Juillet 1756 : Cette fête le succès des armes du Roi.



prise de Port Mahon à Minorque

 

 

Au milieu du XVIIIème siècle, la monarchie (toujours de droit divin et en théorie absolue) est devenue administrative. Nous sommes ainsi mieux renseignés en particulier sur les fêtes dont la ville était le théâtre. Ces réjouissances célébraient des évènements importants de la vie du royaume. Souvent à l'initiation des autorités de la province.

Le "corps politique" de Cette semble bien à l'origine des festivités qui marquent la naissance des enfants ou petits-enfants du monarque. Mais c'est le gouverneur du Languedoc qui a demandé, en juillet 1756, que sur ordre de Louis XV soit fêté un succès militaire : la prise de Port-Mahon et l'occupation de l'île de Minorque. On était au début d'une nouvelle conflagration européenne (guerre de Sept ans 1756-1763) où se jouerait le second épisode de l'affrontement franco-anglais, si déterminant pour la prépondérance européenne. L'affrontement précédent, lors de la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748), avait fourni aux Anglais deux points d'appui importants en Méditerranée : Gibraltar et Minorque. L'île était bien placée pour surveiller les "routes" vers la Méditerranée orientale et l'itinéraire Marseille-Gibraltar. Et de l'île, les corsaires britanniques inquiétaient les côtes espagnoles…et languedociennes. Aussi, l'action contre la plus petite des îles Baléares présentait un intérêt stratégique. Et elle fut couronnée de succès.

Un convoi de 193 navires, dont douze vaisseaux de ligne et cinq frégates, amena 12 000 hommes qui s'emparèrent de la capitale, Port-Mahon et, au prix de prodiges d'héroïsme de sa citadelle, fort Saint Philippe. Au large, l'escadre de La Galissonnière se heurte à celle de l'amiral Byng. Après quelques heures d'une canonnade indécise, celui-ci regagna Gibraltar. Victoire ! Et cette victoire doit être célébrée. On ne sait si les Cettois étaient bien au fait de la signification de ce succès. Peut-être avaient-ils le sentiment de l'éloignement d'une menace ? On n'avait pas oublié le débarquement de 1710. Chaque année, la Communauté payait une confrérie pour qu'elle brûle un cierge de fort volume (de la valeur de 5 livres, environ une journée de travail) pour remercier le ciel d'avoir été délivrée de l'invasion anglaise. Alors, une victoire sur les Britanniques en Méditerranée devait être bien ressentie. Que les Cettois s'enthousiasment pour la gloire du roi de France est plus problématique. Certes, maires et consuls défèrent aux ordres du gouverneur. Ils engagent des dépenses supplémentaires en vue de fêter ce grand évènement "dont le peuple ressent un si grand avantage". Il y aura un "jour de joye", des fusées, des boëtes comme à l'accoutumée. Et puisque le roi le veut, un Te Deum sera chanté dans l'église de la paroisse.

Une brève incise dans la lettre du gouverneur fait soupçonner que cette fête avait un aspect formel : le représentant du pouvoir militaire en Languedoc avise maire et consuls de Cette "de ne pas manquer d'y assister". Les Cettois avaient-ils des raisons de bouder le succès des armes du Roi ?

Hervé Le Blanche

 

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Si vous croisez un chien ou un chat errant, ne détournez pas le regard

CHIENCapture

"Alors la mort dans l’âme, sur les conseils du vétérinaire et en concertation avec la famille d’accueil, nous avons pris la décision d’abréger ses souffrances. Véronique et son fils Ange ont décidé que cette petite misère aurait quand même un nom, Glimm car « glimmer of hope » signifie lueur d'espoir… Alors voilà maintenant Glimm est au paradis des chiens.Mais que de souffrances. Cette petite chienne a été vue errante des semaines auparavant par des habitants du village, elle était à ce moment là sur ses 4 pattes, courant la campagne, mais personne ne s’en est inquiété. Un chien comme elle tout le monde s’en fout. Cela n’émeut et ne touche personne. Ce n’est qu’un chien de chasse. Personne ne lui a donné à boire, ni même de quoi manger. Glimm est morte lentement mais sûrement. Elle est morte de faim, de soif, de fatigue. Glimm est morte de notre indifférence à tous. Enfin presque tous...

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