La lagune de Thau, depuis longtemps une richesse

 A l’occasion d’Ora maritima, avec des journées pour mettre en valeur la place qu’occupent les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture au cœur des territoires, de nombreuses structures du territoire vous ouvraient leurs portes et proposaient des animations sur le thème de la pêche et des cultures marines. L’occasion de découvrir de façon ludique la richesse des métiers, des produits, des techniques de ces secteurs d’activité.

Entre Bouzigues et Loupian il était simple de comprendre que depuis l'antiquité, la lagune de Thau qui était alors assez différente que celle de nos jours était déjà une richesse pour ceux qui y résidaient et ceux qui faisaient du commerce, principalement les Romains qui devaient approvisionner des cités et surtout Rome avec près d'un million d'habitants à cette époque.oriDSC_0025 (8)

Avec l'ouverture sur la Méditerranée à partir d'Agde pour les gros tonnages, avec une voie Domitienne toute proche, pas de soucis. Le commerce déclinera avec le départ des Romains, avec le déclin de l'organisation en place, l'arrivée d'une période trouble et incertaine, avec des épidémies nombreuses se propageant alors. Mais jusqu'au 4ème/5ème siècle la côte nord de la lagune de Thau connaissait une époque de gloire.

Commerce de toutes sortes dans les amphores chargées sur des bateaux. Du sel, du vin, de l'huile, des poissons et déjà une grosse activité commerciale.

Le transport se faisait avec des bateaux. Plus de traces de ceux-ci mais d'autres embarcations sont des témoignages de cette époque florissante.

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A Bouzigues ce samedi, il était possible de découvrir les "Voiles Latines". La voile latine est une voile triangulaire caractéristique des rivages de Méditerranée. Le nom provient de l'ancienne expression italienne "vela latina" dans laquelle l'adjectif latino a été utilisé probablement avec l'ancien sens de "facile", "simple", "aisé", commun à l'époque médiévale. La voile latine a été utilisée sur tous types d'embarcations, depuis les modestes pointus jusqu'aux plus lourds dromons byzantins. Son gréement est ici composé d'une vergue appelée antenne. L'antenne, longue et mince, qui croise le mât en oblique est composée généralement de deux parties qui sont liées entre elles par des roustures. Ces deux pièces sont nommées la penne et le quart encore nommé car, carneau, carnau; ce dernier constitue la partie inférieure, il est plus rigide que la penne. L'antenne descend jusqu'à l'avant du bateau, où elle est fixée (point d'amure). Les bandes de ris sont hautes et parallèles à l'antenne. Il n'y a pas de bôme. Le principal avantage de la voile latine par comparaison avec des voiles carrées ou à bôme est de pouvoir, en actionnant le quart, fonctionner en trois dimension et en particulier se mettre par vent arrière perpendiculaire à la marche du navire.

La voile latine est le gréement traditionnel du pourtour méditerranéen, il arme la barquette marseillaise, la barque catalane, la bette, le caïque, le chébec, le boutre, la felouque, la gourse, le mourre de pouar, le pointu et la tartane. C'est aussi le premier gréement des caravelles qui sont parties faire les grandes découvertes maritimes. La taille de l'antenne étant limitée par le poids des bois utilisés, ce seront les voiles carrées qui armeront les bateaux plus grands et qui rendront la navigation plus sûre.

Bien que la forme des carènes des navires utilisateurs de la voile latine n'ait été guère favorable à la navigation au près, l'efficacité de la voile latine pour remonter le vent au près n'a pas été égalée avant l'invention de la voile bermudienne ou gréement Marconi. La voile latine peut-être dérivée de la voile triangulaire austronésienne, et a pu arriver dans l'océan Indien avec les Austronésiens qui ont peuplé Madagascar. De là, elle aurait été introduite via la route byzantine de l'encens, des épices et des pierres précieuses en Égypte et en Méditerranée, sans doute vers 200 de notre ère.

Un témoignage d'un riche patrimoine, tout comme l'exposition des Zostères toute proche, au Musée de l'étang de Thau à Bouzigues.oriDSC_0018 (11)

Il fauut savoir que Comme celui formé par la posidonie, l’herbier de zostère est une véritable prairie sous-marine composée de plantes à fleurs. Vulnérables, elles nécessitent une eau claire de bonne qualité pour se développer. Ces plantes produisant de grandes quantités d’oxygène et de nourriture jouent un rôle d’abri et de nurseries (notamment pour l’emblématique hippocampe). Dans la lagune de Thau, il existe deux espèces de zostère, la zostère marine et la zostère naine, qui constituent l’un des plus vastes herbiers de zostère des côtes languedociennes classé en site Natura 2000. Ayant régressé de manière notable à partir des années 70, ces herbiers recouvrent environ un tiers de la surface de la lagune, soit 2400 hectares, et il semblerait qu’ils regagnent du terrain. 

Une autre richesse que la lagune de Thau met à la disposition du monde animal qui y réside et qui s'y développe.

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Et ce samedi matin, au Musée Loupian, l'on ne parlait pas Zostères mais l'on apprenait que dès l'époque romaine, les coquillages étaient bien présents dans la Lagune de Thau. Lors de fouilles, certaines coquilles ouvertes ont été trouvées et analysées pour être datées.

D'après des spécialistes, comme dans la baie de Naples, à cette époque, il y aurait eu un début d'élevage avec un système en suspension car les romains appréciaient les huîtres délaissant les autres coquillages. Pas question de les transporter vers l'Italie mais il y avait un procédé de conservation en les ouvrant, en mettant du sel, en mettant une couche d'algues et en les refermant. Certaines coquilles de l'époque ont même été trouvées à Millau. Pas question toutefois de les conserver longtemps

Autre activité au nord de la lagune, la pêche avec de gros filets, surtout à partir de la côte avec des découvertes du 4ème siècle après JC, avec la pêche grâce à des hameçons en bronze. La découverte de traces de cabanes de pêcheur semble prouver que la pêche connaissait alors un essor, le commerce faisant le reste..

La lagune de Thau est depuis très longtemps une pépite qui par sa richesse a permis aux populations de vivre, manger , travailler et commercialiser leurs produits, qu'ils proviennent de la terre ou de l'eau. Une richesse qui semble prouver que  les activités traditionnelles de pêche et de conchyliculture au cœur de notre territoire si elles ont de l'avenir, ont aussi un passé qui au fil des siècles et au fil de l'eau a permis leur évolution.

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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