Novillada avec Picadors - Promesses tenues par la ganaderia des Monteilles

Pour cette Novillada avec picadors, ou des taureaux de moins de quatre ans sont combattus par des toreros qui n’ont pas encore pris l’alternative, qui leur permet de combattre des adversaires de quatre ans et plus, le public, malheureusement trop peu présent en fin de matinée, a pu voir un excellent spectacle, dont les pensionnaires de la ganaderia de Robert Margé étaient les acteurs principaux.

C’était déjà le cas lors des deux spectacles sans picadors, et notamment celui du 13 août, ou les becerros, (deux ans) se sont révélés aussi particulièrement intéressants.

Alors que la faiblesse des taureaux, pourtant issus d’élevage prestigieux, a été largement soulignée, les protégés du majoral Olivier Margé n’ont absolument pas déçu. Pour la novillada avec picadors, Ces taureaux qui affichaient tout de même entre 450 et 470 kilos, (très proche du poids de taureaux adultes de quatre ans et plus), se sont largement engagés face à l’acier du picador et ont largement permis aux novilleros de s’exprimer. Dans cette alchimie que représente le combat de l’homme face aux taureaux, la question fondamentale réside dans la capacité de l’homme à imposer sa volonté à son adversaire qui reste un animal sauvage, un combattant, en tenant compte de son potentiel. Au-delà des sensations esthétiques que le spectacle peut offrir, le public doit tenir compte des capacités du taureau, et des possibilités du torero à lui « servir » la faena adaptée. Cela est question d’expérience, de capacités techniques, de courage aussi.

Robert et Olivier Margé, avec Didier Lacroix. Le ganadero Robert Margé et son fils Olivier, le Majoral de l’élevage avec Didier Lacroix, personnalité majeure du monde de l’ovalie

Les taureaux de la ganaderia des Monteilles permettaient tous, très largement, de répondre aux attentes du public. Globalement, les trois novilleros, et particulièrement, Carlos Olsina,  le jeune biterrois qui se présentait pour la première fois au public, ainsi que Adrien Salenc, le jeune nîmois, non pas vraiment démérité. Ils ont obtenu chacun un trophée à leur deuxième novillo.

On espérait mieux du jeune vénézuélien, Jésus Enrique Colombo, qui a pourtant deux ans d’expérience dans le métier, en novillada piquée qui nous a semblé en dessous de ses adversaires. On aurait pu attendre une tauromachie un peu plus fleurie, notamment dans ce répertoire de passe de capote qui est la marque de fabrique des toreros latino-américains.

Jesus Enrique Colombo du Vénezuela s’est révélé comme un bon banderillero

Carlos Olsina n’a pas été très heureux à son premier taureau, mais n’a pas laissé passer sa chance face à son second adversaire. Il a servi une tauromachie rigoureuse, laissant suffisamment d’espace au novillo pour qu’il puisse déployer sa charge, et lui servir en alternance des «redondo », et des naturelles, (passes de la main gauche) bien inspirés.

  
Le novillero biterrois a pu montrer son savoir-faire pour la première fois en public face à des taureaux de plus de trois ans. On lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière.  

Porté par son public, Carlos a obtenu son premier trophée. Un événement qui comptera pour l’avenir

 

Porté par son public, il a très logiquement obtenu de la présidence une oreille, la première de sa carrière de professionnel. Il lui reste maintenant à parcourir ce chemin difficile, celui qui conduit vers l’alternative, le moment où tout commence vraiment. On espère pour lui, comme pour les autres toreros biterrois qui ont succédé à Sébastien Castella, Tomas Cerqueira qui se rétablit d’une sévère blessure, et Cayetano Ortiz, qu’ils pourront entreprendre une carrière, et que les différentes arènes, en France, comme en Espagne, ouvriront leurs portes à ces toreros français. Ces derniers sont loin de faire pâle figure, pas plus que les élevages tricolores, à l’image de celui de Robert Margé qui a fourni, il faut le dire, les meilleurs adversaires de toute la feria.

Bruno Modica

Bruno Modica est agrégé d'Histoire enseignant au lycée Henri IV de Béziers. Passionné de corridas, il intervient souvent aux arènes en tant que photographe taurin et fait profiter Béziers-Infos de sa vaste culture sur le sujet.

 

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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