Montpellier, Cette et les marquis de Castries.

Fontaine des licornes  (Montpellier)

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Les chimères du marquis de Castries

 

L'histoire de la famille de Castries est liée à celle de Montpellier et de Sète. Charles Eugène Gabriel, marquis de Castries, était gouverneur des deux villes. Son fils, issu d'un premier mariage, Armand Charles Augustin fut honoré du titre de duc de Castries et ne fut pas oublié en son temps en Languedoc.

Pourtant, elle semble bien parisienne cette aristocratique famille. Charles Eugène, le vainqueur de Klosterkamp, naquit à Paris et mourut en émigration en Allemagne. Son fils, Armand Charles Augustin (1752-1842), naquit et mourut à Paris. Peut-être dans l'hôtel de Castries (72 rue de Varennes à Paris) ou dans le château d'Ollainville que possédait le marquis. Un héritage le mit à la tête d'une belle fortune qui lui permit d'embellir son hôtel, d'acquérir une autre propriété à Antony et de tenir son rang. Car Charles Eugène, marquis de Castries, devint un des principaux personnages du royaume. La gloire du combat de Klosterkamp, gravée dans le marbre à Montpellier, le servit sans doute, mais sa naissance et ses talents en firent un des dirigeants du pays. Notons pour l'anecdote que "la fontaine aux licornes" et ses étranges quadrupèdes ne gagneront la place de la Canourgue qu'en 1865, après son agrandissement en 1860. Mais le marquis devint maréchal de France et un ministre de la Marine travailleur et efficace. Sont action sera déterminante dans la guerre d'Indépendance américaine. A la paix, il mènera un important effort de législation et de réorganisation. Il fut un grand ministre de la Marine.

Et Cette ? Et bien, dans ce "port royal", compte tenu du poids des hiérarchies sociales et des coutumes d'Ancien Régime, on fêtait les de Castries quand cela paraissait nécessaire. Le 20 mars 1781, la Communauté cettoise offrit au fils du ministre et désormais duc une belle fête pour l'entrée solennelle de Charles  André Augustin de la Croix de Castries dans la bonne ville de Cette. On dressa des arcs de triomphe, on illumina la cité. Les invités furent accueillis par force "décharges de boëtes" (nos bombes à poudre actuelles). Et puis, on a soupé, arrosant le repas de vin de Malaga, on a admiré les "fuzées" du feu d'artifice et l'on a dansé. Bal, feu de joie, fontaines de vin. La fête est belle pour la jeunesse. Et puis, l'on n'oublie pas le père, le gouverneur. Certes, il ne réside pas. Mais ceux qui signent leurs lettres aux autorités "vos humbles et obéissants serviteurs" fêtent l'accession du marquis au maréchalat le 21 septembre 1783. On organise des joutes, bien sûr! On fait repeindre les pavois. Le sieur Lambe, serrurier, ferre les lances. La veuve Marie Gachon apprête drapeaux et écharpes. Un sieur Humbert offre deux montres aux jouteurs (le tiers de la dépense totale tout de même!).

On ne sait qui remporta le tournoi. Ce que l'on sait, c'est que quand le marquis de Castries fut fait maréchal, un grave conflit de préséance, et en fait de pouvoir, opposa les consuls et les officiers de l'Amirauté. On en référa au Parlement de Toulouse, loin de Paris et de M. le marquis

Hervé Le Blanche

 

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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