Cinéma

Des films documentaires à Sète

Projection de deux films

d’Hélène Morsly à la Médiathèque François Mitterand

de Sète le Vendredi 30 novembre à 18 h

2) Auparavant la Maison de l’image documentaire va projeter

 

le  Samedi 24 novembre au Palace à 19h30, 2 films documentaires :

Koudelka  shooting holy land et Comme back Africa

  Enfin, retenez la date du dimanche 9 décembre

à 18 h  au Comoedia du film de Samuel Bigiaoui « 68, mon père et les clous »

     (la vie du père du réalisateur devenu quincaillier après 1968 avant la fermeture) en présence du réalisateur. Le pot d’accueil est prévu à 17H30

KOUDELKA SHOOTING HOLY LAND - Gilad Baram
Allemange, République Tchèque - 71min - 2015


Synopsis : Le photographe tchèque Josef Koudelka est devenu célèbre grâce à ses photos de l'invasion de Prague par les troupes du pacte de Varsovie, en 1968, que nous avons eu le bonheur de vous présenter en projection lors de la dernière édition du rendez-vous de la photographie documentaire ImageSingulières en mai dernier. Près de cinquante ans plus tard, il découvre le mur de neuf mètres de haut construit par Israël en Cisjordanie. Démarre alors un projet photographique de plus de quatre ans dans la région, au cours duquel le chasseur d'images est confronté à la réalité du conflit israélo-palestinien. D'un site à l'autre, le réalisateur Gilad Baram, alors assistant de Josef Koudelka qui s'est laissé filmer pour la première fois, l'a suivi dans son voyage en Terre sainte.
Sélection de la Lucarne d’Arte dans le cadre du Mois du doc.

 

 BUFA LO CÈRÇ E RAJA L'ORB... Souffle le Cers et coule l'Orb... (17 minutes) - 2015

Des images d’hier à celles d’aujourd’hui, autour d’images d’archives réalisées par Michel Cans dans les années 50, la voix de la réalisatrice se mêle à celles des lycéens. Des textes de Joan Bodon en passant par l’inspiration d’Yves Rouquette, ce poème filmé dit l’attachement aux territoires, la volonté de créer sans cesse du commun dans un moment de notre histoire où les velléités de séparations et de fractures sont multiples.

E FILMA MIQUEL CANS Et filme Michel Cans (23 minutes) - 2015

Autour d’images d’archives réalisées par Michel Cans dans les années 50, Hélène Morsly a réalisé un «road movie languedocien» pour dire «la fin du village», la fin d’un monde et le début d’un autre, chaotique, incertain, dans lequel on se raccroche parfois à des branches qui menacent de tout emporter dans leur chute.

First Man : Le Premier Homme sur la Lune

Ffilm biographique américain, réalisé par Damien Chazelle, et produit entre autres par Steven Spielberg.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

Après deux films à dominante jazzy, Damien Chazelle revient sur un épisode marquant de l’histoire américaine et par delà de l’histoire de l’humanité: avoir été les premiers à envoyer des hommes sur la Lune.

Le First man qui a laissé depuis son nom dans l’Histoire, c’est Neil Armstrong. En 1961, alors qu’il est pilote d’essai pour la NACA, personne n’aurait sans doute pensé qu’il deviendrait le premier homme à marcher sur la Lune. Après avoir fait explosé un prototype, il est mis à pied en quelque sorte, mis sur le banc de touche. Parallèlement, son bonheur familial s’ébranle: sa fille, Karen, meurt à l’âge de 3 ans.
Damien Chazelle, en se basant sur la biographie écrite par James R. Hansen en 2005 (First man: the life of Neil A. Armstrong), choisit de se focaliser sur cet événement tragique. L’angle est intéressant: montrer l’histoire pour parler de l’Histoire, Histoire que tout le monde connaît et qui est presque dépassée à présent que la Guerre froide n’est plus qu’un lointain souvenir. Il y a donc cet enjeu pour Chazelle de capter l’attention du spectateur qui a vu beaucoup de films se passant dans l’espace et qui connaît l’issue de l’histoire. Le focus sur Neil et ses tourments, son apparente froideur, son éloignement, son isolement vis-à-vis de ses proches, sa fuite finalement est quelque chose de nouveau dans le genre “films de l’espace”.
On voit très peu l’espace. On est avec Neil tout le temps, au plus près, de son oeil vide, de ses poils de barbe. Chazelle use peut-être trop des gros plans et des flash-backs. Mais qu’importe. Malgré les longueurs et la froideur de l’astronaute (rôle parfait pour Ryan Gosling), il parvient à nous refaire vivre l’Histoire en passant par le biais de l’intime et de ce deuil qui ne se fait pas. On a beau savoir comment ça doit finir - il n’y a au fond pas de suspens - on est quelque part happé par le destin de cet homme, marqué par le sceau de la mort (sa fille mais aussi ses nombreux collègues).
Quelques scènes sortent du lot: l’incipit et son explosion comme si on y était, le petit passage avec des manifestants anti conquête de l’espace qui se plaignent de leur condition alors que l’état donne beaucoup d’argent à la nasa, la scène d’au revoir avant le départ d’apollo 11 remarquable de froideur. Claire Foy, dans le rôle de l’épouse qui aurait rêvé d’une vie normale, est très bien, très différente de son rôle dans le Paranoïa de Soderbergh.

Delphine C.
Mon Ciné à moi.

SALSA : Le silence des autres

vendredi 16 novembre 2018 à 20:30 Cinéma Comoedia, en collaboration avec Quai des Docs

Cinéma Le silence des autres VOSTF | Espagne 2018 |

Documentaire | 1h24 | Réalisé par Almudena Carracedo, Robert Bahar
 
Un documentaire passionnant, d'une émotion rare. vendredi 16 nov 2018 à 20:30 Cinéma Comoedia, en collaboration avec Quai des Docs (Pot d'accueil à 20h)
 
Après la mort de Franco, en 1977, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais garantit dans le même temps l’impunité aux tortionnaires du régime. Dans un pays encore divisé sur la question de la mémoire, des citoyens espagnols, victimes des exactions de la dictature, saisissent la justice à l’étranger, en Argentine, pour rompre le « pacte de l’oubli ».
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