Sète 1849 : le brasier sous la cendre.

 Face aux évènements qui agitaient Paris en 1848 et 1849, les Cettois restèrent calmes. Mais dans cette ville où les salariés étaient majoritaires, les idéaux de la révolution de février 1848 ne laissaient pas indifférents. Et, par delà le temps, le message de 1848 ne s'adresse-t-il pas aussi à nous ?seteP1010414-2

Au milieu du XIXème siècle, le sort de la classe ouvrière était dramatique. Il fut mis en lumière par l'enquête du docteur Villermé (1840). Lamennais assimilait la condition ouvrière à l'esclavage. Tout un courant socialiste (Fourier, Proudhon, Louis Blanc) diffusait l'idée d'une nouvelle organisation de la société rendant sa dignité au travailleur.

Sete en 1845-1

Et voilà que la République avait apporté, avec les libertés, le suffrage universel, le droit de vivre de son travail. Certes, les élections législatives n'ont pas été favorables à la république sociale (avril 1848) et en juin, Paris a connu une vraie guerre sociale. Mais les Cettois de 1849 gardaient l'espoir de changer leur condition. Car la crise économique fait toujours sentir ses effets. Le chômage sévit toujours particulièrement chez les ouvriers du bâtiment : maçons, plâtriers, tailleurs de pierre.

Certes, la ville est dotée d'une caisse de secours. Et on a organisé des ateliers de charité : près du fort Saint Pierre, on extrait "des moelons" de la roche pour édifier le mur de soutènement du futur cimetière marin.

 Sur le plan politique, en dépit du retour de balancier conservateur, les braises républicaines et socialistes rougeoient toujours. Portefaix et tonneliers sont de "tendance du parti avancé". Et les sociétés secrètes inquiètent les autorités. D'autant que l'anniversaire de la révolution du 24 février approche. Et tout à coup, le 7 février 1849, la ville s'embrase. Les autorités veulent faire enlever le bonnet phrygien surmontant l'arbre de la liberté édifié place de l'Hôtel de ville. Après des tergiversations du maire Mercier et des essais infructueux, l'arbre est scié. L'arbre de la liberté qu'on avait soigneusement entouré d'une grille ! Les spectateurs s'attroupent, manifestent.

Après une première tentative, on force les portes de la salle du conseil municipal. Le mobilier est brisé. Et les émeutiers se répandent en ville, tentent d'empêcher les gardes nationaux de battre le rappel. Et après 6 heures du soir, l'émeute se fait plus violente. Chez Raynaud, les portes résistent. Pas chez Benker où des déprédations sont commises. On désarme les gendarmes, on jette "chapeau et sabre" au canal. Puis on va mettre à sac le cercle du Commerce où se réunissent les bourgeois et négociants.

On brise les glaces, on sort le billard que l'on brûle. Un tonneau de rhum s'embrase à grandes flammes. On boit les liqueurs des aristocrates et on danse la farandole !

L'armée prend position devant l'Hôtel de ville. Avec toutes les autorités judiciaires et policières, arrive de Montpellier un bataillon du Génie. Arrestations. Vingt inculpés sont transférés à Montpellier. Mais soixante dix ans après, selon la Constitution, notre République est "démocratique et sociale". Sociale ?

Hervé Le Blanche

Sète la Singulière
par Louis Bernard Robitaille

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Ouvrage sur l'histoire de Sète

Sète la Singulière

« Île singulière » a écrit Paul Valéry de sa ville natale. Pendant des siècles, Sète resta un territoire vierge, une boule de calcaire couverte de pins et entourée de sables marécageux, qui servait de refuge aux pêcheurs et aux corsaires. Son accès y était malaisé, par terre ou par mer. Il fallut la décision de Louis XIV et de grands travaux d'aménagement pour que soit créé de toutes pièces en juillet 1666 ce nouveau port de mer qui avait vocation à desservir les États de Languedoc. Mais la seconde et véritable naissance de la ville date de l arrivée du chemin de fer en 1839 qui la reliait enfin au reste du pays. La population et l'activité portuaire grimpèrent en flèche en quelques décennies. La vraie nature de Sète qu on appela généralement Cette jusqu en janvier 1928 est donc celle d'une ville du 19e siècle. Une ville de canaux et d'îlots artificiels reliés par ses ponts de pierre ou de métal. Un port de commerce où venaient s'amarrer de grands voiliers puis des cargos venus du monde entier. La bourgeoisie se composait de grands négociants souvent protestants et originaires du nord de l'Europe. Sa tonnellerie, qui employa jusqu à mille artisans à la fin du 19e siècle, fut la plus importante au monde. Ville de dockers et de commerçants, Sète fut et resta une ville fiévreuse, traversée par les passions politiques et l'effervescence d'une vraie culture populaire qui s'exprimait au théâtre de la Grand Rue ou au travers de la littérature de « baraquette  ». » Amazon

Avec l'APAVH, Voyou, le beau chat, est à l'adoption

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"L'histoire de ma courte année de vie est triste, comme celle de milliers d'autres animaux sur cette pauvre planète. J'ai très certainement été donné lorsque j'étais un bébé à n'importe qui. Une fois que j'ai passé l'âge d'être un tout petit, je n'ai plus intéressé les membres de la famille. Du grand classique chez les humains. Ils m'ont donc tout simplement abandonné comme si c'était un acte normal et absolument pas grave. Un acte anodin dans de pauvres esprits. Je suis resté de long mois dehors... j'avais très faim et j'étais blessé. Je manquais énormément d'amour, je cherchais à rentrer chez des voisins, je cherchais désespérément une personne qui allait enfin me voir, je cherchais de l'aide tout simplement. ""J'ai mis du temps à en trouver... mon désarroi ne faisait que grandir... jusqu'à ce qu'une personne se mobilise enfin pour moi et contacte l'association. Merci du fond de mon petit coeur à cette personne. Ce fût la fin de mon calvaire de chat de rue. Depuis quelques semaines auprès de famille d'accueil, je revis ! Je suis enfin épanoui, je reçois enfin l'amour que je mérite et croyez moi je leur fais des milliers de ronrons et de bisous. Je suis devenu zen, tranquille, je ne suis plus inquiet( la preuve, je dors en montrant mon ventre ce qui est signe pour le chat d'une parfaite confiance)..."

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