Musique

Les Chants de Thau à Valmagne

Une affluence record

    

Jeudi soir  malgré le match France-Allemagne l’abbaye cistercienne de Valmagne était au complet.  Un  nombreux public d’habitués et de touristes  est venu écouter Carmina Burana, cantate scénique composée par Carl Orff en 1935-1936 sous la direction d’Antoine Alleman dans une mise en scène d’Angel Gironès et interprété par un orchestre symphonique composé d’une soixantaine de musiciens accompagnés des 120 choristes des chants de Thau et de Vagabondages.
La présence des solistes : Emilie Ménard soprano, Médéric Martin ténor, Olivier Heyte Baryton, n’ont fait que renforcer cette excellence dans l’interprétation de cette œuvre majeure.

Carmina Burana signifie « Chants de l’abbaye de Benedikt-Beuren » Car dans ce monastère roman de haute Bavière, fut retrouvé, en 1803, un manuscrit contenant 200 pièces de vers et de chansons du haut moyen-âge.

On ne peut que féliciter cette initiative, car cette Abbaye se prête magnifiquement à une interprétation d’un haut niveau qui à visiblement conquis un public « amateur » séduit par les artistes présents pour cette magnifique interprétation. Encore merci à tous ces artistes pour leur excellence.

 G.C.

 

Georges avant Brassens

 Samedi 25 juin, l'Espace Brassens inaugurait sa nouvelle scénographie « Georges avant Brassens », qui propose une immersion dans l'enfance du poète-chansonnier afin de mieux connaître et comprendre l'importance de cette période cruciale dans sa vocation future.
C'est par un concert de Hervé Tirefort interprétant des chansons de Charles Trenet, l'un des modèles du futur Brassens que le public a été accueilli. Nicole Cassagne, directrice des lieux, a ensuite présenté à François Commeinhes, Sénateur-Maire de Sète, et à l'auditoire cette scénographie, Georges avant Brassens, réalisée par Frédéric Langel (scénographe) et Claire Ferrasse (graphiste), de l'agence Il fait beau !. Leur travail propose de suivre l'itinéraire du jeune Georges de sa naissance à Sète, en octobre 1921, jusqu'à son départ pour Paris, en février 1940, à travers divers témoignages, documents et archives vidéo. Mais s'il y a un événement particulièrement marquant, duquel découlera la vocation future de l'apprenti poète, c'est l'entrée au collège et la rencontre avec Alphonse Bonnafé, son professeur de Français. C'est ce dernier qui fait découvrir au jeune Brassens « les belles lettres » et les poètes Paul Valéry, Verlaine, Rimbaud et Baudelaire.
L'agrandissement d'une photo de classe fixe cette période cruciale et marque le début de la métamorphose. Sur un pan de mur, une longue frise colorée d'influence pop matérialise l'itinéraire de Brassens. Le point de départ est représenté par le sémaphore tandis que la Tour Eiffel symbolise l'arrivée à Paris. Entre les deux, des collages et des petits panonceaux reprenant des citations de Brassens à propos de son enfance turbulente. Cette nouvelle scénographie vient enrichir l'espace muséographique d'un Espace Brassens en perpétuelle évolution et apporte un éclairage neuf sur cette période de formation et d'apprentissage.

« L'invitation au voyage » de l'Espace Brassens

 Samedi 20 et dimanche 21 février, l'Espace Brassens a convié le public à un weekend à l'heure Anglaise et Espagnole lors de son Invitation au voyage. Une initiative festive et musicale permettant de découvrir l'œuvre d'Oncle Georges d'une oreille nouvelle. Depuis le début de l'année 2016, le musée dédié au poète propose une visite audioguidée en anglais et en espagnol. Avec ce nouvel outil, l'Espace poursuit sa modernisation pour faire face à l'affluence de visiteurs étrangers de 62 nationalités différentes. Pour le lancement de cette nouveauté, Nicole Cassagne, directrice des lieux et son équipe avaient concocté une Invitation au voyage pour une immersion dans des ambiances anglaise et espagnole.

Le samedi, place à un Brassens dans la langue de Shakespeare avec les interprétations musicales de Kate Bersoux et Loïc Robinot, qui a également présenté son livre Sur ma route, un certain… Georges Brassens ». Une journée ponctuée par des quiz, avec de nombreux lots à la clé (entrées, cd, affiches, livres…) et les traditionnels brunch du midi et tea-time de l'après-midi.

Le lendemain, les accords des sévillanes et les rythmes flamencos ont résonné dans le hall avec les prestations de la chorale et des danseuses du Cercle Andalou. Après les quiz et la dégustation de tapas, place à la musique avec le concert de José Capel (chant/guitare), accompagné de Nicolas Grosso (guitare), pour des chansons de Brassens en espagnol. Un concert qui s'est poursuivi en français devant un public enthousiaste. Le partage de la Merienda, goûter traditionnel, a clôturé ce weekend qui pourrait, en raison de son succès, se décliner en d'autres langues.

Concert d'orgue à la Décanale, une promenade lyrique

Alain Cahagne, claveciniste et organiste

 

 On s'étonne toujours de ce que les cathédrales et les églises, comme celle de la Décanale Saint-Louis à Sète, peuvent apporter à l'art musical. Tout y est enjolivé, amplifié, sons et silences s'enrichissent d'un caractère majestueux imposé plus par l'architecture grandiose du site que par une quelconque adaptabilité acoustique du bâtiment. Les orgues ont sonné ce dernier jeudi, quand Alain Cahagne a prêté tout son talent à exécuter des transcriptions d'opéra du grand XVIIIè siècle. Inutile de commenter la technique de ce virtuose des claviers d'orgue et de clavecin, même si on est tout de suite impressionné par la fluidité de son exécution et de sa capacité à révéler des émotions cachées.
Alain est aussi pédagogue. Il enseigne la musique ancienne et ses concerts sont toujours teintés par une envie indéniable de transmettre aux auditeurs la passion de la musique. Il nous a guidés dans la compréhension d'œuvres de deux compositeurs de l'époque baroque Haendel et Rameau dont l'interprétation colorée, légère et souple des Indes Galantes ne peut échapper à n'importe quel mélomane. En deuxième partie, ce fut pour beaucoup une découverte. Il s'agissait des Sonates Bibliques, un genre d’œuvre quasi unique de l'érudit Johann Kuhnau, dont les interventions musicales à l'orgue illustrent et ponctuent des textes d'inspiration biblique. Ceux-ci furent dits par Marie Cahagne avec beaucoup d'aisance et de sincérité, la voix claire, un tantinet ingénue de la fille du concertiste contrastant avec bonheur sur les propos plutôt belliqueux de la « Suonata Prima, Il Combattimento tra David e Goliath ».
Au cours du récital, Alain Cahagne n'hésita pas à franchir les trente-sept marches de la tribune à maintes reprises pour donner au public des informations sur les œuvres. Ombre au tableau, il est vrai qu'il n'étaient pas nombreux à écouter ces chefs-d’œuvre. Alain est un artiste, il a forcément le respect du public. Qu'importe leur nombre, ceux qui aiment la musique et se sont déplacés méritent autant d'égard à leur encontre. La raison d'un public peu étoffé s'explique principalement par le fait que «l'association des amis de l'orgue » qui procédait auparavant à l'organisation des concerts à la Décanale n'existe plus depuis la disparition de son président Alain Hyraille. Depuis la récente dissolution, d'autres se sont mis à l’œuvre pour maintenir des prestations de concerts dans des conditions assez difficiles en dépassant des rivalités claniques puériles et stupides. En 2016, une nouvelle association verra le jour avec Jean-Michel Balester maître de chapelle, aussi organisateur de concerts et Monsieur le Curé de Sète Gérard Friou. Le Centre d'Art et de Musique Sacrée, ainsi nommée, aura entre autres, les objectifs de diffuser la protection du patrimoine sacré de la ville de Sète et la diffusion de la musique sacrée. Concernant les concerts, la qualité des prestations est déterminante dans la réussite, elle est déjà au rendez-vous, le public viendra nombreux.

Claude Marchis

Flamboyant Jazz à Sete!

Pour le 20° anniversaire de son Festival Jazz à Sète, Louis Martinez, son directeur et cr éateur voulait une édition exceptionnelle. Pari tenu dans un Théâtre de la Mer archi-plein durant les six soirées, dont quatre se tinrent à bureaux fermés.

Dimanche, la soirée de cloture fut le point d’orgue de cette riche semaine avec un Marcus Miller en grande forme. Au palmarès, on retiendra l’inoubliable soirée avec le grand orchestre de Snarky Puppy qui, de l’avis général, fut le clou du Festival !

Les dévoués bénévoles de l’association Jazz à Sète peuvent être fiers de la réussite de lkeur Festival qui devient, de plus en plus, le leader des Festivals de jazz en France avec un public d’habitués qui lui est fidèle.

Snarky Puppy vendredi soir pour le meilleur concert du Festival

Moutin factory

(Photos Pierre Nocca)

Quand Thomas chante Pierre, "La vie ça va…"

C'est avec une pointe d'émotion que Monique Teyssier, présidente du Festival de Thau, a annoncé au nombreux public l'hommage à Pierre Vassiliu, un ami… Léna, fille de Pierre, a donné le ton de la soirée aux sons de l'hukélélé. Qui mieux que Thomas Pitiot pouvait faire partager la même relation à la musique, au voyage et à un ailleurs toujours recherché ! Le Parc du Château de Girard a vibré longtemps ce jeudi soir aux musiques afro-caribéennes, aux rythmes chaloupés. Point de tristesse, point de suffisance chez les visiteurs d'un soir mais de toujours, simplement un grand rendez-vous avec une certaine liberté d'expression : prenons le large… !

"Qui c'est celui-là ?" :

  •  Josiane et Patrick (ancien sonorisateur de Pierre), venus des Hauts-Cantons : Vassiliu, c'est un style unique, des chansons aux valeurs libertaires remplies d'humanité, de chaleur et de grande tendresse…
  • Alain : un bon chanteur… il était temps qu'on lui rende hommage !
  • Maryse (Mèze) : Il a vécu à Mèze, sans chichis, sans prétention… un homme facile d'accès… sa musique unique… un bonhomme qui savait tenir la scène !

On peut affirmer unanimement que la révérence irrévérencieuse a été transmise, oh oh !

Toutes générations confondues… Léna pour une première, avec le sourire de Papa

Les victorieux du Jazz

Stéphane Kerecki pour son album "Nouvelle Vague", Airelle Besson en tant que révélation de l'année, et enfin Vincent Peirani comme artiste de l'année (il avait déjà été sacré révélation en 2014) sont les trois lauréats de l'édition 2015 des Victoires du Jazz, dont la cérémonie s'est déroulée mercredi soir à Sète. Les deux premiers avaient déjà été distingués en janvier par l'Académie du Jazz.

La liste des nominations incluait six formidables pianistes. Ils sont tous repartis bredouilles face à l'accordéoniste Vincent Peirani, la trompettiste Airelle Besson et le contrebassiste Stéphane Kerecki. La cérémonie était retransmise mercredi soir sur Culturebox et présentée par Sébastien Folin.

Un nouveau titre pour Vincent Peirani

Mercredi soir à Sète, l'accordéoniste Vincent Peirani a reçu la Victoire du Jazz de l'artiste de l'année, coiffant au poteau les pianistes Baptiste Trotignon et Pierre de Bethmann, également nommés dans cette catégorie. "C'est chaud", a-t-il murmuré au moment de recevoir son trophée, lui qui a avoué d'emblée n'avoir "rien préparé" en termes de discours.

 

 

Gérard Franco. plein pot

Ils sont venus, ils étaient tous là : les classards, les amis, les anciens collègues de travail, les fidèles ! De Raymond le cornettiste à Julien le poète Marseillanais, en passant par Bebel l'amateur de photos ou Monique retraitée de la fonction publique, toutes et tous s'étaient passés le mot ce jeudi 2 octobre, jour de marché. Gérard, notre musicien mézois, dédicaçait son dernier CD : "Franco, plein pot !". À la demande de ses "fans" et sur le parvis du foyer municipal, il n'a pas hésité à clamer ses poèmes, à s'accompagner de sa guitare ou de son harmonica pour interpréter : "Un air du Grand Canyon", "Enfance volée" ou encore "Dame Fortune" selon la demande. Chacun est reparti avec son support numérique accompagné de quelques phrases personnalisées pleines de tendresse, d'amour et de sincérité.

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Vendredi 3, devant un bon parterre, dont sa famille, Gérard Franco a proposé son récital gratuitement. La municipalité de Mèze était bien représentée. Autour de Monsieur Le Maire Henri Fricou, accompagné de son épouse, on notait la présence de Mmes Cabrol, Caumel, Estadieu, Lourdou, Silva et de Mr Doulat, conseillers municipaux. Au Chai de Girard, mis élégamment à sa disposition par la Mairie, Gérard s'est livré passionnément et bien loin des paillettes du showbiz. À la fois humble et fier, le fils d'émigré -il y tient-, a chanté ses proches, ses amis, sa ville, son étang, sa région, avec ses mots de poète occitan, ses mots d'autodidacte. Très à l'aise avec sa guitare, son harmonica ou Graïlé Monsieur Franco, merci ! À bientôt sur d'autres scènes !

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Avec l'APAVH, la douce Molly est à l'adoption

CHIENimage5C’est une drôle d’histoire que celle de Molly… Sa maîtresse est décédée il y a quelques semaines et elle n’avait rien prévu pour ses animaux : 4 chiens et 2 chats. Sa voisine, qui a adopté un chien à l’association, nous a contactés pour la prise en charge de tous ces poilus ! Elle ne voulait pas que les 2 Yorks, l’autre femelle Labrador de couleur sable et Molly, partent en fourrière. A la veile de l’été, 4 chiens d’un coup c’était beaucoup, sans compter que nous étions déjà engagés pour d’autres chiens en détresse. Nous avons fait appel à Catherine du refuge des 4 pattes qui a accepté de prendre les York mais aussi à Valérie de JSMC qui a choisi la labrador sable. Restait Molly. Ces 4 chiens ont toujours vécu en compagnie de leur maîtresse, dans une maison avec un jardin dont ils ne sont jamais sortis, ne côtoyant que  très peu de monde… Si tous les 4 sont un peu craintifs, Molly est de loin la plus mal à l’aise avec les personnes qu’elle ne connaît pas. Nous avons eu du mal à la faire monter dans la voiture, puis à l’en faire descendre une fois arrivés!...

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