Cinéma

Loi relative à la liberté de la création

Lettre ouverte du  Président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée à Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication.

    Madame la Ministre,

    La Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée (FCCM) compte aujourd’hui 55 ciné-clubs adhérents, soit un grand nombre de bénévoles qui organisent près de 700 séances non commerciales par an et totalisent près de 50 000 spectateurs. La FCCM c’est aussi la Rencontre cinématographique de Pézenas qui en était à sa 55e édition en février dernier (+ de 4000 entrées), le Festival des solidarités et du cinéma qui propose des séances gratuites aux publics des agences médico-sociales de Béziers (+ de 1000 spectateurs), c’est également l'accompagnement des séances École et cinéma dans cette même ville et la coordination d’ateliers auprès des jeunes des quartiers dans le cadre du dispositif Passeurs d'Images. C’est, enfin, 4 salariés en CDI (3 ETP).

    L'ordonnance, qui sera promulguée le 24 avril et qui supprime l'obligation pour les ciné-clubs d'adhérer à une fédération et repousse le délai de programmation des films à 2 ans après leur sortie en salle, condamne à terme la FCCM à la disparition, et menace un des fondements de l'action des ciné-clubs.
Ainsi, le délai de deux ans va annihiler toute stratégie destinée à mixer les publics, développer leur curiosité. En effet, la grande majorité des ciné-clubs conjuguent dans leur programmation films du patrimoine, films consensuels récents (donc pas encore usés par les passages télé et sorties vidéo), films jeune public et films fragiles peu vus et récents. Une adhésion à l'année, donnant l'entrée à toute les séances pour une somme modique, entraîne chacun, quelles que soient ses préférences, à découvrir des œuvres qu'à priori, il ne choisirait pas. Et là, les ciné-clubs jouent leur rôle éducatif en élargissant le public de tous types de films.
Cela sera particulièrement préjudiciable pour les zones rurales, où nos ciné-clubs ne pourront plus compenser l'absence d'offre due au fort éloignement des salles commerciales.
Depuis des dizaines d'années, nous guidons les nouveaux ciné-clubs, les conseillons, les formons, les documentons et menons des actions communes en direction de tous les publics en portant les valeurs de l'éducation populaire.

    Nous sommes le garant du paiement des droits de projection aux bons ayant droits (certaines sociétés notamment référencées sur le site du CNC revendiquent de manière indue les droits vidéo), avançons les fonds et prenons les frais à notre charge en cas de défaillance financière d'un ciné-club. Nous travaillons ainsi de concert avec les distributeurs, dans un cadre de confiance mutuelle : la centralisation des programmations de ciné-clubs par les fédérations permet aux distributeurs, notamment les plus fragiles, de n'être en compte qu'avec une seule structure apte à payer les droits avant la projection, tout en leur garantissant le cadre légal de ces séances. En contre-partie nous négocions pour les ciné-clubs un tarif forfaitaire préférentiel à but incitatif. Chaque année, c'est près de 100 000€ que nous payons aux distributeurs. La libéralisation fait miroiter la baisse des coûts par le jeu de la concurrence, mais entre qui et qui ? Les distributeurs et ceux qui ont aujourd'hui les droits institutionnels ? Ce serait grave car ce serait au détriment des premiers : ceux qui prennent des risques quand ils achètent un film,
 
    Ne faire du cinéma qu'un objet de consommation, même à des fins culturelles, est réducteur et n'offre aucun moyen de répondre aux défis que nous lance la société actuelle : former des citoyens, créer des conditions du vivre ensemble, ce qui de fait favorise la qualité des rapports sociaux.
 
    La FCCM et ses ciné-clubs irriguent le territoire, favorisant la rencontre des publics en allant au plus près de ceux qui pour diverses raisons sont ou se sont éloignés de la chose commune. Il faut une volonté politique pour respecter deux des objectifs de l’article 3 de la loi (voir ci-dessous) en allant au-delà des intérêts égoïstes, alors que la fréquentation en salle ne cesse d'augmenter.

«  7° Garantir, dans le respect de l'équité territoriale, l'égal accès des citoyens à la création artistique et favoriser l'accès du public le plus large aux œuvres de la création, dans une perspective d'émancipation individuelle et collective, et mettre en valeur ces œuvres dans l'espace public par des dispositifs de soutien adaptés, dans le respect des droits des auteurs et des artistes ; »

« 9° Mettre en œuvre, à destination de toutes les personnes, notamment de celles qui sont les plus éloignées de la culture, des publics spécifiques, ainsi que des jeunes, des actions d'éducation artistique et culturelle permettant l'épanouissement des aptitudes individuelles et favorisant l'égalité d'accès à la culture, en veillant notamment à la conception et à la mise en œuvre du parcours d'éducation artistique et culturelle mentionné à l'article L. 121-6 du code de l'éducation et en favorisant l'implication des artistes dans le cadre de leur activité professionnelle ; »

Malheureusement, l'ordonnance en préparation va à l'encontre de ces dispositions car sans opérateur fiable sur le terrain, ce ne sont que vœux pieux. Entraver les ciné-clubs, le travail des bénévoles au quotidien, supprimer les synergies dégagées dans un réseau dont les finalités, les actions sont guidées par les valeurs de l'éducation populaire est un non-sens — alors que le CNC, les rédacteurs des ordonnances devraient faciliter les opérateurs dont les actions répondent aux attentes de ces deux objectifs de l’article 3 de la loi.

Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l'expression de ma plus haute considération.

André Blasco
Président de la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée

Les associations pour la défense des cinémas de proximité

Le cinéma de Sète (le Comœdia) n'a pas pu récupérer son label "art et essai" et sa directrice adjointe, stagiaire, s'en va. Les rumeurs de création d'un multiplexe à Balaruc font par ailleurs craindre l'abandon des projets de "miniplexes" à Frontignan et à Sète...
Inquiètes, les principales associations "utilisatrices" des cinémas de proximité se sont réunies pour lancer une pétition afin de soutenir la démarche qu'elles entreprennent auprès de l'entrepreneur gestionnaire des cinéma et des maires de Sète et Frontignan :

"Quel sera l'avenir de nos cinémas de Centre Ville ?

Nos cinémas de centre-ville, tant à Sète (le Comoedia) qu'à Frontignan (le Cinémistral) connaissent un succès croissant, et cela pour le plus grand plaisir des cinéphiles. Ce sont des lieux de citoyenneté où se tisse un lien social ouvert à tous. Ce succès est dû à la qualité de la programmation et à l'implication continue de la directrice des deux salles, et des associations qui ont participé à l’aventure, par :

  • L’organisation de séances autour de nombreuses projections.
  • L’animation de soirées débats et festives, en présence de nombreux invités (acteurs, réalisateurs , intervenants concernés par les thèmes)

Les séances se sont succédées avec un plaisir partagé : Séances planète Parents, soirées ciné des copines , soirée Halloween, soirée ATTAC, soirée parcours du Goût, Festival International du Roman Noir, Week-end du Cinéma belge , Soirée Collectif des Spectateurs, Soirée Psy , Projection de courts métrages réalisés par des jeunes (pour ce qui est de Frontignan) - Cinéma latino (Sète Amérique Latine SALSA , France Cuba) , cinéma italien Dante Alighieri, Ciné C toi ( ciné club), (pour ce qui est de Sète), et avant premières … Cet "état de grâce" nous paraît fragilisé par la nette insuffisance de moyens financiers et humains dont souffrent les deux cinémas. Nous en ressentons d’autant plus les effets, et en craignons les conséquences éventuelles alors que la directrice se trouve en arrêt maladie et que l'efficace assistante de direction qui la secondait a terminé son stage. Nos associations s’interrogent avec beaucoup d’inquiétude sur le devenir des cinémas de proximité, et de la possibilité de défendre un cinéma d’auteurs.
Il est urgent, si l'on veut pérenniser les cinémas de centre-ville, de les doter de moyens suffisants matériels et humains pour garantir un accueil de qualité auprès du public.
Nous demandons à Monsieur le Sénateur Maire de Sète, Président de Thau Agglo, à Monsieur le Maire de Frontignan, Premier Vice-Président de Thau Agglo et à Monsieur Jacques Font, Directeur de Ciné-Movida une audience en urgence afin que soient évoquées des solutions pérennes à cette situation, d'autant que de nombreux projets sont déjà engagés.

Signé :
Association des Psychologues du Bassin de Thau, ATTAC, Brigade d'Intervention Cinéphile, Ciné C Toi, , Collectif Citoyen des Cinéphiles Inquiets, Collectif des Spectateurs, Collectif Sète en Transition, Dante Alighieri, France Cuba, Pied de Poulpe, Sète Amérique Latine (S.A.L.S.A.)

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Le Dernier trait cartonne

Le dernier film réalisé par Gérard Corporon cartonne partout où il est projeté. LE DERNIER TRAIT, déjà remarqué au festival de Gruissan, de Joyeuse, en Ardèche et d’Agde ( Les Hérault du Cinéma ) était sélectionné pour le festival : RENCONTRES DU COURT de MONTPELLIER  et sera donc projeté au GAUMONT COMEDIE le samedi 26 septembre à partir de 20hrs
« Le dernier trait » est consacré aux pêcheurs sétois. Les principaux comédiens sont Henri Cohen, Luc Sidobre, Veronique Lazzaro, Christian Prat, Kader Bouallaga, Jeanne Corporon, Dominique Ratonnat, Rémy Arché, Richard Ballana, Dominique Pellerin,  Geraldine Sidobre.
Mais la vraie vedette, c’est le monde de la pêche en mer et ses difficultés à survivre. Réalisateur et scénariste de son film, Gerard Corporon restitue à la perfection la vie et les problèmes des pêcheurs sétois, avec de saisissantes images de leur dur travail.

Les principaux films tournés à Sète depuis 1929

Déjà en 1857, Gustave Le Gray photographiait sa "Grande vague" à Sète. Au début du 20ème siècle, ce sont les cinéastes qui s'intéressent à la ville. Dès  1929 Jean Gourguet y réalise L'escale, puis Julien Duvivier, en 1937 y crée son célèbre Pepe le moko, de nombreux autres vont suivre. En voici la liste :

Les films tournés à Sète

  • L'Escale (1929) de Jean Gourguet
  • Pépé le Moko (1937) de Julien Duvivier
  • La Pointe Courte (1955) d'Agnès Varda
  • Les Promesses dangereuses de Jean Gourguet (1956)
  • Babette s'en va-t-en guerre (1959) de Christian-Jaque
  • La Soupe aux poulets (1963) de Philippe Agostini
  • César et Rosalie (1972) de Claude Sautet
  • Touche pas à mon copain (1976) de Bernard Bouthier
  • L'Union sacrée (1989) de Alexandre Arcady
  • Le Petit Criminel (1990)de Jacques Doillon
  • Gaspard et Robinson (1990)de Tony Gatlif
  • Mima (1991) de Philomène Esposito
  • La Graine et le Mulet, (2007) par Abdellatif Kechiche
  • Face à la mer (2010) d'Olivier Loustau
  • Vrais Mensonges (2010) de Pierre Salvadori
  • Coup d'éclat (2010) par José Alcala
  • Une touche de bleue

     Le réalisateur sétois Claude Timon-Gaignaire nous présente son premier long-métrage : "Une touche de bleue", fiction dont la ville est le personnage principal, sélectionné à Cannes en 1988 dans "Perspectives du cinéma français", avec les retombées médiatiques qui ont accompagnés cette présentation dont un joli article dans le Variety de New-york, puis au Cinémed, diffusé en Europe sur tout le territoire allemand par la ZDF co-producteur, enfin sélectionné au Festival de Rotterdam. 

Un sétois méconnu


Jean Gourguet à la Corniche

Le Centre national du cinéma vient de faire réaliser un film sur Jean Gourguet, le cinéaste sétois né à Sète en 1903, sous le titre « Jean Gourguet, l’artisan du cinéma ». Le film retrace la carrière de ce passionné de cinéma qui débuta dans le documentaire animalier avant de se lancer dans les films à scénarios. Son premier grand film fut « Escale à Sète »,(Tino Rossi y faisait ses débuts) entièrement tourné dans sa ville natale, au port et au Quartier-Haut ainsi que dans sa villa de Saint-Clair où il revint tourner de nombreux films dans les années 50 avec comme figurants beaucoup de jeunes sétois, aujourd’hui grands-pères… De nombreux acteurs et des réalisateurs , tel Jean-Pierre Mocky, témoignent sur la personnalité de Gourguet qui tenait à tourner dans une ambiance familiale. La critique voit een lui le pionnier des tournages en décors naturels et un précurseur de la nouvelle vague.
Ce film-hommage repassera jeudi 7 février sur la chaine « Classic » à 7h.
Pour en savoir plus sur Gourguet, retrouvez l’article qui lui a été consacré dans La Lettre de Juin 2012 : http://www.thau-info.fr/index.php/patrimoine/personnalites/47-jean-gourguet-cineaste-setois.

Voir aussi le dossier complet de Thau-info sur Jean Gourguet 

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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