Les Victorino, la référence des connaisseurs !

Si les deux premières corridas de la féria ont permis de découvrir des toreros particulièrement bien placés dans la hiérarchie de la profession, le spectacle proposé ce 14 août par l’empresa Robert Margé mérite assurément le détour. Les taureaux qui fouleront le sable de l’arène en cette fin d’après-midi sont issus d’un élevage d’exception, celui de Victorino Andres Martin.

Les taureaux qui sortiront en piste sont le résultat d’un patient travail de renaissance qui a commencé il y a plus de 50 ans. Victorino Martin retrouvait les souches originales d’une branche qui avait été largement décimée pendant la guerre civile espagnole, celle des Saltillo, une branche issue de ce que l’on appelle une encaste, celle de Santa Coloma.

Les toros de cet élevage sont reconnaissables à leur tête très particulière, avec un museau plutôt fin, une conformité très athlétique, et dans la plupart des cas une armure qui inspire le respect.

Un exemplaire de la corrida du 14 août, parfaitement dans le type de cet élevage d’exception

Ces toros peuvent permettre les plus grands triomphes, car ils se caractérisent par leur bravoure, notamment face à la pique, et ils conservent, dans toutes les phases du combat, une grande mobilité. Ce sont des adversaires qui peuvent se montrer particulièrement piquants, et qui demandent aux matadors un investissement total. Face à un Victorino Martin, ce qui marque en premier, c’est la mobilité de son regard. Le torero qui ne serait pas parfaitement positionné face à un tel adversaire pourrait très vite « perdre ses papiers », c’est-à-dire se faire déborder, et finalement se mettre en danger.

Robert Margé, l’empresa des arènes de arènes de Béziers propose une corrida qui peut se révéler riche en émotions

Pour combattre ce bétail, il faut faire preuve d’une extrême rigueur. Il est indispensable de livrer une tauromachie très engagée, en se croisant face aux cornes, et en imposant la trajectoire au toro.

Les torero présentés cet après-midi sont parfaitement aptes à s’exprimer devant de telles adversaires. Manuel Escrivano est connu à Béziers depuis longtemps, et après une éclipse dans sa carrière, revient en se spécialisant dans ce que l’on appelle « les corridas dures ». Torero très complet, il pose ses banderilles, il s’engage totalement, et il peut transmettre énormément d’émotion au public.

Manuel Escribano

C’est également le cas de l’arlésien que les biterrois connaissent bien également, Mehdi Savalli. Torero particulièrement courageux, communiquant avec le public, notamment lors des poses de banderilles, il peut enflammer les arènes, tant son engagement se révèle total. Encore une fois, face aux Victorino Martin, il devra faire preuve de la plus grande rigueur, notamment lorsqu’il prendra l’épée et la muleta.

Mehdi Savalli

David Mora est également un très fin torero. Très élégant dans ses postures, et pourtant lui aussi abonné aux « corridas dures », il dégage dans son toreo une impression de facilité, alors que ses adversaires cherchent à peser sur lui. Il se montre toujours particulièrement serein, quels que soient les fauves qui lui sont opposés. Il peut, lui aussi, pour peu que le tirage au sort lui soit favorable, réaliser de très grandes choses dans ces arènes qu’il apprécie tout particulièrement.

David Mora

Une corrida de Victorino Martin est toujours dans une féria un moment fort. L’expression de « toros de combat » prend ici tout son sens. Ensuite, comme toujours en la matière, le destin décide.

» Pour en savoir plus sur la corrida du 14 août

Bruno Modica

Bruno Modica est agrégé d'Histoire enseignant au lycée Henri IV de Béziers. Passionné de corridas, il intervient souvent aux arènes en tant que photographe taurin et fait profiter Béziers-Infos de sa vaste culture sur le sujet.

 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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