Sandrine Mini et Sète, une longue histoire

MiniCaptureAprès le départ à la retraite d'Yvon Tranchant, Audrey Azoulay, alors ministre de la Culture et de la Communication, avait donné son agrément à la proposition unanime du jury de nommer Sandrine Mini à la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, en plein accord avec François Commeinhes, président de la Communauté d’agglomération de Sète et du Bassin de Thau, de Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l’Hérault, de Carole Delga, présidente du Conseil régional d’Occitanie, et de René Spadone, président de l’association.

Outre son fort désir de diriger la Scène Nationale, à Sète, la candidature de Sandrine Mini a été retenue car elle propose pour la scène nationale un projet ambitieux, à l'écoute de la diversité des parcours des artistes et des publics. Mais elle fera tout pour mettre le public au centre du Théâtre et lui montrer que la Scène Nationale est ouverte à tous.

Son projet laisse place aux acteurs de la scène artistique régionale et prévoit un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public. Sandrine Mini aura à cœur de renforcer l’empreinte de la scène nationale dans la région, en organisant dans l’espace public des communes de l’agglomération un événement annuel autour du cirque, de la danse, de la musique et des arts plastiques tout en .

Depuis début septembre Sandrine a donc pris officiellement ses fonctions.

Sandrine Mini a précédemment dirigé la scène conventionnée « Le Toboggan » à Décines de 2014 à 2016, après avoir été successivement attachée culturelle à l’Ambassade de France à Rome et directrice des publics et du développement au Musée national Picasso...

Mais en remontant le temps, l'on comprend l'attirance qu'elle a pour le Bassin de Thau et particulièrement pour Sète, et même une certaine affection.

Toute petite, elle a été bercée par des accents italiens et Français avant de grandir dans le Vaucluse. Grâce à l'école, elle a découvert le théâtre et très vite fut attirée par celui-ci. Avec des parents "ouverts" qui l'accompagnaient lors des représentations, sa passion pour les spectacles et le théâtre s'est poursuivie jusqu'au lycée tandis que parallèlement la littérature et la poésie la captivaient.

Avec la découverte du Festival d'Avignon, "Surtout le Off", précise-t-elle, ce fut un grand bonheur. Et pas question plus tard,en Classes préparatoires littéraires d'Hypokhâgne et de Khâgne, à Montpellier, d'oublier le théâtre  qui "permet avec la lecture de structurer le goût et la pensée. "

Les soirées au "Théâtre des 13 vents" furent pour elle des moments de plaisir intense avant qu'elle ne quitte le sud de la France pour de longues années. Après une licence et une maîtrise de Lettres à la Sorbonne, après un DEA en Sciences de la formation et de la communication, tout en étant chargée du développement à la Réunion des musées nationaux elle obtenait, un Master of Business Administration, en gestion culturelle à l’International School of Management Paris/New York. 

Pourtant, lors de ses études à Montpellier, elle pensait travailler dans le domaine du spectacle. Studieuse, elle s'accordait tout de même quelques loisirs qui l'ont vite guidée vers Sète et le Bassin de Thau. Son côté Italien a fait le reste. Des contacts faciles, des joutes qui l'ont fascinée, une population très avenante riche de ses différences et en même temps soudée : "C'est un territoire où l'on se sent chez soi, où l'on se parle aisément. Et avec son ouverture sur la Méditerranée, l'Ile singulière est est de plus un vivier dans le domaine artistique".

Quand elle a pu postuler pour la Direction de la Scène Nationale, sachant que celle de Sète et du Bassin de Thau avait de très solides bases, de nombreuses potentialités ainsi que des possibilités d'évolution, son attirance pour Sète et la Région ont fait le reste. Avec sa nomination, un rêve est devenu réalité. Maman de deux enfants, de 10 et 20 ans, elle réside maintenant à Sète avec grand plaisir et s'y épanouit.