La nacelle : du gabarit à la barque de toutes les pêches.

Ou le savoir-faire de construction d’une nacelle de l’étang de Thau et sa transmission.

« En 2012, l’association Voile latine de l’étang de Thau sollicite la DRAC et le service du patrimoine du Conseil général de l’Hérault pour une aide financière, en vue restaurer le  Gracchus Babeuf, nacelle de l’étang de Thau inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, dont elle est propriétaire. Le Gracchus Babeuf, ancienne barque de pêche de 21 pans, a été construit en 1958 par Joseph Buonomo, charpentier de marine installé à Mèze, pour un mareyeur et pêcheur du quartier de la Pointe courte à Sète, M. Sauvaire. Il fut ensuite vendu à Joseph Fernandez, pêcheur à Mèze, qui le céda à M. Ruiz, pêcheur amateur, auprès duquel l’association Voile latine l'a acquis. Remis en état, confié pour son entretien à un membre de l’association, il participe régulièrement à des manifestations festives. Lorsqu’il ne navigue pas le Gracchus Babeuf est amarré au petit port de pêche de Bouzigues, devant le Musée de l’étang de Thau, en compagnie d’autres bateaux de pêche de l’association : barques catalanes, nacelles… C’est dans les locaux ce même chantier Buonomo, aujourd’hui désaffecté, sous la direction d’André Buonomo, fils de Joseph et lui-même charpentier de marine retraité, que le Gracchus Babeuf a été restauré, avec l’aide de membres de l’association Voile latine de l’étang de Thau. Il a été remis à l’eau le 12 avril 2014, dans le port de pêche de Mèze, avant de rejoindre son attache à Bouzigues. Ce beau chantier de restauration n’est pour autant qu’une étape dans un processus. Il résulte d’un mouvement plus général de réappropriation de ce patrimoine navigant par l'association ».

Cette restauration fut une première approche de ce qui pouvait être entrepris pour la sauvegarde du patrimoine maritime et d’une réflexion ultérieure naquit le projet de réaliser intégralement une nacelle de type 21 pans (1 pan équivaut à 25 cm). Celle-ci est actuellement en fin de construction à Bouzigues. Le but est double et consiste à construire cette nacelle mais aussi à réaliser un film témoignage sur cette opération, une mémoire.
Les deux actions vont se concrétiser prochainement car la nacelle va être baptisée le 16 septembre à 11h00 lors des Journées Européennes du Patrimoine sur le port de Bouzigues et elle rejoindra ensuite ses « consoeurs » amarrées le long du ponton des barques traditionnelles. Elle sera alors devenue la propriété du musée de l’Etang de Thau et à ce titre intégrée à l’inventaire des collections. Sa gestion et son entretien seront confiés, par convention, à l’association « Voile Latine de l’étang de Thau ».

Un « détail » qui a son importance, cette nacelle sera baptisée « Joseph Buonomo » le père d’André Buonomo, lui aussi ancien charpentier de marine (de Mèze). André a maitrisé toutes les étapes de la construction de cette nacelle.

Nous ne pouvons que vous inciter à venir assister au baptême de la nacelle.

Christian Dorques / Jean-Marc Roger.
(Documentation en provenance de l’Association Voile Latine de l’étang de Thau – Bouzigues).

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon