Le mystère de Saint Roch à Pézenas

Place Gambetta à Pézenas, ayez la curiosité de lever les yeux vers la droite lorsque vous êtes face au somptueux hôtel Flotte de Sébasan. Vous apercevrez une niche magnifique dans laquelle on a scellé (à l'origine il y aurait eu une vierge) un personnage accompagné de son chien, levant son manteau sur une jambe visiblement accidentée. Il s'agit de Saint Roch.  Selon des écrits datant de 1516 Roch naquit à Montpellier aux environs de 1350 et mourut vers 1378 ou 1379.

Fils unique d'un bourgeois et d'une mère d'origine lombarde nommée Libère, adolescent il devient orphelin et est confié à son oncle. Il étudia  la médecine. À sa majorité, il distribua tous ses biens aux pauvres et partit en pèlerinage pour Rome par le chemin des Lombards. Selon la légende, il aurait rencontré le pape à Rome.

 

Il s’arrêta en plusieurs villes d'Italie atteintes par la peste bubonique, qui à l'époque tuait les malades dans les cinq jours. Il s'occupa des malades à Rome pendant trois ans et à son retour, s'arrêta à Plaisance, petite ville touchée par l'épidémie.

Roch finit par contracter la maladie et s'isola dans une forêt près de Plaisance pour ne pas contaminer d'autres. Seul le chien de chasse du seigneur du voisinage vint le nourrir en lui apportant chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit le saint blessé, qu'il put ainsi secourir. Saint Roch est généralement représenté avec son chien dont il est inséparable.

Une fois guéri, il revint à Voghera. Il restait défiguré par les mortifications qu'il avait subies. Personne ne le reconnut, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Par humilité, il y demeura incognito et périt de misère en 1378 ou 1379. On se rendit compte trop tard de la méprise. À sa mort on lui découvrit une marque de naissance en forme de croix.

Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort  lui consacra une fête. Sa dépouille mortelle, gardée dans l'église qui lui est aujourd'hui dédiée, fut volée, ou fit l'objet d'une transaction, en février 1485 (à l'exclusion de deux petits os du bras) et transportée à Venise, où elle est toujours, hormis quelques reliques, dont un tibia, donné au XIXe siècle au sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également son bâton de pèlerin, et quelques os recensés en l'église de la petite commune d'Ids Saint Roch.

Il est aujourd'hui le saint patron des dermatologues, chirurgiens, animaux. 

Once you reach place Gambetta in Pezenas, have the curiosity to look up on your right, once facing Hotel Flotte de Sebasan. You'll see a statue of a man with a dog. It's Saint RochSant Ròc in occitan, he was born in Montpellier in 1346.

He was born during the 2 years of plague that killed 1/3rd of occidental population. He studied medecine with the dominicans. As an orphan at age 17, he decided to go to Rome and distribute his money to the poor. In july 1367 he reached Acquapendente, close to Rome, and helped cure the ill ones. Then in Rome the pope received and blessed him.

On his way back to France, with the plague, he reached a wood to die there. There a stream gushed out of the ground, and a dog brought him some bread. One thinks the dog's master was Gothard Pallastrelli who will become his follower. An angel came to help Roch.

He then recovered and went back to cure the ill ones in Plaisance. Then the italians thinking he was a spy put him in jail for 5 years and he died there in august 16th 1379 without revealing who he was. 

He now is the saint for animals, surgeons, chemists...

F de Martino

100 lieux curieux

La sétoise Laure Gigou, ancienne conservatrice des Musées de l’Hérault, sort un ouvrage qui va passionner les amoureux de la région : Hérault : 100 lieux pour les curieux.
L'Hérault est un département touristique avec deux grands sites, trois monuments classés au patrimoine mondial, un patrimoine mondial immatériel. De plus, toutes ses villes méritent le détour. On ne sait où donner de la tête !
Mais au-delà, on peut encore trouver des coins méconnus ou moins connus, même à l'intérieur de ces grands pôles touristiques. L'homme y a vécu depuis très longtemps. Puis il a dressé des dolmens, des menhirs ou des statues menhirs. Savez-vous qu'en Languedoc, il y a plus de monuments mégalithiques qu'en Bretagne ? 

Les Romains ont également laissé leurs traces, avec la voie domitienne d'abord, mais aussi avec la villa gallo-romaine.
Méconnue, la période médiévale a laissé de grands travaux admirables avec l'étang asséché de Montady, dont les drains médiévaux fonctionnent encore. Des monastères très anciens, rappellent les règles austères des premiers chrétiens. Partout, vous découvrirez des sources miraculeuses, des saints bienfaiteurs. Les réformes monastiques entraînèrent l'hérésie cathare, jusqu'aux prémices de la croisade albigeoise : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ».

Les trésors de fresques romanes ou de la Renaissance, les retables sculptés, sont des bijoux hors du commun.

L'aqueduc de Castries construit pour les jardins de Le Nôtre, le pont de Gignac avec sa maquette, les meuses de Cazilhac, la marquise de la gare de Bédarieux ou le puits de charbon de Camplong attireront votre attention. Vous pourrez découvrir des techniques oubliées, les moulins, l'exploitation du charbon, les mines de plomb argentifères, les carrières de pierres lithographiques.
Frédéric Bazille, Antoine Injalbert, Paul Dardé, Molière, Ermengarde de Narbonne, la marquise de Ganges, Bonaparte, Montgolfier, la reine d'Italie et même un assassin : Jean Pomarède vécurent ou vinrent mourir dans l'Hérault.
Laure Gigou promet étonnements et découvertes, même dans les lieux les plus connus et les plus fréquentés.  » disponible chez amazon