Février 1848 : les "Cettois" sans illusions ?

 Le 24 février 1848, face à Paris insurgé, Louis-Philippe abdiquait après 18 ans de règne. De la chute de la monarchie de juillet aux journées de juin 1848, ce fut "l'illusion lyrique". A Paris tout au moins, semblait s'ouvrir une ère nouvelle de Liberté, d'Egalité et, signe des temps, de Fraternité. Mais à Cette ?cetteP1010410

 D'après les sources les plus accessibles, à Cette, on ne semble pas avoir été saisi par "l'esprit de 1848". Encore que… Mais c'est sans agitation ni violence que la municipalité Reynaud cède la place à l'équipe Mercier, désigné par la Commission départementale qui, à Montpellier, a remplacé le préfet de Louis-Philippe. D'ailleurs, au conseil municipal, le "citoyen Lassalvy" fera observer (séance du 27 mai 1848) que l'administration Mercier n'a pas été élue et qu'elle n'a donc pas de mandat légal.

Quelque écho de l'esprit du temps, tout de même, mais si fugace. Car le maire intérimaire, Charles Mercier, est loin d'être un révolutionnaire. Il est issu d'une grande famille marchande. Au banquier Reynaud succède le négociant Mercier. Ce notable est plutôt libéral et il ne tente pas d'entraver prises de parole et réunions qui se déroulent sans que l'ordre soit troublé.

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 Lui-même se félicitera, lors de sa première prise de parole au conseil municipal, "…dans les circonstances les plus difficiles […] d'avoir maintenu l'ordre et la fraternité la plus admirable parmi les habitants"… (séance du 17 mai 1848). Il est étonnant que Sète ait connu une transition aussi paisible. Les débuts de la monarchie de Juillet avaient été tumultueux : légitimistes et républicains s'agitaient, s'affrontaient parfois. En 1835, une grève de tonneliers avait été durement réprimée. D'ailleurs, Cette est une ville de prolétaires. En 1849, dans une ville de 17 259 habitants, on dénombre 820 tonneliers, 160 ouvriers de fonderie, 275 travailleurs dépendant de la construction navale, 250 portefaix. Et on compte 913 marins (dont 445 mousses). Au total, 2 418 ouvriers ou artisans à côté de 250 cultivateurs et 500 pêcheurs. Globalement, environ la moitié de la population dépend d'une activité salariée.

Il est vrai que le règne de Louis-Philippe a pris fin soudainement : c'est le 22 février au soir que l'armée tire sur les manifestants rassemblés, boulevard des Capucines, devant le ministère des Affaires étrangères où siège Guizot, l'homme fort du régime.

 Le lendemain, Paris est couvert de barricades. L'armée est peu sûre. Et lorsque la garde nationale, pilier du régime, accueille le roi au cri de "Vive la Réforme" quand il la passe en revue aux Tuileries, celui-ci abdique. En deux jours, la monarchie de Juillet a sombré. Et tout le torrent du XIXème siècle s'engouffre dans la brèche, charriant liberté, démocratie, socialisme. Illusions ?

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Joe, la fripouille , est à l'adoption

joeIMG_0437Après avoir alerté les vétérinaires, les dianes de chasse les plus proches, mis des annonces, il a bien fallu se rendre à l’évidence personne ne recherchait notre poilu ! Avec sa bouille de chien abandonné et son air de rien, on l’a tout d’abord appelé « Le Chien Marcel », et puis c’était un peu long alors ce fut « Plumeau » finalement 3 jours plus tard c’est Joe qui s’est imposé ! Et ça lui va super bien. Quand Joe est arrivé en famille d’accueil, il n’en menait pas large…les 8 autres chiens l’ont niflé, reniflé. Il était tout kiki à côté. Joe est typé Bleu de Gascogne, mais plutôt version mini! Le Bleu qui n’a pas grandi. Allez savoir pourquoi, il s’est pris d’affection pour le grand Roch qui fait environ 3 fois son poids ! Seulement les premiers temps Roch appréciait très moyennement ce zébulon qui le suivait partout alors il le lui a fait savoir avec force claquements de mâchoires et grognements…nous avons laissé faire. Encore une fois grogner est un mode de communication, même si nous avions peur que le gros nous le coupe en deux… Roch regardait Joe comme si c’était un insecte, un ouistiti qui l’agaçait...

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