant est à peine couvert par celui tout aussi cigalien d’un groupe de mamans, trois jeunes femmes pilotant fièrement une poussette, des petits bolides embarqués de nourrissons, parfaitement alignés dans l’étroite rue telles des Formules 1 sur la grille de départ.

Au bout du parc ombragé de la Mairie, face au port de plaisance, vous admirerez la silhouette imposante de deux lauriers roses croulant sous les fleurs en Juillet.
Cette tonnelle naturelle se métamorphose en hémicycle sénatorial de quelques anciens du village, des «collègues» qui, tranquillement installés sur le banc, la galéjade battant son plein ou plus sérieusement, évoquant leurs souvenirs de la rude profession de conchyliculteur, profitent des doux rayons de la fin d’une belle journée.

Bouzigues est un village émouvant d’authenticité, on ne le visite pas, on le découvre au fil de ses rues et ses ruelles. Il a évolué avec son temps tout en conservant subtilement ses traditions.

Ses habitants, des citoyens qui subissent aussi les turpitudes du XXIe siècle, restent viscéralement amoureux de leur terre et de leur Thau, naturellement accueillants et attachants ils vous en parleront avec passion.

Nous, touristes, émettons un souhait ; que leur belle et rude profession ne disparaisse pas au profit d’une urbanisation outrageante et que les derniers Paysans de la mer ne se retrouvent pas parqués dans une réserve tels les indiens.
A Bouzigues ce sont les huîtres que l’on parque …

Carol Geslin-Philippe

Jardin Antique Méditerranéen


Avec le printemps, depuis le  20 mars, le Jardin Antique Méditerranéen, à Balaruc-les-Bains a réouvert. Aménagé et géré par Thau agglo, ce Jardin Remarquable aborde sa 5ème saison. Avec 35000 visiteurs accueillis depuis sa création, le JAM est devenu l’un des pôles d’attraction touristique du Bassin de Thau.

A la fois vitrine des essences méditerranéennes et initiation à l’archéologie botanique, le JAM propose un voyage dans le temps, à la découverte des subtils usages que les grecs et les gallo-romains faisaient de la nature et des plantes. Sur près de deux hectares, face à l’étang de Thau et dominant la colline du Puech d’Ay, cet espace culturel se propose de vous initier à la riche biodiversité méditerranéenne et à l’art des jardins.

Le JAM est situé Rue des Pioch (à côté des serres municipales) à Balaruc-les-Bains (accessible par la Ligne 10, du réseau Thau agglo Transport, arrêt du Port)
Pour renseignement complémentaire, contacter le JAM au 04 67 46 47 92 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le mont Aigoual, roi des belvédères

Avant que la neige ne l'interdise, parce que les routes ne sont pas encore trop encombrées par les skieurs, nous vous donnons rendez-vous au sommet du Mont-Aigoual.

L’ACCES

De Sète, direction Montpellier et par la déviation de Juvignac prenez la route de Ganges. Par St Matin de Londres, Saint Bauzille de Putois, en remontant l’Hérault, vous arrivez au bout de 100 km à Valleraugue, porte de l’Aigoual. Au retour, passez par l’Espérou qui vous ramènera au Vigan par le Col du Minier puis vers Lodève d’où vous rejoignez Sète en quittant la nationale à Gignac pour aller vers Plaissan et Villeveyrac.

A partir de Valleraugue, vous continuez à suivre le ruisseau qu’est encore l’Hérault. La D269 vous amène au Col de la Serreyrède à 1290 m d’altitude. Du col, en vingt minutes, un sentier balisé mène en vingt minutes à la Cascade de l’Hérault.
300 mètres plus haut, vous êtes enfin au sommet de l’ Aigoual où, d’une table d’orientation, vous découvrez le plus spectaculaire panorama de la région : des Pyrénées aux Alpes, de la chaine des Puys au Ventoux et à la mer qui, à vol d’oiseau, n’est qu’à 70 km !
Si l’hiver, l’Aigoual est carrément inhospitalier, l’été, c’est une oasis de fraicheur malgré l’absence de végétation à son sommet. Mais comme à l’aller et au retour vous traverserez de magnifiques forets...

L’OBSERVATOIRE

Il serait dommage d’ètre monté si haut et de ne pas visiter l’Observatoire de Météo France installé là depuis plus d’un siècle. Il est le dernier observatoire d’altitude en service en France. Dans les locaux, une exposition rassemble 800 photos de la vie sur l’Aigoual durant les quatre saisons. Un personnel chaleureux vous initiera même, si vous le souhaitez, à la météorologie de notre région. Il vous présentera les appareils de mesure les plus modernes mais aussi ceux de l’ancien temps, conservés dans un Musée sur 350 m2 d’exposition. Si vous aimez marcher, des sentiers balisés partent du sommet.

Le Cimetière Marin à Sète


Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée !
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux !
                                                 Paul Valéry

Georges Brassens l'évoque également (« mon cimetière soit plus marin que le sien ») dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966).

 

Du cimetière st Charles au Cimetière Marin

Vers 1680 le cimetière Saint Charles fut créé afin de recevoir les premiers travailleurs morts sur le chantier de construction du môle Saint-Louis.

Il est révélateur de la diversité des peuplements de la ville au cours des siècles suivants et s’est agrandi par parcelles successives, l’une d’entre elles étant réservée à la communauté protestante dont le rôle a été essentiel dans l’essor du port aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est également appelé également “cimetière des riches”, en opposition au “cimetière des pauvres” situé face à l’étang de Thau (où repose Georges Brassens),

Plusieurs sépultures rappellent la vocation maritime de la ville, telle celle des pilotes disparus en portant secours à un navire en détresse, où encore celle du jeune aspirant de marine Eugène Herber tué à Pékin en 1900. D’autres témoignent de la notoriété de personnalités sétoises remarquables comme le ministre Mario Roustan, l’homme de théâtre Jean Vilar... le jouteur Vincent Cianni dont l’épitaphe sculptée révèle l’attachement passionnel que porte toute la population de « l’île singulière » aux joutes, le cinéaste Henri Colpi... Paul Valéry, né à Sète en 1871 repose dans le tombeau de son aïeul Giulo Grassi.

Au hasard des allées, on peut admirer la beauté architecturale de certaines chapelles : ainsi celle des « Pleureuses » ou encore le caveau tout en marbre de Carrare de la jeune Marie-Rose Goudard...

Le cimetière Saint-Charles a été dénommé le 7 août 1945, Cimetière Marin, en référence au célèbre poème de Paul Valéry.

source : office de tourisme de Sète

 

Musée de l'étang de Thau à Bouzigues

Bouzigues est la capitale historique des coquillages (huîtres et moules) en Méditerranée. Entre Mèze et Sète, ce village de pêcheurs typiquement méditerranéen trouve ses principales ressources dans les produits du bassin de Thau. En 1925, Antoine Louis Tudesq et d’autres bouzigauds mettent au point la première technique d’élevage d’huîtres : la "Pyramide", depuis Bouzigues est devenu le berceau de production des coquillages sur l’étang de Thau.
Le musée, lieu vivant de rencontres des cultures locales, vous fera découvrir le travail des conchyliculteurs appelés "les paysans de la mer" et des pêcheurs.

» en savoir plus : http://www.bouzigues.fr/musee

Gouffre géant de Cabrespine

Balade fraîcheur  

Dernier né des grandes merveilles souterraines de la région, le gouffre géant de Cabrespine ne manque pas d’atouts. A 15 minutes de la Cité de Carcassonne, il est à la limite du Minervois et du Cabardès, deux magnifiques régions préservées, mal connues des héraultais. Fabuleusement riche et grandiose, il vous permettra de vous promener pendant 40 minutes par une température constante de 15° et sans fatigue, puisque sa visite a été conçue sans escalier.

Des le parking de l’entrée du gouffre, l’émerveillement débute avec une vue aérienne sur les vallées de la Montagne Noire. Ensuite, dans les entrailles de la terre, préparez-vous à être surpris par les perspectives du 7° Ciel et des Balcons du Diable. N’oubliez pas vos caméras, photo et vidéo étant autorisées, les belles images ne manquent pas. Avec ses 250 mètres de profondeur, le Gouffre géant de Cabrespine est un monument naturel impressionnant.

Apres la visite, ne quittez pas Cabrespine sans voir les ruines du château féodal du 12° siècle qui domine le village et la vallée plantée de fruitiers et d’oliviers. Vous pourrez pique-niquer dans les gorges de la Clamoux qui forment un pittoresque défilé jusqu’à Villeneuve-Minervois dont les vins de coteau sont réputés.

Ouverture

  • Février / mars / novembre : de 14h à 17h30
  • Avril, mai, juin, septembre, octobre : de 10h à 12h et de 14h à 18h
  • Juillet et août : de 10h à 18h non-stop.
  • Handicapés à mobilité réduites seulement au Gouffre de Cabrespine

Accès

De Sète, Cabrespine est à 130 km. On peut utiliser l’autoroute jusqu’à Carcassonne sortie Ouest à partir de laquelle l’itinéraire est fléché, direction Mazamet. Avant de quitter l’autoroute, pensez à vous arrêter sur le parking spécial d’où l’on peut admirer la Cité. Mais l’itinéraire le plus agréable part de Béziers, direction Capestang,Olonzac et Villeneuve-Minervois d’où le gouffre n’est qu’à 6 km.

Bernard Barraillé

La Vène à contre courant

Georges Cantin, notre collaborateur est parti un matin de ce mois d’août  avec son canoë pour remonter la Vène, petite rivière se jetant dans l’étang de Thau pour nous raconter (photos à l’appui) ses impressions.

Au départ de Balaruc-le-vieux

Je vous rassure, ce n’est pas l’Orénoque, et encore moins l’Amazone, mais il y a un petit « je ne sais quoi » qui fait rêver. En effet, partant de Balaruc le Vieux dès que l’on atteint l’intérieur de la rivière son lit est encombré de bois flottés, de troncs obstruant presque le passage, d’herbes hautes sur les berges, de lianes tombantes, de pierres, qui vous font penser à un territoire vierge. On pourrait même trouver une petite ressemblance si le trajet n’était pas si court, à la « descente de la Leyre » dans le bassin d’Arcachon (pour ceux qui connaissent l’endroit)

Un calme surprenant sur cette rivière, on y trouve des Martins pêcheurs, des tourterelles, des pigeons ramiers et bien d’autres oiseaux. Des nids dans les berges, ou accrochés sur un rocher ou du vieux bois en plein milieu de la rivière (probablement des Colverts) Nombreuses sont aussi les libellules de toutes couleurs. Et des poissons par bancs entier, petits ou gros principalement des « Chelon labrosus » ou pour parler plus local, des « muges »… Aventure disais-je ! Oui, car tout en pagayant sur la rivière,  voilà qu’un de ces monstres a eu l’idée saugrenue de sauter dans mon canoë tel un poisson volant ! Evidement, il a terminé au barbecue moins de deux heures après. Il pesait quand même 975 gr !  

Dans les abords bien que ne les ayant pas vus, les rats musqués ne font pas le bonheur des riverains car ils creusent les berges.  Quelques petits « veinards » sont propriétaires de petits Masets au bord de l’eau, pour vivre heureux vivons caché dit le proverbe…

Récemment un article dénonçait une pollution de la Vène en amont de la source d’Issanka. Je ne suis pas allé vérifier. Mais j’ai remonté cette rivière depuis l’embouchure sur environ 3 km en un peu plus de 30 minutes, et je peux dire qu’à part 2 vieux pneus rencontrés et 2 ou trois bouteilles plastique, cette partie de la Vène est propre et sans pollution, la preuve ? Ce sont ces quelques photos prises et les petits poissons par bancs dans une eau claire permettant de voir le fond avec en prime, au moins 4 ou 5 martins pêcheurs, (Cet oiseau est un bon indicateur naturel de la qualité d'un milieu aquatique) Mais restons prudent, je n’ai pas analysé l’eau, et surtout utilisons les déchetteries de l’agglo, c’est facile, gratuit et surtout plus responsable…

Georges Cantin

 

La Vène est une rivière qui prend sa source à Cournonsec à 35 m d’altitude, sa longueur est de 12 km environ et elle se jette dans l’étang de Thau à Balaruc le Vieux. Son faible débit (25 m3/h) peut, atteindre 1500 m3/h lorsqu’elle est en crue.Selon les périodes et suivant les documents, la rivière a porté différents noms : l’Avène, Aveyne, Vaine, Veine, Vesne ou encore Dizama. Pendant longtemps la Vène a participé à la vie économique des villages traversés, on pouvait alors compter six moulins répertoriés, dont  3 à Montbazin. En 1687 il y avait cinq ponts sur la Vène à Montbazin : au moulin de Vielhe, au moulin de Fabre, le pont Gavel, le pont de la Porte et le pont Mage.La Vène à 2 affluents qui sont  les ruisseaux de la Lauze et celui des Oulettes. La source d’Issanka vient augmenter en aval le débit de la rivière et lui sert de « trop plein ». Par ailleurs la Vène est un point de captage possible pour la consommation (actuellement perdu en grande partie), sauf en cas de pollution bien évidemment...

Sources :
http://www.memoiredemontbazin.fr/des-lieux/la-vene/
http://infoterre.brgm.fr/rapports/71-SGN-317-LRO.pdf